Le gouvernement sénégalais a officiellement mis fin au projet Akon City, une ambitieuse ville intelligente de 6 milliards de dollars portée par le chanteur et entrepreneur Akon. Annoncé en 2020, ce projet visait à transformer Mbodiène, une ville côtière située à 80 kilomètres de Dakar, en une métropole futuriste. Cependant, après des années de retards et l’absence de progrès concrets, l’État a repris la plupart des terres allouées, selon Bloomberg. En 2024, l’équipe d’Akon avait reçu un ultimatum de deux semaines pour entamer la construction ou restituer les terrains. Faute de financement et d’avancées, le gouvernement, via l’agence Sapco, a récupéré les terres et annulé le projet. À la place, un nouveau plan de développement a été dévoilé pour faire de Mbodiène une destination touristique majeure. Ce projet, évalué à 1,2 milliard de dollars, comprend des hôtels, une marina, des résidences et une zone riveraine. Le gouvernement a déjà investi 116 millions de dollars et recherche des investisseurs privés pour compléter le financement. Lors de sa rencontre avec le président américain Donald Trump, le chef de l’Etat sénégalais, Bassirou Diomaye Faye a évoqué la question et appelé les investisseurs américains à venir au Sénégal. Ce complexe touristique devrait générer environ 15 000 emplois, offrant une alternative économique viable à la vision initiale d’Akon City. Ce revirement illustre les défis liés aux méga-projets en Afrique, où les ambitions doivent souvent s’aligner sur des réalités financières et logistiques. Mbodiène pourrait ainsi devenir un pôle touristique attractif, renforçant l’économie locale. M.D
L’Alliance des États du Sahel va créer la Cour pénale Spéciale pour les Droits Humains
Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont franchi une étape décisive en annonçant la création de la Cour Pénale Spéciale pour les Droits Humains (CPS-DH), rapporte AES Info. Cette cour régionale qui sera implantée à Bamako aura pour mission de juger des crimes graves, renforçant ainsi la lutte contre l’impunité dans une région marquée par l’instabilité. La CPS-DH sera compétente pour statuer sur des infractions majeures, incluant les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, le terrorisme et les violations des droits humains. Cette initiative répond à un besoin urgent de justice face aux conflits armés et aux abus récurrents dans le Sahel. Pour soutenir cette cour, une prison de haute sécurité sera construite à Bamako, garantissant une détention sécurisée des condamnés. Par ailleurs, une base de données judiciaire commune et une plateforme numérique seront développées pour faciliter l’échange d’informations entre les trois pays. Ces outils permettront une meilleure coordination des enquêtes et des poursuites, renforçant l’efficacité judiciaire à l’échelle régionale. La CPS-DH pourrait non seulement répondre aux défis locaux, mais aussi inspirer d’autres régions confrontées à des crises similaires. Cette coopération renforcée entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger marque un tournant dans la gouvernance sécuritaire et judiciaire au Sahel. M.D
La HAAC marque ses 30 ans avec un colloque sur la régulation des médias à l’ère numérique
Pour célébrer trois décennies d’existence, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Bénin a lancé, ce jeudi 10 juillet 2025, un colloque international dédié à la régulation des médias. Axé sur le thème « Régulation médiatique des élections à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle », l’événement a réuni des régulateurs de plusieurs pays africains, dont le Cap-Vert, le Maroc, la Centrafrique, les Comores, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Tchad, ainsi que des figures politiques et médiatiques de premier plan. Lors de la cérémonie d’ouverture, le président de la HAAC, Edouard Loko, a salué l’engagement des instances africaines de régulation présentes. Il a appelé à une réflexion commune pour relever les défis posés par le numérique en période électorale. Selon lui, la mission du régulateur est de garantir un équilibre entre la liberté d’expression et une régulation responsable, sans verser dans l’autoritarisme ni le laxisme. Il a poursuivi, soulignant l’urgence d’adapter les cadres réglementaires aux réalités technologiques. René Bourgoin, président du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) et dirigeant de la HACA en Côte d’Ivoire, a félicité la HAAC pour cette initiative. Selon lui, l’intelligence artificielle et le numérique « bouleversent nos approches traditionnelles ». Ce colloque est une opportunité unique pour partager les expériences et renforcer les stratégies, a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité d’une coopération continentale. La vice-présidente du Bénin, Mariam Chabi Talata, a enrichi le débat en plaidant pour des solutions ancrées dans les réalités africaines. Elle explique que le numérique offre des perspectives immenses, mais il expose aussi les démocraties des pays africain à des risques, comme la désinformation. « Nous devons collaborer pour protéger l’intégrité de nos processus électoraux », a-t-elle averti, mettant l’accent sur une régulation adaptée aux contextes locaux. Ce colloque de deux jours, vise à formuler des recommandations pour une régulation médiatique moderne et concertée à l’échelle africaine. Face à la montée en puissance des technologies numériques et des défis qu’elles posent, cet événement marque une étape clé pour harmoniser les pratiques et renforcer la crédibilité des institutions médiatiques sur le continent.
