C’est une grosse mauvaise nouvelle pour les acteurs du secteur médiatique béninois. Ce samedi 07 juin 2025, un journaliste connu pour son professionnalisme et son engagement a rendu l’âme. La triste nouvelle a provoqué une vague d’émotion dans les rédactions et sur les réseaux sociaux. Un journaliste chevronné et respecté de tous, s’est éteint. Omer d’Almeida, puisque c’est de lui qu’il s’agit, s’en est allé laissant derrière lui, un vide immense dans le paysage médiatique national. Par son engagement indéfectible pour une presse libre et responsable, il a marqué plusieurs générations de journalistes. Au cours de sa carrière, il a travaillé au sein de plusieurs organes de presse et s’est distingué par la qualité de ses analyses, son intégrité et son sens aigu de l’éthique journalistique. Il était également mentor pour de nombreux jeunes reporters qu’il n’hésitait pas à accompagner dans leurs débuts professionnels. Lucresse Akakpovi (Stag)
Brevet d’étude du premier cycle 2025 au Bénin: vers une éducation totalement inclusive
Le Collège d’enseignement général (Ceg) de Gbégamey, à Cotonou, a abrité, hier mardi 10 juin 2025, le cérémonial du lancement officiel, au plan national, des épreuves écrites de la session normale du Brevet d’études du premier cycle (Bepc). Il a été présidé par Véronique Tognifodé, Ministre des enseignements secondaires technique et de la formation professionnelle (Mestfp) entourée pour la circonstance des cadres du ministère et des acteurs du système éducatif. Au Bénin, l’on s’achemine vers une éducation inclusive. C’est le constat qui se dégage de l’annonce de l’effectif des candidats au Brevet d’étude du premier cycle (Bepc). Au total 128.893 candidats sont inscrits dont 64.209 filles soit 49,81% des effectifs. Le Ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle s’en réjouit. « Ce chiffre marque une progression de 3,1% par rapport à l’année dernière, preuve de la vitalité de notre système éducatif et de l’engagement de tous les acteurs à favoriser la scolarisation inclusive » a fièrement affirmé Véronique Tognifodé. Au Ceg/Gbégamè, l’autorité ministérielle a partagé avec les candidats l’affection d’une mère soucieuse de la réussite de ses enfants. Une mise en condition au cours de laquelle elle a mis les candidats en confiance. «Abordez les épreuves avec sérénité, concentration et évitez surtout la tricherie» leur a-t-elle prodigué. A 8h 00, au retentissement de la sirène, les candidats impatients ont reçu la toute première épreuve de la journée. Ce qui dénote d’une bonne organisation puis qu’aucun retard de candidat n’a été enregistré dans ce centre. Pour la Directrice départementale des enseignements, secondaire technique et de la formation professionnelle du Littoral (Ddestfp/Littoral), la participation massive des filles à cet examen est le fruit des réformes du gouvernement de Patrice Talon. «Ce taux témoigne des efforts du gouvernement dans le sens du maintient des filles à l’école» a souligné Flore Sèna Godjo. Elle a par la suite exhorté les jeunes filles candidates à bien travailler pour que le département du littoral puisse avoir un taux de réussite considérablement élevé. Pour le compte du département du littoral, 13.238 candidats dont 6.998 filles et 4.240 garçons repartis dans seize centres de composition vont à l’assaut de ce précieux sésame. Dans le lot, le centre Cps de Ségbéya, est réservé aux candidats à besoins spécifiques. Judicaël Davo
Bénin-Maroc: les Guépards tombent face à leur adversaire
En amical pour le compte des journées Fifa 2025, l’équipe nationale du Bénin a livré une rencontre avec Maroc, dans la soirée du lundi 09 juin 2025. Déroulée sous les regards d’un public enthousiasmé dans un stade du complexe sportif de Fès, elle s’est soldée par un score 0 but contre 1 en faveur des Marocains. Dans un stade plein à craquer, les Lions de l’Atlas ont croisé les crampon avec les Guépards du Bénin. Durant la première partie, les poulains de Gernot Rohr, ont dominé le match sur tous les plans. Cependant, ils n’ont pas pu concrétiser les multiples occasions de buts. Alors qu’ils continuaient de rêver, les Lion de l’Atlas leur ont prouvé qu’ils étaient dans l’illusion en ouvrant