À Doha au Qatar, des représentants du gouvernement de la République démocratique du Congo (Rdc) et du mouvement rebelle M23 ont signé le weekend écoulé un accord-cadre destiné à ouvrir la voie à un futur accord de paix. C’est un acte qui intervient après des mois de combats entre les deux camps. Enfin la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo (Rdc) ? On peut désormais y croire. Depuis janvier, le M23 appuyé par le Rwanda, selon Kinshasa et plusieurs observateurs s’est emparé de Goma, capitale du Nord-Kivu, avant d’étendre son contrôle dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Les autorités rwandaises, elles, ont longtemps nié leur implication militaire, tout en justifiant l’action des rebelles par la menace que représenteraient d’anciens miliciens hutus rwandais réfugiés en Rdc après avoir participé au génocide des Tutsis en 1993. L’offensive du mouvement rebelle cette année a fait des milliers de morts et provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes. Une situation qui a ravivé la crainte d’une déflagration régionale dans l’ensemble de la région des Grands Lacs. Et pour arrêter la saignée, une série d’initiatives diplomatiques. Des dirigeants africains à ceux de l’Occident, la vague de médiations n’avait encore réussi à faire jusque-là. En parallèle d’une médiation du président américain Donald Trump entre Kinshasa et Kigali, le Qatar a accueilli depuis avril plusieurs cycles de discussions entre les deux parties. Ces réunions ont surtout permis d’examiner les conditions préalables à un accord global et les mesures de confiance nécessaires. Selon les informations, les deux camps avaient déjà adopté en juillet une déclaration de principes, malgré l’absence de réponses à certaines questions fondamentales. Puis, en octobre, ils avaient conclu un accord visant à encadrer la supervision d’un éventuel cessez-le-feu. C’est d’ailleurs à la suite de tout ceci, qu’un accord-cadre a été signé à Doha. Cet accord est présenté comme un moyen de faciliter et d’accélérer les négociations en vue d’un accord de paix complet. Il intervient notamment dans un conflit qui ensanglante l’est de la Rdc depuis plus de trois décennies. Carmel GAMBIYI
Adoption controversée de la nouvelle monture de la Constitution : L’opposition construit, la mouvance déconstruit et soutient.
Comme on pouvait s’y attendre, le vote du projet de loi N°2025-20 portant révision de la constitution par les députés au petit matin du samedi 15 novembre 2025, suscite de nombreuses réactions venant de personnalités politiques de l’opposition qui dénoncent les vices de procédures qui ont jalonné le processus. Des allégations que le camp adverse balaie du revers de main. Du côté des députés de la majorité présidentielle, le vote a été accueilli avec satisfaction. Ils estiment que la nouvelle Constitution ouvre la voie à une modernisation des institutions et à un meilleur fonctionnement de la gouvernance. Pour eux, cette réforme marque un tournant décisif dans le renforcement de la stabilité politique. Si la majorité la considère comme une avancée structurante, l’opposition y voit une dérive dangereuse pour la démocratie. «Nous venons d’assister à un coup d’État constitutionnel.», ont dénoncé les députés du parti Les Démocrates, à travers une déclaration lue par leur porte-voix, Kamel Ouassagari peu après le vote. L’opposition a également déploré des coupures d’électricité intempestives intervenues lors du déroulement du vote. «Vers la fin, il y a eu des coupures de courant… », accusent-ils, Le parlementaire évoque ensuite un écart inexpliqué dans le décompte initial des participants au vote : « À la fin, lors du décompte, on s’est retrouvés à 108 votants, alors que 109 personnes ont voté. Le président de l’Assemblée a clôturé le débat en annonçant qu’il y a eu 109 votants.» Pour lui, les événements survenus dans l’hémicycle dépassent la simple confusion technique. Les députés LD affirment avoir fait bloc lors du scrutin et estiment que le résultat proclamé ne reflète pas leur vote réel. « Aujourd’hui, ils ont tout fait pour diviser sans les 22 députés qui sont restés fidèles au peuple.», a-t-il indiqué. Kamel Ouassagari insiste sur le fait que des preuves visuelles existeraient. « Ce qui a été