Dans les rues pavées d’Abomey, où les traditions féodales peinent à s’effacer, une révolution silencieuse prend forme. Edwige Edjèkpoto, vulcanisatrice de profession, incarne cette audace. Alors que les métiers techniques restent l’apanage des hommes, elle a transformé un atelier de fortune en symbole de résilience. Son histoire n’est pas seulement celle d’une carrière atypique, mais d’un combat pour l’autonomie économique des femmes dans une société cloisonnée. Edwige Edjèkpoto, vulcanisatrice de profession, briser les tabous et forge son autonomie à Abomey, la cité historique du Bénin. Dès l’aube, Edwige accueille ses premiers clients avec une efficacité qui force l’admiration. Son chiffre d’affaires quotidien (6 000 FCFA) dépasse celui de ses confrères masculins, prouvant que la compétence n’a pas de genre. Sa réussite tient à sa rigueur, mais aussi à sa capacité à fédérer : clients, apprentis, et même son époux, maçon de métier, s’inscrivent dans une dynamique de complémentarité. « Le secret ? L’organisation et le dialogue », confie-t-elle. Son atelier, ouvert en 2012, est devenu un lieu de passage incontournable, où les femmes osent désormais franchir le seuil pour réclamer ses services. Sa Performance et sa reconnaissance constituent un modèle entrepreneurial qui doit faire école. Mais cette résilience à un prix qu’elle a payé. Un parcours parsemé d’embûches Son choix professionnel n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille. En 2007, son père refusait catégoriquement qu’elle apprenne la vulcanisation, jugée « incompatible » avec son statut de femme. Grâce à des médiateurs, il finit par céder, mais l’atelier de Paulin Kinhou lui réserva un accueil glacial. Seule femme parmi seize apprentis, elle dut affronter scepticisme et harcèlement. Pourtant, en quatre ans, elle devint la plus rapide, la plus précise et la première libérée. « J’ai prouvé que je valais mieux que les préjugés », lance-t-elle avec fierté. Aujourd’hui membre active de l’Association des vulcanisateurs d’Abomey (Ava), Edwige Edjèkpoto milite pour que d’autres femmes embrassent des métiers non traditionnels. « La coiffure ou la couture ? Ces secteurs sont saturés. Il faut oser des voies nouvelles pour survivre économiquement », insiste-t-elle. Son message est clair : l’émancipation passe par l’indépendance financière, et celle-ci exige de défier les normes. Entre son atelier et son foyer, Edwige jongle avec grâce. Son quotidien s’organise autour de : levé à l’aube, repas préparés à l’avance, transparence avec son mari. Des dispositions qui illustrent une harmonie possible entre vie professionnelle et familiale. « Tout est question de volonté », résume-t-elle. Son histoire, au-delà d’un succès personnel, dessine une voie pour les femmes du Bénin : celle où le courage et l’ingéniosité transforment les contraintes en opportunités. Zéphirin Toasségnitché
Le parlement béninois à l’aube d’une révolution institutionnelle : La 10ᵉ législature, un équilibre repensé entre stabilité et démocratie.