le score de la rencontre. Les Guépard ont ainsi encaissé le premier but de la partie dans le temps additionnel sur une bicyclette de Ayoub El Kaabi. Du retour des vestiaires, le onze, le moral encore au beau fixe, a tenté de renverser la vapeur. Malheureusement la communication du bloc central composé de Sèssi d’Almeida, Imourane Hassane et de Dodo Dokou n’a pas abouti. Le bloc de l’attaque dirigé par le capitaine Steeve Mounier essayant d’apporter en vain une réponse. Les remplacements opérés par le sélectionneur Gernot Rohr n’ont pas produit les effets escomptés. Même si les Guépards n’ont pas remporté le match, elle constitue tout de même un test pour le sélectionneur béninois. Elle a permis au coach de réévaluer les uns et de tester la performance des autres qui se préparent pour la Can 2025. Rachidou Razack et Rodolfo Aloko, les nouveaux dans la tanière des Guépards, ont disputé les premières minutes en équipe nationale avec leur entrée en jeu à la 66ème min. Les séances d’entraînement vont donc se poursuivent puisque les Guépards du Bénin se retrouvent en septembre prochain pour le compte des 7ème et 8ème journées des éliminatoires du mondial de 2026. Dans ce cadre, le Bénin reçoit le Zimbabwe et le Lesotho. Judicaël DAVO
Installation de ses cellules de base : la Fcbe balise le terrain dans le Zou
Dans la perspective des élections générales de janvier prochain, les partis politiques s’activent dans les préparatifs. C’est le cas des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui s’évertue à mettre en place ses cellules de base dans les villages et quartiers de ville du département du Zou. Le vendredi 06 juin 2025 a été une journée très chargée pour les émissaires de Paul Hounkpè, le Secrétaire national du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). A pas de charge, Tiburce Langanfin, coordonnateur de la 23ème circonscription électorale, Guy Adandedjan, le superviseur et Arsène Hlannon, coordonnateur de la 24ème circonscription électorale du parti de l’opposition ont procédé à l’installation officielle des démembrements des Fcbe dans les villages et quartiers de ville du département du Zou. A Za-kpota, Arsène Hlannon a d’abord entretenu les responsables des structures sur les modalités de l’opération. Ensuite il leur a expliqué la mission des cellules à la base. « La mise en place des cellules du parti dans les 69 villages et quartiers de ville va permettre à notre parti politique de renforcer sa présence ici à Za-Kpota. Les responsables des sections de villages et de quartiers de ville sont nos futurs Chefs du village (Cv) et Chefs quartier (Cq) en cas de victoire des cauris dans ses localités. Nous comptons sur vous pour faire de cette vaste opération une réussite à Za-Kpota » a-t-il souligné. En lançant le rouleau compresseur des Fcbe dans les 69 villages et quartiers de ville de Za-Kpota, le Coordonnateur de la 24ème a envoyé les responsables du parti venus des 8 arrondissements que compte la Commune en mission sur le terrain afin qu’ils hissent très haut les couleurs cauris pour des victoires électorales certaines. A Zogbodomey, il a constaté la mise en place de 80 cellules dont le but est de renforcer l’ancrage territorial du parti et d’augmenter son influence politique dans la Commune. « Les membres de nos cellules de villages et de quartiers de ville auront la lourde tâche de recruter de nouveaux membres et de les impliquer dans les activités du parti » a signifié Arsène Hlannon. A Bohicon, c’est plutôt Tiburce Langanfin, coordonnateur de la 23ème circonscription électorale et Guy Adandedjan, le superviseur qui ont effectué cette mission fastidieuse pour maximiser le travail de proximité. Les 66 cellules de villages et de quartiers de ville de Bohicon ont été installées. Face aux responsables des structures des 10 arrondissements de la Commune, Tiburce Langanfin a salué l’engagement et la fidélité des militants. La constitution des dossiers de candidatures pour les communales et les législatives de 2026 puis les stratégies à mettre en œuvre dans le cadre d’installation des cellules de villages et de quartiers ont été au menu des échanges qui se sont déroulés dans une ambiance chaleureuse. Ravis, les militants ont fait la promesse de ratisser large, village par village pour renforcer l’ancrage du parti à Bohicon. C.Z
