Une nouvelle dynamique s’installe dans le paysage sanitaire béninois. Le MoReSio (Mouvement de représentation des sciences infirmières et obstétricales) a été officiellement lancé, le samedi 14 février 2026, lors d’une cérémonie marquée par une forte mobilisation des professionnels de santé et une représentativité nationale significative. À cette occasion, les initiateurs ont réaffirmé leur soutien au candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni, pour les élections présidentielles de 2026, dans une logique de continuité des réformes sanitaires.
Issu des résolutions du premier sommet national des SIO en 2025, le MoReSio se veut une réponse au déficit de représentativité des infirmiers, infirmières et sages-femmes dans les instances de décision. Pour Ewhédé Abel Béloumi Gnansounou, Directeur exécutif du mouvement, il s’agit d’un cadre structuré de mobilisation et d’influence collective : « L’heure n’est plus à la démarche de contre-pied, l’heure est à l’unité. Que toutes les voix s’unissent pour le rayonnement de notre profession. » Face aux enjeux nationaux, les professionnels de santé affirment leur volonté de ne plus rester en marge des décisions qui engagent l’avenir du pays. Dr Ismanth Djaboutou, infirmière et membre du collège des sages du MoReSio, insiste :« Les infirmiers, infirmières et sages-femmes du Bénin se tiennent prêts à contribuer activement à la poursuite des réformes, à défendre les acquis et à porter une vision de progrès pour notre système de santé et pour notre nation. »
Des soutiens multiples
Le lancement du mouvement a reçu l’appui de plusieurs personnalités. Georges Glèlè Kakaï, douanier et commandant national de l’ordre du mérite du Bénin, a encouragé les initiateurs : « Nos jeunes doivent s’ouvrir à la politique. Si vous ne faites pas la politique, la politique vous fera. Je salue les dirigeants du MoReSio et je les encourage. » Sur le terrain, les coordonnateurs communaux partagent la même conviction. M’po Francis Kouagou, Coordonnateur communal du MoReSio à Bembérékè estime que les infirmiers ne doivent plus laisser d’autres écrire leur histoire. Emmanuel Yavoedji Coordonnateur communal du MoReSio à Avrankou souligne l’absence de représentants de la profession à l’Assemblée nationale : « Aujourd’hui, nous avons 109 députés, mais aucun infirmier. Le MoReSio doit renforcer le leadership et la capacité de mobilisation pour que la profession s’insère dans les instances de décision politique. » Le MoReSio se positionne désormais comme une plateforme nationale de dialogue institutionnel, un cadre de mobilisation professionnelle et un mécanisme d’influence collective. Pour les participants, ce lancement marque un nouveau départ et une étape décisive dans la reconnaissance des professions infirmières et obstétricales au Bénin.
Laure Lèkossa











