Les suspensions de RFI et France 24 dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, comme le Mali (2022), le Burkina Faso (2023), le Niger (2023) et récemment le Togo (juin 2025), sont souvent qualifiées d’atteintes à la liberté d’expression. Pourtant, limiter l’analyse à cette seule grille de lecture occulte une question essentielle : pourquoi ces médias français, et non d’autres comme la BBC ou Al Jazeera, sont-ils systématiquement visés ? Une réflexion approfondie sur les motivations des gouvernements ouest-africains et le rôle perçu de ces médias révèle des enjeux complexes, mêlant souveraineté nationale, accusations de biais et tensions géopolitiques. Comme dans les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le Togo a annoncé lundi 16 juin 2025, la suspension pour trois mois, de la diffusion des programmes de RFI et de France 24 sur le territoire. Cette décision intervient dans un contexte où ces sanctions contre principalement ces deux médias, devient récurrentes dans l’espace ouest-africain. Les autorités des pays concernés reprochent à RFI et France 24 une couverture biaisée, voire déstabilisante. Au Mali, la junte a accusé RFI de diffuser de « fausses allégations » sur des exactions des forces armées, comparant son rôle à celui de la radio Mille Collines lors du génocide rwandais. Au Burkina Faso, la suspension de France 24 a suivi la diffusion d’un entretien avec un leader d’Al-Qaïda, perçu comme une légitimation du terrorisme. Au Togo, la HAAC a dénoncé des « faits inexacts » nuisant à la stabilité nationale. Ces griefs, bien que parfois amplifiés pour des raisons politiques, traduisent un sentiment répandu : ces médias, financés par l’État français via France Médias Monde, relaieraient une vision occidentale des crises africaines, souvent au détriment des gouvernements en place. Une défiance croissante envers l’influence française Ces suspensions s’inscrivent dans un contexte de montée du sentiment anti-français en Afrique de l’Ouest. Depuis les coups d’État au Mali (2020-2021), au Burkina Faso (2022) et au Niger (2023), les régimes en place, souvent militaires, adoptent une rhétorique souverainiste, rejetant l’influence française, perçue comme néocoloniale. RFI et France 24, très suivis dans la région (18 % de la population nigérienne écoutait RFI chaque semaine en 2022), sont vus comme des outils d’influence de la France, contrairement à d’autres médias internationaux. Cette perception est alimentée par des déclarations françaises, comme celles d’Emmanuel Macron en 2022, vantant le rôle de France Médias Monde dans la promotion de l’influence française, renforçant les soupçons d’instrumentalisation. Une singularité des médias français Pourquoi RFI et France 24, et non d’autres ? Leur ancrage historique dans la région, leur large audience et leur financement public les distinguent. Contrairement à la BBC, financée par la redevance publique britannique, ou à Al Jazeera, soutenue par le Qatar, RFI et France 24 sont souvent associés à la politique étrangère française, notamment en raison de la présence militaire passée (opération Barkhane). Leur couverture, parfois critique des régimes en place, peut être perçue comme une ingérence, surtout dans des contextes de crises sécuritaires ou électorales. Par ailleurs, leur rôle de relais des voix de l’opposition ou de la société civile est vu comme un défi direct à l’autorité des gouvernements. Une nécessaire remise en question Si les suspensions soulèvent des inquiétudes légitimes quant à la liberté de la presse, elles invitent aussi à interroger le rôle des médias internationaux dans des contextes sensibles. Les accusations de biais, même si elles servent parfois de prétexte à la censure, reflètent un besoin de narratifs locaux et d’une information perçue comme plus neutre. Plutôt que des condamnations systématiques, un dialogue sur les responsabilités des médias et des gouvernements pourrait apaiser ces tensions, tout en préservant le pluralisme et l’indépendance journalistique. M.D.