104ème édition de « Nonvitcha » à Grand-Popo : une flamme transmise sur plusieurs générations
Le ‘’Nonvitcha’’ a célébré, le dimanche 08 juin 2025, jour de la fête de Pentecôte, sa 104ème édition. La messe d’action de grâce qui a sanctionné la clôture de ces retrouvailles séculaires des peuples Xwla et Xwéda a été dite en la chapelle Saint Joseph de la localité. Présidée par l’évêque de Lokossa, elle a connu la présence de plusieurs personnalités politiques nationales dont le président de l’Assemblée nationale et plusieurs d’autres présidents d’institutions de la République. Grand-Popo, la ville balnéaire du Mono, a brillé le week-end écoulé au mille feu féérique du ‘’Nonvitcha’’ édition 2025. Commémorées avec faste autour du thème : «Jeunesse Xwla et Xweda, engage et maintient la flamme de Nonvitcha toujours allumée pour le développement de ta communauté» ces retrouvailles séculaires a sonné la grande mobilisation des peuples Xwla et Xweda venus de tous les horizons pour vivre les temps forts de cette fête identitaire. Les touristes nationaux et étrangers et même les curieux y ont pris une part active. A l’entame de la célébration eucharistique dite par l’évêque de Lokossa, son Excellence Mgr Koffi Roger Anoumou, Norbert Kassa, président de l’association « Nonvitcha » a annoncé les couleurs en dressant le bilan élogieux d’une aventure qui a commencé par écrire les premières pages de son histoire en 1921. 104 ans après, il se réjouit d’avoir maintenu la flamme allumée malgré les tempêtes. Pour le reste du parcours, il a lancé un vibrant appel à la jeunesse, appelée à prendre la relève. Il l’a exhortée à travailler pour une association plus forte. Il a également passé en revue les nombreux projets de développement dont Grand Popo a bénéficié sous le régime de Patrice Talon. Il a fièrement rappelé quelques chantiers importants pour population. Ainsi, il a témoigné toute sa gratitude à l’endroit de tous ceux qui de prêt ou de loin ont contribué de quelque manière que ce soit à l’enracinement de ‘’Nonvitcha’’ et à la réussite de l’organisation de l’édition de cette année. Nonvitcha et Pentécôte partage un lien commun Si le message du président de l’association « Nonvitcha » s’est appesanti sur le bilan et l’appel pour plus de fraternité et d’unité, celui du prélat à travers son homélie a le mérite de lever un coin de voile sur le lien qui existe entre la fête de Pentecôte et la fête de Nonvitcha. Selon le l’évêque, la fête de Pentecôte, c’est la grande solennité qui se vit dans le monde entier. « La Pentecôte est la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres 50 jours après Pâques. C’est l’esprit saint qui allume en nous le feu de l’amour, qui nous guide vers les bonnes œuvres à accomplir. Sans l’esprit saint, personne ne peut aimer. Et donc il n’y a pas meilleure occasion que celle de la descente de l’Esprit Saint pour célébrer le Nonvitcha qui promeut l’amour, la fraternité, l’unité et le partage au sein des peuples Xwla et Xweda», a souligné Mgr Koffi Roger Anoumou. Il a par la suite rappelé à tous que l’engagement pour la vie de la cité ne concerne pas uniquement les jeunes mais toutes les couches. Pour lui, le développement doit être au centre de nos actions. « Pour nous engager tous, implorons l’assistance de l’Esprit Saint, demandons l’intercession de la vierge Marie. », a-t-il lancé. 104 ans au service de la communauté, faut-il le rappeler, « Nonvitcha » qui signifie littéralement frères unis en langue mina est la rencontre culturelle des peuples Xwla et Xwéda des régions côtières du Sud du Bénin, pour célébrer l’unité et la fraternité. Fondée en 1921 par Adolphe Gnansounou Akpa, « Nonvitcha » est une association à but non lucratif placée sous le régime de la loi du 1er juillet 1901, avec ses statuts approuvés par arrêté local N°1291/APA du 6 septembre 1933 du gouvernement du Dahomey. Elle a lieu chaque année dans la ville de Grand-Popo le jour de la fête de Pentecôte et célébrée pour la 1ère fois en 1923. C.Z
Confédération africaine de football : Patrice Motsepe imprime une nouvelle marque de transparence
