Le ministère public près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a requis, jeudi 26 mars 2026, la relaxe au bénéfice du doute pour la comédienne Aurélie Nougloï-Guézo, poursuivie pour une affaire d’escroquerie via internet.
Dans son réquisitoire, le substitut du procureur spécial a estimé que les faits reprochés à la prévenue ne sont pas constitués. Il a souligné l’absence de preuves tangibles permettant d’établir sa culpabilité et a demandé à la Cour de restituer les 500 000 FCFA versés par Aurélie Guézo au titre de sa liberté provisoire. De son côté, l’avocat de la prévenue, Maître Omer Tchiakpè, a plaidé la relaxe pure et simple, ou à défaut la relaxe au bénéfice du doute. Il a relevé qu’aucune preuve de transfert d’argent n’a été rapportée concernant la carte SIM incriminée ; aucun message de demande d’argent n’a été produit ; les données dites « cybercriminelles » ne peuvent être imputées à sa cliente, celle-ci étant illettrée. L’avocat a également demandé la restitution de la caution de 500 000 FCFA.
Les faits reprochés
Aurélie Nougloï-Guézo est poursuivie pour une supposée complicité d’escroquerie via internet. Le parquet spécial lui reproche d’avoir acheté une carte SIM et de l’avoir transmise à un détenu de la maison d’arrêt d’Abomey-Calavi. À la barre, la comédienne a reconnu avoir acquis la carte SIM en son nom, mais a nié l’avoir remise directement au prisonnier. Elle a affirmé avoir ignoré les intentions frauduleuses de ce dernier et déclaré avoir détruit la carte une semaine après son achat, sur conseil d’un proche. Le délibéré est fixé au 30 avril 2026. En attendant, l’affaire suscite l’attention, car elle met en lumière les difficultés liées à la preuve dans les dossiers de cybercriminalité et la nécessité de préserver les droits des prévenus face à des accusations fragiles.
C.Z











