Les grandes artères publiques de Parakou enregistrent ces derniers jours de graves accidents de circulation, souvent mortels. Les écoliers et élèves des établissements scolaires situés à proximité des routes sont particulièrement exposés. Dans un entretien accordé à Prime News Monde, Josué Wowo, chef de division contrôle routier, éducation et statistiques au Centre national de sécurité routière (Cnsr) zone nord, appelle les usagers à la prudence et au respect du Code de la route. Quels types d’accidents surviennent près des écoles ? Josué Wowo : Merci pour l’intérêt que vous portez à la sécurité routière. Les accidents sont de toutes natures, sans catégorie spécifique. Malheureusement, certains impliquent directement les enfants et les apprenants. Ce sont souvent des accidents graves, parfois mortels. À quels moments de la journée sont-ils les plus fréquents ? Ils surviennent généralement à l’entrée et à la sortie des cours, ainsi que sur le trajet domicile-école, lorsque les enfants se déplacent en groupe. Quelles grandes voies présentent le plus de risques ? Sans hésiter, je citerai la Route nationale inter-État 2 (Rnie 2). Elle est tristement connue pour ses accidents très graves. De nombreux établissements se trouvent à ses abords immédiats. Sur deux accidents, l’un est souvent mortel. À la sortie sud de Parakou, par exemple, plusieurs écoles sont situées dans des zones de virages dangereux, comme à Passagambou. Les enfants sont-ils plus victimes en tant que piétons, cyclistes ou passagers ? Le risque est élevé dans toutes les situations. Nous ne disposons pas de données chiffrées précises, mais l’observation montre que les apprenants sont fortement exposés. Je me souviens d’un accident en 2022, à l’entrée sud de Parakou, qui a impliqué 12 élèves. Cette année encore, des drames similaires ont été enregistrés. Quelles sont les principales causes de ces accidents ? La vitesse est le facteur majeur. S’ajoutent les mauvaises traversées, le relief accidenté (virages, côtes, sommets) et la localisation de certaines écoles dans des zones à risque. Le manque de formation des enfants en matière de sécurité routière aggrave la situation : beaucoup ne savent pas où ni quand traverser. Quelles limites de vitesse s’appliquent autour des écoles ? Le Code de la route recommande une vitesse maximale de 30 km/h, voire 20 km/h, aux abords des établissements scolaires. En ville comme en campagne, il est impératif de réduire la vitesse. Les écoles disposent-elles de dispositifs de sécurité ? Certains établissements, notamment privés, ont installé des chicanes ou recruté des guides pour aider à la traversée. Le Cnsr a déjà formé et équipé ces guides. Toutefois, la mise en place de ralentisseurs doit respecter des normes précises. Que fait le Cnsr pour améliorer la sécurité ? Le Cnsr mène chaque année la campagne « Marche vers l’école ». Dans la région nord, des classes de sécurité routière ont été installées dans des établissements pilotes, et des enseignants ont été formés, comme au Ceg Titirou. Nous travaillons aussi avec les responsables d’écoles pour trouver des solutions pratiques : fermer certaines entrées donnant directement sur la voie bitumée, ou limiter l’inscription d’élèves venant de l’autre côté de routes dangereuses. Quel appel lancez-vous ? J’en appelle aux parents, aux responsables et aux promoteurs d’établissements. Les parents doivent sensibiliser leurs enfants et contribuer à leur sécurité sur le trajet domicile-école. Les établissements doivent poursuivre leurs efforts en matière de prévention. Le Cnsr, pour sa part, restera engagé aux côtés des acteurs scolaires pour réduire ces drames. Réalisation et transcription Pascal Toffodji
Modernisation institutionnelle : Abomey inaugure une nouvelle ère avec la cité administrative du Zou.