La Confédération africaine de football (Caf) continue de poser les bases d’un football africain plus structuré et durable. Cette semaine, Cotonou a accueilli un atelier stratégique réunissant les Secrétaires généraux et directeurs financiers de 17 fédérations nationales. Ils ont tracé une nouvelle orientation pour le football africain. Après Johannesburg, Addis-Abeba et Alger, la capitale béninoise a été un nouveau point d’ancrage dans la réforme structurelle engagée par Patrice Motsepe à la tête de la Confédération africaine de football (Caf). Objectif, consolider les fondations du football africain à travers une meilleure gouvernance, une gestion financière rigoureuse et des institutions solides. Conduit par la Division des associations membres en collaboration avec la Direction des affaires juridiques, l’atelier a pris la forme d’une session de formation intensive. Les participants ont suivi plusieurs communications liées à la gouvernance institutionnelle, la transparence, le contrôle interne, la cartographie des risques, aux procédures financières, et à la clarification des rôles. Des thématiques souvent méconnues du grand public, mais essentielles à la transformation significative des fédérations nationales. « Il n’y a pas de développement possible sans des structures solides », a souligné Sarah Mukuna, Directrice de la division des associations membres pour qui ces ateliers visent à professionnaliser les administrateurs, à clarifier leurs responsabilités et à ancrer une culture de gouvernance éthique dans leurs pratiques quotidiennes. A en croire Claude Paqui, Secrétaire général de la fédération béninoise, cette rencontre est une initiative remarquable. Elle permet d’harmoniser nos pratiques, d’identifier nos failles et d’y apporter des réponses concrètes. Même enthousiasme du côté angolais, où Fernanda de Jésus Jama António, Secrétaire générale de la fédération, a salué une expérience aussi technique que transformatrice. En Côte d’Ivoire, Pascal Deto, Directeur financier, a pour sa part insisté sur l’importance de la clarification des rôles dans un organigramme souvent mal interprété. « Une gouvernance claire passe par une définition nette des responsabilités» a-t-il souligné. Avant de prendre congé du Bénin, chaque délégation, après la théorie, est passée à la pratique en élaborant un plan d’action adapté à son pays d’origine, à mettre en œuvre dès le retour. C.Z
Installation de la Task Force Billi de Tori-Bossito : vers une transparence des actions publiques autour des Dssraj
La Task Force Billi pour le contrôle citoyen de l’action publique sensible au genre et aux Droits à la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes (Dssraj) de la Commune de Tori-Bossito a été officiellement installée par l’Ong ‘’Filles en Actions’’. C’était, le mercredi 04 juin 2025, à la faveur d’un atelier de mise en place qui s’est tenu à la salle de conférence de la Mairie. Des femmes et des jeunes de filles de la Commune de Tori-Bossito, outre les difficultés d’accès aux soins et à la planification familiale, subissent également de nombreuses violences physiques, sexuelles, gynécologiques et psychologiques. Ce constat met en lumière à la fois l’insuffisance dans l’offre de service et l’urgence de mettre en place des mécanismes de veille et de contrôle citoyen capable de détecter des dysfonctionnements communautaires et d’y apporter des solutions concrètes. C’est dans ce contexte que l’Ong ‘’Filles en Actions’’, après trois années d’aventure faites de plusieurs activités en partenariat avec le consortium Billi Now now, a décidé de franchir une nouvelle étape dans le processus. Elle s’est matérialisée par la mise en place de la Task Force Billi pour le contrôle citoyen de l’action publique sensible au genre et aux Droits à la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes (Dssraj) de la Commune. «Nous voulions que les besoins des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et reproductive ne soient plus ignorées ni dans les décisions publiques, dans les initiatives sociales, ni dans les actions les plus désagrégées qui les concernent » a clamé Brian Sossou, la présidente de l’Ong ‘’Filles en