Dans la matinée de ce mardi 24 juin 2025, la communauté universitaire a été frappée par un évènement à la fois ténébreux et horrible. Un jeune étudiant a été retrouvé mort pendu derrière un Bar situé dans le quartier Zogbadjè, dans la commune d’Abomey-Calavi. Selon les informations, ce qui se présente comme un suicide, a eu lieu dans la nuit du lundi 23 au mardi 24 juin 2025. Le corps sans vie et pendu, d’un étudiant de l’Université d’Abomey Calavi a été découvert par les résidents de Zogbadjè, quartier dit des étudiants, en début de matinée derrière un Bar. Pour l’heure, nulle ne saurait expliquer les causes de ce drame. D’après des sources proches de la victime, rapprochées par Prime News Monde, la victime est un certain de Mardochée G.. Tôt, ce matin, des tonnes de publications ont jailli sur le réseau social Facebook, les unes pour déplorer le départ prématuré d’un camarade, les autres pour saluer la mémoire d’un ami, frère ou cousin. A Lire Aussi:https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/24/la-cedeao-retire-ses-institutions-du-mali-et-burkina-faso-face-a-une-reorganisation-majeure/ Par ailleurs, ayant été alerté par la nouvelle, les forces de l’ordre se sont mobilisés sur les lieux afin de procéder aux premiers constats avant d’ouvrir par la suite une enquête pour élucider les circonstances réelles du drame. Un drame qui laisse tout le quartier Zogbadjè, lequel quartier, reconnu pour sa popularité auprès des étudiants, dans une tristesse indescriptible. Aussi, convient-il de souligner que ces événements qui deviennent comme »ultime méthode de résolution à un problème » doivent interpeller les uns et les autres, sur combien il est primordial de se soucier de la santé mentale de ses proches. Judicaël DAVO
La CEDEAO retire ses institutions du Mali et Burkina Faso, face à une réorganisation majeure
Le 22 juin 2025, lors de la 67e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO à Abuja, les dirigeants ouest-africains ont pris une décision historique : la relocalisation des institutions communautaires situées au Burkina Faso et au Mali. Cette mesure fait suite au retrait officiel de ces deux pays, ainsi que du Niger, de l’organisation en janvier 2024, un séisme géopolitique pour la région. Ce redéploiement des institutions symbolise la volonté de la CEDEAO de s’adapter à une nouvelle réalité tout en préservant son rôle d’intégration régionale. Cependant, l’avenir de l’Organisation ouest-africaine de la Santé (OOAS), basée au Burkina Faso, demeure en suspens. Les chefs d’État ont convenu de poursuivre les consultations pour identifier un nouveau pays hôte, afin de garantir la continuité des programmes de santé régionaux, cruciaux pour les populations ouest-africaines. Pour gérer ce processus complexe, la CEDEAO a désigné un négociateur chargé de dialoguer avec les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Sa mission : assurer un retrait ordonné, protéger les intérêts des citoyens et préserver la stabilité du marché commun, pilier de la coopération économique régionale. Ces discussions s’annoncent délicates, compte tenu des tensions politiques et des divergences sur les questions de souveraineté. A Lire Aussi:https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/17/reforme-dans-le-secteur-de-la-decentralisation-les-acteurs-de-mise-en-oeuvre-a-lheure-du-bilan/ Cette réorganisation marque un tournant pour la CEDEAO, confrontée à des défis sans précédent. En redéfinissant sa structure institutionnelle, l’organisation cherche à renforcer sa résilience face aux crises géopolitiques tout en maintenant ses ambitions d’unité et de développement. Les mois à venir seront décisifs pour évaluer l’impact de ces changements sur la dynamique régionale et la coopération en Afrique de l’Ouest. M.D.