montré à la face du monde n’est pas la réalité de ce qui s’est passé. Nous ne reconnaissons pas ce vote », a-t-il réaffirmé. Les Démocrates annoncent qu’ils vont saisir toutes les voies légales de recours en vue d’obtenir l’annulation du vote qui, à en croire leurs propos, est entaché d’irrégularités. Les clarifications de Orden Alladatin Invité de la Société de radio et télévision du Bénin (Srtb) dans une émission spéciale consacrée à la révision de la Constitution, le député Orden Alladatin, membre de l’Union progressiste le renouveau (Upr), a réagi aux critiques formulées par l’opposition au sujet du vote intervenu la nuit précédente à l’Assemblée nationale. L’élu a rejeté les soupçons d’irrégularités brandis par Les Démocrates (LD), affirmant que le scrutin s’est déroulé conformément aux règles établies. Face aux allégations se rapportant des interruptions de courant lors du vote final, le président de la commission des lois au Parlement a apporté des précisions. Il a d’abord dénoncé ce qu’il décrit comme des tentatives d’alimenter la confusion : « Qu’est-ce que Les Démocrates ne vont pas inventer pour couvrir leur plaie… Et pourtant, elle est béante. Déjà dans la journée, il y a eu quelques coupures. Ce n’est pas la première fois que cela arrive. Même, lorsque nous étions en discussion sur la recevabilité, il y avait déjà eu une coupure. Donc ce n’est pas nouveau (…) Pendant le dépouillement, il n’y a eu aucune coupure d’électricité.» a-t-il affirmé. Par rapport au flou qui entoure les chiffres annoncés lors du vote, le député se veut rassurant. « Il s’agit simplement d’une erreur. Au lieu des 19 votant pour le parti LD, le secrétaire parlementaire avait, par erreur écrit 18. Ils savent très bien que c’était 19 et que c’était une erreur et puis voilà. Donc il a commencé par faire ce bruit-là et ils sont rués vers l’avant-scène. Ils sont allés à la table et dans ce brouillard-là, il y a encore une coupure. On avait fini le dépouillement. Pendant le dépouillement, il n’y a eu aucune coupure d’électricité. », a insisté Orden Alladatin. L’élu soutient la légitimité du scrutin et affirme que les résultats proclamés reflètent fidèlement les votes exprimés, précisant que trois députés du groupe parlementaire Les Démocrates ont effectivement voté en faveur de la révision constitutionnelle, contrairement à ce qui a été ventilé au sein de l’opinion publique. Zéphirin TOASSEGNITCHE
Vote du projet de budget de l’Etat 2026 le 4 décembre : Les grandes étapes de la procédure d’adoption.
La deuxième et dernière session ordinaire de la 9ème législature a décidé d’examiner et d’approuver par la plénière, sauf changement de dernière minute, le projet de loi de finances gestion 2026, le jeudi 4 décembre 2025. Mais avant, par respect de la procédure, le texte du projet sera présenté par le gouvernement le jeudi prochain pour permettre aux Honorables députés d’en avoir un aperçu. Plusieurs étapes sont déjà franchies par rapport au programme des travaux en commission budgétaire du Parlement. Les députés, dans le cadre de l’étude du projet de loi des finances gestion 2026 ont suivi l’atelier d’information et d’appropriation par les parlementaires du contenu du projet de loi de finances gestion 2026. Ce séminaire qui a duré deux jours a permis aux élus du peuple de prendre connaissance du contenu du volumineux document et des grandes options budgétaires du gouvernement pour l’année prochaine. Ils ont participé ensuite au pratique sur la budgétisation sensible au genre. Cette rencontre est animée par l’agence expertise France dans le cadre du partenariat entre l’Assemblée nationale du Bénin et le Programme d’action sur la coopération parlementaire. Ce lundi, les audiences publiques sont prévues pour durer deux jours. Les responsables des centrales et confédérations syndicales ; les Organisations de la société civile dont Social Watch et Alcrer ; le Conseil des investisseurs privés du Bénin et le Conseil national du patronat vont défiler devant les députés de la Commission budgétaire du Parlement pour y présenter leurs observations et propositions sur le projet de loi des finances gestion 2026. La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Cci Bénin) ; la Confédération des employeurs du Bénin (Coneb) ; la Chambre d’agriculture ; la Chambre des métiers et l’Association nationale des Communes du Bénin (Ancb) sont aussi attendues pour le même exercice. Phase de présentation du projet de loi La fin de ces audiences publiques va ouvrir la phase de présentation proprement dite du projet de loi de finances gestion 2026 par le gouvernement. Ce rendez-vous annuel est prévu pour le jeudi prochain au Parlement. Le gouvernement aura à présenter aux députés certains documents budgétaires notamment le rapport-synthèse de présentation du projet de loi de finances ; le rapport sur l’équilibre économique et financier, les résultats connus et les perspectives ; le Plan de trésorerie prévisionnel et mensualisé de l’exécution du budget de l’Etat et le document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle 2026-2028. Les députés de la Commission budgétaire du Parlement auront également droit à plusieurs autres documents dont la Note analytique sur le programme de développement, l’évaluation des dépenses fiscales et présentation détaillée des recettes budgétaires ; le Plan annuel d’endettement; les comptes spéciaux du Trésor; la Note analytique sur les finances locales et le Programme d’investissement public (Pip). Ces différentes présentations suivies de débat sont souvent assurées par le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Celles-ci ouvrent le bal du passage des ministres sectoriels, de la présidence de la République et des présidents d’institution de la République devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Chacun devra présenter les grandes lignes de leur projet de budget au titre de la gestion 2026. Ce défilé dure du jeudi 20 au jeudi 27 novembre prochain. Ballet des ministres sectoriels La Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, comme de coutume, s’est éclatée en deux groupes pour recevoir les membres du gouvernement, la présidence de la République et les présidents d’institutions. Le ministre d’Etat en charge de l’économie, des finances et de la coopération ouvre le bal de ce passage. Romuald Wadagni va défendre les prévisions budgétaires de son ministère dans la même journée du jeudi, aussitôt après avoir présenté aux députés l’ensemble du contenu du projet de loi de finances gestion 2026. Conformément à la procédure parlementaire, les députés se retrouveront ensuite en commission, les vendredi 28 novembre et lundi 1er décembre, pour mener leurs discussions générales sur le projet de loi de finances gestion 2026 et examiner les amendements proposés. Les travaux vont aboutir à l’adoption du rapport général par la Commission budgétaire. Cette adoption consacre la fin des travaux en commission sur l’étude du volumineux document budgétaire. Place sera faite ensuite à l’examen du rapport général du projet de loi de finances gestion 2026 et l’adoption du dossier par l’Assemblée nationale. Cette séance plénière décisive est programmée pour le jeudi 4 décembre prochain, en présence du gouvernement. A cette date, le sort du projet de loi de finances gestion 2026 transmis au Parlement en septembre dernier, par le chef de l’Etat, sera connu. En termes chiffrés, le projet de budget de l’Etat pour la gestion 2026, faut-il le rappeler, s’équilibre en ressources et en charges à la somme de 3 783,98 milliards F Cfa contre 3 551,01 milliards FCfa en 2025, soit une hausse de 6,6 %. La Rédaction
Révision constitutionnelle : Les députés approuvent la recevabilité du projet et révise la constitution.
Les députés de la 9ème législature étaient, le vendredi 14 novembre 2025, en séance plénière à l’Assemblée nationale. Cette séance consacrée à la révision de la constitution a connue plusieurs étapes dont la première est la recevabilité du projet de loi. Par 87 voix pour, 22 contre et 00 abstention, l’Assemblée nationale a adopté la recevabilité la proposition de loi portant révision de la constitution, introduite le 31 octobre dernier, par les députés Aké Natondé et Assan Séïbou, respectivement présidents des Groupes parlementaire Union progressiste le renouveau (Up-R) et Bloc républicain (Br). Le score est obtenu à l’issue d’un vote secret. Chaque député a exprimé en toute liberté son choix dans l’isoloir posé à la tribune de l’hémicycle. Le verdict du vote