La création de l’Alliance des États du Sahel (AES) en septembre 2023 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger, suivie de leur retrait officiel de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en janvier 2025, marque un tournant géopolitique majeur en Afrique de l’Ouest. Cette reconfiguration régionale, motivée par des tensions politiques et des divergences sur la gestion des crises sécuritaires, a des implications profondes sur l’efficacité de la lutte contre le terrorisme dans la région. L’AES a vu le jour dans un climat de méfiance vis-à-vis de la CEDEAO, accusée par les juntes militaires au pouvoir dans les trois pays de ne pas avoir soutenu efficacement leurs efforts contre le terrorisme et d’être sous influence occidentale, notamment française. Les coups d’État successifs au Mali (2020, 2021), au Burkina Faso (2022) et au Niger (2023) ont exacerbé les tensions, la CEDEAO imposant des sanctions économiques jugées “inhumaines” par les régimes sahéliens. En réponse, l’AES s’est constituée comme un pacte de défense mutuelle, avec l’ambition de coordonner les efforts militaires et économiques pour contrer les menaces terroristes, notamment dans la région du Liptako-Gourma, épicentre des activités djihadistes. Cette rupture a conduit à une fragmentation de l’intégration régionale, remettant en question les mécanismes de coopération sécuritaire et économique établis par la CEDEAO. Alors que l’AES cherche à établir une confédération avec une force militaire conjointe et une monnaie commune éventuelle, les conséquences sur la lutte contre le terrorisme sont à la fois prometteuses et problématiques. Impacts positifs de la posture de l’AES sur la lutte contre le terrorismeL’AES a mis en place une architecture de défense collective, incluant des manœuvres militaires conjointes impliquant les armées du Mali, du Burkina Faso, du Niger, ainsi que des partenaires comme le Togo et le Tchad. Cette mutualisation des efforts a permis de réduire la mobilité des groupes djihadistes, notamment l’État islamique dans la région du Liptako-Gourma, en facilitant la poursuite des terroristes au-delà des frontières. La création d’une “force unifiée” annoncée en janvier 2025, dotée de capacités aériennes et de renseignement propres, vise à renforcer cette dynamique. L’AES met l’accent sur la souveraineté africaine, rejetant l’ingérence perçue des puissances occidentales, notamment la France, dont l’opération Barkhane est jugée inefficace par les juntes. Cette posture a permis de mobiliser un soutien populaire, notamment parmi la jeunesse, renforçant la légitimité des régimes militaires dans leur lutte contre le terrorisme. En outre, le recours à des partenaires comme la Russie, avec la présence de mercenaires du groupe Wagner, a offert un appui tactique dans certaines opérations, comme la reprise de zones au nord du Mali. L’alliance a cherché à établir des passerelles avec des pays voisins, comme le Tchad, qui dispose d’une armée expérimentée et d’une expertise reconnue dans la lutte contre le terrorisme. Le Togo, bien que membre de la CEDEAO, participe à des exercices militaires conjoints avec l’AES, ce qui pourrait renforcer la coordination transfrontalière contre les groupes djihadistes. Limites et défis de la posture de l’AES La sortie de l’AES de la CEDEAO a fragilisé l’intégration régionale, essentielle pour une lutte efficace contre le terrorisme, qui nécessite une coordination transfrontalière. La CEDEAO, malgré ses limites, a historiquement joué un rôle clé dans la gestion des crises sécuritaires, comme avec la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) en 2013. La rupture risque de limiter l’accès des pays de l’AES aux ressources et au soutien logistique des États côtiers, cruciaux pour leurs économies enclavées. Malgré les efforts de l’AES, les niveaux de violence restent alarmants. L’année 2023 a été la plus meurtrière dans la région, et 2024 n’a pas montré d’amélioration significative. Des attaques majeures, comme le massacre de Barsalogho au Burkina Faso (août 2024) ou l’attaque de l’aéroport de Bamako (septembre 2024), soulignent les limites des capacités militaires des pays de l’AES, qui manquent des moyens et de