La question de l’immunité parlementaire continue de susciter débats et interrogations au sein de l’opinion publique. Perçue par certains citoyens comme un passe-droit ou un privilège injustifié, elle est pourtant considérée par les spécialistes comme un élément constitutif de la démocratie moderne. Le député à l’Assemblée nationale jouit d’une immunité qui le protège dans l’exercice de ses fonctions parlementaires. Pour le Professeur André Cocou Effiboley, ce privilège est une garantie indispensable pour permettre au député d’exercer son mandat en toute liberté de conscience : « Le député agit au nom de la nation. Si ses décisions sont guidées par la conscience et qu’un changement politique survient plus tard, il ne doit pas être inquiété pour des actes qui relèvent de son rôle de représentant. » Selon lui, cette disposition protège les élus contre des poursuites liées à leurs choix politiques, tout en laissant la justice compétente intervenir en cas de faits de droit commun. Le député, un citoyen pas ordinaire Victor Zoclanclounon, ancien commissaire au Parlement, abonde dans le même sens. Pour lui, l’immunité n’est pas un privilège mais une nécessité liée à la fonction : « Le député n’est pas un citoyen ordinaire. Comme le chef de l’État, il porte une responsabilité énorme. Il doit donc bénéficier d’une protection particulière pour exercer son mandat. » Il rappelle que l’élu représente la Nation entière et non une circonscription ou une famille. À ce titre, il doit être considéré et traité différemment, même après la fin de son mandat : « Député aujourd’hui, député pour toujours. Président aujourd’hui, président pour toujours. Ceux qui ont assumé des responsabilités nationales doivent être respectés comme tels. » Les deux intervenants s’accordent sur un point : l’immunité parlementaire n’est justifiée que si elle est utilisée à bon escient et encadrée par un système judiciaire efficace. Elle ne doit pas servir de refuge face à des infractions de droit commun, mais rester un outil de protection pour garantir l’indépendance et la sérénité de l’action politique. C.Z
Lancement officiel du MoReSio : Les infirmiers et sages-femmes affichent leur soutien à Romuald Wadagni.
Une nouvelle dynamique s’installe dans le paysage sanitaire béninois. Le MoReSio (Mouvement de représentation des sciences infirmières et obstétricales) a été officiellement lancé, le samedi 14 février 2026, lors d’une cérémonie marquée par une forte mobilisation des professionnels de santé et une représentativité nationale significative. À cette occasion, les initiateurs ont réaffirmé leur soutien au candidat de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni, pour les élections présidentielles de 2026, dans une logique de continuité des réformes sanitaires. Issu des résolutions du premier sommet national des SIO en 2025, le MoReSio se veut une réponse au déficit de représentativité des infirmiers, infirmières et sages-femmes dans les instances de décision. Pour Ewhédé Abel Béloumi Gnansounou, Directeur exécutif du mouvement, il s’agit d’un cadre structuré de mobilisation et d’influence collective : « L’heure n’est plus à la démarche de contre-pied, l’heure est à l’unité. Que toutes les voix s’unissent pour le rayonnement de notre profession. » Face aux enjeux nationaux, les professionnels de santé affirment leur volonté de ne plus rester en marge des décisions qui engagent l’avenir du pays. Dr Ismanth Djaboutou, infirmière et membre du collège des sages du MoReSio, insiste :« Les infirmiers, infirmières et sages-femmes du Bénin se tiennent prêts à contribuer activement à la poursuite des réformes, à défendre les acquis et à porter une vision de progrès pour notre système de santé et pour notre nation. » Des soutiens multiples Le lancement du mouvement a reçu l’appui de plusieurs personnalités. Georges Glèlè Kakaï, douanier et commandant national de l’ordre du mérite du Bénin, a encouragé les initiateurs : « Nos jeunes doivent s’ouvrir à la politique. Si vous ne faites pas la politique, la politique vous fera. Je salue les dirigeants du MoReSio et je les encourage. » Sur le terrain, les coordonnateurs communaux partagent la même conviction. M’po Francis Kouagou, Coordonnateur communal du MoReSio à Bembérékè estime que les infirmiers ne doivent plus laisser d’autres écrire leur histoire. Emmanuel Yavoedji Coordonnateur communal du MoReSio à Avrankou souligne l’absence de représentants de la profession à l’Assemblée nationale : « Aujourd’hui, nous avons 109 députés, mais aucun infirmier. Le MoReSio doit renforcer le leadership et la capacité de mobilisation pour que la profession s’insère dans les instances de décision politique. » Le MoReSio se positionne désormais comme une plateforme nationale de dialogue institutionnel, un cadre de mobilisation professionnelle et un mécanisme d’influence collective. Pour les participants, ce lancement marque un nouveau départ et une étape décisive dans la reconnaissance des professions infirmières et obstétricales au Bénin. Laure Lèkossa
Assemblée générale extraordinaire du Synavamab : Un nouveau départ pour les femmes des marchés.
