Le gouvernement sud-africain projette de fabriquer sur son territoire le Lenacapavir, un médicament préventif contre le VIH qui suscite de grands espoirs. Contrairement aux comprimés quotidiens utilisés dans la prophylaxie pré-exposition, ce traitement se présente sous forme d’injection administrée seulement deux fois par an, ce qui pourrait faciliter l’accès à la prévention et améliorer l’adhésion des patients.
Déjà introduit fin janvier au Kenya, le Lenacapavir attire l’attention de nombreux acteurs de la santé en Afrique. Selon Rfi, les autorités sud-africaines ont entamé des discussions avec le laboratoire américain Gilead Sciences, détenteur du brevet, afin d’obtenir une licence de production. Parallèlement, un appel à candidatures a été lancé pour identifier un laboratoire local capable d’assurer la fabrication. Pour plusieurs responsables sanitaires africains, cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la souveraineté pharmaceutique du continent. La directrice de l’Agence africaine des médicaments, Delese Mimi Darko, estime que la production locale permettrait aux patients d’accéder plus rapidement au traitement tout en réduisant les coûts. Si ce projet aboutit, il pourrait donner un nouvel élan à la lutte contre le Vih en Afrique, région la plus touchée par l’épidémie, et marquer une étape décisive vers une prévention plus efficace et accessible.
C.Z