l’expertise de partenaires comme le Tchad, autrefois moteur du G5 Sahel. Les sanctions économiques imposées par la CEDEAO avant leur levée partielle en février 2024 ont aggravé les défis économiques des pays de l’AES, limitant leurs budgets pour la défense et le développement. La création d’une monnaie commune, bien que symbolique, risque de créer une enclave monétaire fragile, décourageant les investisseurs et compliquant le financement des opérations antiterroristes. De plus, la dépendance aux mercenaires russes pose des questions de durabilité et de souveraineté économique. La posture anti-occidentale de l’AES, marquée par des accusations contre des pays comme l’Ukraine ou l’Algérie, a tendu les relations avec certains partenaires régionaux et internationaux. Cet isolement pourrait limiter l’accès à des financements internationaux et à des technologies nécessaires pour une lutte efficace contre le terrorisme. Par ailleurs, la restriction des espaces démocratiques dans les pays de l’AES, avec la dissolution des partis politiques au Mali par exemple, risque de compromettre le soutien populaire à long terme. Perspectives pour une lutte antiterroriste efficace Pour maximiser l’efficacité de la lutte contre le terrorisme, une coexistence pacifique et pragmatique entre l’AES et la CEDEAO est indispensable. Les deux blocs ont des intérêts communs, notamment la libre circulation des biens et des personnes, qui facilite les opérations transfrontalières contre les groupes djihadistes. Le Sénégal, sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, pourrait jouer un rôle de médiateur pour rétablir le dialogue, en plaidant pour un soutien accru de la CEDEAO à la lutte antiterroriste tout en reconnaissant les efforts de l’AES. L’AES pourrait également tirer parti de ses partenariats avec des pays comme le Tchad et le Togo pour renforcer ses capacités militaires, tout en diversifiant ses alliances internationales pour éviter une dépendance excessive à la Russie. Enfin, une réforme de la CEDEAO, orientée vers une meilleure coordination sécuritaire et des incitations plutôt que des sanctions, pourrait encourager les pays de l’AES à réintégrer le cadre régional sans renier leurs aspirations souverainistes. La posture de l’AES, marquée par son retrait de la CEDEAO et son ambition de créer une confédération autonome, a des effets ambivalents sur la lutte contre le terrorisme. Si elle permet une coordination militaire renforcée et
Prix indépendance médiatique international 2025: les neuf candidats présélectionnés connus
La 5ème édition du concours ‘’Prix indépendance médiatique international’’ qu’organise Dcc Communication a livré, le samedi 5 juillet 2025, son verdict. Au cours de la présélection sur les productions présentées par les postulants, les trois meilleurs candidats ont été retenus par le jury qui a souverainement délibéré Après compilation des notes attribuées par chaque juré et calcul des moyennes de chaque candidat, la liste des neuf (9) candidats/tes déclarés admissibles pour suivre la prochaine étape du processus a été transmise au comité d’organisation. Il s’agira pour ces neufs retenus de défendre leur œuvre journalistique en présentiel lors d’un dîner de gala, le vendredi 25 juillet prochain, à la salle de spectacle ‘’Lucide Palace’’ à Godomey, dans la Commune d’Abomey-Calavi. Ils auront donc à argumenter leur production pour prouver qu’ils en sont les vrais auteurs devant le public. Les candidats de la presse écrite, tout comme ceux de la radio et de la télévision classique ou web vont ensuite répondre à des questions du jury histoire de jauger leur capacité intellectuelle, professionnelles et leur habileté. La note qui en sera issue va s’ajouter à celle de la production. La moyenne des deux notes permettra de dégager les candidats par ordre de mérite et par catégorie. En attendant cette étape fatidique, la liste des présélectionnés se présente comme suit : 1- Presse écriteBrunelle TCHOBO de la Nouvelle TribuneFlorent HOUESSINON de La Croix du BéninEnock GUIDJIME de Educ’Action2- Radio classique et WebBruno GUAGLI de Sota FmClément SODJI de radio de OuakéArthur HOUINDO de la Diaspora Fm3- Télévision classique ou WebAli ACHIRAF de GMAT Web Télévision au TogoAlexandra DJOTAN de Bénin TvAnge N’SININWE N’KOUEI de Tvc BéninLa rédaction
