L’Afrique du Sud rejette les accusations d’anti-américanisme et maintient son engagement à négocier un accord commercial avec les États-Unis, a déclaré Kaamil Alli, porte-parole du ministère du Commerce, ce lundi 7 juillet 2025. Cette mise au point intervient après que le président américain Donald Trump a menacé d’imposer une taxe supplémentaire de 10 % sur les pays membres des Brics, accusant le groupe, dont fait partie l’Afrique du Sud, de politiques « anti-américaines » lors d’un sommet au Brésil. Depuis mai, Pretoria cherche à renforcer ses liens commerciaux avec Washington, notamment à la suite d’une rencontre entre le président sud-africain Cyril Ramaphosa et Trump à la Maison Blanche. « Nos discussions avec les États-Unis restent constructives et fructueuses », a assuré Alli à Reuters, précisant qu’aucune communication officielle sur les tarifs n’avait encore été reçue. L’Afrique du Sud, membre influent des Brics aux côtés de pays comme la Chine, l’Inde et le Brésil, insiste sur sa volonté de coopération économique avec les États-Unis, malgré les tensions géopolitiques. « Comme nous l’avons déjà dit, nous ne sommes pas anti-américains », a déclaré Alli. Ce positionnement reflète l’équilibre délicat que le pays cherche à maintenir entre ses alliances internationales et ses relations avec les puissances occidentales.
Dossier Akponna : liste des membres de la commission d’enquête parlementaire
À la suite des propos controversés tenus par l’ex-ministre de l’Énergie, Paulin Akponna, lors d’une tournée à Parakou, l’Assemblée nationale a voté, vendredi 4 juillet, une résolution créant une commission d’enquête parlementaire. Cette décision fait suite à une saisine officielle du groupe parlementaire Les Démocrates, qui a exigé des clarifications sur les déclarations jugées graves de l’ex-membre du gouvernement. La commission, qui aura pour mission de faire la lumière sur ces propos, est composée de dix députés issus des trois principaux groupes politiques représentés au parlement : Jérémie Adomahou (UPR), Domitien N’Ouémou (UPR), Dénise Degbedji (UPR), Louis Dossou Codjo (UPR), Habibou Woroucoubou (Les Démocrates), Célestin Hounsou (Les Démocrates), Nourénou Atchadé (Les Démocrates), Malick Séibou (Bloc Républicain), Casimir Sossou (Bloc Républicain), Armand Gansè (Bloc Républicain)La commission d’enquête a pour mandat de vérifier les faits, auditionner les parties impliquées, et proposer des recommandations. Les travaux commenceront dans les prochains jours et un rapport sera déposé sur la table du Président de l’institution à la fin de la mission. Parfait FOLLY
Transports aériens : le Bénin parmi les destinations les plus couteuses en Afrique
En 2024, le Bénin s’est classé parmi les dix pays africains imposant les taxes et frais de billets d’avion les plus élevés, selon une étude de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA). Basée sur des données collectées en septembre 2024 dans 54 pays, cette analyse révèle que l’Afrique de l’Ouest, incluant le Bénin, le Nigéria et la Sierra Leone, domine le classement des coûts de transport aérien sur le continent. Les taxes moyennes en Afrique de l’Ouest s’élèvent à 109,5 dollars pour les vols internationaux et 97 dollars pour les vols régionaux, bien au-dessus de la moyenne continentale de 68 dollars et 59,05 dollars respectivement. Au Bénin, ces coûts élevés impactent directement les passagers, rendant les voyages aériens particulièrement onéreux. Cette situation freine l’accessibilité au transport aérien, un secteur clé pour le développement économique et l’intégration régionale. Alors que l’Afrique de l’Ouest représente une part importante du trafic aérien africain, ces taxes élevées pourraient décourager les voyageurs et limiter la compétitivité des compagnies aériennes locales face à des régions comme l’Afrique du Nord, où les taxes ne s’élèvent qu’à 25,27 dollars en moyenne pour les vols internationaux. Plusieurs facteurs expliquent cette position du Bénin, notamment des politiques fiscales strictes et des coûts opérationnels élevés pour les compagnies aériennes. Ces charges, répercutées sur les billets, augmentent le prix final pour les passagers. Pour remédier à cette situation, des réformes fiscales et une harmonisation régionale des taxes pourraient être envisagées, afin de rendre le transport aérien plus abordable et de stimuler le tourisme et le commerce. En attendant, le Bénin et ses voisins ouest-africains restent parmi les destinations les plus coûteuses pour les voyageurs aériens en Afrique.
