Le Soudan, le Soudan du Sud et le Mali sont les trois pays africains en proie à la famine selon le Programme alimentaire mondial (Pam). Dans son dernier rapport publié lundi dernier, l’agence onusienne évoque une détérioration rapide de la sécurité alimentaire dans treize régions du monde, dont plusieurs en Afrique. . La principale cause reste les conflits prolongés qui aggravent la situation humanitaire. Le Soudan est le pays le plus touché, avec 24,6 millions de personnes vivant en situation d’insécurité alimentaire aiguë. La guerre civile qui ravage le pays a gravement perturbé la production agricole et limité l’accès humanitaire, rendant difficile toute réponse d’urgence. Le conflit a également provoqué des déplacements massifs de populations, aggravant la vulnérabilité des familles. Au Soudan du Sud et au Mali, la situation est tout aussi préoccupante. Les combats persistants combinés à des défis climatiques et économiques, limitent l’accès à la nourriture et aux services essentiels. Le Pam observe des niveaux d’insécurité alimentaire critique, annonciateurs de crises encore plus sévères si rien n’est fait. « Les conflits sont le principal moteur de la crise », a souligné Jean-Martin Bauer, directeur de la sécurité alimentaire et de l’analyse nutritionnelle au Pam. II souligne que le manque d’accès humanitaire empêche la distribution d’aide vitale dans les zones les plus affectées. Le rapport du Pam s’inquiète également d’une réduction drastique des financements humanitaires. A Lire aussi: https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/20/senegal-detournement-de-fonds-covid-lex-ministre-ndeye-saly-diop-dieng-devant-a-la-justice/ Les États-Unis et d’autres bailleurs occidentaux ont récemment diminué, voire supprimé leurs contributions aux agences d’aide. A ces tensions s’ajoutent les effets de la guerre sur les marchés. Hausse des prix alimentaires, réduction des terres cultivables, perturbation des chaînes logistiques sont autant d’impacts qui fragilisent le tissu social de ces pays. L’organisation appelle donc à une mobilisation pour trouver les solutions idoines en vue de parer au plus pressé.C.Z
Présidentielle 2026 : ce que dit le gouvernement sur les conditions pour être candidat
À moins de quatre mois du début du dépôt des candidatures pour l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026, le paysage politique reste étonnamment silencieux. Aucun binôme présidentiel ne s’est officiellement déclaré, et les formations politiques ne montrent aucun signe de lancement de primaires, alors que les dépôts débuteront le 10 octobre 2025. Face aux inquiétudes exprimées, notamment par des voix issues de l’opposition, certains dénoncent un climat peu propice à une compétition ouverte. Un citoyen, lors d’un échange en direct sur TikTok jeudi 19 juin 2025, a interpellé le porte-parole du gouvernement, évoquant « la peur » qui dissuaderait certains de déclarer leur candidature, de crainte de représailles judiciaires. A Lire Aussi: https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/20/benin-lancement-de-la-campagne-nationale-de-vaccination-contre-la-poliomyelite/ Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint du gouvernement, n’a pas mâché ses mots : « Si quelqu’un a peur d’être candidat, c’est qu’il ne peut pas être président du Bénin ». Pour lui, briguer la magistrature suprême exige une force de caractère hors du commun. « Il faut du cran, de la ténacité et une main ferme comme celle de Patrice Talon pour présider au destin du Bénin », a-t-il affirmé. Il insiste en disant qu’être candidat à la présidentielle, c’est déjà un exercice de responsabilité. « Être candidat, c’est moins de responsabilité qu’être président de la République », a-t-il souligné, tout en rappelant que l’exercice du pouvoir requiert du « Agbon », une expression en langue locale qui désigne le courage et la fermeté. Le porte-parole du gouvernement a également invité les partis d’opposition à sortir de leur réserve. « Dites-leur de désigner leurs candidats. Personne ne les empêche de désigner leurs candidats. Ils ont un parti. Ils ont les parrains en nombre suffisant pour désigner leurs candidats », a-t-il déclaré. Pour lui, il n’est nullement nécessaire d’attendre que la mouvance présidentielle annonce son choix avant d’en faire autant. « Ils n’ont pas besoin d’attendre le ou les candidats de la majorité présidentielle pour désigner les leurs ». Du côté de l’opposition, notamment au sein du parti Les Démocrates, on estime que le cadre légal actuel constitue un frein à la compétition électorale. Lors d’une conférence de presse tenue le 18 mai 2025, la formation politique dirigée par l’ancien président Boni Yayi a dénoncé certaines dispositions du code électoral, jugées discriminatoires. Parmi les principales critiques figure le système de parrainage, considéré comme un verrou antidémocratique. Le parti réclame un assouplissement de ce mécanisme, notamment en abaissant le seuil requis de 15 % à 5 % d’élus répartis dans trois cinquièmes des circonscriptions, et en permettant à tous les élus communaux de parrainer des candidats. Parfait FOLLY
