Dans la grande salle des travailleurs de la bourse du travail de l’UNSTB, s’est déroulée, ce samedi 21 décembre 2024, la célébration de la fête de Noël pour les enfants. Une cérémonie qui vise à inculquer les valeurs syndicales aux enfants dès le bas âge. Quelques semaines après la célébration de ces 50 ans d’existence, un autre grand événement attendait l’UNSTB en cette fin d’année 2024. La dixième édition de la Noël des enfants des travailleurs du Bénin. Dans le prolongement des 50 ans de l’organisation syndicale, tous les enfants étaient parés de beaux vêtements à l’effigie des 50 ans d’anniversaire de l’UNSTB et des bonnets rouges et blancs de Noël. Présidente du comité national pour la promotion de la femme travailleuse, Chantal Yéhouénou précise l’objectif de cet événement. « L’objectif de cette fête est d’initier nos progénitures au monde syndical et à toutes les vertus et avantages qu’il contient, de réveiller en eux l’esprit du militantisme dans un climat de paix, gage d’un développement durable d’une nation ». Elle en a aussi profité pour remercier les principaux généreux donateurs.Tout heureux, quelques enfants ont remercié l’UNSTB pour l’initiative tout en invitant à la pérenniser et à l’améliorer pour leur bonheur. « J’ai trouvé cette fête très joyeuse. Cette fête de Noël est très bien. J’ai aimé.», affirme Brayan ADJANOHOUNÉlève. Claudia CODJIA, elle aussi élève, renchérit « Je remercie l’UNSTB pour cette animation. Que Dieu les bénisse abondamment ».Bien d’autres personnes ont participé à cette célébration sans manquer de donner leurs impressions. La marraine Appoline FAGLA, au nom des parrain et marraine de l’événement, a félicité l’organisation et dit toute leur fierté d’être aux côtés de l’UNSTB pour célébrer les enfants. Le Secrétaire Général de l’UNSTB, Appolinaire AFFEWE, laissera entendre. « Quelqu’un a dit il n’y a pas de richesse que d’homme mais moi je dis il n’y a de richesse que d’enfants puisque l’enfant est le père de l’homme. ».Ainsi, des tableaux de chorégraphies, de chants, de récitations et de poésies par les enfants tout heureux sont venus agrémenter la fête.Pour récompenser les enfants qui piafaient d’impatience, deux Pères Noël ont fait leur apparition pour les gratifier de présents à la hauteur de leur mérite. Et pour clore définitivement les manifestations, le comité d’organisation ainsi que le parrain, la marraine de la 11e édition en 2025 ont été présentés au public. Prisca AHOUASSOU
Bras de fer sportif : Les hostilités du championnat national lancées
La première édition du Championnat National de Bras de Fer sportif a été officiellement lancée ce vendredi 20 décembre 2024. Au cours de cette cérémonie d’ouverture mémorable, plus de 300 athlètes venus de part et d’autre ont répondu présents. Le Championnat National de Bras de Fer sportif vient d’être lancé au Bénin. Dans son discours inaugural, le Président de la Fédération béninoise de Bras de Fer sportif, Gérémie Gbegniho a réaffirmé sa volonté de faire du bras de Fer sportif, le sport roi au Bénin. Plusieurs autres moments forts riches en émotions ont également marqué la cérémonie. Loin d’être une simple cérémonie de lancement, cet événement a connu la présentation au public présent des tableaux de célébration de l’unité et de la diversité du sport, et une mise en avant de la puissance et de la technique du Bras de Fer. La Rédaction
Dépression chez les jeunes : Tout savoir sur les dispositions à prendre
«Le téléphone portable oui, mais le contact avec l’être humain apporte beaucoup», conseille Jérémie Orou, psychothérapeute spécialiste de la famille et du mariage La dépression chez les jeunes est un phénomène croissant qui suscite une préoccupation mondiale. Cette forme de trouble mental, souvent sous-estimée, se manifeste par une tristesse persistante, une perte d’intérêt pour les activités quotidiennes et un sentiment d’inutilité. Jérémie Orou, psychothérapeute spécialiste de la famille et du mariage évoque ici les causes, les signes et les solutions possibles pour prévenir ses conséquences souvent dramatiques. Journaliste : Que pouvons-nous comprendre par la dépression et quelles sont ses principales causes spécifiquement chez les jeunes ? Jérémie Orou : La dépression, c’est quelque chose de réel qui peut atteindre