Bénin – Affaire tentative de coup d’État : saisie des comptes bancaires et biens de Boko et Homéky
En juin 2025, la justice béninoise a procédé à la saisie de tous les comptes bancaires de deux anciens proches du président Patrice Talon, Olivier Boko et Oswald Homéky, condamnés pour tentative de coup d’État le 30 janvier 2025, a rapporté le média Olofofo. Selon les informations, cette opération est menée dans le cadre de l’exécution des peines financières prononcées par la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET). En effet, outre une peine de 20 ans de réclusion criminelle, les deux accusés ont été condamnés à verser 60 milliards de FCFA de dommages et intérêts ainsi que 4,5 milliards de FCFA d’amende. Olofofo rapporte qu’aucun compte n’a échappé à cette mesure : comptes individuels, comptes conjoints avec leurs épouses, et même comptes de mobile money ont été saisis et les fonds ont été transférés à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Selon une source proche du dossier, citée par le média en ligne, l’inventaire des biens des condamnés – incluant immeubles, voitures et mobiliers – est en cours de finalisation afin de procéder à leur vente aux enchères prévue d’ici la fin de l’année 2025, renforçant l’exécution des sanctions financières. Cette opération, menée six mois après le verdict de la CRIET, illustre la détermination des autorités béninoises à faire appliquer les peines prononcées. Elle envoie un signal fort quant à la lutte contre les actes déstabilisateurs au Bénin. Les deux condamnés, autrefois proches du président Talon, voient ainsi leurs avoirs au Bénin confisqués, marquant une étape décisive dans cette affaire retentissante qui continue de secouer le paysage politique national.
Présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire: Boni Yayi conduit une mission à Abidjan
A quelques mois de l’élection présidentielle prévue pour 2025 en Côte d’Ivoire, une mission de bons offices composée d’anciens chefs d’Etat africains a foulé le sol ivoirien, le lundi 7 juillet 2025,où elle séjourne actuellement à Abidjan. Conduite par l’ancien président béninois, Thomas Boni Yayi, cette mission dite pré-électorale réunit également l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan et l’ex-représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu en Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambas. Ces émissaires de la sagesse africaine entendent échanger avec les autorités ivoiriennes, les partis politiques, la société civile et les institutions électorales afin d’évaluer le climat sociopolitique et d’encourager un processus électoral apaisé, inclusif et transparent. Cette mission s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le Forum des anciens chefs d’État africains pour prévenir les conflits électoraux sur le continent. En plaçant la diplomatie préventive au cœur de leur action, ces anciens dirigeants veulent mettre leur expérience au service de la paix, de la stabilité et de la démocratie en Afrique. Le choix de la Côte d’Ivoire n’est pas anodin. Le pays a connu plusieurs tensions et crises post-électorales ces dernières décennies. En amont du scrutin de 2025, les observateurs internationaux et les partenaires régionaux souhaitent donc s’assurer que toutes les conditions sont réunies pour une élection crédible et pacifique. Rencontre avec les acteurs clés La délégation devrait rencontrer tour à tour le président Alassane Ouattara, les représentants de l’opposition, les responsables de la Commission électorale indépendante (Cei), ainsi que des organisations de la société civile et des leaders religieux. L’objectif est de recueillir les impressions des uns et des autres sur la préparation du scrutin, tout en encourageant le dialogue et la responsabilité de tous les acteurs impliqués. Cette visite intervient dans un contexte où la question de la participation de certains leaders politiques, le fichier électoral, et la sécurité dans certaines zones du pays restent au centre des débats. L’expérience cumulée de Boni Yayi, Goodluck Jonathan et Mohamed Ibn Chambas en matière de médiation et de gouvernance est un gage de crédibilité. Vivement que cette mission n’en soit pas une de plus.Parfait Folly
Classement mondial des revenus 2025: le Bénin conserve son statut de pays à revenu intermédiaire