Sénégal – Détournement de fonds Covid : l’ex-ministre Ndèye Saly Diop Dieng devant à la Justice
Le 19 juin 2025, Ndèye Saly Diop Dieng, ancienne ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants, s’est présentée devant la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice. Cette audition, reportée d’une semaine, fait suite au rapport de la Cour des comptes pointant une utilisation irrégulière de plus de 50 millions de FCFA dans la gestion du fonds Force Covid-19 par son ministère. Ce dossier, qui s’inscrit dans un contexte de révélations sur les dérives financières liées à la lutte contre la pandémie, ravive le débat sur la transparence dans la gestion des crises. Lors de son audition, Ndèye Saly Diop Dieng, qui avait déjà versé une caution de 57 millions de FCFA, a rejeté toute responsabilité directe. Soutenue par des agents de son ministère, dont l’ancien directeur administratif et financier, elle a affirmé que les dépenses incriminées relevaient des services administratifs, non de ses prérogatives. Cette défense, axée sur la dissociation entre ses fonctions et la gestion financière, vise à écarter les soupçons de détournement. Au-delà du cas personnel, cette affaire pourrait marquer un tournant. Une décision en faveur de l’ancienne ministre soulignerait les failles dans les mécanismes de contrôle des fonds d’urgence, tandis qu’une condamnation redéfinirait la responsabilité ministérielle. Dans un climat politique tendu, où certains dénoncent une chasse aux sorcières, cette audition est vue comme un test pour la volonté des nouvelles autorités de promouvoir la reddition des comptes. A Lire Aussi: https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/20/benin-lancement-de-la-campagne-nationale-de-vaccination-contre-la-poliomyelite/ L’issue de ce dossier, scruté par l’opinion publique, pourrait non seulement influencer la jurisprudence sur la gestion des crises, mais aussi renforcer l’engagement du Sénégal envers une gouvernance plus transparente.
Bénin : lancement de la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite
Ce vendredi 20 juin 2025, le gouvernement béninois a lancé la première phase de la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite, ciblant tous les enfants âgés de 0 à 5 ans à travers le pays. Cette opération, qui se prolongera jusqu’au 25 juin 2025, vise à protéger les plus jeunes contre cette maladie virale pouvant entraîner des paralysies irréversibles. D’après le ministère de la Santé du Bénin, des équipes d’agents vaccinateurs parcourront les villes, villages, hameaux, lieux de culte, marchés, gares routières et établissements scolaires pour administrer les gouttes du vaccin oral contre la poliomyélite. Cette approche de proximité garantit une couverture vaccinale maximale, y compris dans les zones rurales et difficiles d’accès. Le ministère appelle à une mobilisation massive de toutes les couches de la société pour assurer le succès de cette campagne. Les parents, enseignants des écoles maternelles et primaires, leaders communautaires, religieux, chefs traditionnels et élus locaux sont invités à sensibiliser les populations et à faciliter l’accès des vaccinateurs aux enfants concernés. Lire aussi: https://www.primenewsmonde.bj/2025/06/17/proteger-son-environnement-un-devoir-individuel-ou-collectif/ Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’engagement du Bénin à éliminer la poliomyélite, conformément aux objectifs de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le vaccin, gratuit et sécurisé, est un outil clé pour prévenir la propagation de cette maladie. Les autorités sanitaires rappellent l’importance de vacciner chaque enfant dans la tranche d’âge ciblée pour garantir une protection collective. Le gouvernement béninois invite les parents et tuteurs à collaborer avec les vaccinateurs en présentant leurs enfants pour recevoir les doses nécessaires.