Régulation des médias: le Gabon s’imprègne du modèle du Bénin
Dans le cadre de l’accompagnement du processus de démocratisation au Gabon, une mission conjointe du pays et du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) séjourne au Bénin depuis le 3 juillet 2025. En effet, en mission d’échanges au Bénin, une délégation gabonaise conduite par Rahim Jihan Nguimbi s’est entretenue avec les responsables de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). L’objectif de cette visite est de s’inspirer de l’expérience béninoise pour une régulation efficace et équilibrée de l’espace médiatique au Gabon. A l’accueil de la délégation, Edouard Loko, le président de la Haac, a salué cette « démarche louable » et mis en lumière « les excellentes relations entre les deux pays en matière de régulation des médias ». Il a ensuite partagé la vision de l’institution béninoise, fondée sur « l’efficacité, la rigueur, mais aussi la pédagogie dans le traitement des dossiers liés aux médias ». Le président de la Haac du Bénin a également présenté les réformes clés entreprises par l’autorité de régulation des médias pour moderniser son fonctionnement, parmi lesquelles figurent «la veille numérique, le contrôle des contenus en ligne, le renforcement des capacités des professionnels des médias, ainsi que les procédures équitables d’attribution des fréquences ». Après les différentes explications fournies, la délégation gabonaise a exprimé toute son admiration pour le cadre juridique béninois et la méthode proactive de la Haac. Elle a souligné sa capacité à «concilier exigence réglementaire et accompagnement du secteur médiatique », saluant notamment la clarté et la transparence du processus de régulation. A l’issue de la rencontre, le chef de la mission gabonaise, Rahim Jihan Nguimbi, a exprimé sa satisfaction. « Nous sommes heureux, nous sommes émus, puisqu’on a vu un président et son équipe libres d’expression. Le Président n’a pas fait économie de parole et des informations dont nous avons besoin. Nous sommes entièrement satisfaits de ces échanges puis de la richesse de la communication», a-t-il déclaré.La rédaction
Sélection controversée des experts pour l’audit du fichet électoral: les précisions de Jean-Baptiste Elias sur le processus
La sélection des quatre experts internationaux devant conduire l’audit du fichier électoral national en vue des élections générales de 2026 avait suscité au sein des membres du Comité de pilotage de l’audit du fichier électoral (Copil) de vives réactions pour dénoncer un vice de procédure. Face à la polémique qui enfle, Jean-Baptiste Elias, le président du Copil, sur l’une des radios de la place, a apporté, ce dimanche 6 juillet 2025, quelques précisions pour apaiser l’opinion publique. Jean- Baptiste Elias, président du Comité de pilotage de l’audit du fichier électoral (Copil) n’est pas allé du dos de la cuillère. Du point fait par le président du Copil, après plusieurs semaines de sélection rigoureuse, au total, 32 candidatures ont été enregistrées. «A la date du 13 juin 2025, nous avons eu 06 experts béninois, 05 français, 04 nigériens, 03 de la Côte d’Ivoire, 02 du Togo, 02 du Mali, 02 du Sénégal, 02 de la République démocratique du Congo, 01 d’Italie, 01 de Madagascar, 01 de la Mauritanie, 01 du Burkina Faso, 01 de la Guinée Conakry et 1 du Canada, soit un total de 32 experts qui se sont manifestés pour que nous puissions faire le travail », a confié Jean-Baptiste Elias. A en croire l’invité de la de la radio Océan Fm, l’analyse des dossiers a été placée sous la supervision d’une commission technique qui a travaillé sur la période du 16 au 25 juin 2025. Il a fait savoir qu’à l’issue de la phase de sélection, un rapport a été publié dans le journal de service public « La Nation » et sur les réseaux sociaux. A l’entendre, quatre (04) experts internationaux ont été sélectionnés sur les 32 candidats. En poursuivant ses explications, il a révélé que des experts internationaux ont été sollicités dans le cadre de l’audit du fichier électoral, car «c’est un travail scientifique qui nécessite une certaine expertise. Ne se lève pas pour faire l’audit qui veut…. Se lève pour faire l’audit quelqu’un qui à la compétence, qui à la formation et qui à l’expérience ». Jean Baptiste Elias a également informé que les experts internationaux sélectionnés par le Comité de pilotage de l’audit du fichier électoral sont attendus à Cotonou ce dimanche 06 juillet 2025. Il a, par ailleurs, indiqué qu’à travers des lettres, il a invité tous les partis politiques de la mouvance et de l’opposition à une rencontre avec les experts internationaux sélectionnés dans les jours à venir.C.Z
