L’Assemblée au chevet de la population Les populations Tanongou, un arrondissement de la Commune de Tanguiéta, dans le département de l’Atacora, a reçu, le week-end écoulé, une délégation de l’Assemblée nationale conduite par son premier vice-président, Barthélémy Kassa. Elle fait suite à l’attaque du commissariat de la localité par des individus armés qui avait occasionné des déplacés. Témoigner la solidarité des autorités aux populations déplacées, tout en réaffirmant la présence de l’Etat à leur côté. Tel est l’objet de la délégation parlementaire conduite par le premier vice-président, Barthélémy Kassa. Au cours de cette visite, il était accompagné du maire de Tanguiéta, Zakari Boukary, de ses adjoints Serge Simba et Sassa Tchansi, ainsi qu’un détachement militaire dirigé par le capitaine Alassane Yaya. Sur les lieux de l’attaque, survenue le 14 mai 2025 contre le commissariat de Tanongou, le chef de la délégation a exprimé sa consternation face aux mouvements massifs de la population observés dans les villages de Batia, Sangu et Tanongou. Il a aussi rassuré les habitants de l’engagement ferme du gouvernement à lutter contre le terrorisme en insistant sur le fait que le Bénin, comme d’autres pays, fait face à un défi global, mais reste déterminé à y répondre sans céder à la panique. « La sécurité est une priorité. Ce défi n’est pas uniquement béninois, il est global. Mais le gouvernement reste pleinement engagé », a-t-il ajouté. Il a, par la suite, appelé à la résilience des communautés, soulignant que l’abandon précipité des villages ne favorise pas l’efficacité des mesures en cours. D’après des témoignages recueillis par la délégation de l’Assemblée nationale au cours de cette descente, certains déplacés sollicitent déjà un appui logistique afin de regagner leurs domiciles et reprendre le cours normal de leurs activités. Il faut signaler que cette attaque du commissariat de Tanongou, a provoqué une recrudescence des déplacements des populations qui craignent les représailles des terroristes. Coovi Zéphirin TOASSEGNITCHE
Gestion frauduleuse des tickets de transport à Porto-Novo
Le maire siffle la fin de la magouille Le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, rappelle à l’ordre les « conducteurs indélicats » de véhicules de transport en commun et les agents communaux complices de fraudes du système de tickets. Dans un communiqué rendu public, le mercredi 21 mai 2025, le maire de la capitale du Bénin, Charlemagne Yankoty, a dénoncé des cas persistants de fraude orchestrée par certains conducteurs de véhicules de transport en commun, en complicité avec des agents communaux. Ces manœuvres, rappelle l’autorité communale, consiste à contourner le dispositif de contrôle de tickets de transport mis en place dans la ville par la mairie. Une situation jugée « déplorable et inacceptable », en dépit des efforts soutenus du conseil communal pour renforcer les ressources propres de la ville. Ce constat qui viole les principes d’une bonne gouvernance n’a pas laissé indifférent le maire. Il a mis en garde les auteurs et leurs complices de cette sale besogne. « Des sanctions exemplaires allant jusqu’au retrait des tours tableaux seront infligées aux contrevenants » a prévenu l’autorité. Le retrait des tours tableaux signifie une exclusion du circuit légal de transport dans la commune. « Tout contrevenant s’expose à la rigueur de la loi », a insisté le maire, mettant en garde aussi bien les conducteurs que les agents complices de ces fraudes. Par ailleurs, il a lancé un appel au civisme et à la responsabilité collective, exhortant tous les acteurs du secteur à contribuer loyalement à l’élan de développement en cours à Porto-Novo. Coovi Zéphirin TOASSEGNITCHE
L’infiltration de l’eau dans les nouveaux marchés
Wilfried Houngbédji se prononce Face la presse, le vendredi 23 mai 2025, Wilfried Léandre Houngbédji, Secrétaire général adjoint, porte-parole du gouvernement, a justifié le choix opéré par le l’exécutif béninois dans la conception des marchés modernes et annoncé qu’un état des lieux est en cours. Des marchés modernes récemment construits au Bénin sont partiellement exposés à l’infiltration d’eau en cette saison pluvieuse. Dues à l’architecture adoptée, ces infiltrations d’eau dans les nouveaux marchés ne sont ni une surprise, ni un échec, mais la conséquence d’un choix technique assumé, celui de favoriser la ventilation naturelle, fait remarquer le porte-parole du gouvernement. « La toiture n’est pas étanche de partout pour que l’eau ne rentre