Le gouvernement a rendu public le classement national des Communes en matière de bonne gouvernance des ressources. Reconnue pionnière dans la digitalisation des services administratifs, la ville de Bohicon arrive en première position. Une fois encore, le leadership du maire Rufino d’Almeida a payé. Bohicon, leader des Communes les mieux gouvernées au Bénin. C’est l’appréciation qu’affiche le classement rendu public par le Ministère de la décentralisation et de la gouvernance locale (Mdgl) suite à un audit indépendant et participatif, basé sur les critères de transparence financière, la qualité des services publics (eau, santé, éducation), la mobilisation des ressources, la réalisation des projets inscrits dans le Plan de développement communal (Pdc), la participation citoyenne. Sur tous ces critères, Bohicon s’impose brillamment à la première place, sur les 77 Communes. Mais ce qui a été le plus déterminant pour que la ville carrefour obtienne le sacre, c’est la digitalisation des services administratifs à Bohicon. Ce tout premier classement a permis de constater que la Commune de Bohicon s’est illustrée comme pionnière dans la digitalisation des services administratifs, facilitant ainsi l’accès des populations aux prestations municipales, une preuve de transparence et de traçabilité des finances publiques. L’objectif principal de ce classement est d’encourager une gestion communale rigoureuse et innovante, favoriser une saine émulation entre les 77 territoires et, in fine, garantir aux citoyens un service public de qualité irréprochable.Autres palmarèsDéjà en octobre 2024, la Commune s’est distinguée sur le plan mondial en décrochant le premier prix du 23ème Challenge mondial de l’observatoire international de la démocratie participative (Oidp). C’est une reconnaissance prestigieuse qui récompense les meilleures pratiques en matière de démocratie locale et de participation citoyenne. Ce sacre international a consacré Bohicon comme une ville innovante dans l’implication directe des citoyens dans les processus de décision. Sous l’impulsion du maire, Rufino d’Almeida, et avec l’engagement du conseil communal, Bohicon se révèle aux Béninois et au monde grâce à une gouvernance dynamique, transparente et tournée vers l’innovation. Avec cette première place au classement national et sa distinction internationale, Bohicon devient un modèle de gestion locale efficace au Bénin et en Afrique. Ce succès illustre qu’avec de la vision, de l’engagement et de l’innovation, les communes peuvent véritablement transformer le quotidien de leurs citoyens et impulser une dynamique de progrès. Fière chandelle au maire visionnaire, Rufino d’Almeida qui au plan culturel et touristique positionne la Commune comme une destination incontournable du centre-Bénin.C.Z
Délivrance de la carte de presse au Bénin: la Haac révolutionne l’accès avec une plateforme numérique
La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) du Bénin franchit une nouvelle étape dans la modernisation du secteur médiatique avec le lancement d’un portail numérique, accessible via https://cartedepresse.haac.bj. Cette initiative permet aux journalistes de gérer en ligne leurs demandes de carte de presse, qu’il s’agisse d’une première obtention, d’un renouvellement ou d’un duplicata. Le processus, conçu pour être intuitif, repose sur trois étapes clés : la création d’un compte avec une adresse email valide, le remplissage d’un profil détaillé et la soumission du dossier. Un système de suivi intégré offre aux utilisateurs la possibilité de vérifier l’état de leur demande en temps réel, garantissant ainsi une plus grande transparence et efficacité. Cependant, l’accès à la carte de presse reste soumis à des critères stricts, disponibles sur la plateforme. L’inscription à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) figure parmi les conditions essentielles, soulignant l’engagement de la Haac à promouvoir un journalisme professionnel et conforme aux exigences légales. Ce portail numérique marque une avancée significative pour les journalistes béninois, alliant praticité et rigueur, tout en renforçant la professionnalisation du métier.La rédactionNB : Ci-joint la décision
Soupçon de mauvaise gestion des fonds alloués à l’eau à Parakou: une commission parlementaire de vérification mise en place