La Banque mondiale a publié récemment sa nouvelle classification des pays selon le Revenu national brut (Rnb) par habitant, utilisant la méthode Atlas. Le Bénin conserve son statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, aux côtés de nombreuses Nations d’Afrique subsaharienne en progression. Ce classement actualisé, valable pour l’exercice 2025-2026, a des répercussions majeures sur l’éligibilité à l’aide au développement, l’accès aux prêts préférentiels et aux financements internationaux. Il classe les économies mondiales en quatre catégories : revenu faible, intermédiaire inférieur, intermédiaire supérieur et élevé. Cette année, plusieurs Etats ont changé de catégorie. Le Costa Rica intègre le groupe des pays à revenu élevé, tandis que Cap-Vert et les Samoa accèdent au niveau intermédiaire supérieur. A l’inverse, la Namibie rétrograde dans la catégorie intermédiaire inférieur, signalant une baisse de son revenu par habitant. Au niveau mondial, seuls 12% des pays sont désormais classés à revenu faible, contre 30% en 1987. L’Afrique subsaharienne, bien que toujours en retard, affiche une progression notable : 45% des pays y restent dans la catégorie la plus basse, contre 75% il y a près de quatre décennies. Pour le Bénin, ce classement réaffirme une position intermédiaire stable. Cela reflète une croissance maîtrisée mais insuffisante pour franchir un palier supérieur. Il reste dans la tranche « lower- middle-income», ce qui conditionne encore son accès aux financements concessionnels.La rédaction
Transfert sportif: Andréas Hountondji prêté par le FC Saint Pauli
L’international béninois Andréas Hountondji vient de rejoindre le Football Club allemand Saint Pauli sous forme de prêt d’une saison. La signature du bail entre l’attaquant droit des Guépards et le club allemand a été officialisée, hier mardi 8 juillet 2024. L’avenir s’annonce de plus en plus radieux pour l’attaquant béninois de 22 ans. En provenance de Burnley Fc, club de la première League anglaise, Hountondji opte pour l’Allemagne. Selon le directeur sportif du Fc Saint Pauli, Hountondji « est un joueur très intéressant qui va enrichir notre secteur offensif » a-t-il apprécié. Ayant fini la saison dernière avec quatre 4 buts et 2 passes décisives en 18 titularisations, Andréas se fait remarquer sur l’air de jeu à travers sa capacité à aboutir à des finitions des deux pieds. De bonne impression sur le joueur qui apportera du sang neuf à la formation du Fc Saint Pauli. Pour Andréas Hountondji qui a déjà eu l’occasion de s’entretenir avec ses nouveaux encadreurs, c’est une satisfaction totale ou du moins une opportunité de rejoindre la Bundesliga. « Ce club dégage quelque chose de spécial et je veux contribuer à faire de cette saison une réussite » a-t-il affirmé. Andréas Hountondji, l’attaquant polyvalent de nationalité béninoise et française, faut-il le rappeler, constitue un noyau central au sein de l’équipe béninoise. Depuis sont arrivé en sélection nationale, il compte déjà 14 sélections avec les Guépards. Judicaël Davo
Poursuivi pour abus de fonction: l’ex-délégué financier de la présidence écope 04 ans de prison
Le dossier de l’ex-Délégué du contrôleur financier (Dcf) de la présidence de la République du Bénin a connu son épilogue à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), le lundi 07 juillet 2025. A l’issue de l’audience, le prévenu a été condamné à quarante-huit (48) mois de prison ferme et au versement d’une amande d’un million de francs Cfa. Les faits qui lient l’ancien contrôleur à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) remontent en 2024 quand le principal prévenu et ses coaccusés étaient poursuivis pour des faits de violations de procédure de passation des marchés publics. D’après les investigations du ministère public, il ressort que l’ex délégué financier a été à la base des montages des dossiers publics à des souscripteurs. Le ministère public avance également que l’accusé aurait fourni des informations au profil des prestataires. Les enquêtes révèlent que lors des perquisitions au domicile du prévenu, des papiers en-tête liés à des marchés ont été retrouvés. Des preuves qui confirment les accusations de fraudes qui lui sont reprochés. Invité à la barre, le prévenu s’est défendu avec les éléments de réponse à sa disposition. Il a nié les faits et avance que les problèmes de disfonctionnement observé dans la transmission des documents sont notamment dus au logiciel de partage des documents. Malgré ses explications et au vu des réquisitions du ministère public, la Cour décide de le condamner à une peine d’emprisonnement de 4 ans fermes. Il est aussi contraint à verser au titre des dommages et préjudices causés à l’Etat une amende d’une valeur d’un million de francs Cfa. Judicaël Davo
Importance du sang dans le monde physique et métaphysique: le vecteur de communication le plus fiable