Escalades entre Israël et Iran: un week-end sanglant et mouvementé
Le torchon brûle entre Israël et l’Iran. La situation très tendue a poussé le bouchon vers des escalades qui se sont soldées, ce week-end, par des attaques meurtrières dans le rang des deux Nations en conflits. Suites aux velléités appels des alliés fusent de partout. Le Bénin, dans la foulée, a invité les uns et les autres à la retenue. Au petit matin du vendredi 13 juin 2025, l’Etat Hébreu a mené une offensive contre l’Iran qui a coûté la vie à près de 78 personnes dont des scientifiques et des experts en charge du projet nucléaire iranien et plus de 300 blessés. La réaction de l’Iran ne s’est pas fait attendre. Face à l’ampleur du drame, le nouveau chef des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, Mohammad Pakpour, a promis à protagoniste « les portes de l’enfer » et des « conséquences destructrices » après des frappes contre le territoire iranien. « Le criminel et illégitime régime sioniste connaîtra un destin amer et douloureux, aux conséquences énormes et destructrices », a menacé Pakpour, « Les portes de l’enfer s’ouvriront bientôt sur ce régime», a martelé le remplaçant de Hossein Salami, tué par une frappe israélienne. Au lendemain de cette attaque sans précédent déclenchée par Israël contre des infrastructures militaires et nucléaires iraniennes, l’Iran a alors mis à exécution sa menace sous la forme de tirs de missiles balistiques. Plus de 150 missiles balistiques ont été tirés en direction du territoire israélien. L’opération, baptisée « Promesse honnête 3 », a également impliqué l’envoi de multiples vagues de drones explosifs. Elle a provoqué au moins trois morts civils et plus d’une soixantaine de blessés, selon des bilans provisoires relayés par le Washington Post. Cette contre-offensive iranienne est intervenue en réponse aux frappes israéliennes contre l’Iran la veille. Le bilan de cette attaque est lourd : au moins 78 morts, incluant des ingénieurs nucléaires et de hauts responsables militaires, ainsi que plus de 300 blessés. Celui-ci, n’entend pas subir une humiliation. Ainsi donc, il a répliqué une seconde fois, ce dimanche matin, par une frappe aérienne qui a, cette fois-ci, visé le dépôt de carburant de Shahran, dans le nord-ouest de Téhéran. L’armée israélienne a indiqué avoir visé des cibles «liées au projet d’armes nucléaires du régime iranien », citant notamment le ministère de la Défense et le siège de l’Organisation d’innovation et de recherche défensives, également connue sous son acronyme persan, Spnd. Plusieurs détonations ont été entendues dans la capitale. La tension monte entre les deux pays. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a dit vouloir frapper « tous les sites du régime » dans le cadre de son attaque contre la République islamique, déclenchée vendredi matin avec l’objectif de l’empêcher d’obtenir l’arme nucléaire. Les hostilités se poursuivent avec ses cortèges de dégâts matériels lourds et des pertes d’hommes. Pendant ce temps, les autres pays ne croisent pas les bras. Les Etats-Unis, soutenant Israël, a mis en garde l’Iran. « Si l’Iran riposte, les Etats-Unis se défendront et défendront Israël » a averti Donald Trump. A travers ses mots, le patron de la Maison Blanche envoie un message clair à la République islamique et réaffirme l’engagement de Washington à la sécurité de Jérusalem. L’« irresponsabilité » de Benjamin Netanyahu dénoncée. La Turquie n’a pas marché ses mots. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné avec force les frappes israéliennes menées contre des installations en Iran. A en croire ses propos, ces frappes sont une « provocation flagrante » et une « violation manifeste du droit international ». Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, Erdogan a accusé Israël de chercher à « plonger le Moyen-Orient dans le chaos » et de compromettre la stabilité mondiale. « Ces attaques visent à raviver les tensions dans une région déjà en proie aux conflits et menacent directement la paix et la sécurité internationales », a-t-il déclaré. Réitérant sa solidarité avec le peuple iranien, Recep Tayyip Erdogan a transmis ses « condoléances au peuple iranien, ami et frère ». Il a également pointé du doigt Benjamin Netanyahu, qu’il accuse de mener des «actions agressives et irresponsables» pour accroître l’instabilité régionale. «Ces frappes interviennent à un moment critique où des discussions sur le programme nucléaire iranien sont en cours, mettant en péril les efforts diplomatiques », a affirmé le chef de l’Etat turc. Recep Tayyip Erdogan a exhorté la communauté internationale à prendre des mesures fermes pour empêcher une escalade supplémentaire. « Le silence face à de telles provocations risque d’encourager des comportements similaires et d’aggraver une situation déjà tendue », a-t-il