Sommet de l’AES à Bamako : Assimi Goïta et ses pairs du Niger et du Burkina Faso se réuniront en juillet
Un an après le premier sommet de l’Alliance des États du Sahel (AES) à Niamey, le Mali accueille, en juillet 2025, la nouvelle réunion des chefs d’État à Bamako. Sous la présidence du général Assimi Goïta, ce sommet vise à évaluer les avancées de l’Alliance et à consolider ses ambitions d’intégration politique, économique et sécuritaire. Depuis juillet 2024, l’AES, regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a franchi des étapes symboliques et institutionnelles majeures. L’adoption d’un hymne commun, entonné simultanément dans les trois capitales le 9 juin 2025, et le lancement des passeports de l’Alliance en janvier marquent des pas vers une identité partagée. À l’horizon, la création d’une Banque de la Confédération et d’une monnaie sahélienne commune vise à renforcer l’autonomie économique face aux pressions extérieures. Sur le plan sécuritaire, l’AES s’attèle à bâtir une architecture de défense souveraine. La Confédération, née le 6 juillet 2024 à la suite du pacte de défense mutuelle de septembre 2023, répond aux menaces terroristes et aux ingérences étrangères qui fragilisent la région. Les trois pays coordonnent leurs efforts pour sécuriser leurs territoires et affirmer leur souveraineté. Ce sommet sera l’occasion pour Assimi Goïta de présenter le bilan de sa présidence et de transmettre le flambeau à un nouveau dirigeant. Les discussions porteront sur la consolidation des acquis et les orientations futures, notamment l’approfondissement de la coopération régionale et le renforcement des institutions communes. Dans un contexte de défis persistants, l’AES ambitionne de s’imposer comme un acteur incontournable de la stabilité et du développement au Sahel, porté par une vision d’indépendance et d’unité. M.D.
Transparence des salaires : des députés de l’opposition exigent des comptes au gouvernement
À moins d’un an de la fin du second mandat du président Patrice Talon, la question de la transparence salariale dans la haute sphère de l’État refait surface. Treize députés du groupe parlementaire Les Démocrates, sous la houlette de l’honorable Bio Sika Abdel Kamel Ouassagari, ont officiellement interpellé le gouvernement à travers une question orale avec débat adressée le 18 juin 2025. Dans une publication ce mercredi sur sa page Facebook, le député Ouassagari explique la démarche. « Dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale […] j’ai initié, avec certains de mes collègues, une question orale avec débat à l’exécutif afin qu’il rende enfin public les salaires de nos dirigeants et des hauts cadres de l’État. », a-t-il écrit. Le document déposé sur la table de Louis Vlavonou porte également les signatures de douze autres parlementaires de l’opposition. Cette interpellation vise à obtenir des informations détaillées sur les salaires, indemnités et avantages perçus par plusieurs catégories de responsables publics. Les parlementaires souhaitent obtenir des éclaircissements sur les rémunérations des personnalités telles que le président de la République, la vice-présidente et les membres du gouvernement ; les préfets, les directeurs de cabinet et les secrétaires généraux des ministères, dont les traitements ont été revus à la hausse par un décret de 2017 ; les présidents d’institutions telles que la Cour constitutionnelle, la Haute Cour de Justice, la HAAC, le Médiateur de la République et le Haut-commissariat à la prévention de la corruption ; et enfin les directeurs généraux de certaines agences d’État, notamment la SIRAT SA, la SIMAU et la Loterie nationale du Bénin (LNB). Les députés demandent également que soient transmises les fiches de paie ainsi que les décisions ou décrets réglementaires fixant ces rémunérations. Une démarche de contrôle de l’action gouvernementale En toile de fond, les élus interrogent aussi la situation des conseillers techniques et autres hauts cadres techniques des ministères, s’interrogeant sur une éventuelle revalorisation de leurs salaires au même titre que ceux des secrétaires généraux et directeurs de cabinet.Cette démarche s’inscrit dans une volonté de transparence et de redevabilité. Pour les signataires, il s’agit de répondre aux attentes d’une opinion publique de plus en plus exigeante en matière de gestion des ressources publiques. Le gouvernement est désormais invité à répondre à cette question en séance plénière devant les députés. Parfait FOLLY
Coopération militaire : la Côte d’Ivoire et la France dans une dynamique nouvelle au Salon de Bourget
À l’occasion du Salon international de l’aéronautique du Bourget, le général Lassina Doumbia, chef d’état-major des armées ivoiriennes, a rencontré le général Thierry Burkhard, son homologue français. Cette entrevue marque un nouveau jalon dans le partenariat militaire entre la Côte d’Ivoire et la France, alors que l’Afrique de l’Ouest fait face à des menaces sécuritaires persistantes. Les deux officiers ont discuté des priorités communes : renforcer la stabilité régionale face au terrorisme et aux crises transfrontalières, améliorer la formation des troupes ivoiriennes et moderniser leurs équipements. L’accent a été mis sur une coopération agile, adaptée aux défis actuels, tout en respectant la souveraineté nationale. Paris a renouvelé son engagement à soutenir les initiatives régionales via un appui technique et stratégique. Cette visite traduit également la volonté ivoirienne d’intégrer des solutions innovantes dans sa politique de défense, en s’appuyant sur les avancées technologiques du secteur aéronautique. Dans un monde où la sécurité exige une approche concertée, cette rencontre franco-ivoirienne souligne l’importance d’une collaboration renforcée pour répondre efficacement aux enjeux contemporains.