Délibération du Bepc 2025: 77,25% d’admissibilité au plan national
Les candidats à l’examen du Brevet d’étude du premier cycle, session de juin 2025 connaissent leur sort. La Direction des examens et concours (Dec) du Ministère des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle (Mestfp) a procédé à la délibération, le samedi 05 juillet 2025. Les résultats dévoilés révèlent un taux national d’admissibilité de 77,25%. Ce bilan global témoigne des efforts continus des élèves, du corps enseignant et des réformes du gouvernement. Quant aux candidats en situation de handicap, ils affichent un taux de réussite particulièrement remarquable de 85,25%, soulignant une inclusion réussie dans le système éducatif. Voici le détail des résultats par département :Alibori : 71,08%Atacora : 83,42%Atlantique : 80,04%Borgou : 83,80%Collines : 69,61%Couffo : 77,19%Donga : 64,46%Littoral : 71,76%Mono : 76,82%Ouémé : 74,73%Plateau : 78,21%Zou : 84,47%Ces résultats traduisent les disparités territoriales qui persistent mais aussi les avancées significatives dans plusieurs départements, notamment le Zou, l’Atacora et le Borgou. Seuls les candidats admissibles sont autorisés à poursuivre le processus avec les épreuves orales et sportives dans les centres dédiés à cet effet. Ce n’est qu’après cette étape qu’ils seront définitivement déclarés admis au Bepc.C.Z
Cadre juridique de la chefferie traditionnelle au Bénin: Ayibatin Jonas Hantan prône une organisation responsable de la loi
La tournée nationale de vulgarisation de la loi n°2025-09 du 03 avril 2025, portant cadre juridique de la chefferie traditionnelle en République du Bénin a conduit, le ministre conseiller au tourisme, à la culture, aux arts et aux sports, Ayibatin Jonas Hantan et sa suite aux palais royaux de Bassila et de Savalou, les 03 et 04 juillet 2025. Occasion pour l’autorité ministérielle de rappeler aux souverains, que la prise en compte de leurs diverses doléances dépendra de l’organisation responsable et intelligente qu’ils feront de la présente loi dans leurs royaumes respectifs. « Par rapport à la loi, nos parents sont en train de voir une insuffisance qui n’est pas encore claire. Il s’agit de la gestion communautaire. Est-ce que la loi permet au roi de gérer tous les problèmes de sa cité ? » Ainsi s’exprimait le premier ministre du palais de Bassila pour mieux comprendre les implications et l’étendue de la loi. A cette préoccupation, la réponse de l’émissaire du gouvernement est sans ambages. «La loi n’est pas venue réécrire l’histoire» a rappelé Ayibatin Jonas Hantan qui ajoute que l’application et l’organisation responsable qu’ils en feront pourraient inspirer une relecture prochaine pour un éventuel réajustement. Il poursuit en indiquant que son déplacement est motivé par l’inclusivité qui doit s’observer et animer les cours royales. « Aujourd’hui, il urge que les palais adoptent désormais une organisation moderne qui prend en compte toute les minorités ethniques, religieuses et communautaires de leur royaume. Les communautés qui ont toujours côtoyé et qui ne participent pas forcément à la succession du trône doivent être intégrées afin qu’elles reconnaissent le roi comme leur Majesté. C’est à ce seul prix qu’il pourra intervenir quand il y aura un conflit » explicite le ministre conseiller au tourisme, à la culture, aux arts et aux sports qui est revenu sur l’historique et le contexte qui justifie le vote de la loi. «Nos trônes traditionnels ont souffert d’une reconnaissance légale depuis le passage du Colons. De1960 à ce jour, nous avons eu soif au Bénin de reconnaitre le roi, le chef traditionnel, qu’il soit chef supérieur, chef coutumier ou même