insisté. Dans une région régulièrement secouée par des conflits, le président turc a appelé les grandes puissances et les organisations internationales à se mobiliser pour restaurer la paix et éviter une nouvelle spirale de violence. « L’histoire nous jugera sur notre capacité à protéger la stabilité mondiale et à empêcher le chaos », a-t-il conclu. Le Bénin opte pour le dialogue Très préoccupé par la situation au Moyen-Orient, le Bénin a exprimé « sa profonde inquiétude » face à l’escalade alarmante des violences armées marquée par une intensification des affrontements entre l’Iran et Israël. Dans un communiqué en date du samedi 14 juin 2025, le gouvernement béninois, à travers le ministère des affaires étrangères, fait part de sa « préoccupation croissante » face à la détérioration de la situation sécuritaire au Moyen-Orient. Une situation caractérisée par la flambée de tensions entre Israël et l’Iran. La diplomatie béninoise réitère son attachement aux principes de règlement pacifique des différends. Il se dit « profondément inquiet face à cette escalade, porteuse de graves risques pour la stabilité régionale et la sécurité internationale ». L’exécutif béninois invite ainsi « les Parties concernées à faire preuve de la plus grande retenue afin d’éviter une spirale incontrôlable de confrontation ». Le Bénin prône aussi le dialogue en vue d’enterrer la hache de guerre. « Le Bénin encourage les partenaires influents de la région à multiplier les efforts en faveur d’un apaisement rapide, d’un retour
Alternance au sommet de l’Etat: Talon annonce son départ en 2026
En marge du séminaire convoqué, le vendredi 13 juin 2025 au palais de la Marina, par le chef de l’Etat, Patrice Talon a, une fois, réaffirmé son intention de céder le fauteuil présidentiel à son successeur qui sera élu. Le séminaire d’évaluation des réformes de la décentralisation a été l’occasion pour le président de la République de faire sa profession de foi. « Je crois que je n’aurai plus l’occasion d’avoir une telle rencontre avant de passer la main » a laissé entendre Patrice Talon dont le mandat s’achève dans quelques mois exhortant les élus communaux et municipaux à percevoir ses propos dans leur sincérité et dans leur solennité. Se référant au chemin parcouru au cours de son mandat et les différentes réalisations, Patrice Talon pense qu’il est « facile de se développer ». « Développer est facile, mais développer met du temps aussi. Et c’est notre impatience qui des fois, fait la différence entre nous », a souligné le président de la République fier du changement de mentalité des gouvernants qui d’après lui, sont de plus en plus de bonne qualité, les uns les autres. Dans son intervention, Patrice Talon s’est dit très satisfait par la tenue de ce premier séminaire, la qualité des échanges, et des discussions franches et conviviales qui ont prévalu. «Tout ce qui a été dit a été bien noté et que dans le courant de la semaine prochaine, un séminaire gouvernemental sera tenu pour évoquer en détail tout ce qui a été exprimé par les élus », a-t-il rassuré. Patrice Talon espère que « le Bénin va définitivement instaurer de telles rencontres de sorte que périodiquement, le président de la République, celui d’aujourd’hui ou celui de demain, accompagné des ministres, ceux d’aujourd’hui ou de demain, tiendront donc avec les élus d’aujourd’hui et ceux de demain, pour parfaire notre action commune». Selon lui, la responsabilité de changer le « destin commun » de tous les Béninois étant l’affaire de tous, il estime pour sa part qu’il n’y a pas de compétition entre un président de la République, ses ministres et les maires, quelle que soit leur tendance politique. C.Z
Togo : France 24 et RFI suspendus par les autorités
Le 16 juin 2025, la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) du Togo a prononcé une suspension de trois mois des chaînes France 24 et RFI, accusées de diffuser des informations « biaisées » et « déstabilisantes » pour le pays. Cette décision, largement relayée sur les réseaux sociaux, intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des manifestations contre le régime de Faure Gnassingbé et des accusations de répression croissante. Selon la HAAC, les reportages de ces médias internationaux contiendraient des « inexactitudes » nuisant à l’image du Togo, notamment sur les réformes constitutionnelles controversées, perçues comme un moyen de pérenniser le pouvoir du président en place depuis 2005. Cette suspension s’aligne sur une tendance observée dans la région, où plusieurs pays, comme le Mali ou le Burkina Faso, ont également restreint l’accès à des médias étrangers. Cette suspension pourrait accentuer les tensions entre le pouvoir et une population de plus en plus critique, tout en attirant l’attention internationale sur la situation des droits humains au Togo. M.D.