dépasse la majorité des 3/4 soit 82 voix exigée par la procédure de révision constitutionnelle pour l’acceptation du dossier. Cette étape de validation ouvre la voie à la seconde et dernière, celle de l’examen au fond de la proposition de loi proprement dite. L’examen va aboutir à l’adoption ou non du document. Cette phase fatidique et décisive nécessite la majorité des 4/5 soit 88 voix pour que la révision constitutionnelle soit acquise par voie parlementaire. En cas d’échec, la réforme constitutionnelle sera soumise au référendum populaire. Une fois le projet de loi reçu, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a proposé une suspension de la plénière pour une reprise ce lundi qui sera dédiée à l’examen de la proposition de révision de la constitution dans le fond. Mais les députés s’y sont opposés et ont demandé sa poursuite. Après une suspension de 30 minutes, les travaux repris ont débouché sur la seconde phase de la procédure parlementaire à l’étude du fond du projet de loi. A l’issue d’un débat houleux qui a duré toute la nuit, la majorité des parlementaires ont réussi à accorder leur violon même des résistants ont pu garder leur position. Ainsi, le texte a obtenu 90 voix pour et 19 contre. Les innovations majeures intégrées C’est par 90 voix pour, 19 contre et 00 abstention que l’Assemblée nationale a validé la loi N°2025-20 du 14 novembre 2025 portant modification de la loi N° 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin révisée par la loi N° 2019-40 du 07 novembre 2019. Cette nouvelle mouture de la constitution comporte plusieurs innovations majeures. En effet, 15 articles nouveaux ont été créés et 18 ont été modifiés. Le Parlement exerce, aux termes des dispositions de l’article 79 modifié, le pouvoir législatif et contrôle l’action du gouvernement. Il est composé de deux Assemblées à savoir : l’Assemblée Nationale et le Sénat. L’article 86 modifié dispose que « les lois et résolutions votées par l’Assemblée Nationale sont simultanément transmises au Président de la République et au Président du Sénat ». « Ce Sénat dont les membres sont appelés des Sénateurs régule, aux termes des dispositions de l’article 113.1, la vie politique pour la sauvegarde et le renforcement des acquis de l’unité nationale, du développement de la Nation, de la défense du territoire, de la sécurité publique, de la démocratie et de la paix ». Mais ce n’est pas la seule touche apportée à la Constitution béninoise. Les députés ont modifié les mandats électifs. Selon l’article 42 modifié, le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 07 ans renouvelable une seule fois. Cet article précise que nul ne peut, de sa vie, exercer plus de deux mandats de président de la République. L’article 80 modifié dispose que « la durée du mandat des députés est de 07 ans renouvelables. Tout député qui, par démission, cesse d’être membre de son parti l’ayant présenté à l’élection législative, perd son mandat ». Le même article réaffirme que « chaque député est le représentant de la Nation tout entière et tout mandat impératif est nul ». Pour les maires et élus communaux et municipaux, il faut se référer à l’article 151 modifié. Cet article dispose que les collectivités s’administrent librement par des conseils élus sur des listes de partis politiques pour un mandat de sept (07) ans renouvelables dans les conditions fixées par la loi. Tout élu qui, par démission, cesse d’être membre du parti l’ayant présenté à l’élection, perd son mandat. En introduisant ces dispositions dans la Constitution, les députés ont opté a adopté une solution légale à la question de la transhumance politique des élus au Bénin. Cette nouveauté s’inscrit sans doute dans la logique de la réforme du système partisan. Entre inquiétudes, soutiens et interrogations, le pays s’engage désormais dans une nouvelle étape: celle de la mise en œuvre concrète des changements votés et de leur impact sur l’architecture institutionnelle. Après cette révision de la Constitution, le président Patrice Talon va demander un contrôle de constitutionnalité, puis promulguer la loi si la Cour constitutionnelle donne son feu vert. Laure LEKOSSA
Clôture du cinquantenaire de la CEDEAO au Bénin : Sous le signe de reconnaissance et d’hommage.