Le Syndicat national des vendeurs, vendeuses et assimilés des marchés du Bénin (Synavamab) a tenu une assemblée générale extraordinaire à Bohicon. Pendant deux jours, les congressistes ont réfléchi aux défis liés à la mutation des marchés et ont adopté des résolutions pour consolider les acquis de 34 années de lutte syndicale et ouvrir une nouvelle page vers l’épanouissement des acteurs. Avec la mise en service des nouveaux marchés modernes, le Synavamab a mobilisé ses militants pour définir des stratégies adaptées à la nouvelle politique de gestion. « Nous sommes aussi là pour faire le point de nos activités et relancer notre combat pour obtenir de meilleures conditions de travail aux vendeuses et vendeurs de nos marchés », a déclaré Anastasie Chodaton, Secrétaire générale du syndicat, déterminée à inscrire l’action dans la continuité. Dans son intervention, madame Chodaton a rendu hommage à sa défunte mère, Justine Chodaton, fondatrice du Synavamab et pionnière de la défense des vendeurs des marchés. Elle a ensuite présenté le bilan des activités de l’année écoulée, marqué par des actions de sensibilisation et de formation sur l’hygiène, la responsabilité et la gestion des nouveaux espaces marchands. La Secrétaire générale a exprimé la reconnaissance des membres au président Patrice Talon, pour la construction des nouvelles infrastructures marchandes qui font aujourd’hui la fierté des commerçants. Elle a toutefois invité le gouvernement à poursuivre les réformes et à accélérer les chantiers en cours. Elle a réaffirmé l’engagement du Synavamab à l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), sa faîtière, et promis de continuer le combat pour l’organisation des marchés, la lutte contre la précarité et l’amélioration des conditions de travail. Une assemblée tournée vers l’avenir En tant que membre du Conseil international du strict net, le Synavamab a insisté sur l’importance de l’organisation pour mieux se faire entendre. « Nous sommes ici pour un nouveau départ. À cet effet, je nous invite à la grande mobilisation autour du Synavamab pour les différentes actions qui se profilent à l’horizon », a lancé Mme Chodaton. De son côté, Apollinaire Afféwé, Secrétaire général de l’Unstb, a salué le leadership éclairé de Anastasie Chodaton et la culture démocratique qui caractérise la gestion du syndicat depuis 1992. Il a encouragé les congressistes à faire preuve de maturité et à opérer des choix stratégiques dans un esprit de consensus et d’équité. Les travaux ont porté sur le thème : « Femme des marchés, pilier de l’économie nationale, renforcer notre leadership pour une gestion moderne et solidaire de nos espaces du marché ». Les participants, venus de toutes les Communes du Bénin, ont échangé sur des préoccupations diverses et obtenu des réponses éclairantes. Plusieurs organisations sœurs présentes ont apporté leur soutien au Synavamab. Au terme des débats, les congressistes se sont séparés avec le sentiment d’un devoir accompli et la conviction que l’avenir des marchés béninois repose sur une gestion moderne, inclusive et solidaire, portée par le leadership des femmes. C.Z
Bourse d’études en médecine à Cuba 2026-2027 : Une opportunité pour les jeunes bacheliers béninois.