Baccalauréat session de juin 2025 au Bénin: 79 588 candidats à l’assaut de leur premier diplôme universitaire
Ce jour lundi 16 juin 2025, démarre sur toute l’étendue du territoire national, les épreuves écrites de la session normale de l’examen du Baccalauréat. 79 588 candidats prennent part à cette composition dans plusieurs centres aménagés à cet effet. A la veille de cette évaluation le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Eléonore Yayi Ladékan a, dans un message adressé aux candidats, aux parents et aux surveillants, appellé à la rigueur et à la probité. Conformément au calendrier préétabli, les épreuves écrites du Baccalauréat session de juin 2025 démarrent ce lundi 16 juin 2025 sur l’ensemble du territoire béninois. Cette année, ils sont 79 588 candidats à tenter d’obtenir le premier diplôme universitaire de leur cursus scolaire. Selon la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ce chiffre affiche une hausse de 5,25% par rapport à l’année dernière, où l’on a enregistré 75 381. Dans son adresse, Eléonore Yayi Ladékan, a invité les candidats à aborder les épreuves avec calme, discipline et intégrité tout en soulignant l’importance de cette étape dans le parcours éducatif. «Vous incarnez la promesse d’une nouvelle génération d’apprenants formés dans une école renouvelée, une école de rigueur et de probité », a-t-elle déclaré. Pour la ministre, l’objectif n’est plus de produire des diplômés de convenance ni de compétences approximatives mais de forger des intelligences affûtés étiques et résolument engagés au service de la nation. Elle a saisi l’occasion pour rappeler aux candidats, les consignes pratiques qu’ils doivent observées tout au long du déroulement au sein des différents centres. A en croire ses propos, ils doivent se présenter à l’heure au centre, munir de leur convocation et d’une pièce d’identité valide. Par ailleurs, elle a rassuré que toutes les conditions sécuritaires sont réunies pour que l’examen se tienne dans de bonnes conditions. C.Z
Grossesse supposée abandonnée par Djecomon : son producteur Legend Beatz sort de son mutisme et clarifie
Face à la controverse enflant autour de son protégé Djecomon, accusé par une jeune femme de l’avoir abandonnée après l’avoir mise enceinte, le producteur béninois Legend Beatz a décidé de briser le silence. Dans une vidéo rendue publique ce dimanche 15 juin 2025, il s’exprime pour clarifier sa position et appelle à la préservation de l’intimité des personnes concernées. Depuis quelques jours, l’artiste béninois Djecomon, de son vrai nom Justin Kinwanou, est au cœur d’une tempête médiatique. Une jeune femme l’accuse d’être le père de son enfant à naître, tout en l’accusant de l’avoir laissée à son sort, ce qui a alimenté de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Tandis que l’artiste concerné reste muet, c’est son producteur qui a pris la parole, dénonçant la tournure que prend cette affaire relevant, selon lui, de la sphère privée. « Je ne voulais pas intervenir sur cette affaire parce qu’elle concerne la vie personnelle de l’artiste. Mais j’ai fini par m’exprimer, car certains transforment cela en buzz médiatique. Ce n’est pas du divertissement. Pour préserver mon image, celle de ma structure et pour ceux qui me soutiennent, je devais dire ma vérité », a-t-il expliqué dans son message. Retour sur les faits Legend Beatz affirme avoir connu la jeune femme bien avant les accusations. Selon lui, elle se serait d’abord présentée comme une « grande sœur de la rue » de Djecomon, du fait de leur passé commun. Quelques mois plus tard, elle serait revenue pour annoncer sa grossesse. « Elle m’a