Élections de 2026 : Les Démocrates fixent la clôture des candidatures à l’interne
Le compte à rebours est lancé pour les membres et sympathisants du parti Les Démocrates qui aspirent à représenter la formation d’opposition aux prochaines élections municipales, communales et législatives de 2026. Dans une note interne portant la signature d’Alassani Tigri, le parti a annoncé que la date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 22 juillet 2025. Cette échéance intervient alors que le processus de sélection interne bat son plein, dans un contexte de forte mobilisation des bases militantes. Le parti veut miser sur une organisation rigoureuse pour présenter des listes crédibles dans toutes les circonscriptions électorales du pays. Selon les responsables du parti, cette date butoir est non négociable. Elle s’inscrit dans une logique de préparation anticipée afin d’éviter les erreurs administratives et les candidatures incomplètes, comme celles qui avaient terni la participation de certains partis lors des élections passées. « Le parti veut s’assurer que tous les candidats remplissent les critères de recevabilité et disposent d’un dossier complet avant la phase de transmission aux autorités compétentes », a indiqué un cadre du parti sous couvert d’anonymat. Les postulants sont invités à fournir, entre autres, une copie de la carte d’électeur, un casier judiciaire datant de moins de trois mois, un certificat de résidence, un quitus fiscal, ainsi que des preuves d’engagement politique au sein du parti. Les dossiers doivent être transmis aux coordinations communales qui se chargeront de les transmettre au comité de candidature. La clôture des candidatures annoncée pour le 22 juillet 2025 marque ainsi un tournant décisif dans la stratégie électorale du parti d’opposition qui nourrit de grandes ambitions pour le triple scrutin de 2026.
Russie : le ministre des Transports se suicide après avoir été limogé par Poutine
Le président russe Vladimir Poutine a limogé, lundi 7 juillet 2025, son ministre des Transports, Roman Starovoit, selon un décret officiel publié par le Kremlin. Aucune explication précise n’a accompagné cette décision. Peu après son éviction, des sources rapportent que Starovoit se serait suicidé par balle, marquant un dénouement tragique à cette affaire. Nommé ministre des Transports en mai 2024, Roman Starovoit avait précédemment occupé le poste de gouverneur de la région de Koursk, près de la frontière ukrainienne, de 2018 à 2024. Selon le journal économique Vedomosti, la décision de son remplacement aurait été prise il y a plusieurs mois. Andreï Nikitine, ancien gouverneur de la région de Novgorod et vice-ministre des Transports, a été désigné pour lui succéder. Lors d’une rencontre avec Nikitine, Poutine a exprimé ses attentes, soulignant, selon le Moscow Times, l’importance de mobiliser « énergie, connaissances et compétences » pour relever les défis du secteur des transports. Ce limogeage intervient dans un contexte où Starovoit avait été nommé ministre peu après la réélection de Poutine pour un nouveau mandat de six ans en mai 2024. Ce drame soulève des questions sur les pressions au sein de l’appareil politique russe, alors que le pays fait face à des défis internes et externes croissants. M.D
Trump menace d’imposer des tarifs aux pays s’alignant sur les BRICS
Le président américain Donald Trump a lancé une mise en garde sévère à l’encontre des pays qui soutiendraient les « politiques anti-américaines » du groupe des BRICS, annonçant l’imposition d’un tarif supplémentaire de 10 % sur leurs exportations vers les États-Unis. Cette déclaration, publiée dimanche sur Truth Social, intervient alors que les dirigeants des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Égypte, Éthiopie, Indonésie, Iran et EAU) entamaient un sommet à Rio de Janeiro. Dans un contexte de tensions commerciales croissantes et de divisions au sein des forums comme le G7 et le G20, les BRICS se positionnent comme une alternative pour une diplomatie multilatérale. Le groupe a critiqué, dans une déclaration commune, l’impact des hausses tarifaires sur le commerce mondial, une allusion implicite aux politiques de Trump. En réponse, ce dernier a menacé de sanctions économiques tout pays s’associant aux BRICS, sans préciser ce qu’il entend par « politiques anti-américaines ». Alors que l’administration Trump s’active pour conclure des accords commerciaux avant une date limite fixée au 9 juillet, cette nouvelle escalade pourrait accentuer les frictions avec les nations émergentes. Les BRICS, élargis récemment, attirent l’intérêt de nombreux pays, avec une trentaine d’États envisageant une adhésion ou un partenariat, bien que l’Arabie saoudite ait reporté son intégration officielle. Cette confrontation souligne les défis croissants pour le commerce mondial, pris entre les ambitions protectionnistes américaines et l’influence grandissante des BRICS.