n’importe quelle couche de la société notamment les jeunes. Pourquoi les jeunes? Parce qu’ils sont à l’âge de l’ambition, des perspectives de planification des projections pour leur avenir et avec leurs incertitudes, s’ils ne sont pas suffisamment préparés, ils peuvent aller dans la dépression. La première chose, c’est l’éducation. Il faut que les parents puissent donner l’éducation en conséquence à l’enfant qui leur permettent de savoir résister devant les situations, qu’il ne reçoit pas une éducation qui le rend vulnérable; qu’il soit fort devant les situations. Quels sont les signes et symptômes permettant de détecter une dépression chez un jeune ? Il y aura forcément qu’il faut conseiller les parents àt donner aux enfants, une éducation conséquente, c’est un développement psychologique conduit par un père et une mère, donc les personnes issues des éducations mono-parentales seront beaucoup plus vulnérables, les personnes dont les formatages psychologiques sont beaucoup plus vulnérables, les personnes qui ont des zones de vie dont le développement psycho-affectif sont beaucoup plus ancrés à basculer dans la dépression. Dans ce contexte, il faut d’abord que nous puissions donner aux enfants une bonne éducation. C’est la première chose, la deuxième chose, il faut que nous puissions aider les jeunes à une socialisation. Parlant de la dépression, est ce que l’on peut indexer les réseaux sociaux comme un facteur déterminant ? J’en venais, l’ordinateur oui, le téléphone portable oui, mais le contact avec l’être humain apporte beaucoup. Ce n’est pas parce que nous avons un téléphone, nous avons un ordinateur que nous n’allons plus avoir d’amis. » Tu fais un million de vues sur les réseaux sociaux mais lorsque tu organises ton anniversaire combien de personnes viennent parmi tes 1000 abonnés, combien de personnes tu vois? » Donc il faut qu’on puisse conseiller les jeunes à quand même continuer à mettre un accent sur l’association, les interactions humaines, les relations pour vivre ensemble. Voilà un peu, monsieur le journaliste, les conseils qu’on peut donner et comme on le dit souvent, il faut aller pas à pas, ne pensez pas qu’on va tout obtenir d’un coup. Quelles solutions, qu’elles soient médicales, psychologiques ou sociales, peuvent être mises en place pour prévenir et traiter la dépression chez les jeunes ? Là, je dirai qu’il faut d’abord que notre éducation soit conséquente, graduelle pour nous permettre de fixer des objectifs tournés et si on ne les atteint pas, on les reformule et vous verrez que chacun aura chaque jour, l’espoir nécessaire pour aller de l’avant et ne basculera pas dans une détresse. Donc, il faut que les jeunes puissent s’extérioriser, identifier des mentors en grandissant. Il faut que nous puissions demander à nos jeunes d’avoir des mentors. Quand quelqu’un va mal, il faut s’approcher de celui-ci ou celui-là pour lui dire, écoute voilà c’est quand même une relation avec une fille, voilà voilà écoute si tu veux etc… Donc il faut qu’il y ait des bonnes personnes à qui les jeunes vont se confier et ça c’est la première chose; la deuxième chose, il ne faut pas partager les informations sur votre dépression avec des personnes qui ne pourront pas vous aider. Il y a des gens qui sont au doigt de l’éclatement d’une dépression et d’autres diront laisse tomber, ça arrive à tout le monde, etc etc.. Est-ce que vous connaissez son seuil de vulnérabilité, est-ce que vous connaissez sa capacité psychologique, tant de questions à se poser. Votre mot de la fin ? Pour finir, je conseillerai aux jeunes de se donner une vie épanouissante à travers le sport, les jeux de solidarité, les activités d’entraide. La rédaction
Décryptage du discours du Président Talon : La fermeté pour les uns ; le mépris de la souffrance du peuple pour les autres
