Le Vendredi Saint, célébré par l’Église catholique, commémore la mort du Christ sur la croix. À Parakou, l’archevêque métropolitain, Mgr Pascal N’koué, a livré un message fort sur la signification de cette journée, invitant les fidèles à méditer sur l’amour de Dieu et à rechercher la paix et la réconciliation.
Mgr N’koué rappelle que le chemin de croix retrace toutes les étapes vécues par Jésus depuis son arrestation au jardin des Oliviers jusqu’à sa crucifixion au Golgotha. Trahi par Judas, conduit successivement devant Caïphe, Pilate et Hérode, Jésus a été flagellé avant de porter sa croix. « Lui, innocent, vrai homme et vrai Dieu, a voulu souffrir tout cela pour nous dire jusqu’à quel point Dieu nous aime », souligne l’archevêque. Pour lui, le chemin de croix est une invitation à penser aux souffrances du monde entier et à comprendre que la mort du Christ est un sacrifice pour la rédemption de l’humanité. Après le chemin de croix, les fidèles participent à la liturgie de la Passion. Celle-ci comprend dix prières universelles qui englobent « toutes les misères du monde entier ». Mgr N’koué explique que le Vendredi Saint, la messe n’est pas célébrée, car la messe elle-même est une commémoration non sanglante de la mort et de la résurrection du Christ. Ce jour-là, le sang du Christ a réellement coulé, et les fidèles sont invités à vénérer la croix. « Ce n’est pas le bois que nous adorons, mais Jésus-Christ crucifié sur ce bois de notre salut », précise-t-il, appelant les chrétiens à rendre grâce et à demander pardon pour leurs péchés.
Un appel à la paix et à la réconciliation
Dans son message, l’archevêque insiste sur la nécessité de transformer la méditation du Vendredi Saint en un engagement concret pour la paix. « Que sa mort et sa résurrection nous aident à vivre dans la joie et la paix », exhorte-t-il. Il invite les familles à se réconcilier et les fidèles à rechercher la paix intérieure et communautaire. Mgr Pascal N’koué s’adresse également aux responsables politiques. Il leur rappelle que « toute autorité vient de Dieu » et doit être exercée dans la crainte de Dieu, avec justice et humilité. « Nous avons intérêt à exercer notre autorité pour le bien du peuple, et non pour nos propres intérêts », insiste-t-il. L’archevêque souhaite que les dirigeants tiennent compte de la mort et de la résurrection du Christ pour gouverner dans la charité et la réconciliation des cœurs. Le Vendredi Saint s’inscrit dans le triduum pascal, ces trois jours qui conduisent vers la fête de Pâques. Pour Mgr N’koué, cette marche spirituelle est une occasion unique de se rapprocher de Dieu et de renouveler l’espérance chrétienne. « Si nous crions vers lui, Jésus répondra favorablement à nos prières », affirme-t-il avec conviction.
Zéphirin Toasségnitché