La promulgation de la loi constitutionnelle n°2025-20 du 17 décembre 2025 marque un tournant historique pour le Bénin. Cette réforme, la plus ambitieuse depuis 1990, redéfinit les fondements du système parlementaire en instaurant un bicaméralisme inédit et en encadrant strictement la vie politique. La 10e législature de l’Assemblée nationale, qui s’apprête à être installée sous peu évoluera dans un contexte marqué par des réformes institutionnelles majeures. En effet, la constitution révisée et récemment promulguée par le chef de l’Etat a dans un premier temps établi un Mandat impératif et une discipline partisane. L’article 80 de la Constitution consacre la primauté des partis sur les élus. Tout député quittant le parti qui l’a investi perd automatiquement son siège, mettant fin à la transhumance politique, une pratique longtemps critiquée pour son rôle dans les crises institutionnelles. Cette disposition induit par exemple la cohésion accrue des groupes parlementaires et loyauté renforcée envers les programmes électoraux et le réajustement du pouvoir législatif. Si l’Assemblée nationale conserve son rôle central dans le vote des lois et le contrôle du gouvernement, elle partage désormais l’initiative législative avec le Sénat. Les textes adoptés sont transmis simultanément aux deux chambres et au président de la République, garantissant un processus délibératif plus équilibré. Le Sénat, gardien de la stabilité et des valeurs démocratiques En dehors du renforcement des partis et la fin de l’instabilité au parlement, la n°2025-20 du 17 décembre 2025 a également pensé à instituer le Sénat. Cette instance composée d’anciens présidents de la République, de l’Assemblée nationale, de la Cour constitutionnelle et de personnalités nommées pour leur expertise, le Sénat incarne la mémoire institutionnelle. Ses prérogatives incluent: la trêve politique. Pendant 12 mois avant les élections, toute activité partisane compétitive est interdite. Néanmoins, l’opposition peut formuler des critiques constructives. Il est doté de pouvoirs de sanction. Le Sénat peut prononcer la suspension des droits civiques pour les actes menaçant l’unité nationale ou la démocratie (sauf pour les hautes autorités) et imposer son veto législatif, c’est-à-dire, donner son avis obligatoire sur les lois constitutionnelles et électorales, avec possibilité de blocage à la majorité des 2/3. En termes d’innovation majeure apportée, le Sénat agit comme un régulateur apolitique, veillant au respect des « mœurs politiques », une première en Afrique de l’Ouest. Cette réforme transforme le parlement en un double verrou, un nouveau paradigme institutionnel. L’Assemblée assure la représentativité et l’expression des courants politiques et le Sénat tempère les excès en garantissant continuité et modération. En perspectives, la 10ᵉ législature devra concilier efficacité législative et stabilité, dans un cadre où la loyauté partisane et le contrôle interinstitutionnel seront sans concession. Un modèle qui pourrait inspirer d’autres démocraties africaines fragilisées par l’instabilité. Zéphirin Toasségnitché
Qualité des soins au Bénin : Un bilan préoccupant après l’inspection de 928 établissements de santé.
L’année 2025 aura été marquée par un vaste exercice de contrôle du système de santé béninois. L’Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars) a conduit des inspections médicotechniques et de sécurité dans 928 établissements sanitaires publics et privés à travers le pays. Les résultats, rendus publics en janvier 2026, révèlent des manquements sérieux ayant, dans certains cas, entraîné des conséquences mortelles pour les patients. Selon le Dr Valère Goyito, coordonnateur par intérim de la Cellule de contrôle et d’inspection des structures de prestations de soins médicaux, « de janvier à décembre 2025, 928 établissements de santé ont été inspectés, dont 626 publics et 302 privés ». Les inspections ont mis en lumière de nombreuses défaillances, particulièrement dans les services de maternité. Parmi les principaux manquements relevés figurent le défaut de surveillance des patientes, le non-respect des protocoles et recommandations en obstétrique, le mauvais conditionnement de produits sensibles tels que l’ocytocine, ainsi que le non-respect du cahier de charges des sages-femmes. Les contrôleurs ont également constaté la réalisation d’actes médicaux hors du champ de compétence par certaines aides-soignantes. Des conséquences humaines lourdes Ces dysfonctionnements ne sont pas restés sans impact. Le bilan humain communiqué par l’Ars fait état de sept décès maternels, dix décès fœtaux ou néonataux, deux décès d’adultes, un décès d’enfant, ainsi qu’un cas de traumatisme urétral grave. Des chiffres qui