Les rideaux sont tombés, le vendredi 14 novembre 2025, sur les manifestations marquant la célébration des noces d’or de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) au Bénin. Au cours de la grande soirée culturelle consacrant la clôture des festivités au Village du cinquantenaire érigé au palais des congrès à Cotonou, plusieurs figures politiques ayant contribué à la vie de l’institution sous régionale ont célébrées. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) reconnaissance. « Ce soir, sous le ciel de Cotonou, nous rendons hommage à un demi-siècle d’engagement, de solidarité et de construction régionale. Et nous honorons celles et ceux qui, par leur vision, leur dévouement et leur action, ont incarné les valeurs de la Cedeao et contribué à son rayonnement», a annoncé Amadou Diongue, représentant résident de la Cédéao au Bénin. En marge de la commémoration de ses cinquante bougies au Bénin, l’institution sous régionale a distingué ses pères fondateurs et toutes celles et tous ceux qui ont apporté d’une manière ou d’une autre leur pierre à la construction de son édifice.Gratifiées et honorées pour leur parcours, leurs efforts et leur courage, plusieurs personnalités, vivantes ou disparues, ont reçu une distinction spéciale. Parmi les hommages posthumes, celui rendu à feu Marcel de Souza a particulièrement marqué les esprits. « Dans la disparition, il y a de cela six ans, l’émotion reste vive. Recevoir aujourd’hui cette distinction à titre posthume en son honneur est pour moi, pour nos enfants et pour toute notre famille, un moment de grande dignité. C’est un geste qui va au-delà de la simple reconnaissance institutionnelle », a confié son épouse très émotionnée. Ce fut l’occasion pour elle de rappeler que Marcel de Souza avait consacré sa vie à servir l’Afrique de l’ouest parce que convaincu que l’unité, la solidarité et le dialogue constituent le socle de la destinée commune des peuples de la sous-région. Un hommage solennel a également été rendu aux pères fondateurs de la Cédéao, de vénéré mémoire, en reconnaissance d’un demi-siècle d’intégration régionale. Un brassage culturel mis en exergue Au-delà de la célébration des mérites, le public a eu droit à une soirée féérique et culturelle. Les rythmes, les chants et les denses des communautés constitutives de la Cédéao se sont entremêlées sur une même scène. Plusieurs tableaux folkloriques particulièrement riches ont été animés par des troupes venues du Niger, du Togo, du Nigeria et du Bénin. De véritable moment de détente qui fait dire à Gwladys Gandaho, représentante du ministre du tourisme, de la culture et des arts, que Amadou Diongue a gagné le pari de l’organisation de l’évènement. Elle a exprimé sa fierté de constater encore une fois que l’Afrique de l’Ouest demeure un espace de création, de partage et d’humanité à l’occasion de la célébration du demi-siècle de notre organisation sous régionale. Pour elle, le festival de la Cédéao est bien plus qu’une rencontre artistique. « C’est une expérience vivante qui raconte les 50 ans d’une organisation qui danse, qui chante, qui écoute et qui apprend» Pendant trois jours, la richesse culturelle, artistique, culinaire et vestimentaire des pays membres de la communauté ont été mis en lumière à la grande satisfaction des participants. Prisca Ahouassou
Innovation constitutionnelle : Structure, composition et fonctionnement du Sénat.
L’une des avancées majeures intégrées à la nouvelle monture de la constitution adoptée par les députés de la 9ème législature est la création du Sénat. Cette structure constitutionnelle qui se veut la deuxième chambre de l’Assemblée nationale vise à renforcer la stabilité politique, la cohésion nationale et la qualité du processus législatif. Le Sénat béninois est une composition fondée sur l’expérience et la représentativité. Conçu comme une chambre de réflexion et de régulation, fortement marquée par l’expérience de ses membres, il comprend trois catégories de membres. Les membres de droit que sont les personnalités ayant exercé les plus hautes fonctions de l’État tels que les anciens présidents de la République ; les anciens présidents du Parlement ; les anciens présidents de la Cour constitutionnelle ayant accompli au moins la moitié de leur mandat. Il y a également les membres issus des forces de défense et de sécurité. A ce niveau, cinq personnalités seront désignées parmi les anciens chefs d’État-major, sélectionnées pour leur contribution à la sécurité nationale. La troisième catégorie de personnes qui doivent siéger au Sénat sont les membres désignés. Si le total des membres de droit est inférieur à vingt-cinq (25), des personnalités supplémentaires sont désignées à parité par : le président de la République ; le président de l’Assemblée nationale. Un mandat spécifique et une direction structurée Les sénateurs désignés siègent pour un mandat de cinq (05) ans renouvelable, contrairement aux députés, aux maires et aux conseillers communaux dont les mandats sont désormais portés à sept (07) ans. Le Sénat est dirigé par un président, un vice-président et un rapporteur, eux aussi élus pour cinq ans. Cette direction assure la coordination des travaux et la stabilité de l’institution. L’âge plafond pour siéger est fixé à 85 ans, mais cette restriction ne s’applique pas à la première installation du Sénat. Un rôle de régulation politique et institutionnelle Aux termes de l’article 113.1, le Sénat est chargé de réguler la vie politique nationale, avec des missions axées sur : la consolidation de l’unité nationale ; la préservation de la démocratie et de la paix ; le développement de la Nation ; la sécurité publique et la défense du territoire. Il reçoit simultanément, avec le président de la République, les lois et résolutions votées par l’Assemblée nationale, conformément à l’article 86 modifié. Son principe central est la neutralité politique. A ce titre, le Sénat repose sur une exigence forte. Ses membres ne doivent exercer aucune activité politique partisane. Ils sont soumis à une obligation stricte de réserve, destinée à garantir : l’indépendance de l’institution ; la sagesse dans l’analyse des lois et l’équilibre dans le fonctionnement global du Parlement bicaméral. Zéphirin TOASSEGNITCHE
Législatives de 2026 au Bénin : La CENA ouvre le dépôt des candidatures.