À Abomey, une nouvelle page s’écrit pour l’administration territoriale. La Cité administrative départementale du Zou, implantée à Adandokpodji dans l’arrondissement de Vidolé, n’est pas qu’un ensemble de bâtiments modernes. C’est un symbole fort d’un État plus proche, plus organisé et plus efficace. Cette infrastructure traduit concrètement la volonté du gouvernement du Bénin de renforcer la décentralisation. Désormais, les principaux services départementaux sont regroupés sur un même site, facilitant : la coordination entre les directions ; la réduction des délais de traitement ; un meilleur accueil des usagers ; une gestion administrative plus cohérente. Un pôle administratif structuré et fonctionnel La cité administrative comprend : une préfecture moderne bâtie en R+2 conçue pour centraliser les décisions stratégiques ; un bâtiment regroupant l’ensemble des Directions départementales, favorisant la synergie des services ; une résidence officielle du préfet, garantissant disponibilité et continuité de l’action publique. Avec cette réalisation, le département du Zou renforce son attractivité institutionnelle. Le département dispose désormais d’un centre administratif structuré, capable d’accompagner le développement local avec plus de rigueur et d’efficacité. Abomey ne se contente plus d’être une cité historique. Elle devient aussi un modèle d’organisation administrative au Bénin. Pascal Toffodji
Culture et promotion de la paix en période électorale : La campagne « Jeunesse en Mouvement » officiellement lancée.
Le projet « Jeunesse en Mouvement pour la Paix (Jmp) » est une initiative nationale portée par le Réseau des jeunes béninois de la diaspora (Rjbd), en partenariat avec le Parlement des jeunes du Bénin (Pjb) et l’Association Mairie des jeunes du Bénin (Amjb). Son objectif est clair : prévenir les conflits électoraux et promouvoir une participation citoyenne responsable, pacifique et inclusive de la jeunesse béninoise à l’approche de l’élection présidentielle. Le lancement officiel de cette campagne s’est tenu le jeudi 19 février 2026, à la salle audiovisuelle de l’École polytechnique d’Abomey-Calavi. Mis en œuvre sur une période de six mois (février-juillet 2026), le projet couvrira une vingtaine de Communes stratégiques réparties sur l’ensemble du territoire, du nord au sud en passant par le centre, afin d’assurer une représentativité géographique et sociale forte. Dans un contexte électoral sensible, souvent marqué par des tensions politiques, la désinformation et la vulnérabilité socio-économique des jeunes, le projet Jmp adopte une approche préventive et participative, combinant actions de terrain et outils numériques innovants. Il vise à renforcer les capacités des jeunes âgés de 18 à 35 ans en matière de citoyenneté, de culture de la paix, de non-violence et d’engagement démocratique, tout en créant des espaces sûrs d’expression et de dialogue entre la jeunesse, les institutions et les acteurs politiques. Des voix fortes pour la paix Pour Houéfa Nadège Doha, coordonnatrice du projet au Rjbd, l’ambition est claire : « Prévenir les conflits électoraux et promouvoir une participation citoyenne responsable, pacifique et inclusive des jeunes à l’approche de la présidentielle. » Axtérix Goudégbé, président national de l’Amjb, voit dans ce lancement un acte de foi : « Au-delà de nos divergences, de nos parcours ou de nos localités, nous sommes capables de nous lever comme un seul homme pour protéger notre bien commun le plus précieux : la stabilité de notre Nation. » Le président du Parlement des jeunes du Bénin, Guerschrom Agbowakounou, insiste sur l’importance de cette étape qui permettra de recueillir les attentes et aspirations des jeunes vis-à-vis des présidentiables, et de les transformer en outils concrets de plaidoyer. La Fédération nationale des étudiants du Bénin, par la voix de son représentant, salue également l’initiative, jugée bienvenue à la veille de la présidentielle de 2026. Elle contribuera à sensibiliser les étudiants à la préservation de la paix, condition indispensable à la stabilité économique du pays. Parmi les participants, Roméo Kiki, maire des jeunes de Sèmè-Kodji, et Magloire Pastoula, membre du Pjb, rappellent que : « La paix n’est pas un vain mot, mais un comportement à cultiver au quotidien. » Les actions phares du projet Le projet « Jeunesse en Mouvement pour la Paix » s’articule autour de plusieurs initiatives majeures : organisation de dialogues communautaires et d’ateliers participatifs;création et animation d’une plateforme numérique interactive dédiée à la consultation citoyenne, à la lutte contre la désinformation et à la diffusion de contenus éducatifs sur la paix et la participation citoyenne ; consolidation des contributions issues des échanges physiques et numériques pour l’élaboration d’un mémorandum national de plaidoyer destiné aux candidats à l’élection présidentielle et aux partis politiques. Laure Lèkossa
Présumé détournement à Acron Gogankomey : Le chef quartier en garde à vue.