A la faveur de sa séance plénière, du lundi 7 juillet 2025, placée sous la houlette du président Louis Gbèhounou Vlavonou, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de résolution portant création d’une commission d’enquête parlementaire dont la mission est de vérifier la gestion des fonds alloués dans le cadre de la fourniture en eau potable et à l’électricité aux populations de Parakou et de ses environs. Avant de dévoiler la liste des membres de ladite commission d’enquête, les représentants du peuple se sont d’abord penchés sur le rapport soumis à leur attention par la commission des lois, des droits de l’homme et de l’administration présidée l’Honorable Orden Alladatin. Se fondant sur les dispositions de l’article 114-3 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui prévoient que : « les commissions parlementaires d’information, d’enquête et de contrôle ne peuvent comprendre plus de dix députés », l’He Orden Alladatin et les membres de son équipe ont proposé que la commission qui sera mise en place soit composée de dix membres, désignés selon la configuration politique de l’Assemblée nationale. La clé de répartition proposée par la commission attribue au groupe parlementaire ‘’Union progressiste le renouveau’’ cinq membres. Les groupes parlementaires ‘’Les Démocrates’’ et ‘’Bloc Républicain’’ auront à désigner chacun deux membres. Selon cette clé de répartition, neuf membres sont désignés, avec un membre en ballotage à désigner par la plénière au sein des groupes parlementaires Les Démocrates ou le Bloc Républicain. Se prononçant sur cette clé de répartition, la plénière a retenu que le principe de la majorité/minorité soit respecté. Ainsi, après arbitrage préalable, la liste des 10 membres de la commission a été dévoilée. Le groupe parlementaire Union progressiste le renouveau sera représenté au sein de la commission d’enquête parlementaire par quatre députés. Les groupes parlementaires Bloc Républicain et Les Démocrates seront représentés chacun par trois députés. Le président Louis Gbèhounou Vlavonou qui s’est réjoui de la mise en place de la commission a mis l’accent sur le défi d’efficacité et de sérieux qui attend ses membres. La mission de la commission Selon le rapport approuvé par la plénière, la commission élit en son sein un bureau composé de cinq membres comme suit : un président ; un premier vice-président; un deuxième vice-président ; un premier rapporteur et un deuxième rapporteur. La commission peut faire appel à toutes compétences techniques extérieures pouvant l’aider dans sa mission. Elle est chargée de contrôler la gestion des financements alloués par le gouvernement aux secteurs de l’eau potable et de l’énergie dans la commune de Parakou de 2016 à 2025. A cet effet, elle procède à : la vérification de la légalité et la régularité des procédures d’appels d’offres ayant conduit à l’attribution des marchés aux différents adjudicataires ; la vérification et la régularité du ou des avenants aux marchés de base ; la réalisation des expertises techniques et financières des ouvrages construits ou en cours de construction ; la formulation de recommandations pour une meilleure gestion des deux secteurs dans la Commune de Parakou.La liste des membres de la commission se présente ainsi qu’il suit : Au titre du groupe parlementaire Union progressiste le Renouveau 1) Adomahoun Jérémie2) Nouémou Domitien3) Dégbédji Denise4) Dossou LouisAu titre du Bloc Républicain1) Gansè Armand2) Seibou Abdul Malick3) Sossou CasimirAu titre du groupe parlementaire Les Démocrates1) Atchadé Nouréinou2) Woroukoubou Abibou3) Houssou Nounagnon CélestinC.Z
Assemblée nationale : la loi organique de la Cour constitutionnelle modifiée
Les députés de la 9è législature ont procédé à la modification de la loi organique de la Cour constitutionnelle ce mercredi 9 juillet 2025. Après les débats, 66 élus du peuple ont donné le quitus pendant que ceux de l’opposition ont voté contre. Les débats ont été houleux au parlement béninois. Pendant que certains pensent que la loi telle que modifiée répond aux besoins actuels, d’autres arguent qu’elle viole la constitution et donc ne saurait prospérer. Selon le député Joël Godonou du parti Les Démocrates, les modifications introduites dans le nouvel article 28 ne sont pas en harmonie avec l’article 3 de la Constitution. Ces dispositions, à l’en croire, méritent d’être rejetées. Selon lui, les modifications introduites par le nouvel article 28, notamment la limitation dans le temps du recours des citoyens devant la Cour constitutionnelle, apparaissent contraires à l’article 3 de la Constitution. En effet, ce dernier reconnaît aux citoyens le droit de saisir la Cour constitutionnelle sans condition de délai. En entérinant l’article 28 de la loi organique en l’état, le législateur risquerait de soustraire au contrôle juridictionnel toute production législative qui n’aurait pas fait l’objet d’un recours en inconstitutionnalité dans le mois suivant sa promulgation. Cet article stipule qu’au-delà de trente jours, les citoyens n’auront plus la possibilité de