chef communautaire à la lumière d’une loi spécifique qui les implique dans de la gestion de la cité. Depuis lors, les différents présidents ayant succédé à la tête de notre pays ont reçu dans ce sens des doléances des rois qui n’ont jamais été satisfaites pour cause de calculs politiques. Mais, à l’avènement du régime de la rupture, ce mythe a été brisé grâce à la détermination du chef de l’Etat, Patrice Talon » a conté Ayibatin Jonas Hantan. Le rôle régalien de la chefferie traditionnelle Plusieurs étapes ont été franchies pour aboutir au vote et à la promulgation de la loi devenue le bréviaire qui redéfinit le rôle de chaque acteur de la chefferie traditionnelle. «Les trônes sont reconnus à la lumière de la loi. L’autorité des rois est restaurée et désormais, ils doivent travailler à la consolidation de la cohésion sociale, anticiper sur le règlement des conflits. Bâtisseurs de la paix au sein des communautés, ils sont des acteurs stratégiques dans la coproduction de la sécurité et deviennent de facto, un partenaire sûr de la police républicaine » a rappelé le ministre conseiller. Ce qui fait dire au préfet de la Donga, Jacques Rolland Amado, que la loi leur a donné un grand pouvoir pour mieux s’exprimer et participer pleinement aux actions du développement à la base. Honorés par la loi, les rois, les chefs traditionnels et les chefs coutumiers doivent retourner l’ascenseur au chef de l’Etat en travaillant à consolider l’unité nationale. « Je serai fier d’entendre qu’après mon passage, que Bassila dispose un règlement intérieur qui réorganise le royaume en tenant compte des nouvelles exigences, histoire de nous prouver que notre tournée porte ses fruits » a suggéré Ayibatin Jonas Hantan. Au nom de sa Majesté Atchiba ll, roi de Bassila, le premier ministre du palais a noté avec satisfaction que l’avènement de la loi en cours de vulgarisation, est salutaire parce qu’elle dépolitise les conflits liés à la chefferie tradition et redonne vie aux royaumes. Néanmoins, il sollicite l’appui du gouvernement à la chefferie traditionnelle pour un bon fonctionnement. Par ailleurs, le premier ministre, porte-parole du souverain a remercié le président de la République pour avoir renforcé la sécurité à Bassila. Ce qui permet aujourd’hui aux citoyens des vaquer à leurs occupations dans la quiétude. Au nombre des préoccupations, il a évoqué le renforcement de l’éclairage public des rues urbaines, la réfection des locaux de la police républicaine et la construction d’un stade moderne pour l’éclosion des talents sportifs des jeunes. A Savalou, dans la cité de Soha, sa Majesté Dada Ganfon Gangnihoun Toffa Gbaguidi XV, roi de Savalou, a exprimé la même fierté à face à la loi. « La finalité, c’est de garantir la paix et la stabilité. Une fois que vous avez le pouvoir, une fois qu’on vous donne la force d’agir, le reste vient aisément» a mentionné le roi de Savalou. Prisca Ahouassou & Judicaël Davo
Reconnaissance de nationalité aux Afro-descendants: le Bénin lance officiellement la plateforme “My Afro Origins”
Le Gouvernement de la République du Bénin a lancé officiel, le vendredi 4 juillet 2025, à Cotonou, la plateforme numérique www.myafroorigins.bj, portail exclusif destiné à accueillir les demandes de reconnaissance de la nationalité béninoise aux afro-descendants. Cette avancée qui concrétise la volonté du chef de l’Etat, Patrice Talon, s’inscrit dans la droite ligne de la mise en œuvre de la loi n°2024-31 du 2 septembre 2024 relative à la reconnaissance de la nationalité béninoise aux Afro-descendants. Texte fondateur qui consacre, pour la première fois dans l’histoire juridique du pays, le droit au retour et à la citoyenneté pour les descendants d’Africains subsahariens déportés hors du continent africain durant la traite des Noirs et le commerce triangulaire. Cette initiative traduit la volonté du pays d’assumer sa responsabilité historique, de retisser les liens avec ses enfants dispersés à travers le monde, et de faire de son territoire une terre d’accueil, de mémoire et d’avenir. Accessible à l’adresse www.myafroorigins.bj, la plateforme offre à chaque demandeur un parcours entièrement dématérialisé, multilingue (français, anglais, portugais, espagnol) et