traduisent, selon les autorités sanitaires, l’urgence de renforcer la qualité et la sécurité des soins dans les établissements de santé. Face à la gravité des constats, l’Autorité de régulation du secteur de la santé affirme avoir engagé des actions correctives. « Les résultats des inspections ont été restitués aux établissements concernés afin de corriger les écarts constatés », a expliqué le Dr Valère Goyito. Ces mesures ont été accompagnées, selon lui, d’un appui technique pour améliorer les pratiques, ainsi que de la fermeture de certains centres jugés non conformes. Au total, 261 établissements de santé ont bénéficié en 2025 d’un accompagnement spécifique en matière de sécurité des patients. À travers ces actions, l’Ars entend instaurer une amélioration durable des pratiques professionnelles et renforcer la confiance des populations dans le système de santé béninois. Ce vaste contrôle met en évidence les défis persistants du secteur, tout en rappelant la nécessité d’une vigilance constante pour garantir des soins sûrs et de qualité sur l’ensemble du territoire national. Qualité des soins au Bénin Un constat alarmant après l’inspection de 928 établissements L’année 2025 a été marquée par une vaste opération de contrôle du système de santé béninois. L’Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars) a mené des inspections médicotechniques et de sécurité dans 928 établissements sanitaires, publics comme privés, répartis sur l’ensemble du territoire. Les résultats, rendus publics en janvier 2026, dressent un tableau préoccupant : de graves manquements ont été relevés, certains ayant entraîné des conséquences mortelles pour les patients. Des défaillances multiples ont été notées, surtout en maternité lors de cette inspection. Selon le Dr Valère Goyito, coordonnateur par intérim de la Cellule de contrôle et d’inspection des structures de soins, 626 établissements publics et 302 privés ont été passés au crible. Les inspections ont mis en évidence de nombreuses failles, particulièrement dans les services de maternité. Il s’agit entre autre du défaut de surveillance des patientes, non-respect des protocoles obstétricaux, mauvais conditionnement de produits sensibles comme l’ocytocine, non-respect du cahier de charges des sages-femmes, actes médicaux pratiqués par du personnel non habilité, notamment des aides-soignantes. Ces dysfonctionnements ont eu des conséquences dramatiques. Le bilan communiqué par l’Ars fait état de: 7 décès maternels, 10 décès fœtaux ou néonataux, 2 décès d’adultes, 1 décès d’enfant, 1 cas de traumatisme urétral grave. Un lourd tribut humain est donc payé par les usagers des formations sanitaires. Ces chiffres traduisent l’urgence de renforcer la qualité et la sécurité des soins dans les structures sanitaires du pays. Des mesures correctives engagées Face à la gravité des constats, l’Ars affirme avoir pris des mesures immédiates à savoir : la restitution des résultats aux établissements concernés, l’accompagnement technique pour corriger les écarts, la fermeture des centres jugés non conformes, l’appui spécifique en matière de sécurité des patients pour 261 établissements en 2025. À travers ces actions, l’Ars ambitionne d’instaurer une amélioration pérenne des pratiques professionnelles et de restaurer la confiance des populations dans le système de santé béninois. Ce vaste contrôle met en lumière les défis persistants du secteur, tout en rappelant la nécessité d’une vigilance constante pour garantir des soins sûrs et de qualité sur l’ensemble du territoire national. C.Z
Coupe d’Afrique des Nations 2025 : Le Sénégal défie les mises en garde du Maroc et de la Fifa.
Mis en cause après les incidents de la finale face au Maroc, le Sénégal a choisi de répondre sans détour. Les champions d’Afrique affichent une ligne claire: ne rien céder sous la pression. La riposte ne s’est pas fait attendre. Mis en cause par la Fifa, la Caf et par la Fédération marocaine de football, le Sénégal a pris la parole pour défendre sa position après une finale sous tension. Dimanche 19 janvier 2026 à Rabat, la finale de la Coupe d’Afrique des Nations entre le Sénégal et le Maroc s’est jouée autant sur la pelouse que dans les coulisses. Le match, remporté par les Lions de la Teranga, a été marqué par un épisode rare : sur instruction de leur sélectionneur Pape Thiaw, plusieurs joueurs sénégalais ont quitté le terrain pour protester contre le penalty accordé aux Lions de l’Atlas. Après de longues minutes d’interruption, et sous l’impulsion de Sadio Mané, le groupe est revenu poursuivre la rencontre. La tentative manquée de Brahim Diaz, suivie du but décisif de Pape Gueye, a scellé l’issue sportive d’une soirée déjà chargée. Au lendemain de la défaite, la