Conformément aux dispositions de la Constitution notamment en son article 72, le Chef de l’Etat à l’obligation de porter devant les représentants du peuple, un discours pour faire part de l’état de la nation à travers les grandes lignes de l’action gouvernementale pour le compte de l’année qui s’achève et annoncer d’éventuelles perspectives. Et au titre de 2024, le Président Patrice Talon était ce vendredi 20 décembre devant les députés pour cet exercice constitutionnel. Un discours qui suscite diverses interprétations dans l’opinion. Selon qu’on soit ou non partisan du régime en place, le discours sur l’état de la nation de ce 20 décembre 2024 délivré face à la représentation nationale est diversement apprécié au sein de l’opinion. Dans ce message qui retrace les actions fortes de l’année 2024, le Président Patrice Talon dresse un bilan élogieux de son gouvernement mais sans manquer de relever des points d’insatisfaction. En clair et à l’analyse du contenu dudit discours, les Béninoises et Béninois ont de quoi être fiers de l’action en cours depuis 2016 et plus particulièrement au titre de 2024. Une impression vue comme réalité par les soutiens du régime de la rupture. Pour ces derniers, en plus de traduire et sans réserves, la réalité des choses sur le terrain et dans le vécu des citoyens, le discours présidentiel laisse lire la confirmation de la fermeté et de la rigueur qui caractérisent la gestion du pouvoir d’Etat au Bénin depuis l’avènement de Patrice Talon. Ils évoquent le pan de l’intervention en lien avec un certain « passé honteux » du pays. Tout en soutenant cette perception du Chef de l’Etat, les citoyens partageant cet avis font allusion à la gouvernance des anciens régimes marquée à leur entendement par une mauvaise gestion des ressources publiques notamment.Prenant le contre-pied de ces opinions, d’autres, des contradicteurs du régime de la rupture en l’occurrence, estiment que le numéro 1 des Béninois est resté égal à lui-même en prenant en compte que sa perception des choses et pas le quotidien difficile de ses compatriotes depuis 2016. Pour eux, le Président de la République en décrivant un Bénin où il ne fait que bon vivre, ignore la souffrance des citoyens et citoyennes du pays qu’il dirige depuis bientôt 9 ans. Ils laissent savoir qu’il ne s’est agi dans le discours devant les députés ce vendredi, que d’un Bénin qui n’existe que sous d’autres cieux ou carrément du Bénin des structures de notation. Et comme pour mettre en exergue un éventuel caractère clivant de l’intervention, ils estiment que pour un avant-dernier discours de son passage à la tête de l’Etat béninois, le ton ne devrait pas être menaçant surtout dans un contexte où la cohésion et l’unité nationales restent des quêtes permanentes. La Rédaction
Eradication du terrorisme en Afrique: le CREA s’y penche à travers une Journée de réflexion scientifique
Ce mercredi 18 décembre 2024, s’est tenue au Département de science politique de la Faculté de Droit et de Science politique (Fadesp) de l’Université d’Abomey Calavi, une journée de réflexion scientifique sur les moyens de lutte contre le terrorisme en Afrique. C’est une initiative portée par le professeur Prudent Victor Topanou, Directeur et fondateur du Centre de Recherche sur l’État en Afrique (CREA). Des maux qui menacent la paix et la stabilité du monde surtout des États africains aujourd’hui, le terrorisme, malgré les actions pour l’éradiquer, occupe une place de choix dans les sociétés démocratiques. C’est donc dans le but d’étudier les moyens pour prévenir ce mal, que le Centre de Recherche sur l’État en Afrique (CREA) a organisé en communion avec la Fadesp, une journée de réflexion scientifique. << Lutte contre le terrorisme dans les sociétés démocratiques >>; tel est l’intitulé du thème principal sur lequel les organisateurs se sont arcboutés pour présenter aux participants deux panels de discussions sur différents sous-thèmes liés à la coopération internationale et à la lutte contre le terrorisme en Afrique. Dans son discours inaugural, Dr Guillaume Attolou Moumouni, Enseignant-chercheur à la Fadesp et membre du CREA a fait la genèse du contexte de la création dudit centre. Selon les propos de l’universitaire, le Centre de Recherche sur l’État en Afrique existe depuis plus de dix (10) ans. Par ailleurs, le choix de la thématique de cette journée de réflexion n’est pas insignifiant. C’est ce qu’explique Dr Guillaume Attolou Moumouni en affirmant : << Il n’est plus un secret que nous sommes secoués par les menaces terroristes essentiellement au Nord même si actuellement, aucun cm de notre territoire n’est occupé par des groupes terroristes. Mais ceci n’empêche pas que nous puissions mettre le débat à hauteur de l’animation scientifique, afin