À quatre jours du coup d’envoi de la Coupe du monde de la FIFA 2026, l’effervescence gagne la planète entière. Pour la première fois, trois pays : les États-Unis, le Mexique et le Canada co-organisent une phase finale historique réunissant 48 nations, dont 10 africaines. Un événement mondial aux enjeux sportifs, économiques et médiatiques considérables.
Douze ans après le Brésil, le continent américain retrouve la fièvre du Mondial. Cette 32ᵉ édition marque une révolution dans le format : 48 sélections au lieu de 32, trois nations hôtes et une couverture médiatique sans précédent. La FIFA promet une compétition « plus inclusive et plus spectaculaire », portée par un hymne officiel interprété par Shakira et Burna Boy, symbole de la diversité culturelle du football mondial. À l’université de Parakou, l’impatience est palpable. Les étudiants se préparent à vivre un mois de passion et de partage : « La Coupe du Monde, c’est quelque chose qui intéresse tous les jeunes. Moi, je veux que toutes les équipes donnent tout », confie un supporter enthousiaste. Chacun affiche son favori : Portugal, France, Espagne, Brésil ou Argentine. Les géants du football mondial sont attendus, mais les sélections africaines entendent bien bousculer la hiérarchie. Dix nations africaines seront au rendez-vous : Sénégal, Ghana, Côte d’Ivoire, Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte, Rdc, Afrique du Sud et Cap-Vert, ce dernier disputant son premier Mondial. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, salue cette montée en puissance : « Les pays africains ont montré des résultats exceptionnels, à commencer par le Maroc en demi-finale. Cette Coupe du Monde promet des matchs inoubliables. » Le milieu sénégalais Pape Guéye affiche l’ambition du continent : « L’objectif, c’est de la gagner. Nous avons plus d’expérience et une nouvelle génération prête à aller le plus haut possible. » Cette édition pourrait être la dernière pour plusieurs icônes du football : Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Neymar, Sadio Mané, Mohamed Salah ou Riyad Mahrez. Ensemble, ils totalisent 13 Ballons d’Or et incarnent une génération dorée qui s’apprête à tirer sa révérence sur la plus grande scène du sport. Les supporters africains croient en leurs chances. Monique Della, fan congolaise, affiche sa confiance : « Il n’y a pas de complexe. Le Congo peut battre le Portugal. Le Cameroun a battu l’Argentine de Maradona, pourquoi pas nous ? » Le sélectionneur des Guépards, Edmé Kodjo, appelle à une approche tactique moderne : « Nos équipes doivent savoir accélérer, garder le ballon, harceler et presser. Le danger doit venir de partout, pas d’un seul joueur. » Le match d’ouverture opposera l’Afrique du Sud au Mexique, symbole fort d’un continent africain prêt à écrire une nouvelle page de son histoire footballistique. Entre ferveur populaire, enjeux économiques et rêves de gloire, la Coupe du Monde 2026 s’annonce comme la plus vaste et la plus vibrante jamais organisée.
Pascal Toffodji