Actions’’. Elle permettra donc aux jeunes, notamment aux femmes et aux filles, de faire entendre leur voix sur les questions qui les concernent directement Task Force Billi, au-delà d’une sentinelle La Task Force Billi est un organe communautaire de contrôle citoyen, spécifiquement axé sur les Dssraj et la justice reproductive. Constituée de 20 leaders communautaires, appelés ‘’Billis’’, ce creuset est une réponse concrète au déficit de redevabilité et de transparence des actions communales, relatives aux Dssraj. Sélectionnés, formés, engagés, ils ont pour mission de suivre, d’analyser et d’influencer les actions et les politiques publiques locales en relation avec la santé et les droits des jeunes, des filles et des femmes. Ils auront aussi à produire des recommandations et engager un dialogue avec les autorités communales. Provenant d’horizons divers, ils incarnent une richesse de profils complémentaires. Cette diversité, explique la présidente de l’Ong ‘’Filles en Actions’’, inclut à la fois des personnes alphabétisées et non alphabétisées, afin de garantir une représentation authentique et inclusive des différentes couches sociales de la commune. Ce choix vise à assurer une légitimité communautaire forte à la Task Force, à favoriser un dialogue intergénérationnel et à renforcer l’appropriation des actions de contrôle citoyen au sein de toutes les composantes de la population. Installée dans un environnement d’invisibilisation des besoins spécifiques et urgents des jeunes et adolescents, dans les politiques publiques locales, Task Force est une initiative innovante qui promeut une stratégie de gouvernance inclusive. Elle vise à institutionnaliser la transparence et la redevabilité au sein de la Mairie de Tori-Bossito et contribuer à l’émergence d’une génération capable, outillée, informée et engagée dans la transformation communautaire. Pour faciliter la tâche aux membres et leur permettre d’être actifs sur le terrain, cet espace sera doté d’un plan d’action opérationnel ainsi que de la signature d’une convention de partenariat entre Task Force et la Mairie de Tori-Bossito. Un instrument de développement accepté de tous «Nous passons de la réflexion à l’action avec l’opérationnalisation de la Task Force Billi pour le contrôle citoyen de l’action publique. Elle est hétéroclite composées d’acteurs de divers horizons » s’est réjouie la présidente de l’Ong ‘’Filles en Action’’. Fière d’avoir concrétisé l’un de ses rêves Brian Sossou a fait remarquer que la cellule de participation citoyenne de la localité est obsolète et inopérante. Ses actions généralistes n’arrivaient plus à répondre aux défis spécifiques des filles, des femmes et des jeunes. Elle ne mettait pas aussi la pression qu’il faut pour la régularité et l’effectivité des séances de reddition de compte devenues bien rares dans la Commune de Tori-Bossito en vue de satisfaire l’une des recommandations faites à l’endroit des autorités communales. La Task Force Billi vient alors corriger ces disfonctionnement notés et défendre la cause des femmes. Une initiative louable appréciée par l’ensemble des intervenants à cet atelier. «L’ong vient intensifier le cadre de collaboration existant mettant à notre disposition des moyens d’agir pour une gouvernance plus transparente et plus participative » a souligné Wilfried Agossouvè, maire des jeunes, représentant le chef Gups de la Commune. Le Chef de l’arrondissement de Azohouè-Aliho, représentant le maire, a également reconnu la pertinence de cet outil de veille citoyen. « Il nous arrive d’oublier que la redevabilité est au cœur de la confiance citoyenne, que la gouvernance locale ne peut se faire sans l’implication de citoyens dans la prise de décision. Merci de nous accompagner à travers cette initiative novatrice et porteuse de pleine promesse » a indiqué Gérard Agbozo. Pour le médecin chef, elle s’inscrit dans la dynamique nationale impulsée par le ministre de la santé en faveur d’une gouvernance transparente et participative à tous les niveaux du système de la santé. « L’initiative portée par l’Ong Filles en actions apporte une contribution précieuse au système de santé en plaçant la participation citoyenne au cœur du suivi et de l’évaluation des politiques publiques. Elle favorise l’engagement d’un modèle de gouvernance plus inclusive, plus responsable et plus efficace notamment en matière de santé sexuelle et reproductive dans la Commune » a apprécié Abdel Fagbémi. Chacun à son niveau a pris alors l’engagement d’œuvre pour faciliter la tâche aux membres de la Task Force Billi en mettant à leur disposition le nécessaire dont ils ont besoin. C.Z