qu’à travers les différentes communications, nous puissions aborder cette question qui touche non seulement les démocraties mais aussi les régimes démocratiques>>. Ainsi, pendant plus de quatre (04) heures d’horloge, les participants ont été mieux outillés sur les moyens efficaces de la prévention du terrorisme dans un régime démocratique. Il faut préciser que le Doyen de la Fadesp, le Professeur Léon Djosè, le Chef Département de la science politique de la Fadesp, enseignants chercheurs, d’autres personnalités sociopolitiques et les étudiants ont également pris part à cette séance de réflexions et d’échanges qui s’est achevée par un déjeuner. Judicaël DAVO
Pratique du Roundnet au Bénin: La Fédération met 17 Entraineurs Régionaux à la disposition de la Direction Technique Nationale
Engagée dans la dynamique de la vulgarisation du Roundnet encore appelé Spikeball, la Fédération Béninoise de la discipline s’investit depuis un bon moment dans la formation des pratiquants. A cet effet, plusieurs entraineurs régionaux venus det différents clubs de Cotonou notamment, ont été formés. Et à l’issue de cette formation tenue du 9 au 14 décembre 2024 à Sègbèya (Akpakpa), 17 participants après des examens théoriques et pratiques qui se sont déroulés le dernier jour de cette double formation d’Entraineurs régionaux niveaux 1 et 2, ont reçu leurs diplômes. Venus de plusieurs Associations sportives du Littoral, principalement de As Cotonou Roundnet, Association Amazone SportsT Académie, Kassowokpo Omnisports, Young Challengers, les candidats ont suivi du lundi 9 au vendredi 13 décembre 2024 des cours théoriques et pratiques qui leur ont permis de renforcer leurs connaissances techniques sur l’enseignement du Roundnet/Spikeball. Dirigée par la Direction Technique Nationale de la Fedération de la discipline, cette formation s’est enrichie avec des thématiques telles que, Historique du Roundnet (Spikeball), Dimensions du terrain et du martériel de jeu, Compétences techniques au Roundnet (le service, la réception, la passe, l’attaque, le bloc, la défense et le mouvement), Fautes à éviter et Gestes des Observeurs (arbitres). L’ultime journée de cette double formation, le samedi 14, a vu les candidats être évalués, dans un premier temps par une épreuve écrite d’une durée de 1h, et dans un second temps, par une évaluation pratique axée sur les compétences techniques acquises durant les 5 jours de formation. C’est donc à l’issue de ces deux examens que 17 candidats ont pu tirer leur épingle du jeu. On dénombre quatre (4) de niveau 2 et treize (13) de niveau 1. Ils pourront les mois ou années à venir et selon leur évalution sur le terrain, passer au niveau National, au grand bonheur de cette discipline qui gagne du terrain de façon fulgurante. Pour le Directeur Technique National, Directeur des Cours, Judicael Claver Elyon GBETO, « c’est une satisfation de voir ce niveau impressionnant que les candidats dans leurs catégories ont affiché. Il faut noter que durant ces cinq jours de formation, ils ont fait preuve d’un parfait intérêt aux connaissances à eux enseignées, ajouté à une remarquable application technique lors des épreuves pratiques. C’est donc avec grande satisfaction que je les reçois au sein de l’effectif élargi de ma Direction technique ». Sentiment de grosse allégresse au sein des récipiendaires. Selon le porte-parole des stagiaires, Chris-Armel DJOVI, « nous avons été comblés durant ces jours de formation qui nous ont permis de gagner davantage de compétences sur l’enseignement du Roundnet. Par ma voix, tous les nouveaux entraineurs remercient la Fédération Béninoise de Roundnet pour cette opportunité, qui ma foi, sera un gros profit pour le développement de cette discipline dans le département du Littoral. Nous vous promettons de faire bon usage de ce parchemin à travers nos actions et activités sur le terrain ». C’est au représentant du Président de la Fédération empêché de porter le message du numéro 1 du Roundnet au Bénin et en profiter pour répondre aux doléances des récipiendaires. Pour Emmanuel R. R. GBETO, « c’est avec grande joie que j’accueille ce nombre important de Certifiés. Ceci témoigne de la discipline, de l’engouement avec lequel la formation a été suivie et le sérieux dans la composition des différentes