TriBR : le Bloc républicain galvanise sa jeunesse pour 2026
Le siège national du Bloc républicain (BR) a vibré ce samedi à l’occasion de la grande tribune politique dédiée à sa jeunesse militante, baptisée TriBR (Tribune du Bloc républicain). Deux panels de haut niveau ont meublé cette rencontre stratégique qui a rassemblé de jeunes militants venus des quatre coins du Bénin autour du thème général : « Le grand rendez-vous de la jeunesse ». Au menu, deux réflexions majeures : « L’OJBR : entre militantisme et réalité politique, quel bilan ? » et « Comment construire une relève crédible ? » Prenant la parole à l’ouverture des travaux, le président du parti, Abdoulaye Bio Tchané, a salué les progrès réalisés par le Bénin ces dernières années, notamment grâce à la réforme du système partisan. Il a rappelé que le BR, depuis sa création en 2018, s’inscrit pleinement dans cette dynamique. « Nous voulons une participation plus forte des jeunes pour qu’ils ne soient pas du reste. 30 % de jeunes, c’est insuffisant. Mobilisez-vous, allez à la table de négociation pour une participation active aux élections à venir afin que votre parti gagne », a exhorté le leader du BR. Le premier panel a permis aux participants de faire le point sur le rôle de l’Organisation des Jeunes du Bloc Républicain (OJBR). Dans une intervention engagée, son coordinateur national, Yessoufou Nouhoum Bida, a appelé la jeunesse à plus de responsabilité. « Le militantisme, c’est contribuer activement au développement du pays. Nous devons sensibiliser dans nos quartiers, nos villages pour que les jeunes adhèrent massivement au BR. Notre objectif est clair : faire du BR le plus grand parti à l’issue des élections de 2026 », a-t-il martelé. Il a également plaidé pour l’octroi de missions concrètes et de moyens logistiques à l’OJBR afin de renforcer la présence du parti sur le terrain. Le deuxième panel, centré sur la relève politique, a été marqué par la participation remarquée de l’honorable Chantal Ahyi, qui a partagé son expérience de militante et d’élue. Elle a insisté sur la nécessité pour la jeunesse d’allier fougue, discipline et loyauté aux idéaux du parti. « Il ne suffit pas d’avoir la volonté. Il faut aussi être préparé, formé et exemplaire pour incarner l’avenir politique que nous voulons », a-t-elle confié aux jeunes.À l’issue de cette rencontre, les participants sont repartis gonflés à bloc, déterminés à s’investir davantage dans l’animation du parti sur le terrain, avec en ligne de mire les prochaines échéances électorales de 2026. Parfait FOLLY
Bénin – Présidentielle 2026 : « je suis le meilleur candidat » – Bertin Koovi
Lors de son passage dans l’émission Prime Politique sur Prime News Monde le 5 juillet 2025, Bertin Koovi, figure politique du parti Bloc Républicain (BR), a révélé son intention de candidater pour l’élection présidentielle de 2026 au Bénin. Dans des propos audacieux, il s’est présenté comme le « meilleur candidat » pour succéder au président Patrice Talon, dont le mandat s’achèvera. Koovi a appelé Talon à le choisir comme son dauphin, promettant de « transformer les chenilles en papillons qui volent ». Membre influent du BR, Koovi ambitionne de poursuivre l’œuvre de Talon tout en y apportant une touche personnelle : « une économie fondamentale axée sur un développement à visage humain ». Selon lui, les efforts de rigueur économique imposés par Talon, souvent perçus comme un « serrage de ceinture », étaient nécessaires pour poser les bases d’un Bénin prospère. « Talon a affamé » en partie le peuple, « mais c’est ainsi qu’on construit un pays », a-t-il affirmé, tout en plaidant pour une nouvelle phase où les Béninois pourraient « desserrer la ceinture » et jouir davantage des fruits des réformes. Koovi se distingue par sa vision d’un développement inclusif, où les ressources du pays bénéficieraient directement à la population après une décennie de sacrifices. Cette annonce intervient dans un contexte politique où plusieurs figures se positionnent pour 2026, rendant la course à la magistrature suprême particulièrement compétitive. Reste à savoir si Koovi parviendra à rallier le soutien de Talon et à convaincre les électeurs de sa capacité à incarner le renouveau tout en consolidant les acquis. Son discours, mêlant continuité et assouplissement des politiques, pourrait séduire une population en quête d’équilibre entre rigueur et prospérité.
