Ce dimanche 12 avril 2026, Patrice Talon a accompli son devoir civique à l’EPP Charles Guillot de Zongo, à Cotonou. À 10 heures, le président sortant a glissé son bulletin dans l’urne, accompagné de la Première dame Claudine Talon. Un geste hautement symbolique : c’est la dernière fois qu’il vote en tant que chef de l’État, au terme de ses deux mandats constitutionnels.

Face à la presse, Patrice Talon a exprimé sa fierté et sa sérénité : « Je quitte la charge avec le sentiment d’avoir donné le meilleur de moi-même, d’avoir amené le pays à faire quelques pas dans tous les domaines. »

Le président a assuré qu’il restera désormais dans sa posture d’ancien chef d’État, prêt à servir de référence à son successeur si besoin. « Ma prochaine destination, c’est la retraite… Pour moi, le meilleur reste à venir pour le Bénin », a-t-il ajouté. Élu en 2016 pour succéder à Boni Yayi, Patrice Talon s’apprête à passer le témoin en mai prochain. Il n’exclut pas de siéger au Sénat, le Conseil des sages institué lors de la révision de la Constitution, mais affirme vouloir avant tout se consacrer à sa retraite politique. Le président était accompagné de Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement.

Ce geste marque la fin d’un cycle politique et ouvre une nouvelle page pour la démocratie béninoise. Pendant que le président sortant salue la maturité démocratique du pays, les électeurs béninois se mobilisent pour départager les deux principaux candidats : Romuald Wadagni, dauphin de la mouvance, et Paul Hounkpè, leader de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe).

Après une campagne de 14 jours, leurs projets de société sont désormais soumis au verdict des urnes. Ce scrutin présidentiel marque une étape charnière : la fin de l’ère Talon et l’ouverture d’une nouvelle page de l’histoire politique du Bénin.
Pascal Toffodji