saisir la Haute juridiction. En plus de priver les citoyens de la possibilité d’exercer un contrôle effectif sur les lois au-delà d’un délai relativement court, cette réforme menace l’équilibre du système constitutionnel et s’écarte des principes essentiels de l’État de droit, arguent les députés de l’opposition. Par ailleurs, la nouvelle loi indique que l’inconstitutionnalité ne disposera désormais que pour l’avenir. Pour les députés de l’opposition, si l’inconstitutionnalité d’une norme ne produit des effets que pour l’avenir, des situations passées manifestement contraires à la Constitution pourraient rester « validées » par simple effet du temps, ce qui porterait atteinte à la cohérence et à l’autorité de la Constitution. Une certaine rétroactivité permet de corriger des illégalités flagrantes, ont-ils soutenu.En raison de tout ceci, Nourénou Atchadé et ses collègues ont voté contre la loi. Toutefois, elle est adoptée par la majorité des députés présents et représentés. Parfait FOLLY
Bénin : une femme, se faisant passer pour Claudine Prudencio, interpellée
Dans la nuit du mardi 8 juillet 2025, les services de police ont interpellé une femme usant de l’identité de Claudine Prudencio, présidente du Rassemblement National (RN), dans le cadre d’une escroquerie visant des cadres de l’administration. L’intéressée est désormais placée en garde-à-vue et sera présentée au procureur près le tribunal de première instance de Cotonou. Les investigations ont révélé que la mise en cause, présumée membre d’un réseau, contactait des cadres en se prévalant d’une “proximité” avec Claudine Prudencio. Elle leur proposait des nominations à de hauts postes en échange de versements d’argent. Le 12 juin 2025, Claudine Prudencio avait déjà dénoncé une vague de fraudes par usurpation d’identité, affirmant que des individus malintentionnés utilisaient son nom pour soutirer de l’argent à diverses personnalités et autorités.Une plainte a été formulée contre x. les enquêtes ont permis de mettre la main sur le cerveau du réseau. Suite à son arrestation dans la nuit du 8 juillet, la suspecte a été placée en garde-à-vue. L’enquête judiciaire se poursuit pour identifier d’éventuels complices et déterminer l’ampleur du réseau Elle sera prochainement présentée devant le procureur pour répondre des faits retenus contre elle. Parfait FOLLY
La chaîne France 24 dans le viseur des autorités guinéennes pour reportage « tendancieux »
La Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée a épinglé la chaîne française France 24 pour un reportage diffusé le 5 juillet, jugé « tendancieux ». Dans un communiqué, le régulateur guinéen a dénoncé la « diffusion d’informations inexactes et non recoupées » ainsi qu’un « manque d’équilibre » dans la présentation des faits. La HAC a appelé France 24 à faire preuve de « plus de professionnalisme et d’impartialité » dans son traitement des informations relatives à la Guinée, soulignant l’importance d’une couverture médiatique objective et vérifiée. Cette mise en garde intervient dans un contexte où les autorités guinéennes scrutent de près les médias internationaux, en quête d’une représentation qu’elles estiment juste et équilibrée. France 24 n’a pas encore réagi officiellement à ces accusations. Cette affaire met en lumière les tensions récurrentes entre certains gouvernements africains et les médias étrangers, souvent accusés de partialité dans leur couverture des affaires locales.
Immigration : « c’est inacceptable. Nous devons être heureux ici », selon le Ghana
Lors du 3e Forum sur la création d’emplois en Afrique, tenu à Addis-Abeba, le ministre du Travail du Ghana, Rashid Pelpuo, a lancé un plaidoyer poignant contre l’exode des Africains vers l’Europe au péril de leur vie. Dans une interview accordée à Sputnik Afrique, il a fermement dénoncé cette situation : « Si quelqu’un veut vous faire régresser, n’acceptez pas. » Pour le ministre, l’urgence est claire : « Nous devons nous mobiliser en tant que peuple, travailler ensemble et atteindre un objectif qui empêchera notre peuple de mourir en essayant d’atteindre l’Europe. » Il insiste sur la nécessité de créer des opportunités localement pour que les Africains puissent s’épanouir sur leur continent. « C’est inacceptable. Nous devons être heureux ici », a-t-il martelé, soulignant l’importance de bâtir un avenir prospère en Afrique. Cet appel intervient dans un contexte où des milliers de jeunes risquent leur vie chaque année dans des traversées dangereuses, fuyant le chômage et l’instabilité. Le ministre exhorte à une action collective pour promouvoir l’emploi et le développement durable, afin que l’Afrique devienne une terre d’opportunités pour ses citoyens. M.D.