Bénin – Présidentielle 2026 : les candidats déclarés et leurs chances de succès
À l’approche de l’élection présidentielle béninoise prévue pour le 12 avril 2026, le paysage politique reste marqué par les réformes électorales strictes instaurées sous le président Patrice Talon. Ces réformes, notamment l’obligation de parrainages (15 % des députés et maires, soit environ 28 élus, provenant d’au moins 3/5 des circonscriptions électorales) et l’interdiction des candidatures indépendantes, limitent drastiquement le nombre de candidats potentiels. Malgré ce cadre rigide, certaines personnalités ont déjà annoncé leur intention de se présenter, souvent en dehors des grands partis politiques, tandis que d’autres attendent encore de clarifier leurs ambitions. Candidats déclarés à la présidentielle de 2026 Achille Pacôme Loko : Béninois de la diaspora vivant aux États-Unis, militant du parti Les Démocrates, il a été le premier à s’inscrire officiellement aux primaires du parti le 4 mars 2025, répondant à l’appel de l’ancien président Boni Yayi. Dans sa lettre de candidature, il met en avant son engagement de longue date dans des actions sociales, humanitaires, et pour la promotion de l’emploi et du développement culturel et sportif. Cependant il reste peu connu sur la scène nationale, ce qui pourrait limiter ses chances face à des figures plus établies. Kémi Séba (Stellio Gilles Robert Capo Chichi) : Militant panafricaniste, président de l’ONG Urgences Panafricanistes, connu pour ses prises de position contre le néocolonialisme et le franc CFA, il a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2026 en janvier 2025 via une vidéo sur les réseaux sociaux. Il envisage trois options pour concourir, dont la première est d’être porté par Les Démocrates, le seul parti d’opposition disposant des parrainages nécessaires (au moins 28 élus, députés ou maires). Cependant, sa candidature divise, certains doutant de son ancrage local et de sa capacité à obtenir les parrainages requis. Candidat autoproclamé, mais il n’est pas encore officiellement soutenu par Les Démocrates, et son positionnement pourrait dépendre de négociations avec le parti. Nourou-Dine Saka Saley : Juriste et opposant au régime de Patrice Talon, actif sur les réseaux sociaux, il a exprimé son ambition de se présenter comme un « redoutable candidat » à la succession de Talon, dans une vidéo publiée le 1er octobre 2024 sur TikTok. Le dimanche 22 juin 2025, il a officiellement déclaré son intention de participer au processus de désignation du candidat du parti Les Démocrates pour l’élection présidentielle. Il est perçu comme ambitieux, mais certains observateurs estiment qu’il manque d’expérience politique (aucun mandat électif préalable) et que sa dépendance potentielle à l’influence de Boni Yayi pourrait poser problème. Prétendant potentiel, mais son profil est jugé insuffisamment étoffé pour rivaliser avec des figures plus établies, et il n’a pas encore été confirmé comme candidat des Démocrates. Daniel Edah : Ancien fonctionnaire international, docteur en anthropologie, consultant en partenariat, et président de l’organisation « Il fera beau ». Candidat en 2016 (0,12 % des voix) et 2021 (non validé pour manque de parrainages), il est membre du Cadre de concertation des partis d’opposition. Il