tellement harcelé que j’ai dû bloquer son numéro. Un jour, elle est revenue en disant qu’ils ont grandi ensemble dans la rue. Puis, deux ou trois mois après, elle me dit qu’elle est enceinte. J’étais sous le choc. Je lui ai demandé : “Mais ce n’était pas ton petit frère ?” Elle m’a répondu que ce sont des choses qui arrivent. ». Déstabilisé par la situation, le producteur indique avoir momentanément suspendu sa collaboration avec Djecomon pour évaluer les choses avec plus de recul. Il précise qu’il a tenté d’obtenir la version de l’artiste, qui a nié toute implication. L’affaire aurait connu un nouveau tournant lorsque la jeune femme est revenue avec son père, son ventre déjà arrondi. Legend Beatz affirme leur avoir conseillé de se tourner vers la famille biologique de l’artiste. « J’ai dit au père : votre fille m’avait affirmé être la sœur de ce garçon, maintenant elle dit être enceinte de lui. Qu’attendez-vous de moi ? Je ne suis qu’un technicien du son qui a voulu aider un jeune à percer dans la musique. Il a une famille, vous la connaissez, adressez-vous à elle. » Un rôle strictement professionnel Dans son intervention, Legend Beatz insiste sur la nature de sa relation avec Djecomon, qu’il qualifie exclusivement de professionnelle. « Je ne suis ni son parent ni son tuteur. Je l’ai accompagné dans sa carrière musicale, point final. » Il déplore la médiatisation de ce conflit qui, selon lui, aurait dû être traité entre les familles, loin des projecteurs. « Même si Djecomon est responsable de la grossesse, ce sont les familles qui doivent gérer cela. Le débat n’a pas sa place sur Internet. » Il continue en disant que « ce type d’affaire ne concerne ni les fans ni les internautes. Cela relève de l’intimité familiale. Il est temps que chacun respecte la vie privée des autres. » Parfait FOLLY
Crise dans la mouvance présidentielle : Moele-Bénin dénonce des manœuvres peu orthodoxes de l’UP et du BR
Jacques Ayadji, président du Mouvement des élites engagés pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), a publiquement accusé, le 12 juin dernier, l’Union progressiste le Renouveau (UP) et le Bloc républicain (BR) de chercher à affaiblir son parti. Dans une vidéo diffusée sur les canaux officiels de Moele-Bénin, il a dénoncé des actions visant à démanteler les structures de son mouvement dans plusieurs communes et arrondissements, en violation d’un pacte de non-agression conclu entre les trois partis de la mouvance présidentielle. Ayadji a révélé que des responsables de l’UP et du BR propagent des rumeurs selon lesquelles Moele-Bénin n’aurait aucun avenir et serait exclu des élections de 2026 par décision du président Patrice Talon. « Ils sèment la confusion parmi nos militants », a-t-il déploré, regrettant que l’accord d’unité, négocié après le congrès de Moele-Bénin, ne soit pas respecté par ses alliés. Cet accord prévoyait une trêve pour renforcer la cohésion au sein de la majorité présidentielle. S’adressant directement à Joseph Djogbénou (UP) et Abdoulaye Bio Tchané (BR), Jacques Ayadji a exigé qu’ils mettent un terme à ces pratiques. « Je vous demande d’instruire vos bases pour arrêter ces agissements et de suivre les orientations du président Talon », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une dynamique unitaire pour garantir la victoire en 2026. Sans cette cohésion, prévient-il, la mouvance risque de s’affaiblir face aux défis électoraux. Cette sortie publique met en lumière des poches de tensions au sein de la coalition au pouvoir. La réponse des leaders de l’UP et du BR sera déterminante pour restaurer la confiance et préserver l’unité de la mouvance. M.D.