Le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a annoncé, dans un communiqué publié le 11 février 2026 à Cotonou, l’ouverture d’une opportunité de bourse destinée aux jeunes bacheliers béninois.Dans le cadre de la coopération entre le Bénin et la République de Cuba, le gouvernement cubain met à disposition une (01) bourse d’études en Médecine au titre de l’année académique 2026-2027. Qui peut postuler ? Cette bourse est ouverte aux candidats répondant aux critères suivants :Être titulaire du baccalauréat (sessions 2024 ou 2025) ou d’un diplôme équivalent reconnu ;Jouir de toutes ses facultés physiques et mentales ;Ne pas être bénéficiaire d’une bourse dans une université publique du Bénin ;Être âgé de 25 ans au plus au 31 décembre 2026 ;Être issu d’une famille à faible revenu économique.Composition du dossier de candidatureLes postulants doivent fournir :Une copie de l’attestation du baccalauréat (ou équivalent) ;Une copie du relevé de notes du baccalauréat ;Une copie des bulletins de terminale ;L’original d’un certificat médical délivré par un médecin assermenté inscrit à l’Ordre des Médecins du Bénin ;L’original du test de dépistage VIH-SIDA ;L’original du certificat de non-grossesse (pour les candidates) ;Un certificat d’indigence délivré par la mairie sur la base d’un rapport des Centres de Promotion Sociale ;Un extrait de casier judiciaire de moins de trois mois ;Une copie du passeport ou de la carte d’identité biométrique ;Une copie de l’acte de naissance sécurisé ;Dix photos d’identité type passeport (format 1×1) ;L’original de la quittance attestant du paiement des frais d’étude de dossier (5 000 FCFA) au Trésor public ;Une chemise cartonnée à rabat de couleur jaune. La Rédaction
Gouvernance locale au Bénin : Les conseilles communaux installés.
Après les élections du 11 janvier 2026, la désignation des maires a débuté. Dans leur rang, il y a eu des reconductions ainsi que l’émergence de nouveaux leaders, notamment au sein de la jeunesse. En effet, ces nouveaux maires, désignés par l’Union progressiste le renouveau et le Bloc républicain, lancent la première mandature des sept ans après la révision de la constitution. En fonction de l’accord de gouvernance et de coalition parlementaire qui lie les deux formations soutenant les actions de Patrice Talon, le parti majoritaire au sein d’un conseil communal désigne le maire et son premier adjoint. Dans les communes à statut particulier, seul le poste de deuxième adjoint au maire revient parti minoritaire. Voici la liste des membres de quelques exécutifs communaux Mairie de Grand-PopoMaire : Carlos AikpePA : Raymond HounkpatinDA : Alexandre Djossou Mairie de ComéMaire : Edgar TohouégnonPremier Adjoint : Edoh JoséDeuxieme Adjoint : Dossou Vincent Mairie de HouéyogbéMaire : SOSSA CasimirPAM : FAÏNOU Cyrille ComlanDAM: VIGNON Justin Commune de BopaMaire : Abel DJOSSOUPremier Adjoint : Célestin GANDODeuxième Adjoint : Gustave AKODJINOU Mairie d’AthiéméFrançois Assou, nouveau maire1 er adjoint Agoutchon François2 ème adjoint Ayina Guy Commune de SavèCHALLA RafiouPAM: ADJIDOBE CyriaqueDAM : Armand Kpinsoton Commune d’AdjohounMaire : Félicien HounkanrinPAM : Edouard FatonDAM : Delphin Aholou Commune de MalanvilleMaire : Labo G. KassimPAM : Bio Marcos ImorouDAM: Issa Imorou Amadou Commune de Tori-BossitoMaire: Cosme Ayao AKONDÉPAMMaire : Philomène CHINCOUNDAM : Clément AGBANDOTIN