Un décret publié dans la nuit du 6 au 7 mars 2026 a bouleversé la scène politique guinéenne. Le gouvernement de transition dirigé par Mamadi Doumbouya a prononcé la dissolution de quarante partis politiques, invoquant des « manquements à leurs obligations ».
Parmi les partis dissous figurent les trois grandes forces d’opposition comme l’Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg) de Cellou Dalein Diallo, le Rassemblement du peuple de Guinée (Rpg) de l’ancien président Alpha Condé et l’Union des forces républicaines (Ufr) de Sidya Touré. Leurs dirigeants, actuellement en exil, voient ainsi leurs formations privées de toute existence légale. La dissolution entraîne : la perte de la personnalité morale et du statut juridique des partis concernés ; l’interdiction de toute activité politique, ainsi que de l’utilisation de leurs sigles, logos et emblèmes ; la mise sous scellés de leurs sièges nationaux et locaux ; le placement de leurs biens sous séquestre, sous la supervision d’un curateur chargé d’organiser leur transfert.
Réactions et inquiétudes
Cette décision suscite de vives réactions. Plusieurs organisations de la société civile dénoncent un nouveau recul de l’espace démocratique en Guinée. Elles estiment que la dissolution massive de partis politiques fragilise le pluralisme et réduit considérablement la liberté d’expression et de participation politique. Avec cette mesure, le gouvernement de Mamadi Doumbouya redessine profondément le paysage politique guinéen. La disparition légale de formations historiques comme le Rpg, l’Ufdg et l’Ufr marque un tournant qui pourrait avoir des répercussions durables sur la vie démocratique du pays.
Pascal Toffodji