prône l’unité, la paix, et une économie de production locale. Malgré sa candidature officielle pour 2026 et son affirmation d’avoir les parrainages nécessaires, son score marginal en 2016 et l’absence de base politique solide (pas de parti majeur, peu de visibilité) limitent son impact. Le système de parrainage, dominé par la majorité présidentielle et Les Démocrates, constitue un obstacle majeur. Sa posture modérée et son discours de réconciliation peinent à mobiliser face à des figures plus influentes. Léonidas Hounton : Expert en marchés publics, technocrate, se présente comme un « Béninois lambda ». Il met en avant une gouvernance rigoureuse, transparente, et la consolidation des acquis de Patrice Talon, tout en évitant la polarisation. Sa candidature, annoncée en juin 2025, s’appuie sur son expertise technique, mais il manque d’ancrage politique et de parti structuré. Son discours apaisé pourrait attirer des électeurs lassés des clivages, mais sans parrainages garantis (majoritairement acquis à la mouvance Talon ou à l’opposition Les Démocrates), sa participation reste incertaine. Contexte général Le système de parrainage (28 élus minimum) favorise les grands partis, rendant la validation des candidatures indépendantes comme celles de Edah et Hounton difficile. Les Démocrates, principal parti d’opposition, et la majorité sortante domineront probablement le scrutin. Les chances des deux candidats dépendront de leur capacité à obtenir ces parrainages et à se démarquer dans un paysage politique polarisé. En ce qui concerne les trois autres, leur sort dépendra de la décision du Parti LD de les positionner ou non ou de les faire concourir, avec d’autres éventuellement, à des primaires.Notons que les prochaines semaines pourraient dévoiler d’autres personnalités qui ambitionnent de briguer la magistrature suprême quand on sait que les partis du pouvoir n’ont pas encore eu de prétendant déclaré officiellement même si des noms circulent en coulisse.
Bénin : Ganiou Soglo annonce la résurrection à venir du parti RB et critique les réformes de Talon
Lors de son passage sur Esae TV ce dimanche 6 juillet 2025, Ganiou Soglo, ancien ministre béninois, a révélé son intention de ressusciter le parti politique La Renaissance du Bénin (RB), fondé par ses parents, Nicéphore et Rosine Soglo. Cette décision, selon lui, répond à l’une des dernières volontés de sa mère, Rosine Soglo, figure emblématique de la politique béninoise, décédée. « Ça prendra le temps qu’il faudra, mais je tiendrai mon engagement vis-à-vis de ma mère, quel qu’en soit le prix », a déclaré Ganiou Soglo avec détermination. La RB, créée en 1992, a marqué l’histoire politique du Bénin en incarnant une force d’opposition et de gouvernance sous la présidence de Nicéphore Soglo (1991-1996). Cependant, le parti a progressivement perdu de son influence au fil des années, miné par des dissensions internes et une marginalisation progressive sur l’échiquier politique. En 2019, la réforme du système partisan, instaurée sous le régime de Patrice Talon, a porté un coup fatal à la RB. Les nouvelles exigences, notamment la nécessité d’un financement important et d’une représentativité nationale accrue, ont conduit à la dissolution de nombreux partis, dont la RB, accusée de ne pas répondre aux critères. Ganiou Soglo a vivement critiqué ces réformes, estimant qu’elles ont été utilisées pour réduire la pluralité politique au Bénin. Selon lui, elles favorisent une concentration du pouvoir entre les mains d’une élite, limitant l’émergence de nouvelles forces politiques. « Ce sera toujours les mêmes qui dirigeront le pays avec cette réforme », a-t-il déploré. En annonçant la renaissance de la RB, Ganiou Soglo ambitionne de raviver l’héritage de ses parents et de redonner une voix de plus à l’opposition dans un contexte politique jugé verrouillé.