Un an après le lancement de l’opération cadastrale, où en est la ville de Parakou ? Fatiou Boris Gbènakpon, Responsable des affaires domaniales, répond aux questions de Prime News Monde et revient sur les avancées, les défis et les perspectives de ce chantier stratégique.
Prime News Monde : Monsieur Gbènakpon, bientôt un an que l’opération cadastrale a démarré à Parakou. Où en sommes-nous aujourd’hui ?
Fatiou Boris Gbènakpon : Effectivement, cela fait environ un an. Nous avons couvert près de 18 000 hectares de terres et délivré de nombreux certificats d’enregistrement au cadastre. Certes, certains certificats restent en attente, mais ils seront délivrés à la suite des activités de collecte.
Justement, pouvez-vous expliquer ce qu’est ce certificat d’enregistrement au cadastre ?
C’est l’aboutissement du processus d’enregistrement des parcelles. Il s’agit d’un acte de présomption de propriété, comparable aux attestations de recasement. Après l’enregistrement, une publicité foncière est faite pour permettre aux propriétaires de vérifier les données. Ensuite, les cabinets prestataires délivrent le certificat. À terme, ce sera la mairie qui prendra le relais pour la mise à jour et la délivrance.
Certains ont déjà reçu leur certificat, d’autres non. Comment expliquer cette différence ?
Ce n’est pas une disparité. Les premiers bénéficiaires sont ceux qui ont enregistré leurs parcelles dès le début. Beaucoup ont été réticents ou n’avaient pas leurs pièces à jour. Résultat : ils ont pris du retard. Les opérations de terrain étaient censées s’achever le 31 mars 2026, mais des négociations sont en cours pour prolonger légèrement.
Sur le terrain, certains disent que toutes les zones n’ont pas été couvertes. Est-ce exact ?
Les cabinets ont couvert toutes les zones prévues, sauf celles où le recasement n’a pas encore démarré. Là où les populations étaient réticentes ou absentes, il y a eu des manques. La responsabilité est donc partagée entre les prestataires et les habitants.
Quelle suite espérer pour l’opérationnalisation du cadastre à Parakou ?
La Mairie va désormais prendre en main les activités. Pour ceux laissés en rade, nous allons plaider pour des solutions. Le cadastre est une opportunité unique : il sécurise les transactions foncières, réduit les conflits et constitue un véritable outil de développement. Beaucoup craignent les impôts, mais l’objectif premier reste la sécurisation foncière et la transparence.
Votre mot de la fin ?
Je dirais que Parakou a une chance que toutes les communes n’ont pas. Le cadastre est un levier pour le décollage économique du pays. Il faut que les populations s’approprient cet outil.
Transcription Zéphirin Toasségnitché











