À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le président de la Haac, Edouard Loko, a invité les professionnels des médias à adapter leurs pratiques éditoriales à la nouvelle séquence politique ouverte par la trêve instaurée au Bénin.
Réunis à Cotonou le dimanche 3 mai 2026, journalistes et responsables d’organes de presse ont entendu un message clair du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Edouard Loko a insisté sur les implications de la trêve politique annoncée au Bénin et sur les ajustements nécessaires dans le traitement de l’information. « Nous avons habitué notre public à la polémique politique. Aujourd’hui, avec la trêve, il nous faut repenser notre modèle », a déclaré Edouard Loko. Pour lui, les médias ne doivent pas se substituer aux acteurs politiques dans l’animation du débat. La baisse de l’intensité des controverses doit conduire à une évolution des contenus, sans pour autant renoncer à la critique constructive. Le président de la Haac appelle les entreprises de presse à élargir leur champ éditorial : économie, éducation, culture, questions sociales. Objectif : maintenir l’intérêt du public tout en garantissant la viabilité économique des médias. Il rappelle que la responsabilité première des journalistes reste la production d’informations fiables et vérifiées. La trêve politique découle de la révision constitutionnelle du 15 décembre 2025. Elle vise à encadrer l’activité politique en dehors des périodes électorales, afin de limiter la « campagne permanente » qui dominait jusque‑là. Cette disposition n’interdit pas les prises de position ni la critique, mais impose un rythme institutionnel plus apaisé.
Pascal Toffodji











