L’Assemblée nationale a adopté courant fin mai 2026 la loi n°2026-07 relative à la répression du faux monnayage et des autres atteintes aux signes monétaires. Ce texte, structuré en quatre chapitres et qui renforce le dispositif juridique béninois face à une menace qui fragilise l’économie et la confiance des citoyens est applaudi au sein de l’opinion publique à le département du Zou.
Désormais, commerçants et particuliers sont légalement tenus d’accepter tout signe monétaire en circulation, sous peine d’amende allant jusqu’à 500 000 francs CFA. La dixième législature béninoise vient de trancher un vieux feuilleton qui fragilisait les échanges commerciaux : le rejet des billets froissés, déchirés ou scotchés, et des pièces trop lisses. Une pratique courante dans les marchés et boutiques, mais lourde de conséquences pour la fluidité des transactions. Les articles 15 et 16 du nouveau texte prévoient des sanctions claires. Le refus d’accepter un billet ou une pièce ayant cours légal est désormais puni d’une amende comprise entre 100 000 et 500 000 francs CFA. Pour le député Bio Sarako Tamou, rapporteur du texte, il s’agit de mettre fin à une « pagaille » qui nuisait à la confiance dans les échanges. Le ministre de la justice, garde des sceaux, Yvon Détchénou, souligne que les incriminations créées au niveau des articles 15 et 16 du nouveau texte visent à sécuriser la circulation monétaire et à protéger les citoyens contre des pratiques discriminatoires. Dans les rues du département du Zou, la mesure est accueillie avec soulagement. « Le fait de refuser les monnaies lisses créait des dommages. Cela va vraiment nous faciliter la tâche », confie Charles Hounkanrin. Pélagie Tonon y voit « une très bonne loi » qui rétablit l’équilibre entre vendeur et acheteur. Même les institutions de microfinance saluent la réforme. « Nous acceptons déjà les billets froissés ou collés. Cette loi vient renforcer la confiance et sécuriser les échanges », explique un chef d’agence d’une institution de microfinance de la place. Au-delà de la sanction, cette loi redonne toute sa valeur à chaque franc, qu’il soit neuf, froissé ou lisse. Elle protège les citoyens, sécurise les transactions et rappelle que la monnaie, dans son état normal de circulation, reste un instrument légal et intangible.
Zéphirin Toasségnitché