Le compte à rebours relatif au dépôt des dossiers de candidatures des élections législatives de janvier 2026 est désormais lancé. Le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), Sacca Lafia, a procédé le vendredi 14 novembre 2025, à l’ouverture officielle des registres, marquant ainsi l’une des étapes les plus sensibles et décisives du processus électoral. Dans sa déclaration, le président de l’institution chargée d’organiser les élections au Bénin Sacca Lafia a rappelé que les partis politiques régulièrement constitués peuvent commencer à déposer leurs dossiers du samedi 15 novembre à 08h00 au mercredi 19 novembre 2025 à minuit, délai de rigueur. Chaque formation en lice devra soumettre 218 dossiers de candidatures, soit 109 titulaires et 109 suppléants, conformément aux exigences du Code électoral. Sacca Lafia a saisi l’occasion pour évoquer les difficultés enregistrées lors du dépôt des candidatures aux dernières élections communales, lesquelles avaient entraîné un décalage d’une semaine dans le traitement des dossiers. Une expérience que la Céna ne souhaite plus revivre. Il a donc exhorté les partis à plus d’anticipation, de discipline administrative et de rigueur dans la constitution des dossiers, afin d’éviter tout retard préjudiciable au calendrier électoral. Fidèle à sa mission, la Céna réaffirme sa détermination à conduire le processus dans un esprit de transparence, d’équité et de strict respect des textes. À travers ce lancement officiel, l’institution rappelle son engagement à garantir un scrutin crédible, apaisé et conforme aux standards démocratiques. Ainsi s’ouvre une nouvelle étape majeure de la route vers les législatives de 2026, où chaque parti devra désormais démontrer sa capacité à se conformer aux exigences de la loi pour espérer conquérir les sièges de la prochaine législature. Aucun dossier n’est encore déposé à la Céna Le dépôt des dossiers de candidatures pour les élections législatives du 11 janvier 2026 au Bénin a effectivement démarré le samedi 15 novembre 2025 à la Commission électorale nationale autonome (Céna), conformément au calendrier. Deux jours après le démarrage des opérations, aucun dossier n’a encore été enregistré auprès de l’institution. Une situation qui n’étonne guère, les partis politiques ayant, de manière récurrente, l’habitude d’attendre les derniers jours pour finaliser et déposer leurs déclarations de candidature. Cette pratique est généralement liée aux ultimes arbitrages internes et aux ajustements de listes. La Céna invite donc les formations politiques à respecter l’échéance afin d’éviter tout rejet lié au non-dépôt dans les temps. Zéphirin TOASSEGNITCHE Discours du président de la céna a l’occasion du lancement de la réception des déclarations de candidatures pour les élections législatives du 11 janvier 2026. Béninoises et Béninois, Chers compatriotes ; Mesdames et Messieurs les responsables et membres des Partis politiques ; À la suite de la réception des dossiers de candidatures aux élections communales, la phase de dépôt et d’enregistrement des déclarations de candidatures à l’élection des membres de l’Assemblée Nationale démarrera officiellement à partir de demain, samedi 15 novembre 2025. Elle est régie par la loi portant code électoral en République du Bénin. Les contraintes liées à la réception et à l’examen des dossiers de candidatures aux élections communales nous ont objectivement obligés à reporter d’une semaine le démarrage de cette activité initialement prévue pour le 08 novembre 2025. Nous vous remercions de votre compréhension face à cet impératif de rigueur. Mesdames et Messieurs les responsables et membres des Partis politiques ; En cette veille du dépôt et de l’enregistrement des déclarations de candidatures à l’élection des membres de l’Assemblée Nationale, je voudrais