Commune de LaloMaire : EKPE GeorgesPAM : HOUNGBEDJI Akpé JeanDAM : Non désigné Ouassa-PéhuncoMaire: OROU MARE KotoPAM : SINABEROGUI B. Thomas GillesDAM : CESSI ANDRE BEATRICE Commune de NikkiMaire : LAFIA Joseph Gounou RolandPAM : SARIKI IMOROU G. BachirouDAM : BONI GBEBOUSSA Commune de KouandéMaire : SABI DAN BienvenuPremier adjoint : MAMA MounirouDeuxième adjoint : BOYAGUI GNINMANGUI Bannan Commune de BanikoaraMaire : Bio Ali SABI GORÉPremier adjoint : Bio Senon Bio N’GoyeDeuxième adjoint : Alou TOKO N’DOURO Commune de ToviklinMaire : TCHIKPE EskilPAM : SOKE S. GrégoireDAM : SOTODJI Théophile Commune de KandiMaire : ALAZI OSSEINI SAKA ZinatouPremier adjoint : SABI DEGUE IsmailouDeuxième adjoint : SABI BIO Illiasso Commune de OuidahMaire : HOUETCHENOU ChristianPAM : FOURN SabineDAM : TCHIAKPE Oswald Commune de Ouèssè Maire : AYEDON Bio Romain PAM : DAM : Commune de DjidjaMaire : KATAKENON MartinPremier adjoint : ASSOUKOU GermainDeuxième adjoint : ATINNOUN Nazaire Commune de ZogbodomeyMaire : HOUESSE DanielPremier adjoint : LOKOSSI ÉdouardDeuxième adjoint : LANGANFIN GLELE Amos Commune ZA-KPOΤΑMaire : AHOSSOUBOCO MarcPAM : DANDJLESSA BertrandDAM: NOUGLOÏ Félix Commune de BohiconMaire : Ferdinand BOKOSSAPAM : Pascal BLEMEDAM : Paul ADANOU Commune d’Abomey Maire: Franck KPASSASSI PAM: Placide Kothon HOUNBADJI DAM: Judicaël Sèdéhou AZON Commune d’Agbangnizoun Maire : Oscar Clétus KOUHOLI PAM : Alfred Donald ZOGO DAM : Léopold HOUNKOUN Commune Zagnanado Maire : Damasse AKPOYETE PAM : Odilon AITCHEDJI DAM : Franck AHOUANDJINOU Commune de Ouinhi Maire : Bernard ZANNOU PAM : François FATONDE DAM : Rodrigue MITCHOWADOU Maire : Gilchriste Lonionto DAYALOR PAM : Gabriel Honfin TOGBEVI DAM : Dieudonné GBEDJEKAN Commune de Cobly Maire : Alphonse Boni GNAYATI PAM : Laurent SIMBIENOU DAM : Martin KOMBETTO Commune de Parakou Maire : Zul-Kifly ZAKARIE PAM : Assimiou ADAMBI DAM : Moustapha OROU GANKOU TAM : Adiza AROUNA Commune de Dangbo Maire : Hyacinthe Jessougnon AGON PAM : David BOGNINOU DAM : Paul Nicol DEOUDE TOGBE Commune de Ségbana Maire : Abdoul Razack KORA PAM : Bio SOUROUKOU DAM : Atikou KAOULA Commune de Kérou Maire : Pierre WARI BRISSO PAM : Bio Yacoubou TOGUI DAM : Mahamadou DAOUDA Commune de Maire : Margueritte AGBANZE PAM : Evariste SINKPOTA DAM : Valentin GNANSOUNOU Commune de Porto-Novo Maire : Richard TOUKOUROU PAM : François AHLONSOU DAM : Paul HEDOKINGBE TAM : Gertrude Nadia DOSSA Commune de Sinendé Maire : Issifou YACOUBOU PAM Machoudou KOTO DAM : Fousséni ZAKARI ADAM Commune de Akpro-Missérété Maire : Joseph HOUNKANRIN PAM : Casimir KOUDJO DAM : Barthélémy ADIGBONON Commune Tanguiéta Maire : Aboubakar NOMA PAM : Alphonse NEKA DAM : Germain OUIN OURO Commune de Lokossa Maire : John HOUNZA PAM : Comlan DOVI DAM : Ignace MONTCHO Commune de Cotonou Maire : Luc GNACADJA PAM : Arlette SAIZONOU DAM : Gratien ADJAGBONI TAM : Irène BEHANZIN Commune de N’dali Maire : Daouda SAKA MERE PAM : Abdou LAWANI ALASSANE DAM : Antoine BIO YERIMA Commune de Toucountouna Maire : Patricia Ponna SAÏ PAM : Bienvenu NANTE DAM : Thiery Eugène SANGA PEMA TCHOROUWE Commune de Savalou Maire : François HOUEDO PAM : Hermas Ogboni ACAKPO DAM : Lawani SARAWOU Commune de Matéri Maire : Robert KASSA PAM : Deri Péri DAHORI DAM : Jean-Baptiste YANTEKOI Commune de Klouékanmè La Rédaction
Accidents de circulation : Plusieurs vies sacrifiées sur nos routes.
