Les Gabonais étaient aux urnes le weekend écroulé pour manifester leur accord ou désaccord sur la nouvelle Constitution qui prévoit un régime présidentiel au détriment du régime semi parlementaire actuel. Les Gabonais ont fortement validé la nouvelle constitution rédigée par le régime militaire du géneral Brice Oligui Nguéma avec 91,8°% des voix . Avec un « oui » massif, le taux de participation de ce scrutin s’est élevé à 53,54% -bien en-deça des premières estimations (71%), selon les données provisoires publiées dimanche par le ministère de l’Intérieur. Le projet de nouvelle loi fondamentale consacre entre autres un mandat de sept ans renouvelable une seule fois, avec un régime présidentiel au pouvoir exécutif fort, sans Premier ministre mais avec un vice-président nommé par le Chef de l’État, et un pouvoir de dissolution de l’Assemblée nationale.Le projet de nouvelle Constitution impose au candidat à la présidentielle d’être exclusivement Gabonais, né d’au moins un parent gabonais de naissance et marié à une gabonaise.Si la Constitution est adoptée, la prochaine étape sera la tenue d’une élection présidentielle, actuellement prévue en août 2025, pour mettre un terme définitif à la transition née du putsch du 30 août 2023. La rédaction
Législatives au Sénégal: le pastef revendique une large victoire
Ce dimanche 17 Novembre s’est tenu les élections législatives au Sénégal. Amadou Moustapha Ndieck Sarré porte parole du gouvernement a revendiqué une << large victoire >> à l’issu du scrutin. C’est sur la chaîne de télévision TFM que le porte parole du gouvernement sénégalais, en revendiquant cette victoire du pastef , parti au pouvoir, a rendu hommage au peuple sénégalais. Il a déclaré être en possession de 90 à 95 % des résulats. L’ ancien Premier ministre Amadou Ba aujourd’hui à la tête de la coalition Jàmm Ak Njariñ, a, quant à lui , salué la maturité et la responsabilité du peuple sénégalais tout au long du processus électoral avant d’adresser ses félicitations au Pastef « pour cette victoire qui, selon lui, reflète la volonté du peuple.Rappelons qu’au total 7 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour élire les 165 députés qui siégeront à l’Assemblée nationale pour les cinq prochaines années. Les résultats officiels provisoires seront annoncés ce mardi 19 novembre 2024. Laure LEKOSSA.
COP 29: les négociations sur le changement climatique dans l’impasse
La question de mobilisation des ressources notamment 1 000 milliards de dollars, pour aider les pays en voie de développement à lutter contre le changement climatique est toujours ouverte en Azerbaïdjan. À quelques jours de la fin de la CoP29, les négociations entre les pays riches et les pays en développement sont toujours dans l’impasse. Chaque année, la COP se réunit pour déterminer les ambitions et les responsabilités en matière d’action pour le climat , définir et évaluer les mesures en faveur du climat. Les dirigeants mondiaux se sont réunis cette année à Bakou, en Azerbaïdjan. Et à l’occasion de ce sommet mondial sur l’action climatique, les pays africains réclament 1300 dollars par an sous forme de subvention et non de prêts . Ceci pour faire face à la transition énergétique et aux catastrophes climatiques. Mais les occidentaux quant à eux , soutiennent que leurs fonds ne peuvent couvrir qu’une fraction de ce montant misant ainsi sur le secteur privé et d’autres contributions.Les négociations entre les pays riches et les pays pauvres sont ainsi bloquées en cette deuxième semaine de la CoP 29 qui prendra fin le 22 Novembre prochain. Sensible aux réticences des Occidentaux, le patron de l’ONU Climat, Simon Stiell, a souligné qu’il est dans leur intérêt de payer davantage pour sauver le climat: « Aucune économie, pas même celles du G20, ne va survivra à un réchauffement mondial effréné, et aucun ménage n’échappera à l’inflation sévère qui en découlera » a t-il declaré. Laure LEKOSSA
Vie syndicale au Bénin: l’Unstb célèbre un demi siècle d’existence