France : la popularité de Macron au plus bas, vers une crise de confiance profonde
Selon un récent baromètre Ipsos publié par La Tribune Dimanche, la cote de popularité d’Emmanuel Macron atteint un niveau alarmant, avec seulement 21 % des Français soutenant le président. Ce chiffre, à peine un point au-dessus de son plus bas historique de l’hiver 2018, époque marquée par la crise des Gilets jaunes, reflète un mécontentement généralisé. Les raisons de cette chute sont multiples : insécurité croissante, dégradation du climat social et controverses autour du soutien français à l’Ukraine. Les Français expriment une inquiétude grandissante face à la détérioration de la sécurité dans le pays. Les incidents violents, les tensions sociales et le sentiment d’un État débordé alimentent la défiance envers l’exécutif. Ce malaise, déjà palpable lors des manifestations des Gilets jaunes en 2018, semble s’être amplifié, touchant désormais une large frange de la population. Le soutien à l’Ukraine : une décision controversée Depuis le début du conflit russo-ukrainien en 2022, la France a engagé des ressources considérables pour soutenir Kiev, tant sur le plan financier que militaire. Ces efforts, bien que salués par certains alliés internationaux, suscitent une opposition croissante dans l’Hexagone. De nombreux citoyens estiment que ces aides, incluant des livraisons d’armes et des financements massifs, se font au détriment des priorités nationales, notamment dans un contexte économique fragile. Cette perception d’un déséquilibre entre les engagements internationaux et les besoins intérieurs pèse lourdement sur la popularité du président. Une gouvernance fragilisée À mi-parcours de son second mandat, Emmanuel Macron fait face à un défi majeur : restaurer la confiance d’une population désenchantée. Les critiques fusent, non seulement sur les choix politiques, mais aussi sur le style de gouvernance, souvent perçu comme déconnecté des réalités quotidiennes. Alors que les élections européennes de 2024 ont déjà révélé un rejet de la majorité présidentielle, cette nouvelle chute dans les sondages pourrait compliquer davantage la capacité de Macron à mener des réformes ambitieuses. Vers une sortie de crise ? Pour inverser la tendance, l’exécutif devra répondre aux attentes des Français sur des enjeux clés comme la sécurité, le pouvoir d’achat et la cohésion sociale. Cependant, dans un climat de polarisation et à l’approche de nouvelles échéances électorales, la tâche s’annonce ardue. Emmanuel Macron, connu pour sa résilience politique, parviendra-t-il à surmonter cette tempête ? L’avenir dira si ce creux dans les sondages marque un tournant ou un simple épisode dans un mandat déjà tumultueux. M.D.