Bepc 2025 au Bénin : les assurances du Mestfp aux acteurs du système éducatifs
Véronique Tognifodé, le Mestfp rassure les candidats et appelle les survivants à la responsabilité
Fête de la tabaski dans le Zou : Sous le signe de la consolidation du dialogue inter-religieux
La communauté musulmane du Bénin, à l’instar de celle du monde entier, a célébré, la fête de la Tabaski communément appelée la fête de mouton. Dans le département du Zou, ce vendredi 6 juin 2025, les fidèles musulmans, ont pris d’assaut, les places Idi pour la grande prière. Si à Bohicon, c’est l’Imam Boukary Lémanou qui a présidé cette prière, à Abomey, c’est plutôt Illias Nondichao, l’imam de la mosquée centrale. Invocation d’Allah, prière en faveur de la paix et bénédiction ont constitué les moments forts cette solennité. Dans son sermon, Illias Nondichao a rappelé à tous les fidèles le sens historique et la portée spirituelle de cette célébration qui invite tout le monde à raffermir sa foi et à cultiver l’amour, le partage et la solidarité. Ensuite, il a sacrifié à la tradition en immolant le mouton signe de la soumission d’Ibrahim et d’obéissance à Dieu. Le couteau maculé de sang levé par l’Imam autorise les fidèles à aller faire de même à la maison pour marquer ce devoir religieux. Témoins de cette tradition, les représentants des différentes confessions religieuses et les autorités locales. « Entend qu’autorité communale, j’ai le devoir moral d’accompagner toutes les confessions religieuses et c’est à ce titre que je me suis déplacé pour être aux côtés des musulmans » a fait savoir Antoine Djédou, maire d’Abomey. «La communauté islamique est notre partenaire. C’est ce qui a conduit mes pas à cette place Idi. Je suis musulman par affiliation. D’où le nom de Mohamed qui m’a été attribué le jour de ma conversion » a renchéri Loukou Michel. Garant de la tradition du Fâ dans le royaume de Danxomè, Baba Guèdègbé a estimé qu’il faut avoir la foi en toute chose. «Pratiquons la foi où que l’on se trouve. Essayons de nous unir, de faire la paix partout où nous passons » a-t-il lancé à l’endroit de tout le peuple béninois. Présent, les représentants de l’évêque d’Abomey ont relevé les points de convergence entre les pratiques religieuses. « Notre présence voudrait témoigner notre désir de vivre ensemble avec toutes les religions, une cohabitation pacifique, exprimer aussi notre communion et notre solidarité. Avec la communauté musulmane, nous avons quelques points communs dans l’expression de notre église de Dieu. Déjà, nous vivons ensemble sur la terre donc nous avons déjà une solidarité d’humanité. Ils sont nos frères, ils sont nos sœurs. Ensuite, dans l’expression de leur religiosité, nous trouvons quelques points communs. Le désir de Dieu que chacun exprime selon son choix en sa manière. Cela témoigne bien de sa liberté religieuse qui est un principe sacré. Nous avons aussi ces points concernant la parole. L’Islam est aussi une religion de parole et puis la prière. L’église catholique aussi à sa manière de prier et de s’adresser à son Dieu et de l’adorer. Leur expression de la charité par l’aumône qui permet de partager avec les pauvres pour montrer qu’ensemble nous devons partager les richesses que le créateur nous a donné. Autant de point qui s’ouvrent notre appel à vivre ensemble. J’aime leur manière de se saluer. « Salamalékoum ! » Le souhait de la paix qui est ce bien précieux. Dans la religion catholique aussi, Jésus Christ est l’apôtre de la paix. Après sa résurrection son premier mot était « Que la paix soit avec vous ! » Cette paix, nous l’avons besoin au quotidien, dans la vie associative, en communauté, ou dans nos communautés d’expression religieuse» a fait remarquer le Révérend Père Jean-Baptiste Djèssoukpo, représentant l’évêque d’Abomey, son Excellence Mgr Eugène Cyrille Houndékon. Partageant cet avis avec le père, El Hadj Yacoubou Malèhossou, a invité les citoyens quel que soit leur obédience religieuse à prier pour la paix afin que les élections générales se déroulent sans effusion de sang. Coovi Zéphirin TOASSEGNITCHE