Un nouveau bureau installé Le Palais des Congrès de Cotonou a accueilli ce dimanche 17 novembre 2024, la grande cérémonie entrant dans le cadre du neuvième congrès et de la célébration du cinquantième anniversaire de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin. En présence d’un patère de personnalités, des sécrétaires géneraux des centrales et confédérations syndicales soeurs, les militants de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (UNSTB ), ont celébré avec faste les 50 ans d’existence du mouvement. Loin d’être une simple réjouissance, cette célébration a également connue le neuvième congrès de l’Union. Un moment pour les membres de << revisiter le parcours de l’organisation et de faire des projections sur son avenir . Pour Marcelle Agbatan, représentant du Comité d’Organisation, le thème choisi à l’occasion de cette célébration est évocateur et entre dans le même sillage. »Le mouvement syndical à l’épreuve des politiques néolibérales en Afrique : quelle approche pour la classe ouvrière ? » Sur ce thème, les militants ont eu droit à un panel de discussion animé par Dr Ghislaine Saizonou. Par ailleurs, le Secrétaire général de l’Union nationale des syndicats travailleurs du Bénin Appolinaire Affewe est revenu à sa prise de parole, sur les moments forts de la création de l’Union. << Dans un contexte de fragilisation du pouvoir syndicale est survenu le 26 octobre 1992, le coup d’encre […] C’est donc du jeudi 14 au dimanche 17 novembre 1974 qu’est créé l’organisation >> a-t-il raconté. D’après les explications de Appolinaire Affewe, l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb) fût baptisée dès sa création sous la dénomination de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Daxomey (UNSTB). <> a-t-il martelé pour finir. Ayant pris part aux festivités de ce cinquantenaire de l’Unstb, Pierre Atade Zanou, représentant la ministre du travail et de la fonction publique n’a pas manqué de lancer à l’endroit des organisateurs des mots d’encouragement. << C’est avec joie et fierté que nous répondons à l’invitation du SG de l’Unstb pour prendre part à cet événement au nom de la ministre Adidjatou Mathys >> a t-il affirmé. Tout en félicitant les organisateurs en particulier le Secrétaire général Appolinaire Affewe, il poursuit et déclare : << je ne manquerai pas d’organiser une réflexion approfondie de nature à élever d’avantage l’unstb pour qu’elle joue un rôle important dans la société >>. Des prestations artistiques et culturelles, la distinction des anciens dirigeants ayant lutté pour le développement de l’Union et la coupure de gâteau, ont été les temps forts ayant marqué cet événement. Il a été procédé au cours de cette soirée, à l’installation du nouveau bureau national qui prendra désormais les rênes de l’organisation pour la prochaine mandature. Judicaël DAVO
Deuil : un baobab de la musique béninoise s’en est allé
L’ artiste compositeur Pierre Dassabouté a rejoint ses ancêtres. Son décès est survenu à Natitingou dans sa ville natale. Artiste compositeur et originaire de Natitingou, Pierre Dassabouté est décédé à l’âge de 76 ans. Il est surtout reconnu pour sa maîtrise de la fusion des sonorités traditionnelles du Nord-Bénin avec des rythmes modernes. Au cours de sa carrière musicale, il a su créer un style musical unique qui transcende les frontières du pays. Spécialiste de la guitare, il s’est fait remarquer par des compositions lyriques, empreintes de sagesse et de valeurs humaines, célébrant l’amour, la vie et le bonheur. Ancien instructeur de jeunesse formé en Israël, il écrivait et composait ses chansons, souvent porteuses de messages forts sur l’éducation, la famille et l’amour. Son œuvre marquée par des thèmes universels continue d’inspirer et de toucher un large public. L’ homme qui a rejoint ses ancêtres à l’âge de 76 ans restera à jamais dans le cœur de ses fanatiques. Rosine SETCHO (Stag
Loi de finances gestion 2025 : Le projet transmis au parlement
