À l’école primaire publique de Sozon, dans l’arrondissement de Oungbèga, Commune de Djidja, la cantine scolaire ne se contente pas de remplir les ventres. Elle nourrit aussi les esprits. Sous la direction de Mafoya Aïkpé, l’établissement applique rigoureusement les principes d’une alimentation saine et équilibrée, convaincu qu’un enfant bien nourri apprend mieux.
« Donner la craie ne sert à rien si le ventre est vide ou mal rempli », rappelle Mafoya Aïkpé, directeur de l’Ecole primaire publique (Epp) de Sozon. Pour lui, la nutrition est aussi essentielle que l’enseignement. À Sozon, chaque repas respecte la règle des quatre quarts. C’est-à-dire la moitié du plat est composée de féculents (riz, maïs, igname) pour l’énergie, un quart contient des protéines (niébé, poisson, œufs) pour la croissance et le second quart est réservé aux fruits et légumes, sources de vitamines et de sels minéraux. Le tout accompagné d’un verre d’eau potable. Un geste simple mais vital pour la santé des enfants. Mafoya Aïkpé insiste sur trois principes fondamentaux tels que la variété, la modération et la régularité. D’après les détails du directeur, chaque enfant mange un peu de tout, car aucun aliment n’est complet à lui seul. Il évite les excès, même des bons plats, puis respecte les horaires des repas pour maintenir l’équilibre du corps. « Plus ton plat a de couleurs, plus il contient de nutriments », souligne-t-il, rappelant que la diversité alimentaire est la clé d’une bonne santé. Ainsi, les effets sont visibles. Les élèves sont plus concentrés, moins somnolents en classe et plus assidus. Une bonne nutrition favorise du coup la croissance, renforce l’immunité et améliore les résultats scolaires. L’école publique de Sozon montre que l’éducation passe aussi par l’assiette. En alliant pédagogie et nutrition, Mafoya Aïkpé et son équipe prouvent qu’un repas équilibré est la première leçon du succès.
Zéphirin Toasségnitché