épreuves. Par ma voix, recevez les Félicitations du président Abdou Qawiyy AHOUNDE. J’exhorte à cet effet tous les récipiendaires à valoriser leur efforts de ce jour en travaillant activement au développement du Roundnet dans leur département mais aussi au-delà. Puisque ce n’est qu’ainsi que la communauté du Roundnet pourra se hisser au rang des plus grandes communautés sportives au Bénin et dans le monde ». « C’est dans cette optique que nous, plaçons l’année 2025 sous le sceau de la promotion, du développement, de la formation et des compétitions à tous les niveaux (communal, départemental, national, sous-régional et continental), projetons dans les semaines à venir une vaste tournée dans le septentrion où nous comptons vulgariser notre discipline dans les 4 départements du Nord-Bénin. Ceci par des séances de renforcement des capacités, des formations d’Entraineurs et d’Observeurs, de la promotion du ‘’Mini-Roundnet’’, du ‘’Roundnet Féminin’’, du ‘’Roundnet à l’Ecole’’, et bien d’autres activités », a poursuivi Emmanuel Gbéto. La Rédaction
Conduite de taxi moto : métier au choix ou une alternative pour survivre aux contraintes sociaux
Lecture du SG du Syndicat national pour la promotion des conducteurs de zémidjans du Bénin Dans les quatre coins de nos rues, ils sont toujours au service de leur clientèle. À la quête du pain quotidien, ils sont obligés d’enfiler le maillot jaune. La mission sera de faire déplacer un client d’un point A vers un point B. C’est ce de quoi est fait leurs journées. Et oui, les conducteurs de taxi moto »zémidjans » puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ne font que ça pour survivre. Même si aujourd’hui le secteur est totalement formalisé, c’est un métier qui du commun des béninois a été pendant longtemps vu comme un sous métier. À travers cette interview réalisée par votre quotidien Prime News Monde, Bonaventure AHITCHEME le Secrétaire Général du Syndicat national pour la promotion des zémidjans du Bénin ( Synaprozeb) nous fait sa lecture. Journaliste : Bonjour monsieur Bonaventure, quel état des lieux peut-on faire aujourd’hui du métier de conducteur de taxi moto (zémidjan) à Cotonou ? Bonaventure AHITCHEME : Comme vous le savez vous-même, lorsque quelqu’un perd son emploi aujourd’hui, que ce soit dans le privé ou dans le public, l’informel n’en parlons pas, c’est la seule corporation qui le prend. Donc, ça veut dire que l’effectif s’accroît de jour en jour. Quels sont les plus grands défis auxquels les zémidjans font face dans l’exercice de leur métier, notamment en termes de sécurite ? Le travail zémidjans est un métier à haut risque. D’abord, vous pouvez trouver un conducteur des zémidjans tout de suite. Vous apprenez qu’il a été tué par un véhicule, ou il a fait un accident, il est mort. Ou parfois, vous allez apprendre qu’on l’a conduit dans l’obscurité quelque part, on l’a sommé, il a été dépocédé de sa moto. Mais dites-vous que ça a fortement diminué depuis un certain temps, mais en ce moment de grande mobilité, les bandits aussi profitent, les hors-la-loi profitent également pour les assommer, pour les conduire dans des lieux reculés, pour les faire dépocéder de leur moto. Avant, c’était de les droguer peut-être par la nourriture ou par des boissons, mais nous avons vraiment si sensibilisé que c’est rare d’entendre aujourd’hui un adrogué un conducteur de Taxi moto, à moins que celui-là soit trop avare aussi. Il y a d’autres, par rapport à la sécurité, qui ne respectent pas bien aussi les règles du code de la route. Et comme ça, ils peuvent se faire tuer bêtement. Face à cette difficulté, quel est le rôle du syndicat ? Comment le syndicat travaille-t-il pour améliorer les conditions de travail et le statut social des conducteurs de zémidjans ? Le grand travail, c’est d’abord la sensibilisation. Il faut les sensibiliser par rapport aux règles du code de la route. Il faut les sensibiliser par rapport à ce métier qu’ils exercent. Il faut les sensibiliser également pour qu’ils comprennent qu’ils ne vont pas se donner seulement à ce métier, qu’ils peuvent avoir aussi d’autres activités, qu’ils peuvent mener pour pouvoir bien joindre les deux bouts. Parce que moi, quand je parle comme ça, je connais des gens qui ont fait le zem, qui sont devenus ministres, qui sont