Fédération royale marocaine de football annonce qu’elle saisira les instances. Dans un communiqué, elle dit vouloir « recourir aux procédures légales auprès de la Confédération africaine de football (Caf) ainsi que de la Fédération internationale de football association (Fifa) afin de statuer sur le retrait de l’équipe nationale sénégalaise du terrain (…) suite à l’annonce par l’arbitre d’un penalty jugé correct à l’unanimité des spécialistes ». La Frmf estime que « cette situation a eu un impact significatif sur le déroulement normal de la rencontre et sur la performance des joueurs ». Avant même cette initiative, la Fifa avait exprimé sa réprobation. « Nous condamnons fermement le comportement de quelques joueurs sénégalais et des membres du staff technique. Il est inadmissible de quitter le terrain de cette manière, et la violence ne saurait être tolérée dans notre sport; elle est tout simplement inacceptable », a déclaré l’instance mondiale, rappelant que « nous devons toujours respecter les décisions prises par les arbitres » et que « tout autre comportement met en péril l’essence même du football ». Face à cette triple pression, la Fédération sénégalaise de football a choisi un ton calme. Interrogé par l’Agence de presse sénégalaise à la descente de l’avion en provenance du Maroc, son président Abdoulaye Fall se veut rassurant. Selon Abdoulaye Fall, il n’y a aucune inquiétude à se faire. « On attend de voir la saisie de la Caf et nous prendrons les mesures nécessaires. Il n’y a aucun souci à ce niveau. Nous avons l’habitude de ce genre de situations ; même pendant la Can, nous avons déjà eu des procédures devant la commission de discipline. » Le dirigeant sénégalais évoque également des précédents récents. «On nous reprochait qu’à Tanger certains de nos supporters aient utilisé des fumigènes, ce qui, à mon sens, fait partie du football», relève-t-il avant de poursuivre « quoi qu’il en soit, nous serons présents et nous ferons face. Nous sommes prêts, et c’est le rôle d’un dirigeant de gérer ce genre de situation. » Il estime que le Sénégal dispose d’arguments solides pour assurer sa défense. C.Z
Reprofilage des voies à Bohicon : Un souffle nouveau pour les arrondissements de Sodohomè et Ouassaho.
Le maire de la Commune de Bohicon, Rufino d’Aalmeida, a procédé au lancement officiel des travaux de reprofilage des voies dans les arrondissements de Sodohomè et de Ouassaho. La cérémonie, tenue en présence des autorités communales et des populations bénéficiaires, a été marquée par des témoignages de satisfaction et de gratitude. Au nom des habitants, plusieurs représentants ont exprimé leur reconnaissance envers la municipalité pour cette initiative longtemps attendue. Un citoyen de Vêhou, dans l’arrondissement de Sodohomè, a confié : « L’événement de ce matin me remplit de joie». Un autre, natif de Ouassaho, a ajouté : « Le tronçon reliant Ouangnassa et Voli est dégradé depuis des années. C’est une voie principale, et nous souffrons énormément de son état. Aujourd’hui, le maire a décidé de la réparer. Nous sommes très contents.» Prenant la parole, le chef de l’arrondissement de Sodohomè, Patrice Agonhèssou, a salué une action inscrite dans la dynamique de développement local impulsée par le conseil communal. Il a rappelé que Sodohomè, le plus vaste arrondissement de la Commune, bénéficie désormais de la nouvelle niveleuse acquise par la mairie : « C’est une grande opportunité pour notre arrondissement. La niveleuse restera ici un moment afin de poursuivre l’ouverture de nouvelles voies dans les prochains jours, pour le bien-être de la population. » A sa suite, le maire Rufino d’Aalmeida a réaffirmé la volonté de la municipalité d’améliorer progressivement les infrastructures routières dans tous les arrondissements de Bohicon. Après le lancement des travaux à Vêhou, il s’est rendu sur la voie menant à Kpahé, un axe stratégique desservant l’aéroport situé près de Zogbodomè, mais fortement dégradé par les eaux de ruissellement. « Cette voie, séparée par les rails, est devenue quasiment impraticable. À défaut d’avoir notre bulldozer disponible à temps, nous avons emprunté un engin pour ouvrir la route et soulager les populations de Ouassaho, notamment celles d’Ahouali, de Voli et de Ouagnassa. Elles ne méritent pas de continuer à souffrir. Nous voulons leur offrir le plaisir de circuler dans de meilleures conditions, en attendant que nos propres équipements viennent parachever le travail », a déclaré l’autorité communale. Cette initiative marque une étape importante dans la politique d’amélioration de la mobilité interne et du cadre de vie des habitants de Bohicon. Zéphirin Toasségnitché
Assemblée nationale, 10ᵉ législature : La bataille discrète pour le perchoir.