Enlèvement de trois Indiens au Mali : l’inquiétude grandit face au silence des autorités
Une semaine après l’enlèvement de trois ressortissants indiens au Mali, leurs familles restent sans nouvelles et s’inquiètent profondément pour leur sécurité. Les hommes, employés dans une usine de ciment à Kayes, ont été enlevés mardi dernier par des « assaillants armés », selon le ministère indien des Affaires étrangères. Cet incident intervient dans un contexte de violences croissantes au Sahel, région qualifiée d’« épicentre du terrorisme mondial » par l’Indice mondial du terrorisme. L’attaque s’est produite à l’usine Diamond Cement, exploitée par le groupe indien Prasaditya, le même jour où le groupe lié à Al-Qaïda, Jama’at Nusrat al-Islam wal Muslimin (JNIM), a revendiqué plusieurs attaques contre des postes militaires au Mali. Un habitant de Kayes, cité par la BBC, a rapporté avoir entendu des coups de feu « partout » lors de l’assaut. Le gouvernement indien a appelé ses citoyens au Mali, où environ 400 Indiens résident, à faire preuve de prudence et à maintenir le contact avec l’ambassade à Bamako. Cependant, selon la BBC, les familles des victimes déplorent le manque d’informations sur le sort de leurs proches. Le silence du gouvernement malien et de l’entreprise ajoute à leur angoisse. Cet enlèvement fait écho à celui de cinq Indiens au Niger en avril, lors d’une attaque meurtrière. Alors que le Mali, le Niger et le Burkina Faso luttent contre une insurrection liée à Al-Qaïda et à l’État islamique, la sécurité des travailleurs étrangers dans la région reste précaire. Les autorités indiennes affirment collaborer avec le Mali pour résoudre la crise, mais pour l’heure, l’incertitude domine. M.D
Bénin : l’Assemblée nationale actualise son règlement intérieur
À l’issue d’une séance plénière tenue ce mardi 8 juillet 2025, l’Assemblée nationale du Bénin a procédé à une importante mise à jour de son règlement intérieur. Ce toilettage juridique vise à harmoniser les pratiques parlementaires avec les exigences de transparence, d’éthique et d’efficacité, dans un contexte de réformes institutionnelles engagées depuis quelques années. Présidée par Louis Vlavonou, la séance plénière a permis l’adoption de plusieurs amendements majeurs du règlement intérieur de l’institution. Ce chantier était en gestation depuis plusieurs mois, et faisait suite à l’élaboration d’un nouveau Code d’éthique et de déontologie des députés. L’objectif est de renforcer l’arsenal normatif qui encadre le fonctionnement du Parlement et la conduite de ses membres. « S’inscrivant dans la dynamique des réformes entreprises depuis quelques années, il était fondamental d’adapter notre règlement intérieur à l’évolution du parlement et aux réformes normatives récentes », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, dans son allocution d’ouverture.Pour Louis Vlavonou, cette réforme vient confirmer l’engagement de l’Assemblée à s’adapter aux attentes démocratiques contemporaines. « Nous devons montrer à nos concitoyens que nous sommes une institution crédible, responsable et respectueuse des règles que nous nous imposons », a-t-il affirmé. Le président de l’Assemblée a également salué le travail des commissions ayant œuvré à la révision du règlement, tout en soulignant que cette actualisation « renforce le rôle du Parlement dans le processus démocratique, en consolidant la confiance entre les citoyens et leurs représentants. » À l’issue des débats, le texte a été adopté à l’unanimité des députés de la majorité comme de l’opposition, dans un rare moment de consensus républicain. Plusieurs élus ont souligné l’importance de cette réforme pour améliorer la qualité du travail législatif et rehausser l’image de l’institution parlementaire. Avec cette révision, l’Assemblée nationale du Bénin franchit une nouvelle étape dans sa quête de performance et d’exemplarité. Cette modernisation du règlement intérieur, conjuguée aux autres réformes institutionnelles en cours, devrait contribuer à une gouvernance parlementaire plus rigoureuse, plus lisible et plus en phase avec les attentes des citoyens.
Baccalauréat 2025 : un taux d’admissibilité record au Bénin
Ce mercredi 09 juillet 2025, l’Office du Baccalauréat a annoncé les résultats de la session unique de juin 2025, avec un taux d’admissibilité exceptionnel de 73,02 %. Parmi les 79 588 candidats ayant composé, 58 139 ont été déclarés admis, marquant une nette progression par rapport aux 56,93 % de 2024 et aux 63,08 % de 2023. Ce succès remarquable souligne les efforts des élèves, des enseignants et des autorités éducatives pour élever le niveau d’excellence académique au Bénin. Cette année, la participation a augmenté de manière significative, passant de 75 373 candidats en 2024 à 79 588 en 2025. Cette affluence, combinée à un taux d’admissibilité en forte hausse, reflète une meilleure préparation des candidats et une amélioration des conditions d’examen. Les résultats sont disponibles sur le site officiel www.eresultats.bj, offrant un accès rapide et transparent aux candidats. Une session de remplacement est prévue pour les candidats autorisés n’ayant pas pu composer lors de la session principale. Elle débutera le lundi 14 juillet 2025 à 07 heures au CEG Sainte Rita à Cotonou, centre unique pour cette épreuve. Les participants devront présenter une pièce d’identité valide. M.D.