Le ministre de l’Économie , des finances et de la coopération Romuald Wadagni a présenté aux députés les grands axes du projet de loi de finances gestion 2025. La séance s’est déroulée le mercredi 13 novembre 2024 au palais des gouverneurs à Porto-Novo. 3.551,0 milliards de FCFA, c’est le montant global alloué au projet de loi de finances gestion 2025 Le total des ressources budgétaires s’élève en 2025 à 2 367,4 milliards FCfa contre 2 076,0 milliards Fcfa en 2024. Le total des ressources de trésorerie est chiffré à 1 183, 6 milliards FCfa contre 1123,3 milliards FCfa. Le budget 2025, selon le ministre , permettra d’atteindre certains indicateurs. Un taux de croissance de 6,8 % en 2025 contre 6,7 % en 2024 est envisagé. Le budget 2025 permettra également aux dires de l’argentier national, d’atteindre un taux de déficit budgétaire de 2,9 % conforme au critère de convergence de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) . Ce budget précise t-il est centré sur le bien être des citoyens. Les priorités de l’Etat pour 2024 dans des domaines clés tels que l’éducation, la santé l’agriculture, la promotion de l’emploi, les infrastructures, l’eau et électricité ont été partagés avec les élus du peuple . Avec ce budget, le gouvernement compte poursuivre les actions déja entamées depuis quelques années pour le bien être des béninois . Entre autres, la poursuite de la construction de 1200 salles de classe, la construction/réhabilitation de 30 lycées techniques agricoles ; la création de huit écoles de métiers, la modernisation des 16 lycées techniques professionnels, le recrutement de 400 enseignants au profit de l’enseignement supérieur. Le gouvernement prévoit aussi la poursuite de la construction/réhabilitation de 688 centres de santé ; la mise en œuvre d’une nouvelle phase du microcrédit Alafia . D’après les sources parlementaires, le projet présenté par le ministre a connue une augmentation de 11% par rapport à celui de l’année dernière.Rappelons que cet exercice de présentation du projet supervisé par l’honorable Gérard Agbenonchi, président de la commission des finances , ouvre ainsi le bal du passage des ministres sectoriels devant la commission budgétaire. Judicaël DAVO
Bénin Showbiz Awards 2024 : Boni Yayi se retire
Boni Yayi, l’ex-président du Bénin, a décidé ce 14 novembre de se retirer de la compétition des Bénin Showbiz Awards 2024 après avoir exprimé son désaccord sur sa nomination. C’est au cours d’une rencontre tenue le 14 novembre 2024, à son domicile à Cadjehoun avec le promoteur Ousmane Amoulé , que Boni yayi s’est a martelé qu’il ne se considère pas comme un artiste et ne souhaite pas concourir aux côtés des artistes en compétition. Selon Thierno Kintohoundji, superviseur général de l’événement, l’ancien président préfère plutôt soutenir les artistes et promouvoir leurs œuvres. Boni Yayi a précisé que son désir de chanter est avant tout spirituel, soulignant son désir de « chanter les louanges de Dieu » et de mettre le Bénin en avant. Il a également rappelé que ses préoccupations majeures sont relatifs aux bien-être du pays et le développement de la jeunesse béninoise à travers notamment la culture. Rosine SETCHO (Stag)
Marché moderne de Pahou : l’ouverture officielle est prévue pour le 21 Novembre
L’ inauguration du marché régional moderne de Pahou, situé dans la commune de Ouidah, département de l’Atlantique, est fixée au jeudi 21 novembre 2024. Après plusieurs mois de travaux, la nouvelle infrastructure moderne tant attendue sera bientôt rendu publique. Le jeudi 21 Novembre 2024 est la date fixé pour sa mise en service. Et pour garantir une répartition équitable des emplacements, l’Agence Nationale de Gestion du Marché (ANaGeM) a organisé un tirage au sort, supervisé par un huissier de justice. Ce processus, auquel ont participé les commerçants et leurs représentants, a permis de déterminer de façon aléatoire les places de chaque commerçant. Cette méthode a été largement saluée à cause de sa transparence et son impartialité, reflétant ainsi l’engagement de l’ANaGeM pour une gestion rigoureuse et une bonne gouvernance. Ce projet marque aussi une avancée significative pour le développement économique de la commune de Pahou et de la sous – région . Rosine SETCHO (Stag)
Arrestation de Philippe Houndegnon : le porte parole du gouvernement réagit