Réforme des Masters à l’UAC : vers une nouvelle organisation des formations de deuxième cycle
L’Université d’Abomey-Calavi (UAC) a récemment servi de cadre à une réunion stratégique réunissant l’équipe rectorale, les responsables des Unités de Formation et de Recherche (UFR) ainsi que les membres de la Commission en charge de la refonte des formations de master. Au cœur des discussions : l’application des nouveaux décrets redéfinissant la configuration des cursus de niveau master au sein de l’institution. Sous l’impulsion du recteur, Professeur Félicien Avlessi, une commission spéciale travaille activement à repenser l’organisation des formations de deuxième cycle. L’un des changements majeurs envisagés concerne le transfert des formations axées sur la recherche, jusqu’ici rattachées aux écoles doctorales, vers les UFR, comme le rapporte le journal La Primeur. « Les textes récemment adoptés stipulent que les écoles doctorales ne seront plus responsables de la gestion des masters. Ce rôle revient désormais aux UFR, qui devront structurer les formations en intégrant à la fois les dimensions académiques et professionnelles », explique le professeur Sylvain Kpenavoun Chogou, agroéconomiste et rapporteur de la commission. Une année de transition avant l’entrée en vigueur D’après les orientations définies, les UFR continueront à recruter en master professionnel pour l’année universitaire 2025-2026. Ce n’est qu’à compter de 2026-2027 que les intitulés de formation ne feront plus de distinction explicite entre master « recherche » et master « professionnel ». Toutefois, les deux approches resteront présentes dans les contenus pédagogiques. « L’année 2025-2026 jouera un rôle de test. Elle nous permettra d’évaluer et d’ajuster les offres de formation afin de les aligner sur les nouvelles règles », précise le professeur Chogou. Ainsi, les étudiants qui s’inscriront à l’UAC cette année le feront encore sous le régime du master professionnel, avant que la nouvelle formule unifiée ne soit mise en place l’année suivante. À partir de 2026, les formations de master seront repensées pour regrouper les deux dimensions – recherche et professionnelle – dans un seul parcours. Cela signifie que les étudiants pourront, au terme de leur formation, soit poursuivre en doctorat, soit s’insérer dans le monde du travail. Les titulaires de masters obtenus en 2025-2026, quant à eux, devront attendre l’année universitaire suivante pour postuler en école doctorale. Des évaluations spécifiques détermineront alors si des modules complémentaires sont nécessaires pour accéder à la thèse. Quel lien entre UFR et écoles doctorales ? Le déplacement des formations de master hors des écoles doctorales soulève une interrogation majeure : comment organiser désormais les relations entre UFR, laboratoires de recherche et écoles doctorales ? Le recteur Avlessi, tout en affirmant que le décret sera appliqué sans amendement, a invité la communauté universitaire à s’impliquer activement dans cette réflexion. « Nous devons penser l’avenir de notre université, cette institution que nous avons la mission de servir temporairement avant de passer le relais », a-t-il lancé. La commission encourage d’ailleurs les enseignants et responsables pédagogiques à faire remonter leurs suggestions. L’objectif reste clair : mettre en œuvre une réforme cohérente, efficace et tournée vers l’amélioration de la qualité des formations à l’UAC. Parfait FOLLY
Sommet du G7 : Trump monopolise l’attention alors que les discussions oscillent autour des conflits mondiaux à Kananaskis
Le sommet du G7, tenu à Kananaskis, en Alberta, sous la présidence du Canada, a réuni les dirigeants du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni et des États-Unis. Les discussions ont porté sur la guerre Israël-Iran, le commerce, les tarifs douaniers et l’économie mondiale, mais c’est le président américain Donald Trump qui a capté tous les regards. Connu pour ses positions controversées, Trump a prévu des réunions bilatérales avec le premier ministre canadien Mark Carney, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy, selon un responsable de l’administration. Aucune déclaration commune n’est attendue, un fait rare rappelant le sommet de 2018 au Canada, où Trump avait quitté la réunion prématurément, accusant Justin Trudeau de « malhonnêteté et de faiblesse ». Cette fois, l’absence de consensus reflète les tensions exacerbées par les politiques de Trump, notamment ses tarifs douaniers imposés à des dizaines de pays, menaçant la stabilité économique mondiale. Le G7, représentant 44 % du PIB global mais seulement 10 % de la population, reste dominé par les États-Unis, première puissance économique. Mark Carney a élargi le dialogue en invitant des leaders non-G7, comme Sheinbaum, qui a confirmé sa présence après des hésitations, et le Premier ministre indien Narendra Modi. Alors que les conflits en Ukraine et à Gaza piétinent et que la crise israélo-iranienne s’intensifie autour du programme nucléaire de Téhéran, les regards restent tournés vers Trump. Ses décisions pourraient façonner l’issue de ce sommet, où les divergences au sein du G7 compliquent la recherche de solutions globales. M.D.