conforme aux standards internationaux de protection des données personnelles. Elle permet de s’informer, de constituer son dossier, d’effectuer le paiement des frais de traitement qui sont de 100 USD et de suivre l’avancement de la procédure via un compte personnel. Une fois le dossier dûment complété et conforme, l’attestation d’éligibilité à la nationalité béninoise par reconnaissance est délivrée après examen et décision favorable. Ce document, émis par l’administration béninoise, constitue une première étape clé vers l’obtention de la nationalité et l’inscription dans le registre national des personnes physiques. Le Gouvernement béninois invite toutes les personnes intéressées à consulter la plateforme pour prendre connaissance des conditions d’éligibilité, des pièces requises et du processus d’examen de la demande. Selon Yvon Détchénou, Garde des sceaux, ministre de la justice et de la législation, « ce dispositif donne corps à une loi de justice et de reconnaissance. En ouvrant le chemin de la nationalité béninoise aux Afro-descendants, nous honorons un principe fondamental : celui du droit au retour» My Afro Origins.bj est une interface multilingue, accessible et sécurisée mise en place par le gouvernement de la République du Bénin pour permettre aux personnes afro-descendantes de déposer une demande de reconnaissance en nationalité béninoise. Accessible à l’adresse www.myafroorigins.bj. Cette plateforme multilingue, sécurisée et entièrement dématérialisée, constitue l’unique portail dédié à ce processus.La rédaction
Braquage sanglant à Ouèssè: trois victimes et un présumé braqueur interpelé
Agbolo Kombon, un village de l’arrondissement de Tchalla-goï, dans la Commune de Ouèssè a été, le samedi 05 juillet 2025, le théâtre d’un braquage sanglant qui a fait de nombreuses victimes. Dans la foulée, un des présumés braqueurs a été appréhendé par la police républicaine. Une boutique d’alimentation générale s’est transformée en scène de violence après l’irruption de plusieurs individus armés. Selon les témoignages recueillis sur les lieux, les assaillants ont effectué des tirs de sommation pour tenir en respect le propriétaire qui tentait de fuir et semer la panique dans l’environnement. Sous la menace d’une machette qui lui a arraché un bras, le commerçant n’a eu d’autre choix que de remettre les quarante mille francs Cfa qu’il avait sur lui. Puis, sur ordre, il a indiqué la caisse de la boutique où était réservée une somme de cent dix mille francs. Une fois tout récupérés, les criminels se sont volatilisés dans la nature, laissant leurs victimes dans un bain de sang. Le bilan est lourd. Trois personnes ont été blessées. La première a perdu sa main gauche. La seconde eu plusieurs doigts sectionnés, sans qu’ils ne tombent entièrement. La troisième porte une plaie profonde à l’omoplate. Tous les trois ont été transférés d’urgence à l’hôpital de Savè pour des soins intensifs. Alertée, l’intervention de la police républicaine a été prompte. La battue qui s’est aussitôt engagée a permis de mettre la main sur un des présumés braqueurs. Conduit au commissariat de Tchalla- goï, il va devoir s’expliquer. L’enquête suit son cours pour retrouver les autres éléments de la bande. Mais dans les rues de Agbolo Kombon, la peur s’est installée. Les habitants, sur le qui-vive, dorment à peine. Mais les éléments de Brice Kokou Allowanou, le Directeur général de la police républicaine, qui veillent au grain rassurent et appellent la population de Ouèssè au calme et à la sérénité.C.Z
Vote de la loi portant vision de développement du Bénin 2060: les députés ont posé un acte historique