Au cours de sa traditionnelle séance de rencontre avec les hommes des médias tenue ce vendredi 15 novembre 2024, le Secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement Wilfried Léandre Houngbedji s’est prononcé sur l’arrestation de l’ex directeur général de la police nationale (DGPN), Philippe Houndegnon. Quelques jours après l’arrestation de l’ancien patron de la police nationale, le gouvernement a aussi réagit. Interrogé par les journalistes sur le sujet, le porte parole du gouvernement a évoqué la question de responsabilité et de démocratie au Bénin. «Chacun est libre de dire et d’écrire ce qu’il veut. Et après, il faut assumer les conséquences» a répondu Wilfried Léandre Houngbedji aux journalistes . Selon ses dires, l’interpellation de Louis Philippe Houndegnon est une preuve que la démocratie est en bon en marche en République du Bénin. «C’est une question de responsabilité et c’est ainsi que la démocratie fonctionne» a-t-il notifié pour conclure. Pour rappel, l’ex patron de la police nationale a été arrêté le mercredi 13 novembre par les agents de la brigade criminelle. Le jeudi 14 novembre 2024, il a été auditionné par le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Puis il fut placé sous mandat de dépôt provisoire en attendant son procès prévu pour le 16 décembre 2024. L’ homme est accusé d’«incitation à la rébellion et harcèlement par le biais d’un système électrique».Il faut aussi préciser que d’après les dernières informations, l’un des frères du général, Damien Houndégnon a été interpellé ce vendredi. Judicaël DAVO
La sauvegarde du patrimoine culturel : une nouvelle ère s’ouvre pour le Bénin
Le gouvernement du Président Patrice TALON a franchi une étape décisive en rendant opérationnelles quatre Agences dédiées à la sauvegarde du patrimoine culturel au Bénin. Sous l’impulsion du Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Babalola Jean-Michel H. Abimbola. Le mercredi 13 novembre 2024, lors d’un Conseil des ministres, les Directeurs généraux des quatre Agences ont été nommés, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère pour la préservation de la richesse culturelle du pays. M. Paul Akogni dirigera l’Agence de sauvegarde de la culture de l’Aire culturelle Adja-Tado, tandis que M. Aboudou Fataî Fadeyi prendra les rênes de l’Agence pour l’Aire culturelle Yoruba. M. Marcel Bonaventure OROU-FICO sera à la tête de l’Agence de l’Aire culturelle Grand Borgou, et M. Blaise Tchetchao dirigera l’Agence de l’Aire culturelle Montagnes. Ces agences, conçues comme des établissements publics à caractère social et scientifique, auront pour mission de préserver les éléments constitutifs du patrimoine culturel immatériel. Cela inclut les traditions, les expressions orales, les arts de spectacle, ainsi que les savoirs liés à la nature et à l’artisanat traditionnel. En s’attaquant à ces divers aspects, elles joueront un rôle crucial dans la valorisation de l’identité culturelle béninoise. L’une des missions principales de ces agences sera d’élaborer des plans de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et d’en assurer la mise en œuvre. En collaborant étroitement avec les communautés locales, les groupes et les individus, elles visent à renforcer la contribution de la culture au développement socioéconomique du pays. Cette approche participative est essentielle pour garantir que les voix des populations locales soient entendues et que leur patrimoine soit respecté et valorisé. Cette initiative du ministre Jean-Michel Aboimbola représente un tournant significatif dans la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel immatériel du Bénin. En plaçant la culture au cœur du développement touristique, le gouvernement ouvre la voie à une dynamique qui pourrait transformer le paysage culturel et économique du pays. En somme, la mise en opération de ces agences est un pas audacieux vers la préservation de l’héritage culturel du Bénin, un héritage qui mérite d’être célébré et partagé avec le monde entier. C’est une promesse d’avenir, où la culture et le tourisme s’entrelacent pour créer une expérience enrichissante et authentique, tout en renforçant les liens sociaux et en favorisant le développement durable. Kenneth SALANON (Stag)