Durant ce weekend, plusieurs accidents se sont produits sur nos routes faisant plusieurs morts et de nombreux dégâts Les habitant de Houkpa, une localité de la Commune de Djidja, ont été témoin d’un accident de circulation qui s’est produit, le samedi 14 février 2026. Le bilan fait état de trois morts su place dont une femme. En effet, selon nos sources, l’accident a opposé un motocycliste et un véhicule. Le motocycliste transportant trois personnes allait dans le même sens que le conducteur de véhicule. Tous en partance pour Bohicon, le chauffeur qui a perdu le contrôle du véhicule a violemment percuté le motocycliste faisant trois décès sur place avant de prendre la clé des champs. Pendant ce temps, Oussan Péhounco, dans le département de l’Atacora, pleurait son fils. Il s’agit de l’ancien deuxième adjoint au maire. Il a été fauché dans la soirée de ce même samedi dans un accident de circulation fatal. Kora N’Gobi Mora Benoît, deuxième adjoint au maire non reconduit après l’installation du nouveau conseil communal, a succombé à un grave choc routier. Selon nos sources, l’homme venait de passer service. II refermait un chapitre public de sa vie. La route, elle, ne lui a laissé aucune seconde chance. Cet accident de circulation rappelle, une fois encore, la fragilité des vies exposées aux risques permanents du trafic. Professeur de mathématiques, il était connu de ses élèves pour sa rigueur et sa constance. A la Mairie, il incarnait une présence discrète, attentive aux dossiers communaux. Ceux qui l’ont côtoyé parlent d’un homme posé, méthodique, engagé. À Péhunco, l’émotion est palpable. Les administrés perdent un ancien responsable communal. Les élèves perdent un enseignant. Sa famille perd un père, un proche, un pilier. Dans l’Atacora, cet accident de circulation rallonge une liste déjà trop longue. Bien avant, la cité des mamelles en a aussi enregistré. À l’entrée de la ville, en face de l’aérodrome, une montée mal négociée a viré au drame. Selon les premiers éléments recueillis, un tricycle en difficulté dans la côte a été percuté par une moto Bajaj transportant trois ressortissants togolais en route vers le Nigeria. Le choc a été violent. Le conducteur du tricycle est grièvement blessé. Parmi les passagers de la moto, l’un souffre d’une fracture au pied, un autre est sérieusement atteint, et le troisième, plus légèrement touché, a pu témoigner. « Je suis Boukari Django. Le plus blessé s’appelle Karboua et l’autre, Akandé, a un pied cassé. Nous allons au Nigeria pour le champ. Nous avons quitté le Togo, dans la zone d’Adogblenou Oké. Notre patron nous attend à Savè pour nous faire entrer au Nigeria. Nous étions presque arrivés. Je ne sais pas si le sommeil l’a pris, et il est rentré dans le tricycle », a-t-il confié, la voix faible. Les trois victimes ont été évacuées en urgence vers l’hôpital. La Police républicaine est intervenue rapidement pour sécuriser les lieux, réguler la circulation et faciliter la prise en charge des blessés. Cet accident grave à Savè pose une question simple que se passe-t-il sur nos axes secondaires, souvent étroits, mal éclairés, avec des engins surchargés ou fatigués par de longues distances ? La montée à l’entrée de la ville est connue des usagers. Elle exige prudence, maîtrise et vigilance. Au-delà des chiffres, il y a des visages. Trois hommes partis gagner leur vie dans un champ, arrêtés net par un instant d’inattention. Sur les routes des Collines, chaque dépassement hasardeux, chaque fatigue ignorée peut coûter cher. C.Z
Assemblée générale de l’Ampb : André Bigot renouvelle sa confiance.