Savè : un instituteur relevé de ses fonctions pour «relations avec une femme mariée»
Une décision ministérielle rendue publique le 18 juin 2025 a acté la décharge d’un instituteur de ses fonctions de Direction de l’école primaire publique d’Atchakpa/B dans le département des Collines. Cette mesure, signée par le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, a été enregistrée à la Direction départementale des Collines ce mercredi, selon l’Investigateur. Selon les termes de ladite décision, l’enseignant concerné, un instituteur de catégorie B échelon 1, a été sanctionné pour « comportements indélicats de nature à ternir l’image de marque de l’administration : relations coupables avec une femme mariée ». Cette mention figure clairement dans le document référencé Année 2025 n°0431/MEMP/DCM/SGM/CTJ/CCJ/DPAF/SGRHTE/DADCDS/SP.Dans l’attente de la nomination d’un nouveau responsable à la tête de l’établissement, l’intérim a été confié à M. Dohin Casimir, Directeur de l’école primaire publique d’Atchakpa/A. Ce dernier assurera la gestion de l’école concernée en plus de ses fonctions actuelles.Quant à l’agent mis en cause, il est mis à la disposition de la Direction départementale des Collines en attendant d’être réaffecté à une école relevant de la circonscription scolaire de Savè, où il exercera désormais en qualité d’adjoint, précise la décision ministérielle. Peut-être que l’Institut national de la femme va se saisir du dossier pour des sanctions judiciaires.
Bénin : un partenariat renforcé avec l’ONUDC pour éradiquer la traite des personnes
Mercredi, une délégation du Bureau régional de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC-ROSEN) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a été reçue au Ministère du Travail et de la Fonction Publique (MTFP) à Porto-Novo. Sous la présidence de la Ministre Adidjatou MATHYS, cette rencontre a permis de dévoiler un projet stratégique visant à intensifier la lutte contre la traite des êtres humains au Bénin. Baptisé « Renforcement de la réponse du Bénin à la traite des personnes », ce programme, soutenu par les États-Unis, se concentre sur l’amélioration de la gestion des données et le perfectionnement du mécanisme national d’identification et de référencement des victimes. Il inclut la création de procédures opérationnelles standardisées (PoS) et la formation des acteurs clés, notamment les inspecteurs du travail, essentiels pour repérer et protéger les personnes vulnérables. La veille, le 17 juin, une réunion technique à la Direction générale du travail avait rassemblé inspecteurs et directeurs départementaux pour analyser les actions en cours, recenser les besoins et renforcer la coordination avec l’ONUDC. Lors de la présentation par les experts onusiens, Hélène PAILLARD et Luigi LIMONE, la Ministre MATHYS a loué la pertinence du projet et réaffirmé l’engagement du Bénin à éradiquer l’exploitation humaine. « Ce partenariat est une opportunité majeure pour doter notre pays d’outils modernes et protéger efficacement les victimes, surtout les plus jeunes », a-t-elle souligné. Ce projet marque une avancée significative dans la lutte contre la traite des personnes, reflétant la détermination du gouvernement béninois à collaborer avec ses partenaires internationaux pour garantir la dignité et les droits de tous.
Le Burkina Faso et la Russie signent un accord sur le nucléaire civil
Le Burkina Faso a franchi une étape clé vers la souveraineté énergétique en signant un accord intergouvernemental avec la Russie lors du Forum économique de Saint-Pétersbourg (SPIEF 2025). Cet accord, signé avec Rosatom, vise à développer l’énergie nucléaire civile, une avancée saluée comme « très importante » par Yacouba Zabré Gouba, ministre burkinabè de l’Énergie. Après une feuille de route et quatre mémorandums signés en 2024, cet accord ouvre la voie à la construction de centrales nucléaires, à la formation de techniciens burkinabè et à l’utilisation de technologies nucléaires dans l’agriculture et la médecine. « Nous attendons l’offre technique et financière de Rosatom pour concrétiser notre programme électronucléaire », a déclaré le ministre à Sputnik Afrique. Ce partenariat s’inscrit dans la vision du Burkina Faso de pallier son déficit énergétique, avec seulement 25 % de la population ayant accès à l’électricité. Rosatom, géant du nucléaire, pourrait permettre au pays de devenir un modèle en Afrique. La prochaine étape : finaliser les détails techniques pour lancer ce projet ambitieux. M.D.