rappeler à l’attention des partis politiques et des candidats que le code électoral en ses articles 38 à 43 distingue clairement les pièces à fournir par les partis politiques d’une part, et celles à la charge de leurs candidats, titulaires et suppléants d’autre part, pour la constitution de leurs dossiers. Par ailleurs, il est nécessaire de souligner que les partis politiques doivent présenter distinctement une liste de 85 candidats titulaires et suppléants au titre de l’attribution ordinaire des sièges du parlement, puis une liste de 24 candidates titulaires et suppléantes au titre des sièges exclusivement réservés aux femmes, soit un total de 109 candidats titulaires et d’autant de suppléants attendus de chaque parti candidat aux prochaines législatives. Mesdames et Messieurs les responsables et membres des Partis politiques ; Il est tout aussi important de préciser que les articles 41 et 174 du code électoral n’autorisent de changement de candidat seulement qu’en cas de décès ou d’une même candidature sur plusieurs listes. 1 Comme vous pouvez le constater, il est attendu des partis politiques et des candidats un travail particulièrement minutieux et de précision dans le montage de leurs dossiers de candidatures. C’est pourquoi, je les exhorte à faire preuve de diligence, de vigilance, d’attention et de rigueur dans la constitution des dossiers de candidatures afin de s’assurer à la fois de leur complétude, de la validité des pièces ainsi que de l’éligibilité des candidats, avant de se présenter devant les équipes de réception des dossiers à la CENA. Mesdames et Messieurs les responsables et membres des Partis politiques ; La CENA entend jouer parfaitement sa partition dans ce processus et invite instamment toutes les autres parties prenantes à jouer les leurs. Toutes les dispositions appropriées sont d’ores et déjà prises pour recevoir convenablement vos délégations mandatées pour le dépôt et l’enregistrement de vos déclarations de candidatures dès demain samedi 15 novembre 2025 à partir de 08 heures au siège de la CENA jusqu’au 19 novembre 2025 à minuit. C’est sur ces mots que je déclare solennellement lancé le processus de réception des déclarations de candidatures pour les élections législatives du 11 janvier 2026. Bonne chance à toutes les candidates et à tous les candidats. Vive la démocratie ! Vive la CENA ! Je vous remercie. Vendredi 14 novembre 2025 Sacca LAFIA, le président
Préparatifs du match amical Bénin-Burkina-Faso : Les Guépards déjà en terre marocaine.
En stage de préparation au Maroc dans le cadre de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (Can) prévue pour débuter en décembre 2025, les Guépards du Bénin ont officiellement pris leurs quartiers au prestigieux Tour Hassan Palace de Rabat, un hôtel historique inauguré en 1912. L’équipe nationale poursuit ainsi sereinement son acclimatation, à quelques jours de son match amical du 18 novembre 2025 contre les Étalons du Burkina Faso. Après une semaine de travail jugée concluante par le staff technique, Mariano Tchinonvi et Prince Ricardo Dossou ont quitté le groupe pour rejoindre leurs clubs respectifs. La préparation se poursuit avec le reste de l’effectif mobilisé autour du sélectionneur Gernot Rohr. Parmi les joueurs attendus, Félipé manque à l’appel en raison d’une blessure ne lui permettant pas d’effectuer le déplacement. De son côté, Salifu reste absent pour des raisons administratives qui n’ont pas encore trouvé de solution, ce qui a conduit à sa non-convocation pour ce stage. Les Guépards entreront dans leur dernière ligne droite de préparation dès les prochains jours avec l’objectif d’aborder la CAN dans les meilleures conditions physiques, mentales et tactiques. Zéphirin TOASSEGNITCHE
Communales et municipales 2026 au Bénin : Les Démocrates déboutés par la Cour suprême.