devenus directeurs de sociétés, qui ont créé des entreprises eux-mêmes et qui sont devenus de grandes personnes aujourd’hui. Donc, c’est de savoir s’y prendre. Et c’est pourquoi j’ai l’habitude de dire, l’argent du zem, il ne faut pas s’amuser avec. Et pour réussir, il faut économiser, et il faut savoir quel groupe de tontines faire. »Alors, si c’est par semaine que vous payez par exemple 2.000, si vous êtes 40 ou 50, vous faites et puis quelqu’un ramasse en même temps. Il n’est pas question de dire, on va faire la tontine et puis on cotise l’argent auprès de quelqu’un jusqu’à ça va faire un mois. » Donc, par expérience, nous les demandons, »si vous voulez réussir, organisez des groupes de tontines ». Mais quel genre de groupe de tontines ? Il y a des tontines qu’on peut faire, peut-être que c’est hebdomadaire, peut-être que c’est mensuel. C’est les conseils que nous leur donnons pour éviter que les gens bouffent leur sous. Entant de que syndicat des conducteurs de taxi moto et au vu de votre collaboration avec les travailleurs de ce secteur, le métier de zémidjans nourrit il vraiment son homme ? Est ce un métier qui peut nourrir son homme ?Bon, en toute chose, lorsque vous exercez un métier et que vous-même, vous n’êtes pas conscient de vous-même pour vous dire, ça là, c’est ça que je vais faire, c’est par là que je vais gagner ma vie. Si vous ne prenez pas les choses au sérieux, vous allez conduire la moto durant toute votre vie et vous n’allez rien réaliser. Moi, je connais des conducteurs aujourd’hui, ils n’ont plus rien d’autre à faire que ce métier. Mais quand vous allez chez eux, si les gens vous disent que c’est la propriété d’un conducteur de zémidjans, vous n’allez pas croire. Ça veut dire que celui-là se bat. J’avais un frère qui fait le zémidjans, mais il sort le matin, déjà à 6 heures, il est en ville. Après 17 h 30, si vous le voyez, si on vous dit qu’il est un conducteur de zémidjans, vous allez refuser. Et c’est ça qu’il faisait. Après ça, il a commencé à organiser des tontines après, il a laissé, comme lui-même, il était mécanicien, il a acheté un véhicule, il a commencé à faire le truc funèbre, il transporte les morts. Et il arrive à s’en sortir parfaitement. Il faut dire que c’est un problème d’organisation. Même si vous vendez de l’eau au marché et que vous vous organisez bien, vous ne pouvez pas réussir là. La belle preuve, je connais des bonnes dames au marché Dantokpa, à Gbégamey, qui ne vendent que des épices. Mais aujourd’hui qui ont acheté des parcelles et qui ont construit. Donc il n’y a pas de sous-métier. Si vous faites quelque chose, prenez ça sérieux, ne s’amusez pas avec vos sous et
Ballon d’or africain : Lookman Ademola remporte le titre de l’édition 2024
«Quatre ans de celà, je commençais à jouer devant le monde entier et maintenant, je suis Ballon d’or africain», lire l’intégralité de son message Les acteurs du football africain et d’autres maillons du cuir rond sont distingués dans la nuit de ce lundi 16 décembre 2024. Ceci à travers la traditionnelle cérémonie dénommée Caf Awards tenue à Marrakech au Maroc. Le joueur nigérian Lookman Ademola a remporté le prix du ballon d’or. Après le tour de Victor Osimhen, c’est l’heure de gloire d’un autre joueur nigérian de remporter le prestigieux titre du Ballon d’or africain. L’international Ademola Lookman, celui-là qu’on ne présente plus, et d’ailleurs auteur d’une saison prolifique, a succédé à son compatriote et se hisse dans le rang des grands joueurs africains. Pour l’intéressé, c’est la satisfaction totale. «Je veux remercier tout le monde pour leur support et l’amour qu’ils m’ont donné. C’est incroyable pour moi et j’en suis fier», a-t-il avoué. D’après le discours du Super Eagle Nigerian, celui-là qui évolue sous les couleurs de l’Atalanta en Italie, tout est question de persévérance et de détermination. «Il y a quatre ans de cela, je commençais à jouer devant le monde entier et maintenant, je suis Ballon d’or africain. Les enfants, ne laissez pas vos échecs vous briser les ailes. Mais transformez votre douleur en puissance et continuez de voler», a-t-il conseillé devant le public présent dans la salle. Il faut préciser que les CAF Awards constituent un moment de reconnaissance et de couronnement des meilleurs acteurs du football africain, à l’image de la cérémonie de remise de Ballon d’or organisée par France Football. Judicaël DAVO