En Afrique en général et au Bénin en particulier, le sang, dans de nombreux rituels, revêt une signification profonde et symbolique, agissant comme un vecteur de vie, de puissance, et de lien avec le sacré. Il peut être considéré comme une offrande, un symbole de sacrifice, ou un moyen de communication avec le monde spirituel. Qualifié d’impur, le sang peut être également source de maladies et de mort. Sans le sang, la vie est absente de la planète. Il est la principale énergie qui alimente les plantes, les animaux, les insectes puis les esprits. Liquide visqueux de couleur rouge vif il circule dans les verseaux sanguins sous l’impulsion du cœur. Chez les plantes, il prend le nom de la sève. Au niveau des insectes le sang n’a pas le même aspect, mais joue pratiquement les mêmes fonctions. Il confère aux esprits toute leur puissance à travers les sacrifices. Le sang n’est donc pas un liquide ordinaire. Composé des globules rouges, des globules blancs, du plasma et des plaquettes, un individu en contient de 5 à 7 litres, ce qui représente environ 8% de son poids total. De par ses constituants, il véhicule les gaz respiratoires, apporte les nutriments aux organes, lutte contre les microbes et transmet des germes microbiens. Baignant l’ADN, il est le trait d’union entre le monde visible et invisible. En matière de santé, le manque de sang chronique chez un patient fait trembler tout le monde et même le corps médical, puisque celui qui est dans le besoin tutoie déjà la mort. Sauver une telle vie en détresse nécessite une transfusion sanguine les minutes qui suivent en faisant recours à la banque de sang souvent confrontée à une pénurie pour des raisons diverses. «Il faut d’abord reconnaitre que le sang est patrimoine individuel et personnel que chacun cherche à sauvegarder. Ne comprenant pas l’importance du don de sang, les citoyens sont souvent retissant. Cette réticence s’explique par la peur que leur sang soit offert en sacrifice au vodoun ‘’Kininsi’’» dévoile Georges Gnimadi, président de l’Association nationale des donneurs bénévoles de sang qui fait un travail de sensibilisation dans ce sens pour motiver les donneurs. La science connaît aussi une évolution pour palier à ces éventualités. La transfusion, un mythe ou une réalité dans la tradition africaine Nos traditions africaines regorgent d’assez de potentialités pour guérir telles ou telles maladies ou pour apporter de solutions à une situation donnée que la médecine moderne n’a pas encore la capacité de régler. Mais sont-elles capables de transfuser une patiente à distance ou non ? Quelques tradi-thérapeutes de la médecine traditionnelle tentent des approches de réponses à cette préoccupation. «Aucun spécialiste de la médecine moderne ne peut faire une transfusion à distance. Mais avec le Fâ, ce mystère est possible dans la tradition si le cas d’anémie est surtout lié à l’envoûtement. Avec un poulet, un cabri ou un bœuf, on peut, à partir de notre pays, soulager un malade en manque de sang en Chine ou ailleurs dans le monde. Il suffit de sacrifier ces animaux associés à d’autres ingrédients pour que le miracle attendu se produise. A travers ce sacrifice, c’est le sang d’une autre personne qui est utilisé pour faire renaitre le malade» explique Dah Amangninou, guérisseur traditionnel dans la Commune de Za-Kpota. Baba Azilèmè confirme la recette en ajoutant qu’à partir de substances tirées des plantes, l’on peut faire régénérer le sang. «Dans l’ordre mystique de la tradition, le sang peut être régénéré par l’essence de basélique. Même si le produit coûte cher, il permet de vitaliser le patient. L’essence de basilique est le concentré de la plante appelée basélique. Elle en a de diverses formes. Chez nous, on l’a connait sous le nom de Késsou-késsou. Le concentré de cette feuille dont on parle est un jus fluide qui s’évapore rapidement raison pour laquelle il faut bien la conserver. Mais là aussi, la conservation coûte aussi chère. Il est même utilisé dans beaucoup de rituels au niveau de l’égrégore invisible » renseigne-t-il. La place du sang dans les rituels Le sang revêt une importance symbolique et majeure dans de nombreuses cultures et religions traditionnelles. Il est souvent considéré comme un élément vital, porteur de force, de vie et de liens profonds. Dans les rituels, il peut servir à sceller des alliances, à honorer les ancêtres, à établir des relations de parenté, ou encore à communiquer avec le monde spirituel. Selon, Damien Zinsou Hounton, spiritualiste, le sang est intrinsèquement lié à la vie. Etant le fluide vital qui circule dans le corps, il draine l’énergie au niveau tout l’organisme. Sa puissance est sa composition même. « Dans une goutte de sang se trouve déjà nos 22 chromosomes. C’est pour cela que si nous donnons naissance à un enfant qui nous ressemble, les parents disent qu’il est notre sang. Mais si cet enfant ne porte pas les traits caractéristiques de la famille, ils