pas. En fonction de la direction du vent, vous pouvez avoir de l’eau », a reconnu Wilfried Houngbédji. Selon lui, le gouvernement a fait le choix entre une bonne ventilation des lieux et une fermeture totale. Ce compromis, explique-t-il, a été fait dans un souci de confort sanitaire. « Au plan sanitaire, on s’est dit oui pour la ventilation. Cela fait que s’il pleut parfois à une certaine intensité, vous pouvez avoir de l’eau, mais ce n’est pas de l’inondation », a-t-il souligné. Cependant, il se veut rassurant. A l’entendre, des dispositions sont prises sur le terrain, des agents d’entretien sont mobilisés pour réagir rapidement, et les marchands ont été sensibilisés sur les précautions à prendre. «En saison pluvieuse, ils doivent bien couvrir leurs marchandises ou les disposer de manière à éviter les avaries. Quant à la possibilité de revoir l’architecture, elle n’est pas exclue. On a même demandé encore d’aller faire un état des lieux pour voir s’il faut supprimer cette commodité qui permet d’avoir l’aération. S’il faut en arriver là pour que les uns et les autres soient vraiment apaisés, si c’est le choix que les techniciens recommandent, on pourrait le faire », a précisé le porte-parole du gouvernement. Abordant la question des redevances, le porte-parole, comme à ses habitudes a rassuré. « Pour le moment, seuls les occupants de boutiques sont soumis au paiement. Les autres attendent de savoir si les redevances seront véritablement à leur portée. Faites-nous confiance et dites-leur de ne pas s’inquiéter. Quand on aura pris la décision, on leur dira comment ça va être fait. N’ayez aucun doute là-dessus » a apaisé Wilfried Léandre Houngbédji La rédaction
Béatification du cardinal Bernardin Gantin
L’exhortation de l’épiscopat du Bénin au peuple de Dieu La Conférence épiscopale du Bénin (Ceb), a tenu les 21, 22 et 23 mai 2025, au Grand séminaire Mgr Louis Parisot de Tchanvédji, sa 75ème session ordinaire. A cette occasion, les évêques ont abordé la béatification du Cardinal Bernadin Gantin de vénéré mémoire. Au projet autour duquel, ils ont lancé une exhortation à l’endroit du peuple de Dieu pour son heureux aboutissement. Concernant la vie de l’Eglise catholique, l’épiscopat du Bénin, a invité le peuple de Dieu à prier pour aboutissement du projet d’ouverture de la cause de béatification du Cardinal Bernardin Gantin. Dans ce cadre, une prière spéciale a été édictée pour obtenir des grâces par l’intercession du Cardinal. Il est également invité à faire un usage abondant de ladite prière et surtout à communiquer les grâces obtenues à deux adresses suivantes archeveche.cotonou@gamil.com ou à cardinalegantin.postulazione@gmail.com. En effet, lors de sa session plénière du 13 janvier à Frascati en Italie, la Conférence épiscopale régionale du Lazio dans la province de Rome a donné son avis favorable au projet d’ouverture de la cause de béatification du Cardinal Bernadin Gantin. Très attachés à la concrétisation de ce rêve, les évêques du Bénin demandent au peuple de Dieu de marcher dans la foi afin qu’il devienne une réalité. Coovi Zéphirin TOASSEGNITCHE
Cep 2025 au Bénin
271 890 candidats planchent cette année L’examen du Certificat d’études primaires (Cep) prévu pour démarrer, le lundi 2 juin 2025, sur toute l’étendue du territoire livre ses derniers détails par rapport aux préparatifs. D’après les informations du Directeur des examens et concours (Dec) du Ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp), Dr Victor Adohinzin, 271 890 candidats dont 131 660 filles sont inscrits cette année, contre 256 968 en 2024. Soit une progression de 5,81%. Parmi eux, 98 candidats à besoins spécifiques y prennent part. Il s’agit de 21 malvoyants, 16 élèves à mobilité réduite et 61 malentendants. Répartis dans 805 centres, ces candidats proviennent de 6371 écoles publiques et 4181établissement privées soit 10.552 écoles. Dans le cadre des préparatifs, le gouvernement, à travers le ministère, a organisé des séances de soutien scolaire. « Ces séances de remédiation ont permis aux apprenants de traiter plusieurs épreuves des années antérieures conçues dans un cahier d’activités intitulé ‘’Réussir au Cep’’ sous la supervision de l’équipe de Direction inspection et de l’innovation pédagogique (Diip). Nous pouvons affirmer sans risque de se tromper que les candidats sont prêts » a laissé entendre, Joachim Houédjoclounon, directeur de l’école primaire privée Sainte Foi de Dessa Ahouannonzoun. Même assurance du côté du ministère qui indique que les dispositions sont en place pour le bon déroulement des épreuves. Cependant, les révisions se poursuivent dans les classes après le Cep/Blanc de la semaine dernière. Quant aux parents, le Dec, les a exhortés à s’occuper de la surveillance et de la protection des enfants jusqu’au bout afin de faire prospérer les efforts qu’ils consentent depuis dans leur éducation. Coovi Zéphirin TOASSEGNITCHE