Crise au Moyen-Orient : Donald Trump annonce un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran
Lundi soir, le président américain Donald Trump a annoncé sur Truth Social un cessez-le-feu « complet et total » entre Israël et l’Iran, censé mettre fin à un conflit de douze jours qui menaçait d’embraser le Moyen-Orient. Selon Trump, cet accord, effectif dès mardi 24 juin 2025 à 6 heures (heure française), débuterait par un arrêt des hostilités de l’Iran, suivi par Israël 12 heures plus tard, avec une fin officielle de la « guerre des 12 jours » mercredi matin. Il a salué le « courage » et l’« intelligence » des deux nations, attribuant une part du succès aux frappes américaines sur des sites nucléaires iraniens, menées par des bombardiers B-2. Cependant, ni Israël ni l’Iran n’ont confirmé cet accord. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré sur X qu’« aucun accord » n’existait, tout en indiquant que l’Iran cesserait ses opérations si Israël stoppait ses « agressions » d’ici 4 heures du matin, heure de Téhéran. Cette annonce intervient après une escalade marquée par des frappes iraniennes sur la base américaine d’Al Udeid au Qatar, en réponse aux bombardements américains sur trois sites nucléaires iraniens dimanche. Les tensions, initiées le 13 juin par une offensive israélienne contre des installations iraniennes, restent vives. Des explosions à Téhéran et une frappe iranienne à Beersheba, tuant trois personnes, ont eu lieu après l’annonce de Trump, jetant le doute sur la faisabilité du cessez-le-feu. Malgré l’optimisme du président américain, qui évoque un « avenir de paix » pour les deux nations, la méfiance mutuelle et les violences persistantes fragilisent cet accord. Le monde attend une confirmation officielle, craignant une reprise des hostilités.
Sanction de Gratien Ahouanmenou par l’UPR : une décision sélective?
La récente suspension provisoire de Gratien Ahouanmenou, ex-secrétaire général adjoint du Parti du Renouveau Démocratique (PRD), de ses fonctions au sein de la Direction exécutive nationale de l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) suscite des débats au Bénin. Cette sanction, prononcée le 21 juin 2025, repose sur l’accusation de « loyauté persistante » envers le PRD, un parti considéré comme dissous depuis sa fusion avec l’Union Progressiste (UP) en août 2022 pour former l’UPR. Cette affaire met en lumière des tensions internes au sein du parti majoritaire de la mouvance présidentielle et soulève des questions sur l’équité de la mesure, surtout lorsque l’on constate que Adrien Houngbédji, ancien président du PRD et figure de proue de cette « rébellion », n’a pas été inquiété. L’UPR reproche à Ahouanmenou d’avoir publiquement revendiqué son appartenance au PRD, violant ainsi la charte des partis politiques et les statuts du parti. Cette revendication s’inscrit dans une contestation plus large, portée par Houngbédji, selon laquelle le PRD n’aurait pas totalement disparu dans la fusion. Ce dernier, dans une sortie médiatique en février 2025, avait appelé à un dialogue national et à la libération des prisonniers politiques, des propos jugés individuels par l’UPR, qui s’était alors désolidarisée sans le sanctionner. Cette différence de traitement intrigue. Pourquoi Ahouanmenou est-il ciblé alors que Houngbédji, figure tutélaire du PRD et instigateur apparent de cette fronde, échappe aux sanctions ? D’un point de vue politique, cette sanction pourrait viser à consolider l’unité de l’UPR, un parti dominant depuis sa victoire aux législatives de 2023. En punissant Ahouanmenou, l’UPR envoie un message clair : toute dissidence, même symbolique, sera réprimée pour préserver la cohésion face aux défis électoraux futurs. Cependant, l’absence de mesures contre Houngbédji suggère une stratégie sélective. Sa stature et son influence au sein de la mouvance présidentielle pourraient expliquer cette prudence, évitant ainsi une fracture plus profonde. Juridiquement, la sanction repose sur l’article 2 du protocole de fusion, qui stipule que le PRD et l’UP ont cédé leur patrimoine à l’UPR. Revendiquer l’existence du PRD pourrait donc être interprété comme une violation des engagements. Toutefois, l’argument d’Ahouanmenou, qui défend l’héritage idéologique du PRD, trouve un écho auprès de certains militants, révélant une fusion mal digérée. A Lire Aussi:https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/23/pour-un-goumin-un-jeune-homme-incendie-la-maison-de-son-ex-copine/ En conclusion, cette sanction illustre les luttes de pouvoir au sein de l’UPR et les défis d’intégration post-fusion. Si elle vise à discipliner, elle risque aussi d’alimenter les tensions, surtout si des figures comme Houngbédji continuent d’échapper aux représailles. L’avenir dira si cette mesure renforce l’UPR ou ravive les clivages. M.D.