L’Association des médecins et pharmaciens biologistes du Bénin (Ampb) a renouvelé ses instances dirigeantes à l’issue de son assemblée générale ordinaire tenue le vendredi 12 février 2026 à Cotonou. Le professeur André Bigot a été réélu président pour un mandat de trois ans. La mise en place du nouveau bureau exécutif a été précédée de la présentation du bilan du premier mandat, couvrant la période du 16 décembre 2022 au 12 février 2026. Le rapport d’activités fait état d’avancées dans la structuration de l’association, notamment à travers l’organisation régulière de réunions, la création de cadres d’échanges pour les membres et l’élaboration d’une charte de fonctionnement. L’Ampb a également obtenu sa reconnaissance officielle et publié le répertoire des médecins et pharmaciens biologistes. Sur le plan scientifique et institutionnel, l’équipe sortante a noué des partenariats aux niveaux national et international et pris part à plusieurs rencontres professionnelles. Elle a, par ailleurs, relancé la Société de biologie clinique du Bénin et élaboré des documents de référence portant sur les bonnes pratiques, les compétences professionnelles et le contrôle qualité dans les laboratoires. Réélu à la tête de l’association, le professeur André Bigot a exprimé sa gratitude envers les membres pour la confiance renouvelée. « Je ferai tout pour mériter cette responsabilité et poursuivre le développement de notre association. Notre mission sera de renforcer la place des médecins et pharmaciens biologistes parmi les spécialistes et de continuer à promouvoir l’excellence scientifique et professionnelle au Bénin », a-t-il déclaré. Créée le 16 décembre 2022, l’Ampb se donne pour objectif de défendre les intérêts spécifiques des médecins et pharmaciens biologistes et de promouvoir la discipline à travers des actions scientifiques, institutionnelles et pédagogiques. Composition du nouveau bureau exécutif Président : André BigotVice-président : Crespin SoglohounSecrétaire général : Gylchrist HoundjoSecrétaire général adjoint : Razack OsseniTrésorier général : Anatole LaleyeTrésorier général adjoint : Sékoussounon SanniCommissaires aux comptes : Farida Massou, Narces Gnancadja, Harmonie AhoussinouPrésident des groupes thématiques : Simon AzonbakinConseillers : Dorothée Kinde-Gazard, Raphael Darboux, Clément Padonou, Isidore Zohoun, Frédéric Loko, Simon Akpona, Aurore Ogouyemi-Hounto, Edgard Lafia. Pascal Toffodji
Adoption d’enfants au Bénin : L’Acaib alerte sur de fausses offres en ligne.
L’Autorité centrale en matière d’adoption internationale en République du Bénin (Acaib) met en garde contre des annonces frauduleuses diffusées sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok. Elle rappelle être la seule institution habilitée à conduire les procédures administratives d’adoption. Dans un communiqué, l’Autorité centrale en matière d’adoption internationale en République du Bénin (Acaib), structure sous tutelle du Ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance, a dénoncé la circulation de fausses offres d’adoption d’enfants sur des plateformes numériques. Selon l’institution, des individus ou des structures non autorisés proposent illégalement des enfants à l’adoption, en dehors de tout cadre légal. L’Acaib rappelle qu’elle demeure la seule entité compétente pour conduire la procédure administrative d’adoption au Bénin, la phase judiciaire relevant exclusivement des juridictions habilitées. En effet, ces agissements, qualifiés de tentatives d’escroquerie, exposent gravement les enfants à des risques de traite et d’exploitation, en violation des lois nationales et des conventions internationales ratifiées par le pays. Par ailleurs, l’Acaib assure que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour garantir la protection des enfants sur l’ensemble du territoire national, y compris dans l’espace numérique. Les services compétents seraient mobilisés afin d’identifier et de démanteler tout réseau impliqué dans ces pratiques frauduleuses. Les auteurs et complices de ces faits s’exposent à des poursuites judiciaires. C.Z
Mardi gras : Une tradition festive aux portes du carême.