Corps abandonnés à la morgue de Comé
Ultimatum du tribunal aux familles concernées La plupart des morgues des hôpitaux publics sont peuplés. Les citoyens, pour des raisons économiques et autres, abandonnent les corps de leurs parents dans les funérariums publics empêchant ainsi, le bon fonctionnement du service. Ce constat amer et désolant, a fait réagir le Procureur de la république près le tribunal de première instance de Comé. Dans un communiqué en date du mardi 20 mai 2025, les familles concernées ont jusqu’au 5 juin 2025 pour retirer les corps de leurs proches parents abandonnés à la morgue de l’hôpital de zone. A l’expiration de ce délai, le magistrat se réserve le droit de faire inhumer ces dépouilles dans une fosse commune, avec l’appui des services techniques de la voirie des mairies concernées et ce, conformément aux textes de la République. Le procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe de Comé tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué, le magistrat, faisant l’état des lieux, a fait remarquer que plusieurs des corps reposent à la morgue de l’hôpital de zone depuis des mois, voire des années, sans qu’aucun proche ne se manifeste. A titre illustratif, on note entre autre les dépouilles de Bruce Emile, déposé depuis le 28 mars 2020, Aziabou Gaston (16 mars 2021), ou encore Simenou Alexandre (5 avril 2023). La liste comprend aussi plusieurs bébés décédés en 2023, 2024 et début 2025. Dans le lot, des corps non identifié. Outre les cas identifiés, le procureur a mentionné également des corps non identifiés rejetés par la mer dans la Commune de Grand-Popo ou retrouvés dans le Lac Ahémé à Bopa, ainsi que des victimes d’accidents de circulation, dont l’identité reste inconnue jusqu’à ce jour. Pour l’homme de droit, ce désordre qui perdue ne peut pu être tolérer. Ainsi, il a pris ses responsabilités en accordant aux familles concernées un ultimatum fixé au 5 juin 2025. « Passé ce délai, les corps non réclamés seront inhumés dans des fosses communes, conformément à la procédure» a précisé le communiqué. Cette mesure, bien que contraignante, vise à désengorger la morgue et à assurer une gestion sanitaire et digne des corps non identifiés ou abandonnés. Le parquet appelle donc à la responsabilité des citoyens et à la mobilisation des proches pour éviter cette issue extrême. Ci-dessous, la liste complète des corps concernés 1-Bruce Emile (déposé depuis le 28 mars 2020) 2-AZIABOU Gaston (16 mars 2021) 3-Raphaël (sans autre précision, 4 décembre 2021) 4-TONDE Sovi (18 septembre 2022) 5-SIMENOU Alexandre (5 avril 2023) 6-TOMELI Edmond (10 mai 2023) 7-AGUIGA Florence (27 mai 2024) 8-MOUGO Houssou Noël (13 janvier 2025) 9-HOUNGA Ayabè (28 mars 2025) 10-Bébé FANOU Adèle (2 décembre 2023) 11-Bébé ATIAKRA (17 février 2024) 12-Bébé GNONGNONVI (21 juillet 2024) 13-Bébé KPATIN Jeanne (13 janvier 2025) 14-Bébé ABIBOU (14 janvier 2025) 15-Bébé EBOUE (25 janvier 2025) Corps abandonnés à la morgue de Dassa : un ultimatum lancé aux familles pour le retrait des dépouilles Le procureur de la République près le tribunal de première instance de Comé exhorte les familles à retirer les corps de leurs proches. Passé le 5 juin 2025, ces dépouilles seront inhumées en fosse commune. Dans un communiqué publié mardi 20 mai 2025, Coovi Zéphirin TOASSEGNITCHE
Election générale inclusive au Bénin
La Conférence épiscopale préoccupée par la paix sociale Réunis en sa session plénière ordinaire, du 21 au 23 mai 2025, au Grand séminaire Mgr Louis Parisot de Tchanvédji, la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb) a axé ses travaux sur des sujets d’intérêt majeur touchant la vie des séminaires, de l’Eglise catholique et du Bénin. De ces assises, d’importantes décisions ont été prises relatives à la vie politique nationale et sociale du Bénin. Pendant que l’on s’approche résolument de 2026, année des élections générales au Bénin, des initiatives se multiplient en faveur de la paix à l’endroit de la classe politique. Dans sa mission de veille permanente, l’épiscopat du Bénin, à l’aune de sa 75ème session plénière a rendu public un message dans ce sens invitant les acteurs politiques, les