Hier dimanche 31 mai, la planète entière a observé la Journée mondiale sans tabac, instituée en 1987 par l’Organisation mondiale de la santé (Oms). L’objectif, rappeler les dangers du tabagisme, responsable de millions de décès chaque année, et encourager les fumeurs à tourner définitivement la page.
Derrière les statistiques alarmantes, se cachent aussi des histoires de résilience. Celle de Lucien Dossou, ancien fumeur béninois, illustre le chemin difficile mais possible vers la libération. Lucien raconte avoir touché sa première cigarette dès l’adolescence, lors de jeux de quartier et des fêtes de fin d’année. Sa mère, commerçante, vendait des cigarettes, ce qui facilitait l’accès. « C’était pour frimer, séduire les filles, avoir du courage pour parler en public », confie-t-il. Très vite, la dépendance s’installe, accompagnée de maux de tête et de difficultés respiratoires. En 1994, un événement change sa vie : un enfant de 12 ans lui demande une cigarette. Choqué, Lucien jette son paquet et brise la seconde baguette qu’il avait en poche. Le même jour, une émission de Radio Africa N°1 sur les dangers du tabac renforce sa prise de conscience. « J’ai compris que je devais arrêter pour de bon », se souvient-il. Depuis, Lucien affirme se sentir « bien dans sa peau ». Il sensibilise désormais les jeunes aux ravages du tabac, convaincu que son expérience peut servir d’exemple. « Fumer n’est pas un signe d’élégance, mais un geste dévastateur », insiste-t-il. En ce 31 mai, l’histoire de Lucien rappelle que derrière chaque paquet de cigarettes se cache une menace pour la santé, mais aussi une possibilité de rédemption. La Journée mondiale sans tabac n’est pas seulement une campagne de chiffres : c’est une invitation à écrire de nouvelles histoires, celles de vies sauvées.
Zéphirin Toasségnitché