Réforme de l’ETFP au Bénin : une ambition fragilisée par des failles structurelles, selon la CSA-Bénin
La réforme de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (ETFP) au Bénin, portée par le décret n°2025-197 d’avril 2025, ambitionne de faire de ce secteur un levier contre le chômage des jeunes. Cependant, Anselme Amoussou, secrétaire général de la CSA-Bénin, pointe des faiblesses majeures qui pourraient compromettre ses objectifs. Le décret instaure un cadre juridique modernisé, mais sa centralisation « excessive » suscite des critiques. En confiant au Conseil des Ministres un rôle délibérant central, il éloigne la prise de décision des réalités du terrain, politise la gestion des établissements et limite leur autonomie, pourtant proclamée. La tutelle ministérielle, via des validations multiples, entrave la flexibilité administrative et pédagogique, selon Amoussou. Le syndicaliste estime que la gouvernance proposée manque également de démocratie. Les conseils d’administration, dominés par des représentants institutionnels, marginalisent enseignants et apprenants, réduisant leur influence sur les choix stratégiques, selon lui. Les conseils de gestion, aux pouvoirs consultatifs, peinent à jouer un rôle opérationnel, tandis que la nomination discrétionnaire des chefs d’établissement ouvre la voie à des influences politiques. Côté financement, la CSA-Bénin ne semble pas convaincue. Elle indique, par la voix de son SG, que le modèle hybride (public, privé, partenariats) repose sur des hypothèses optimistes, peu réalistes face à la frilosité des entreprises béninoises. Amoussou craint une « marchandisation » de la formation, priorisant les services payants au détriment de l’équité d’accès. Le contrôle étroit du ministère des Finances risque, par ailleurs, de freiner le fonctionnement des établissements. A lire aussi: https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/17/reforme-dans-le-secteur-de-la-decentralisation-les-acteurs-de-mise-en-oeuvre-a-lheure-du-bilan/ Enfin, les garanties d’inclusion et de respect des droits paraissent fragiles. Amoussou dénonce une contradiction entre les engagements du décret et la répression des mouvements syndicaux, comme l’occupation de la Bourse du Travail. Le rôle consultatif des partenaires locaux (collectivités, ONG, parents) limite leur appropriation de la réforme. Pour Anselme Amoussou, sans un dialogue social renforcé, cette réforme risque de reproduire les échecs passés. Un réajustement, intégrant les acteurs de terrain, est crucial pour une ETFP inclusive et efficace, estime le secrétaire général de la CSA-Bénin. M.D.
Pour un »goumin », un jeune homme incendie la maison de son ex-copine
Ce samedi 21 juin 2025, une scène digne d’un film d’horreur s’est produite au Cameroun, quartier Oyomabang, lieudit »Vietnam ». Incapable de gérer ses blessures de rupture amoureuse avec son amante, un jeune homme n’a trouvé autre manière que de mettre le feu au domicile de son ex-compagne. » L’amour à l’aveugle ou à sens unique peut pousser l’amoureux à poser des actes regrettables » dit-on. C’est de cela qu’il s’agira avec le prénommé Sébastien Nkolo. Les faits se sont déroulés au Cameroun, dans la ville de Yaoundé où une jeune femme a mis fin à sa relation avec son amant pour des raisons non publiées. Cependant, fortement amoureux et ayant du mal à consommer cette rupture, Sébastien Nkolo a choisi d’exprimer sa mélencholie en incendiant la maison de son désormais ex-copine. Après avoir commis son forfait, l’homme a pris la clé des champs et reste pour l’instant introuvable. Sa copine quant à elle, s’est heureusement sauvée de justesse du lieu du crime. Aucune enquête n’a encore été ouverte rapporte le site d’information Le Bled Parle. Néanmoins, il convient d’indiquer que ce genre d’événement doit interpeller les autorités locales afin que des mesures idoines soient prises. Judicaël DAVO
Bénin : plusieurs agents sanctionnés à la suite du scandale financier à la mairie de Parakou
Un scandale de détournement de fonds éclabousse la mairie de Parakou, au Bénin, après la révélation d’importantes irrégularités dans la gestion des taxes de chargement de bus. Un audit interne, initié par le secrétaire exécutif Hyacinthe Elégbédé et couvrant la période d’octobre 2024 à mai 2025, a mis au jour un manque à gagner de plus de 4,8 millions de francs CFA. Sur les 7 520 000 F CFA collectés auprès des transporteurs, seuls 2 715 000 F CFA ont été reversés dans les caisses municipales. À cela s’ajoute la disparition de dix carnets de tickets, estimée à environ 5 millions de francs CFA. L’enquête, menée par la Direction des Affaires administratives et financières, le service du Recouvrement et la Trésorerie communale, a révélé des actes de fraude manifeste. Les agents mis en cause ont tenté de se défendre en invoquant des problèmes de traçabilité des logiciels Gbco et WMoney, mais les registres et fiches de collecte ont contredit leurs explications. Face à la gravité des faits, les agents impliqués ont été suspendus et présentés au procureur de la République. Le dossier, désormais entre les mains de la justice, pourrait révéler d’autres ramifications de ce scandale qui secoue la gestion municipale de Parakou. M.D.