disent souvent que ce n’est pas leur sang» souligne-t-il. Baba Hountchokan, chef de culte traditionnel, se veut plus explicite. «Qu’on soit fon, nagot, yoruba ou de n’importe qu’elle dialecte, c’est le même sang qui circule dans les veines de tout le monde. C’est l’élément qui comporte le principe actif, qui permet de reconnaitre son frère, son enfant» A ce titre, chacun, par le biais du sang, est héritier de toutes les énergies positives ou négatives de sa famille. «Si par exemple tu es né dans une famille où il est établi par tes aïeuls, bien avant ta naissance, qu’il n’y aura pas d’élite dans la famille, quel que soit le niveau d’études des enfants qui porteront le nom, cette prophétie va se réaliser sur ta vie parce que ce sang circule dans tes veines» renseigne, Berger Atakin. Le sang est également utilisé pour marquer des rites de passage, comme la puberté, où il symbolise l’entrée dans une nouvelle phase de la vie. Dans de nombreux rituels, il est vu comme une source de puissance et d’énergie vitale, capable de conférer des qualités à ceux qui y ont accès. Symbole
1ère édition du camp d’éducation affective: une semaine pour redonner espoir à la jeunesse
1ère édition du camp d’éducation affective: une semaine pour redonner espoir à la jeunesseEn partenariat avec le Centre international d’éducation et de formation familiale (Cieff), l’Ong Notre Dame des Victoires a organisé, du 23 au 27 juin 2025, au Collège Notre Dame des Apôtres le camp d’éducation affective. Cette première édition de ce rendez-vous éducatif inédit a rassemblé des enfants et des jeunes âgés de 10 à 20 ans et plus, venus de divers horizons, autour de l’essentiel : « Mieux se connaître pour mieux grandir » .Dès l’ouverture du camp, le directeur du Centre international d’éducation et de formation familiale (Cieff) ainsi que la marraine de l’édition, Charlotte Alé, ont exprimé leur enthousiasme et souligné l’importance de la présente formation qui est intervenue dans un contexte où les jeunes font face au déficit affectif, relationnel et identitaire. « Dans un monde où les repères s’effacent, où les jeunes sont exposés à des influences multiples souvent contradictoires, il est urgent, essentiel et vital de reconstruire les piliers de la cellule familiale. Le Cieff a vu le jour pour palier à cette urgence» a situé Bruno Messan, directeur du Cieff. Au cours de la première journée, les participants ont suivi deux communications majeures animées par Bruno Messan. La première, intitulée « Sexualité et jeunesse », a mis l’accent sur l’importance d’une éducation affective saine. Le communicateur a sensibilisé les jeunes sur les transformations corporelles, la gestion des émotions, les relations interpersonnelles et les enjeux du respect de soi et d’autrui. Il a également insisté sur la nécessité de développer un dialogue ouvert autour de la sexualité, afin d’encourager des choix responsables. La seconde communication a porté sur les effets négatifs d’une mauvaise éducation affective, sur la croissance et le parcours scolaire des enfants. A ce niveau, le directeur du centre et les divers intervenants ont mis en lumière les troubles émotionnels, les échecs scolaires et les comportements à risque qui découlent d’un manque d’accompagnement affectif approprié. Tout au long de la semaine, plusieurs thématiques clés ont été aussi abordées, telles que : « Les conséquences d’une éducation négligée sur le développement personnel et académique » ; « Les caractéristiques d’une relation saine fondée sur la communication, la confiance et le respect mutuel » ; puis « Les affections et leurs impacts sur le comportement et la perception de soi ». Pour joindre l’utile à l’agréable, le participant se sont déstressés en prenant part à des prestations artistiques et des activités interactives visant à enrichir leurs expériences et favoriser l’expression de soi à travers l’art et la culture. Ce premier camp d’éducation psycho-affective a clôturé ses travaux avec la ferme intention de pérenniser l’initiative. A travers les témoignages des participants, tous unanimes sur la richesse des enseignements reçus, il est clair que cette semaine a semé des graines de conscience, de responsabilité et de transformation dans les cœurs. « Ce camp m’a permis de pouvoir briser certaines préconceptions que j’avais de la jeunesse et la sexualité. « Ils nous ont parlé sans filtre et cela je l’apprécie énormément » a témoigné Aurélia Hongbété l’air satisfait. Au regard de l’écho favorable que cette première édition a reçu, l’Ong Notre Dame des Victoires et le Cieff ont réaffirmé leur engagement à accompagner les jeunes vers un avenir équilibré, à travers une éducation intégrale. Prisca Ahouassou & Laure Lèkossa