L’Assemblée Nationale du Bénin, en sa séance plénière, du vendredi 4 juillet 2025, a délibéré et adopté la loi N°2025-16 portant vision de développement du Bénin à l’horizon 2060. Elle a été votée à l’unanimité des députés présents et représentés. Les députés de la huitième législature sont rentrés dans l’histoire du Bénin. Pour avoir matérialisé la Vision du développement du Bénin à l’horizon 2060 par une loi, les élus du peuple ont ainsi doté notre pays d’un véritable levier qui s’impose comme une boussole de développement visant à orienter les actions des prochaines autorités. Selon le rapport de la commission du plan et de l’équipement de l’Assemblée Nationale du Bénin soumis à l’appréciation des députés, le projet de loi examiné sous l’autorité du président du parlement, Louis Gbèhounou Vlavonou en présence du ministre d’Etat en charge du développement et de la coordination de l’action gouvernementale, Abdoulaye Bio Tchané et de son collègue de la justice, Yvon Détchénou, comporte 32 articles répartis en 06 chapitres. A en croire le rapport, l’adoption de ce projet de loi permettra, d’instaurer une planification rigoureuse et cohérente du processus de développement ; d’éviter le rétropédalage dans la conduite stratégique de l’action publique ; d’offrir un cadre de référence pour l’élaboration et l’orientation de tout programme d’actions des gouvernements successifs. Un aperçu de la loi La mise en œuvre de la vision 2060 s’appuie sur 07 principes directeurs que sont : la culture de la responsabilité et de l’éthique, l’équité, l’inclusivité, la redevabilité mutuelle, la subsidiarité, la gestion axée sur les résultats et le partenariat renforcé. Le cadre institutionnel de la vision nationale de développement comprend deux organes : la commission en charge de la prospective au sein du Conseil national de planification et le secrétariat technique permanent du Conseil national de la planification. Une revue de la mise en œuvre de la vision est faite tous les 05 ans et le rapport de la revue est disponible au plus tard 06 mois avant l’année électorale. Cette revue est coordonnée par le Conseil national de la planification qui jouit d’une autonomie de gestion. Au cours du débat général qui s’est engagé suite à la présentation du contenu et des innovations du texte législatif, l’ensemble des députés de l’opposition et de la mouvance ont applaudi l’avènement de cette loi. « Adopter cette vision 2060, c’est dire au monde que le Bénin croit en sa capacité de se transformer durablement » a noté l’He Gérard Gbénonchi, du groupe parlementaire ‘’Union progressiste le renouveau’’. Son collègue Barthélémy Kassa du Bloc républicain, renchérit en indiquant que l’adoption de cette loi est une avancée majeure et appelle à se mobiliser derrière le gouvernement dans la poursuite de l’effort de développement du Bénin. Chez Eric Houndété, du groupe parlementaire ‘’Les Démocrates’’, c’est plutôt la déception. « Puisqu’il y aura un changement bientôt, il ne sera pas interdit de réajuster la vision » s’est-il apaisé. La Vision 2060 substitue, faut-il le rappeler, dès le 1er janvier 2026, la Vision Bénin 2025 Alafia arrivée à échéance. Elle répond aux exigences des dispositions de l’article 7 de la loi n°2024-09 du 20 février 2024 portant loi-cadre sur la planification du développement et sur l’évaluation des politiques publiques en République du Bénin. C.Z
Présidentielle de 2026 au Bénin: les candidats de la mouvance connus en octobre prochain
A l’occasion d’un point de presse, Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, a levé un coin de voile sur la date de désignation du duo de candidats de la mouvance présidentielle. Selon ses déclarations, les candidats issus de la mouvance présidentielle seront officiellement dévoilés le 12 octobre 2025. Cette date marque un tournant décisif dans le processus électoral en cours au Bénin, car elle permettra aux électeurs béninois de découvrir les personnalités appelées à porter les couleurs de la majorité au cours des prochaines échéances électorales, notamment la présidentielle prévue en avril 2026. L’annonce intervient alors que l’opinion publique s’interroge sur l’identité de celui ou celle qui succédera au président Patrice Talon, dont le mandat prendra fin en mai 2026. Le successeur prêtera serment à Porto-Novo, conformément aux dispositions constitutionnelles. Wilfried Léandre Houngbédji a précisé que, quel que soit le profil politique du futur candidat, ce dernier devra s’inscrire dans la continuité de l’action gouvernementale actuelle. « Le prochain président de la République sait qu’il est attendu par le peuple béninois pour prolonger la dynamique du développement», a-t-il souligné, évoquant les résultats économiques, sociaux et diplomatiques prospèrent enregistrés depuis 2016. C.Z