Le Mali salue la lutte de la Russie contre le nazisme
Le ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, a exprimé son admiration pour la lutte de la Russie contre le nazisme, y compris dans le cadre de son opération militaire spéciale en Ukraine. Lors d’une rencontre avec son homologue russe, Andreï Belooussov, Camara a souligné l’inspiration que représente cette lutte pour le Mali. Dans un contexte géopolitique marqué par ce qu’il qualifie d’actions agressives des pays occidentaux, le Mali se félicite de son partenariat avec la Russie, un pays perçu comme un défenseur de l’égalité et de la justice. Cette déclaration intervient alors que Bamako renforce ses liens avec Moscou, notamment dans les domaines militaire et économique, face aux tensions avec certaines puissances occidentales, dont la France, après le retrait des forces françaises du pays. Lire Aussi: https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/23/assemblee-nationale-des-ratifications-autorisees-et-des-textes-adoptes/ Ce rapprochement reflète une volonté malienne de diversifier ses alliances et de s’affirmer sur la scène internationale. La position du Mali, qui voit en la Russie un modèle de résistance, illustre également les dynamiques changeantes en Afrique, où plusieurs nations réévaluent leurs relations avec les acteurs globaux traditionnels. M.D.
Incendie à Adja-Ouèrè: trois morts et d’importants dégâts
Adja-Ouèrè a été, tôt ce matin du dimanche 22 juin 2025, le théâtre d’un incendie qui a tout ravagé sur son passage. En effet, il s’agit d’un camion chargé d’essence de contrebande communément appelée «Kpayo» qui a pris feu, en pleine circulation dans le village de Ogoukpatè, arrondissement de Okoakari, Commune d’Adja-Ouèrè, département du Plateau. Selon les informations, l’incendie est survenu suite à l’éclatement d’un pneu du véhicule. Le feu s’est propagé rapidement, embrasant le camion et provoquant d’énormes dégâts matériels. La circulation a été alors interrompue pendant plusieurs heures. A bord du véhicule, trois personnes dont l’apprenti et le chauffeur. Malheureusement, aucun d’eux n’a survécu. Elles sont mortes calcinées, une scierie a été consumée par les flammes, des installations électriques ont été détruites, un immeuble a été noirci et la chaussée endommagée. Les autorités politico-dministratives et les forces de sécurité étaient sur les lieux pour évaluer l’ampleur des dégâts. C.Z
Moyen-Orient : la Corée du Nord s’en prend à Israël et aux Etats-Unis après les frappes contre l’Iran
La République populaire démocratique de Corée (Corée du Nord) considère les frappes américaines contre l’Iran comme une violation flagrante de la Charte des Nations Unies, a déclaré le porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères, rapporte l’Agence centrale de presse coréenne. « La République populaire démocratique de Corée dénonce fermement l’attaque contre l’Iran par les États-Unis, qui a gravement violé la Charte des Nations Unies concernant le respect de la souveraineté et de la non-ingérence dans les affaires intérieures en tant que principe fondamental et normes des autres lois internationales et a violemment piétiné l’intégrité territoriale et les intérêts de sécurité d’un État souverain », a déclaré le porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères. « La situation actuelle au Moyen-Orient, qui ébranle complètement les fondements de la paix et de la sécurité internationales, est le produit inévitable de la valeur téméraire d’Israël qui a promu ses intérêts unilatéraux par des manœuvres de guerre incessantes et une expansion territoriale, et par l’ordre libre de style occidental qui l’a toléré et encouragé », a ajouté Pyongyang. « Les actes d’Israël et des États-Unis visant à aggraver davantage la tension au Moyen-Orient et à provoquer de graves conséquences négatives sur la structure de sécurité mondiale par le biais de la force physique sous prétexte de soi-disant « maintien de la paix » et « élimination des menaces » amplifient de graves inquiétudes », a noté le porte-parole du ministère nord-coréen des Affaires étrangères. Selon le porte-parole, « la communauté internationale juste devrait élever la voix d’une censure et d’un rejet unanimes contre les actes de confrontation des États-Unis et d’Israël ». Tôt dimanche matin, le président américain Donald Trump a annoncé que l’armée américaine avait attaqué avec succès trois installations nucléaires iraniennes : à Fordow, Natanz et Ispahan. Il a ajouté que Téhéran devait accepter de mettre fin au conflit. Israël mène des frappes quotidiennes contre l’Iran depuis le 13 juin dans le cadre de son opération contre le programme nucléaire iranien. M.D.