Le recours formulé par le parti ‘’Les Démocrates’’ contre la décision de la Céna suite au rejet de sa liste aux élections communales de 2026 n’a pas prospéré. La haute juridiction a confirmé, le vendredi 14 novembre 2025, le rejet prononcé par l’organe chargé des élections au Bénin. C’est désormais clair. Le parti ‘’Les Démocrates’’ ne participera pas aux élections communales et municipales du 11 janvier 2026. Et pour cause. Le recours déposé par la principale formation de l’opposition a été rejeté. Le verdict rendu par l’instance judiciaire vient ainsi consolider la Commission électorale nationale autonome (Céna) dans sa décision. Conséquence directe, la formation politique dirigée par Boni Yayi est hors course pour les communales après avoir été disqualifiée de la course à la succession de Patrice Talon à la Marina. En effet, la Céna avait rejeté la liste de candidatures du parti en raison du défaut de 120 pièces, qui n’ont pas été apportées dans les délais légaux de 72H. Cette décision est un nouveau coup porté au parti qui n’était pas encore représenté dans les conseils communaux. Pour ces élections générales de 2026, les législatives restent la seule chance des Démocrates. Zéphirin TOASSEGNITCHE
Révision de la constitution béninoise : Les réactions de quelques personnalités.
Le vote de la constitution révisée suscite de nombreuses réactions dans le rang des personnalités politiques qu’au sein des partis et des citoyens lahndas. Quelques heures après l’adoption de la nouvelle constitution par la majorité des députés, Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, a exprimé toute sa satisfaction. Par le biais d’une publication, le patron de l’hémicycle s’est réjoui de la nouvelle constitution adoptée. Pour le président de l’Assemblée nationale, la révision constitutionnelle adoptée par 90 voix contre 19 n’est pas une modification technique mais «une nouvelle page écrite dans l’histoire institutionnelle du Bénin ». Il a également salué, ce qu’il décrit comme un moment de maturité politique rare, avec par la participation active de ses collègues de la majorité comme ceux de l’opposition. « Notre pays avance et aucun sacrifice ne sera de trop pour lui garantir une démocratie exemplaire, forte et durable ! » a-t-il fièrement martelé. Joseph Djogbénou salue « l’œuvre de salubrité politique porteuse d’espoir et de progrès » Quelques heures après la modification de la Constitution béninoise par les députés de la 9ème Législature, le président de l’Union progressiste le renouveau (Upr) a réagi sur les plateformes du parti. «En choisissant de modifier la Constitution dans un esprit de concorde entre majorité et opposition, l’Assemblée nationale démontre, une fois de plus, sa capacité à puiser dans la diversité la force nécessaire pour prendre des décisions audacieuses qui renforcent notre République » a manifesté Joseph Djogbénou qui « salue la Représentation nationale pour cette œuvre de salubrité politique, porteuse d’espoir et de progrès». Au nom du parti qu’il préside, il a aussi témoigné toute sa reconnaissance aux députés de la majorité parlementaire, et particulièrement à ceux de son Groupe, dont « l’esprit de rassemblement, de dépassement et de responsabilité, tourné vers l’intérêt supérieur de l’État, constitue une leçon inspirante et engageante pour nous tous. » Confiants et déterminés, il appelle tous les citoyens à œuvrer ensemble avec assurance pour accélérer le développement de notre pays. Abdoulaye Bio Tchané félicite les députés et appelle à l’unité nationale Dans un message officiel, le président du Bloc républicain, Abdoulaye Bio Tchané, a adressé ses chaleureuses félicitations à l’ensemble des députés, en particulier ceux de la majorité parlementaire, pour leur sens élevé du devoir républicain et leur engagement patriotique. Il a également invité le peuple béninois, ainsi que toutes les militantes et tous les militants du Bloc républicain, à soutenir cette dynamique jugée essentielle pour le développement du Bénin.« Plus unis, plus forts pour construire le Bénin », a-t-il insisté, appelant à une mobilisation collective autour de cette nouvelle étape institutionnelle. « Après 65 ans d’indépendance, il faut désormais une réelle institution d’interface entre l’action publique, les acteurs politiques et le peuple. » Brice Dénis Fagbémi Premier à exprimer son vote en faveur de cette révision de la constitution, l’Honorable Brice Dénis Fagbémi exprime sa satisfaction de contribuer fièrement à propulser le dialogue politique au service du développement du Bénin. Pour l’élu de la 6ème circonscription électorale, après 65 ans d’indépendance il faut désormais une réelle institution d’interface entre l’action publique, les acteurs politiques et le peuple. La création du Sénat est donc une avancée considérable pour mettre tous les acteurs au service du développement, même si nous restons dans l’esprit du pluralisme. Il rassure que cette révision ne vise aucunement à offrir un troisième mandat pour le président de la République, car le groupe de mot « nul ne peut de sa vie » n’est pas soustraire de la constitution. La Rédaction