Après une année de mise en œuvre réussie, les acteurs clés du projet « Appui aux initiatives du Bénin pour la sensibilisation des jeunes filles aux bonnes pratiques d’hygiène personnelle et menstruelle et à la promotion de la Cédéao » se sont réunis, hier jeudi 5 février 2026, à Cotonou pour un atelier de capitalisation. Cet événement, organisé par la représentation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéo) au Bénin, a permis de dresser un bilan des réalisations, d’identifier les défis rencontrés et d’envisager des perspectives pour une extension future.
Lancé en octobre 2024 pour prendre fin en septembre 2025 dans les Communes de Zè et Djidja, ce projet a combiné deux objectifs majeurs : la sensibilisation à l’hygiène menstruelle à travers la formation de plus de 5 000 jeunes élèves (filles et garçons) sur les bonnes pratiques d’hygiène, réduisant ainsi l’absentéisme scolaire et les risques d’infections et la distribution de kits de serviettes hygiéniques réutilisables, offrant une solution durable aux jeunes filles puis la promotion de la Cédéao. Ce second objectif s’est appuyé sur le renforcement de la connaissance des élèves sur le rôle de la Cédéao dans leur vie quotidienne, l’implication des acteurs locaux (agents des affaires sociales, microfinance, etc.) formés en santé reproductive et hygiène menstruelle et le retour d’expérience et plaidoyer pour une extension. Après la phase pilote, le projet « Appui aux initiatives du Bénin pour la sensibilisation des jeunes filles aux bonnes pratiques d’hygiène personnelle et menstruelle et à la promotion de la Cédéao a laissé des impacts tangibles sur le terrain. A la croisée des chemins, les différents acteurs impliqués apprécient et font le point. Lors de l’ouverture de l’atelier, Amadou Diongue, représentant résident de la Cédéao au Bénin, a salué l’engagement des parties prenantes et souligné l’importance de capitaliser les leçons apprises pour des interventions futures. Les différentes interventions à cette rencontre n’ont pas tari de témoignages. « Tous les jeunes, filles comme garçons, doivent être sensibilisés à l’hygiène menstruelle pour briser les tabous. » propose Maimounatou Coulibaly, présidente d’Ecowoman. Ariane Adjolohoun, Directrice départementale des affaires sociales du Zou a plutôt souligné le pragmatisme du projet. « Ce projet a non seulement éduqué les filles, mais aussi fourni des solutions concrètes comme les serviettes réutilisables. » Linda Daraté, responsable du volet hygiène menstruelle a, pour sa part, salué la dextérité des membres de l’unité de gestion tout en insistant sur le suivi des bénéficiaires. « L’information a bien circulé, mais les élèves nécessitent un suivi continu.», a-t-elle suggéré. Les participants ont unanimement plaidé pour une extension du projet à d’autres Communes, soulignant son impact social et éducatif. Financé par l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas) et mis en œuvre par la Cédéao-Bénin avec des partenaires institutionnels, ce projet illustre l’efficacité des collaborations multisectorielles. En termes de perspectives il est recommandé la pérennisation des actions via des politiques publiques intégrant l’hygiène menstruelle dans les programmes scolaires et l’extension géographique pour toucher davantage de jeunes, notamment dans les zones rurales. À l’issue de l’atelier, les agents formés ont reçu leurs attestations, symbolisant l’engagement durable des acteurs locaux. Ce projet marque une étape clé dans la lutte contre la précarité menstruelle et la promotion de la santé des jeunes au Bénin, tout en renforçant l’ancrage de la Cédéao dans les communautés.
Laure Lèkossa