L’installation des députés de la 10ᵉ législature, prévue le 8 février 2026, marquera le début d’un nouveau chapitre politique. La première tâche de ces élus consistera à élire leur bureau, sous la supervision du doyen d’âge, Barthélémy Vidjannagni, et du benjamin, Youssouf Issa. Mais derrière ce rituel institutionnel se profile une question brûlante: qui succédera à Louis Vlavonou à la présidence de l’Assemblée nationale ? Après la publication de la liste défiitive des députés devant siéger au sein du parlement, 10è legislature, les appetits politiques s’aiguisent déclenchant les tractations pour aboutir à la designation du prochain president de l’Assemblée nationale. Deux figures émergent naturellement des speculations: Joseph Djogbénou, président de l’Union progressiste Le renouveau (Upr) et ancien président de la Cour constitutionnelle, connu pour son ascension institutionnelle (ministre, juge, chef de parti). Abdoulaye Bio Tchané, leader du Bloc républicain (Br) et ministre d’État, pilier du gouvernement Talon depuis 2016. Leurs parcours suggèrent une logique implacable: ni l’un ni l’autre ne se contenterait d’un simple strapontin de député. Djogbénou a systématiquement cédé son siège pour des postes stratégiques, tandis que Bio Tchané, après une décennie au gouvernement, pourrait voir dans le perchoir un aboutissement et une revanche symbolique, lui qui n’a jamais accédé à la vice-présidence de la République. Enjeux et calculs politiques Bio Tchané, originaire du Nord, incarnerait une représentation géographique face à un exécutif perçu comme sudiste. Le futur président devra être un fidèle de la « Rupture », crédible pour incarner la continuité sans éclipser Patrice Talon.En 2019, Louis Vlavonou avait surpris en s’imposant face aux caciques. Un scénario répétable? Aucun nom ne se dégage encore, mais le profil type existe : un technocrate discret mais influent, rompu aux arcanes du pouvoir.L’histoire béninoise montre que les pronostics sont fragiles. Un troisième homme pourrait émerger, tirant parti des divisions internes ou d’un consensus inattendu. Reste à savoir si les partis privilégieront la stabilité en choisissant un de leurs leaders ou l’apaisement en optant pour un compromis.Derrière l’apparent duel Djogbénou/Bio Tchané se joue une partie plus vaste : le contrôle de l’agenda législatif, l’influence sur la succession à la magistrature suprême en 2033, et la reconfiguration des équilibres au sein de la majorité. Rendez-vous le 8 février pour le premier acte de ce ballet institutionnel. Zéphirin Toasségnitché
Cherté de la vie au Bénin : La ‘’Génération Talon’’ analyse les origines de la flambée des prix.