institutions de la République, les organisations de la société civile et l’ensemble du peuple béninois à œuvrer dès à présent, à la préservation d’un climat de paix dans la justice et la vérité. Selon les évêques, la préservation de cette paix, n’est pas un vain mot. Elle convient à des actions concrètes qui garantissent des élections libres, inclusives, transparentes et apaisées, dans le respect des droits et libertés fondamentales. Ainsi, ils exhortent chacun à éviter les discours incitant à la haine, à la violence, aux manipulations de tout genre et à privilégier le dialogue, le respect mutuel et la préservation des acquis démocratiques. Par conséquent, ils encouragent chaque acteur politique et chaque citoyen à être artisan de paix et de justice pour le plus grand bien de notre Nation. Au plan social, la Conférence épiscopal du Bénin (Ceb) est également préoccupée face à la précarité persistante qui affecte une portion non négligeable de la population. «En dépit des efforts consentis par le Gouvernement pour le développement, de nombreuses familles peinent encore à satisfaire leurs besoins fondamentaux et vitaux. Cette situation fragilise le tissu social, expose les plus vulnérables à diverses formes d’exploitation et compromet la paix sociale » fait-elle remarquer. Fidèle à sa mission prophétique, l’Église appelle les autorités compétentes, les acteurs politiques, économiques et sociaux, ainsi que tous les citoyens de bonne volonté, à redoubler d’effort pour bâtir une société plus juste et solidaire qui met la personne humaine au centre de toute action dans la mesure où nul n’a le droit d’être heureux tout seul. Par ailleurs, elle a exprimé sa vive compassion à la Nation tout entière et aux familles endeuillées par la perte de nos concitoyens tombés au front dans l’accomplissement de leur devoir. Conscients des sacrifices consentis pour la préservation de la paix et de la sécurité dans notre pays, les évêques prient avec ferveur pour le repos éternel de ces héros. « Puisse le Seigneur, dans sa miséricorde infinie, accueillir leurs âmes dans sa lumière et consoler les cœurs éprouvés par ces drames » Ils prient aussi pour leurs frères et sœurs d’arme qui sont encore au front, afin que le Seigneur soit leur bouclier et leur protection. Au terme de leurs travaux, les Évêques ont remercié vivement le grand séminaire de Tchanvédji qui a abrité cette session en implorant la grâce de Dieu sur l’ensemble du peuple de Dieu au Bénin, sur nos familles et sur notre pays. «Que la Vierge Marie, Notre-Dame des lendemains meilleurs, intercède pour nous ! » Coovi Zéphirin TOASSEGNITCHE
Dialogue Gouvernement-Syndicat
La première session s’ouvre sur fond de frustration La première session de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives entre le Gouvernement et les centrales syndicales s’est ouverte, à Cotonou, le jeudi 22 mai 2025. Présidée par le Ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, cette rencontre a connu la participation des représentants des partenaires sociaux et une forte délégation gouvernementale. «Cette session va bien au-delà d’un simple rendez-vous institutionnel. Elle illustre notre volonté commune de faire vivre l’esprit de dialogue, de responsabilité et de solidarité » fait remarquer, Abdoulaye Bio Tchané, président de la Commission nationale de concertation, de consultation et de négociations collectives, à l’entame de ses propos liminaires. Après avoir rappelé l’importance de ce cadre qui favorise un dialogue fructueux et garantit la stabilité d’un climat socioprofessionnel, il a souligné que le gouvernement sous le lead du président Patrice Talon, accorde une attention particulière à cette instance de concertation, perçue comme un levier de cohésion et de justice sociale. A cette occasion, il a présenté les réformes engagées pour insuffler une nouvelle dynamique au secteur privé et créer des emplois durables. Les mots d’apaisement du ministre d’Etat n’ont guère émoussé les frustrations du Secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Sg/Cstb). Kassa Mampo, a dénoncé ce qu’il appelle le manque d’écoute et d’actions concrètes de la part du gouvernement. «Depuis août 2024, aucune avancée significative n’a été notée. Pire, la tentative de réunion du 21 novembre a été empêchée par un déploiement massif des forces de l’ordre » a-t-il fustigé. Faisant le point des revendications en suspens, il a évoqué la stagnation des carrières pour de nombreux fonctionnaires, le non-reversement des Aspirants au métier d’enseignement (Ame) recrutés depuis 2019, l’absence de contrats pour des enseignants reversés en 2008 et agents de santé, de même que la précarisation croissante de l’emploi dans le secteur privé. Il a également dénoncé les restrictions imposées aux libertés syndicales. Les syndicats ont aussi soulevé les questions liées aux conditions précaires d’autres agents de l’Etat et l’absence de sursalaires pour les conventionnés des sociétés publiques et semi-publiques. Au nom du gouvernement, le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, a reconnu l’existence des défis, tout en soulignant les efforts déjà consentis. Selon lui, cette session, qui dure trois jours, permettra de faire émerger des réponses réalistes, justes et durables. Il a émis le souhait que les travaux se déroulent dans un climat de sérénité, d’écoute mutuelle et de responsabilité partagée. La rédaction
Axe Bohicon-Dassa-Zoumè
Jacques Ayadji préoccupé par la sécurité des usagers Jacques Ayadji, ministre conseiller aux Infrastructures et au Cadre de Vie, a effectué le jeudi 22 mai 2025 une visite d’inspection des travaux de bouchage des nids-de-poule, sur le tronçon Bohicon-Dassa-Zoumè. L’objectif de cette descente est de s’assurer de l’effectivité du démarrage des travaux de remblaiement des nids-de-poule. Le réseau routier reliant Bohicon et Dassa-Zoumè a reçu la visite du ministre conseiller aux infrastructures et au cadre de vie. Deux grandes étapes ont marqué cette inspection. Accompagné du préfet du département du Zou, Daniel Valère Sètonnougbo, la délégation ministérielle s’est d’abord rendue à Setto pour vérifier l’effectivité des travaux de mise en état, le comblement des grands nids de poules à partir de ce niveau du corridor Cotonou-Niamey. La seconde phase de la mission qui consiste à délimiter la portée finale des interventions sollicitées de Porteo Btp a conduit le ministre et sa suite à Dassa-Zoumè, dans le département des Collines. L’entreprise Porteo Btp est commise à cette tâche en la réhabilitation de la route. Elle fait suite à une scène d’accident grave survenu en présence du ministre conseiller, à hauteur de Paouignan. Ces travaux d’entretien visent selon l’émissaire du gouvernement à faciliter la « mobilité interrégionale ». Préoccupé par la sécurité des usagers de la route, Jacques Ayadji a appelé les citoyens, conducteurs et riverains, à la prudence et à la patience, soulignant que des comportements irréfléchis pourraient aggraver la dégradation de la voie. Le Centre national de sécurité routière a été instruit à cet effet pour lancer des campagnes de sensibilisation. Le préfet du Zou, Daniel Valère Sètonnougbo a, quant à lui, exprimé sa satisfaction par rapport à cette visite car pour lui, les travaux initiés ainsi que la visite du ministre conseiller sur le terrain étaient importants afin de réduire un tant soit peu les accidents sur cet axe. Réitérant également son appel à la prudence des conducteurs. Roger Danvi, Directeur de projet de Porteo Btp a, pour sa part, donné des assurances liée à la célérité des travaux, promettant une finalisation dans les meilleurs délais. Coovi Zéphirin TOASSEGNITCHE
Diplomatie béninoise
Olushegun Adjadi Bakari met le Bénin sur orbite Dans un entretien exclusif accordé à TRT Afrika, ministre béninois des Affaires étrangères, Olushegun Adjadi Bakari, a présenté la nouvelle feuille de route du Bénin sur la scène internationale. Le pays, fort de ses atouts régionaux et de son positionnement stratégique, affiche une ambition claire : jouer un rôle moteur dans l’Afrique de demain. Il a levé le voile sur les nouvelles orientations de la diplomatie béninoise. Une vision audacieuse, ancrée dans le réalisme et portée par une ambition assumée de redéfinir le rôle du Bénin sur la scène africaine et internationale. A l’heure où le continent africain cherche à affirmer sa voix dans les grands équilibres géopolitiques, le Bénin compte faire entendre la sienne avec clarté. Fort d’un passeport parmi les plus puissants de l’Afrique et d’une intégration régionale bien maîtrisée, le pays a opté pour une diplomatie active, ouverte et stratégique. Entre pragmatisme et vision, le chef de la diplomatie béninoise met en avant une approche diplomatique orientée vers les partenariats gagnant-gagnant, la diversification des alliances, et la valorisation du capital humain béninois. Dans son intervention, Olushegun Adjadi Bakari a réaffirmé l’engagement du Bénin à rester un acteur fiable, stable et innovant dans un monde en perpétuelle recomposition. La rédaction