Le président américain Donald Trump a lancé une mise en garde sévère à l’encontre des pays qui soutiendraient les « politiques anti-américaines » du groupe des BRICS, annonçant l’imposition d’un tarif supplémentaire de 10 % sur leurs exportations vers les États-Unis. Cette déclaration, publiée dimanche sur Truth Social, intervient alors que les dirigeants des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Égypte, Éthiopie, Indonésie, Iran et EAU) entamaient un sommet à Rio de Janeiro.
Dans un contexte de tensions commerciales croissantes et de divisions au sein des forums comme le G7 et le G20, les BRICS se positionnent comme une alternative pour une diplomatie multilatérale. Le groupe a critiqué, dans une déclaration commune, l’impact des hausses tarifaires sur le commerce mondial, une allusion implicite aux politiques de Trump. En réponse, ce dernier a menacé de sanctions économiques tout pays s’associant aux BRICS, sans préciser ce qu’il entend par « politiques anti-américaines ».
Alors que l’administration Trump s’active pour conclure des accords commerciaux avant une date limite fixée au 9 juillet, cette nouvelle escalade pourrait accentuer les frictions avec les nations émergentes. Les BRICS, élargis récemment, attirent l’intérêt de nombreux pays, avec une trentaine d’États envisageant une adhésion ou un partenariat, bien que l’Arabie saoudite ait reporté son intégration officielle.
Cette confrontation souligne les défis croissants pour le commerce mondial, pris entre les ambitions protectionnistes américaines et l’influence grandissante des BRICS.











