Un mal de tête, un rhume, une petite fièvre… et beaucoup de Béninois se tournent aussitôt vers leur boîte à pharmacie. L’automédication est devenue un geste quotidien, mais elle n’est pas sans conséquences.
Comme le rappelle Bruno Kpakpassou, prendre un médicament sans avis médical peut sembler anodin, mais les dangers sont bien réels. Il entraîne par exemple le surdosage ou durée excessive. Ce qui présente des risques pour le foie, les reins et l’estomac. Les associations dangereuses de certains médicaments qui ne doivent jamais être mélangés. Les symptômes masqués, c’est-à-dire, calmer une douleur ou une fièvre peut retarder un diagnostic vital. Les antibiotiques malutilisés deviennent inefficaces contre les virus. Ils favorisent la résistance bactérienne. Selon l’analyse de Bruno Kpakpassou, l’automédication peut être utile pour soulager des maux bénins, à condition d’être raisonnée et responsable. Comme réflexe à cultiver, il faut lire attentivement la notice, respecter les doses et la durée prescrites, ne jamais mélanger plusieurs médicaments sans avis médical, demander conseil à un pharmacien en cas de doute puis consulter un médecin si les symptômes persistent ou s’aggravent. Un médicament n’est pas un produit banal. L’automédication doit rester une solution ponctuelle, jamais un substitut à la consultation médicale. « Le bon réflexe, c’est l’information et le conseil auprès des professionnels de santé » recommande Bruno Kpakpassou.
C.Z