Célébration de l’Aïd el-Kébir : Un acte de foi et d’obéissance à Dieu
Célébrée deux mois et dix jours après la fête du Ramadan, la Tabaski, l’expression Wolof de la fête musulmane de l’Aïd el-Adha ou l’Aïd el-Kébir, rappelle la soumission d’Ibrahim à Dieu lorsque celui-ci lui demande de sacrifier son fils Ismaël, le garçon de sa concubine Hajira. Chaque année elle se célèbre dans le monde entier. Cette année, les musulmans sacrifient à la tradition, ce jeudi 06 juin 2025, en immolant des moutons et ou des bœufs selon leur moyen pour rendre grâce à Allah. Comme le veut la tradition musulmane, très tôt le matin, les fidèles se rendent dans les lieux de prière pour accomplir, sous la direction d’une autorité religieuse (Imam ou son adjoint) la grande prière de l’Aïd à la place Idi en raison des l’exiguïté des mosquées qui n’arrivent pas à contenir le monde. Pour Karahman, jeune fidèle musulman, rencontré à womey, la Tabaski est une fête très importante pour les musulmans. Elle rappelle l’histoire du prophète Ibrahim (Abraham), qui avait accepté de sacrifier son fils unique tel que Dieu lui a recommandé. « Au moment où Ibrahim s’apprêtait à immoler son fils, Dieu a envoyé un mouton à sa place, car Ibrahim avait fait preuve d’obéissance et de loyauté » a rappelé un autre fidèle en faisant recours aux écritures saintes. Il poursuit ses explications en précisant que la journée commence par la prière de Fadjr (vers 5h55). Elle est suivie de la prière de l’Aïd à 9h. «Le sacrifice est un acte symbolique fort. La viande issue de l’immolation est partagée en trois parties. Une pour la famille, l’autre destinée aux proches qui n’ont pas pu faire le sacrifice, et la troisième part est réservée aux démunies» fait-il savoir. Rodiath Fadikpe, fidèle à la mosquée centrale de Porto-Novo, partage aussi l’expérience qu’elle a de cette célébration. « Pour moi, la Tabaski est une fête très importante. C’est la deuxième grande fête des musulmans. C’est un moment où ils se rapprochent d’Allah, où l’on se repent à la foi du prophète Ibrahim qui voulait sacrifier son unique fils. C’est aussi un temps de partage et de solidarité» a-t-elle confié. A l’en croire, le message essentiel de la Tabaski va bien au-delà du sacrifice. Allah recommande aux croyants d’avoir une foi sincère, d’être prêt à faire des sacrifices et de penser aux autres. La soumission à Dieu reste le vrai sens de cette fête. La Tabaski à l’épreuve des temps modernes Commémorée depuis la lune des temps, l’Aïd el-Kébir a traversé plusieurs générations. Cependant, les pratiques religieuses sont jalousement conservées. « Il s’agit en l’occurrence du sacrifice d’un animal, souvent un mouton, la prière, le partage de la viande avec les proches, les voisins et les nécessiteux, ainsi que le rassemblement en famille ou en communauté. Toutes ces pratiques sont observées à nos jours» a noté Rodiath Fadikpe. Toutefois, a-t-elle nuancé, bien que les principes religieux soient conservés, il est important de faire remarquer que la Tabaski a évolué avec le temps et que certaines pratiques ne sont plus ou du moins stricts selon les communautés et les régions. «Avant, les fidèles étaient plus concentrés sur la prière. Aujourd’hui, beaucoup se préoccupent surtout des habits neufs, des repas et des photos sur les réseaux sociaux, en oubliant l’essence même du sacrifice » a-t-elle déploré par exemple. Cette perception reste mitigée et varie d’un fidèle à un autre. Malgré tout, plusieurs fidèles soutiennent que les pratiques continuent de refléter la tradition musulmane. « Non, la manière de célébrer reste la même. On continue de faire la prière, le sacrifice et le partage comme toujours » a insisté un autre fidèle. Célébrée par les fidèles musulmans entre prières, retrouvailles familiales et partage, la journée a été un moment fort de spiritualité, de solidarité et de générosité. Lucresse Akakpovi (Stg)