Le monde scolaire béninois aborde dès ce lundi une nouvelle étape de l’année : le second semestre. Court mais intensément chargé, il constitue une phase cruciale pour les apprenants, notamment dans les établissements secondaires publics.
Symplice Lokohoundé, censeur du Collège d’enseignement secondaire (Ceg) Hubert Koutoukou Maga, rappelle que cette période est particulière : « C’est le semestre le plus court de l’année scolaire, mais les efforts fournis sont multipliés par deux. La moyenne du second semestre est multipliée deux fois, puis ajoutée à celle du premier semestre avant d’être divisée par trois. » Autrement dit, les résultats obtenus au cours de ce semestre peuvent fortement impacter la moyenne finale, en bien comme en mal. Kossi‑Victor Adjaoké, censeur du Ccg/Zongo de Parakou, souligne que certains élèves ayant réussi au premier semestre se reposent sur leurs acquis, tandis que ceux en difficulté redoublent d’efforts pour rattraper leur retard. « Ceux qui n’ont pas eu gain de cause au premier semestre se mettent véritablement au travail et ont souvent la chance de rattraper », explique‑t‑il. Les responsables des études insistent sur l’importance de la régularité et de l’assiduité. Les cours doivent être appris au jour le jour, sans report. Ils exhortent également les parents à accompagner leurs enfants dans cette phase décisive, car beaucoup d’élèves sont encore très jeunes et nécessitent un encadrement constant. Le second semestre est déterminant non seulement pour les candidats aux examens nationaux, mais aussi pour les élèves des classes intermédiaires. Les enseignants rappellent que les épreuves ne sont pas réservées aux « sorciers », mais conçues pour des élèves moyens, à condition qu’ils travaillent avec sérieux et constance.
C.Z