Application de l’article 8 de la CEDH sur la vie privée et familiale: Le Mouvement Ensemble France engagé aux côtés des dirigeants du Liechtenstein
Faisant de la lutte pour l’épanouissement de la personne humaine dans toutes ses dimensions, son cheval de bataille, le Mouvement Ensemble France s’investit depuis des mois dans une dynamique pour associer les autorités des différents Etats de l’Union Européenne à la cause. Dans ce cadre, les responsables dudit mouvement ont rencontré les dirigeants de la Principauté du Liechtenstein, une monarchie d’Europe. Tenant à l’application de l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme relatif à la vie privée et familiale, le Mouvement Ensemble France a engagé une campagne de mobilisation des acteurs de la sphère politico-administrative de l’Union Européenne pour la noble cause. Et à l’instar des autorités de l’Espagne il y a peu, les dirigeants de la Principauté du Liechtenstein ont reçu la visite du Mouvement Ensemble France. Représentant Sa Majesté, Hans-Adam de Liechtenstein, Prince Souverain du Liechtenstein, le Diplomate, Son Excellence, Hans-Dieter Lucas a échangé avec Jean-Damien de Sinzogan et sa suite. Au cours des échanges, les deux parties ont abordé l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme relatif à la vie privée et familiale notamment la nécessité de son application au bénéfice du plein épanouissement de la personne humaine. Une opportunité pour Jean-Damien de Sinzogan, Mohamed Camara et toute l’équipe du Mouvement Ensemble France de renseigner sur le bien-fondé de leur engagement qui ne s’investit qu’au service du respect des droits de l’Homme. Ce faisant, ils recueillent l’accompagnement des institutions de cette monarchie d’Europe et la disponibilité des dirigeants de la Principauté à soutenir le Mouvement.L’application de l’article 8 de la CEDH porte sur les mariages, les pénétrations sexuelles hétérosexuelles d’un homme sur une femme avec choix et consentement, la rémunération au travail. La Rédaction
Meilleur ministre des finances 2024 en Afrique: Romuald Wadagni marque un gros point dans la course à la présidence de la BAD
Comme souvent et ce, depuis 2016 qu’il a pris les rênes du ministère de l’économie et des finances, Romuald Wadagni reçoit une distinction à l’international au titre de l’année 2024. L’argentier national est identifié comme étant le meilleur ministre des finances de tout le continent africain par Financial Afrik. Une distinction qui constitue un grand point pour le ministre d’Etat béninois dans sa course à la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD). Quand bien même le lien peut ne pas paraitre direct entre le titre de meilleur ministre des finances de l’année à l’échelle continentale et le défi pour la conquête de l’institution financière africaine, c’est un argument de plus pour le candidat béninois. Face à ses challengers, Romuald Wadagni ne manquait déjà pas de chance au regard des prouesses réalisées par le Bénin dans le domaine de l’économie et des finances sous son égide. Sous lui et avec son équipe de technocrates rompus à la tâche, le pays dirigé par Patrice Talon enregistre d’inédites performances qui lui valent de souvent être classé parmi les économies fortes et résilientes du monde en dépit des nombreuses situations ayant fragilisé l’économie mondiale. La rigueur et la transparence budgétaires, l’attractivité et la compétitivité de l’économie nationale, l’efficacité de la gestion de la dette sont entre autres points qui servent d’indicateurs pour les institutions internationales de critérier leurs classements. Et la nouvelle disinction ajoutée à ces arguments, fait prendre à Romuald Wadagni une longueur d’avance sur ses vis-à-vis même s’il est une évidence que l’élection à la tête d’une institution panafricaine comme la BAD, relève de la politique et de la diplomatie. En se hissant à la première place des ministres africains des finances, l’homme des grandes réformes économiques facilite la tâche au Président Patrice Talon et à la diplomatie béninoise dans la démarche de faire adhérer le plus grand nombre de pays du continent à la candidature de Romuald Wadagni. La Rédaction