L’Afrique de l’ouest est confrontée à la flambée des prix sur le marché. Au Bénin, les populations sont exaspérées par les spéculations. Pluviométrie capricieuse, productivité en déclin, crise sanitaire et ukrainienne, etc. les Béninois ne savent plus à quel facteur attribuer la flambée galopante des prix des produits de première nécessité. Et le phénomène ne se limite pas qu’aux centres urbains. Il s’est aussi généralisé dans les régions et les grands pôles de production agricole n’en sont pas épargnés. Parallèlement au mutisme qui s’observe chez les acteurs politiques, et autres personnes capables de lever le voile, sur les mobiles de la crise économique actuelle, la Génération Talon est montée au créneau le dimanche 20 mars 2022. Dans une démarche méthodique, elle a clarifié le fait que la crise économique actuelle est un phénomène multifactoriel, avec des problèmes structurels, et de plus en plus conjoncturels, du fait des changements des systèmes de production et de consommation. C.Z Ci-dessous l’intégralité de leur déclaration: Déclaration de la génération Talon sur la cherté de la vie La Génération Talon observe depuis quelques semaines, une série de plaintes et de dénonciations sur les médias sociaux et dans l’opinion. Ces incompréhensions et indignations s’amplifient, face au silence persistant des acteurs politiques, et autres personnes capables de lever le voile, sur les mobiles de la crise économique actuelle. La Génération Talon s’est engagée depuis Janvier 2019, à rassembler les points de vue liés aux sujets économiques et politiques les plus importants de notre époque. Notre creuset a participé à la création de solutions politiques pour répondre à nos problèmes les plus urgents. Aujourd’hui face à la cherté de la vie, nous devons apporter notre contribution. La Génération Talon tient à clarifier que la crise économique actuelle est un phénomène multifactoriel, avec des problèmes structurels, et de plus en plus conjoncturels, du fait des changements des systèmes de production et de consommation. Elle est convaincue que les incertitudes sanitaires liées à la Covid-19 ont renforcé les problèmes des différentes économies. La pandémie a handicapé durablement l’économie mondiale dans son ensemble, avec de nombreux corollaires sur le plan local. Enfin La Génération Talon observe que les défis sécuritaires, le terrorisme sous régional, et la récente crise en Ukraine ont enfin salé la facture, entrainant la rareté du blé et d’autres produits. La crise est mondiale. Face à tout ceci, la Génération Talon félicite le gouvernement béninois, et constate qu’il a déjà initié des actions concourant à atténuer tous les facteurs et les déterminants qui engendrent la vie chère. Cependant nous voudrions insister sur la surveillance des attitudes des consommateurs, une analyse de la dynamique des besoins et de l’offre en fonction des aléas structurels et conjoncturels. Ce que propose la Génération Talon est donc, de revoir les modes de consommation à tous les niveaux. Notre consommation doit tenir compte des exigences du marché, des impératifs socio-climatiques. Aujourd’hui plus que jamais La politique du « consommer local » s’avère être une alternative crédible, dans un processus de transformation de la culture de la consommation presque toujours orientée vers les produits importés ou exotiques au pays. Cette consommation peut être promue par l’augmentation des revenus et des prêts à la consommation à des taux d’intérêt bonifiés en faisant appel à la surliquidité des banques. Ces actions mises en place au niveau du FNDA doivent être donc renforcées. La Génération Talon lance un appel à toute la jeunesse et au peuple béninois, afin que la production locale soit davantage intensifiée, en attendant les mesures gouvernementales à venir concernant les fonctionnaires. La Génération Talon demande à la jeunesse de rester éveillée afin de ne tomber dans le piège de la désinformation et de la manipulation. La Rédaction
Après la victoire du Sénégal : Sadio Mané lève le voile sur sa carrière en sélection.
Au soir d’une nouvelle performance décisive, Sadio Mané a laissé entrevoir un tournant important de sa carrière internationale. Qualifiés pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations après une victoire face à l’Égypte, les Lions de la Teranga poursuivent leur parcours sans faute. Mais au-delà du résultat sportif, les déclarations du numéro 10 ont rapidement capté l’attention du public et relancé le débat autour de son avenir en sélection. Le mercredi dernier, le Sénégal s’est imposé 1-0 face à l’Égypte au Grand Stade Ibn Batouta de Tanger, lors de la première demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Le but inscrit à la 78e minute par Sadio Mané a suffi pour faire la différence et envoyer les Lions en finale. Cette victoire confirme la solidité d’un groupe toujours invaincu dans le tournoi, emmené par des cadres comme Édouard Mendy, et renforce l’ambition sénégalaise de conserver son statut au sommet du football africain. C’est à l’issue de cette rencontre que Mané, visiblement ému, a exprimé sa joie de disputer ce qu’il présente comme sa dernière Coupe d’Afrique des nations avec la sélection. Un message fort, prononcé dans l’euphorie de la qualification, qui a immédiatement résonné au-delà du vestiaire. Avenir en sélection entre émotion personnelle et pression populaire En évoquant l’idée de conclure son aventure continentale sur cette édition, Sadio Mané a rappelé le chemin parcouru depuis le sacre historique obtenu face à l’Égypte au Cameroun, où il avait déjà joué un rôle décisif lors de la séance de tirs au but. Pour le joueur, ramener une nouvelle coupe à Dakar apparaît comme un objectif ultime, chargé de sens et d’émotion. Sur les réseaux sociaux, la réaction n’a pas tardé. De nombreux supporters sénégalais ont exprimé leur désaccord, estimant que l’attaquant de Bambali reste indispensable aux Lions. Certains vont jusqu’à comparer sa longévité potentielle à celle de figures internationales toujours en activité à un âge avancé, plaidant pour une poursuite de son engagement en équipe nationale. À ce stade, aucune annonce officielle ne confirme un retrait immédiat après la compétition. Les propos du joueur traduisent avant tout un ressenti personnel à chaud, sans décision formalisée pour la suite. Une chose est toutefois certaine : quelle que soit l’issue de cette Can, Sadio Mané demeure une référence majeure du football sénégalais, dont chaque prise de parole pèse autant que ses buts sur le terrain. C.Z
Deuxième session ordinaire de la Haac : 30 rapports examinés, 14 décisions rendues.