À la veille du carême, les fidèles catholiques vivent une journée particulières, le mardi gras. Contrairement au mercredi des cendres qui ouvre officiellement la période de pénitence et de sanctification, le mardi gras n’est pas une fête liturgique. Il s’agit plutôt d’une tradition culturelle, héritée de pratiques anciennes, qui s’est imposée dans l’imaginaire collectif. Les fidèles catholiques se préparent à entrer de plein de pied dans le temps de carême. A la veille de ces quarante jours de pénitence, ils observent la veille le mardi gras. Bien qu’il ne soit pas une fête liturgique, elle est observée par nombre de chrétiens parce qu’il a une portée spirituelle. « Le mardi gras révèle le contraste entre ce jour où l’on peut encore manger tout ce qu’on veut, et le temps de carême qui commence le lendemain, marqué par le jeûne et la sobriété. », confie le Père David Ahossinou, Oblat de Saint François de Sales. Le mardi gras est donc une journée de liberté avant la discipline, c’est-à-dire le dernier jour où les fidèles peuvent se permettre de « manger gras » : viandes, œufs, plats riches et festifs. Cette liberté culinaire annonce la rigueur du carême, période de privations et de renoncements. Dans la tradition chrétienne, cette journée est associée au carnaval, notamment en Occident, où « tout est permis » : déguisements, réjouissances et excès avant d’entrer dans le temps de discipline corporelle et spirituelle.Bien avant le christianisme, les Romains célébraient déjà les calendes de mars, rites marquant le réveil de la nature. Ces fêtes étaient caractérisées par l’absence d’interdits : on pouvait manger, boire et se divertir sans retenue. Le mardi gras s’inscrit dans cette continuité culturelle, reprise et transformée au fil des siècles. « Le mardi gras n’est pas une fête liturgique. C’est une tradition qui prépare, par contraste, à entrer dans le carême, temps de prière, de pénitence et de charité. » insiste le Père Ahossinou. Ainsi, le mardi gras apparaît comme une parenthèse festive, un moment de liberté avant l’engagement spirituel du carême. À travers cette alternance entre excès et discipline, les fidèles sont invités à mieux comprendre la valeur du sacrifice et de la conversion. Zéphirin Toasségnitché
Conseil communal d’Abomey : Les promesses Fanck Kpassassi à la population.
Elu maire de la commune historique d’Abomey, le jeune leader de la 23e circonscription électorale n’a pas tarder a prendre des engagements envers la population de la ville d’Abomey. C’est à travers un message public que le nouveau locataire de l’hôtel de ville a fait des promesses à la population. Message Chers collègues et frères, conseillers communaux de la ville historique d’Abomey, cité royale du Danxomè, cité de culture, de tradition, d’histoire et de spiritualité. Je voudrais humblement saluer cet instant sacré. Permettez-moi de rendre des hommages républicains à M. Patrice Talon, Président de la République, chef de l’État, pour la vision qu’il porte pour le Bénin, cette vision de nous amener dans un monde de splendeur, à M. Joseph Fifamè Djogbénou, Président de l’Assemblée nationale, à tous les anciens maires et conseillers communaux qui ont œuvré dans cette chaîne communale, qui ont posé les fondations de notre cité historique. Permettez-moi de saluer mon papa, Antoine Cossi Djédou, pour avoir assuré la continuité, pour avoir assuré la parole donnée avec dignité et ferveur. Permettez-moi de saluer nos concitoyens et concitoyennes qui nous ont permis à nous tous d’être ici présents. C’est eux que s’adresse ses mots de gratitude. Permettez-moi de les saluer avec humilité. Enfin, permettez-moi de saluer Dieu, l’Éternel, architecte de tout le monde, que nous appelons sous son nom divers. Salut à toi ! Permettez-moi de saluer les membres de nos ancêtres. Chers collègues, je voudrais vous inviter, les campagnes étant terminées, je voudrais nous inviter à l’action, à l’unité et à la rigueur, comme l’a dit le préfet tout à l’heure. Je vous ai suivi pendant la campagne. Nous avons, chacun de nous, partager des aspirations. Nous avons promis des choses à la population. Nous avons développé des argumentaires de campagne. Je vais, dans les prochains jours, nous soumettre un document, en aspiration bien sûr avec les documents stratégiques de la Mairie, un programme de mandature septennal 2026-2033 que nous allons valider pour nous permettre d’avoir une boussole stratégique de planification, pour que clairement nous puissions savoir là où nous irons. Abomey nous attend. Abomey nous attend. Abomey est notre héritage. Abomey est notre responsabilité. Abomey est notre histoire. Abomey est notre avenir. Je voudrais humblement nous inviter à la sagesse, cette sagesse divine. En cela, je voudrais demander aux mânes de nos ancêtres de guider les pas de notre mandature. J’ai dit. La Rédaction