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a officiellement clôturé, ce mardi 20 janvier 2026, sa deuxième session ordinaire de l’année 2025. Les travaux ont permis l’examen de trente rapports et l’adoption de quatorze décisions majeures liées à la régulation des médias et à la gestion de la campagne électorale. Ouverte le 30 septembre 2025 conformément à l’article 94 du règlement intérieur, la deuxième session ordinaire de l’année 2025 de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) s’est achevée hier. Durant près de quatre mois, le président de l’institution, Édouard Loko, et les conseillers ont examiné trente (30) rapports relatifs à divers dossiers et pris quatorze (14) décisions structurantes. Celles-ci ont porté notamment sur la régulation des médias, l’organisation de la campagne médiatique des élections législatives et communales du 11 janvier 2026, la réglementation de la carte de presse ainsi que d’autres activités institutionnelles. Les travaux menés ont permis à la Haac d’assumer pleinement ses missions constitutionnelles de régulation, de veille informationnelle et d’accompagnement du paysage médiatique national. À travers ses décisions, l’institution a renforcé le cadre réglementaire des médias, consolidé la discipline professionnelle et contribué à l’assainissement de l’environnement médiatique. Les actions liées au contrôle des contenus, à la mise à jour de la carte de presse et à la gestion de la campagne médiatique ont également favorisé une couverture électorale équitable, pluraliste et responsable. Dans son discours de clôture, le président de la Haac a félicité les conseillers, les cadres et les professionnels des médias pour leur engagement et leur professionnalisme. Il les a invités à maintenir cette rigueur à l’approche de l’élection présidentielle prévue pour le 12 avril prochain. La Haac réaffirme ainsi sa détermination à poursuivre sa mission de régulation au service de la démocratie, de l’État de droit et de la paix sociale au Bénin. C.Z
Incendie au CHUD Borgou : D’importants dégâts enregistrés.
Un incendie dévastateur s’est déclaré en plein après-midi d’hier mardi 20 janvier 2026 dans l’enceinte du Centre hospitalier universitaire départemental du Borgou (Chud-Borgou), provoquant d’importants dégâts matériels et une vive émotion parmi le personnel soignant, les patients et les populations riveraines. Aux environs de 16 heures, un feu d’origine encore indéterminée s’est manifesté dans l’un des bâtiments de l’hôpital. Les flammes se sont rapidement propagées. Alertés par des témoins et des agents de l’établissement, les sapeurs-pompiers sont intervenus promptement. D’importants moyens humains et matériels ont été mobilisés pour circonscrire l’incendie et empêcher sa propagation vers d’autres zones sensibles du centre hospitalier. Après plusieurs minutes de lutte, le feu a pu être maîtrisé, malgré les conditions difficiles. Si le bilan humain reste pour l’heure non confirmé et fait l’objet de vérifications, les premières constatations font état de dégâts matériels considérables. Une équipe de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) s’est rendue sur les lieux pour procéder à un constat technique. Il s’agit notamment d’évaluer les impacts sur l’alimentation électrique du centre et de déterminer si une défaillance électrique pourrait être à l’origine ou avoir favorisé la propagation de l’incendie. C.Z