Le chef de quartier de Acron Gogankomey, un quartier de la ville de Porto-Novo, a été placé en garde à vue dans un commissariat de la ville pour escroquerie. Actuellement en garde à vue, le chef quartier d’Acron Gogankomey, situé précisément dans le premier arrondissement de la ville de Porto-Novo, est impliqué dans une affaire d’escroquerie. Selon Le Potentiel, Joseph Akowe est mêlé à une affaire d’escroquerie portant sur plusieurs millions de francs, destinés à des activités de pisciculture sur la lagune de Porto-Novo. La destination réelle des sous mobilisés pour le projet de pisciculture reste floue et incertaine. L’interpellation de l’élu local a provoqué un choc auprès des populations. C.Z
Polémique autour de la désignation d’un élu à Bopa : Retour sur l’incident lié à la nomination du PAM.
Une nouvelle cérémonie a été organisée, lundi 16 février 2026, au siège de la Commune de Bopa pour procéder au remplacement du premier adjoint au maire, initialement installé deux jours plus tôt par le préfet Bienvenu Milohin. Reconfirmé dans ses fonctions, le maire Abel Djossou a assisté à cette séance marquée par un réajustement administratif qui a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion locale. Selon les informations rapportées par une radio locale, l’installation du premier adjoint intervenue le samedi 14 février résultait d’une confusion interne au sein du parti Union progressiste le renouveau. La séquence précise que la cérémonie a été reprise après la détection d’une erreur matérielle imputée à la haute direction politique de la formation. La correction a été formalisée par un courrier du secrétaire général du parti, Gérard Gbénonchi, adressé à l’autorité préfectorale. « Après vérification, il ressort qu’une erreur matérielle s’est malheureusement glissée dans le document communiqué. (…) Le premier adjoint au maire est Désiré Gbesso, en lieu et place de Célestin Gando », indique la correspondance datée du lundi 16 février. Cette situation a alimenté des contestations après la première désignation. Certains acteurs locaux ont mis en cause le rôle du préfet, accusé de trahison. Face aux critiques, celui-ci a apporté des précisions sur la procédure suivie : « La liste que j’ai lue samedi est celle qui m’a été communiquée. (…) Nous ne sommes en rien dans le processus de désignation. Une fois qu’un nouveau nom est transmis, je suis obligé de venir l’installer. » a clamé Bienvenu Milohin. C.Z
Transition générationnelle réussie : Les jeunes s’imposent dans la gouvernance locale.
Conformément aux dispositions du code électoral, les conseils communaux ont été installés par les préfets des départements les 14 et 15 février 2026. Les Communes ont alors connu de nouvelles équipes constituées en majorité des jeunes pour conduire le développement à la base. Ce choix opéré par les partis politiques sonne la révolution tant rêvée et une transition pacifique entre génération. Mais le challenge demeure la réussite de ses jeunes promus pour prouver leur capacité de participer à la prise des décisions au sommet de l’Etat. Une vague de renouveau souffle sur les collectivités locales béninoises. La récente désignation des exécutifs communaux a révélé une tendance marquante : l’émergence d’une jeune génération d’élus, symbole d’un dynamisme politique inédit. Alors que le pays poursuit sa décentralisation, cette montée en puissance de la jeunesse est perçue comme un tournant historique pour la gouvernance locale. Les résultats des désignations montrent que plus de 40% des postes clés (maires, adjoints, présidents de commissions) sont désormais occupés par des personnes de moins de 40 ans. Cette tendance, encouragée par les réformes récentes visant à inclure davantage les jeunes et les femmes, reflète une demande citoyenne pour des leaders proches des réalités quotidiennes. Parmi les visages emblématiques de ce mouvement, on note Germain Assokou, premier adjoint au maire de Djidja, Franck Mètolé Kpassassi, maire d’Abomey, Marc Ahossouboco, maire de Za-Kpota, Zul-kifly Zakarie, maire de Parakou et le plus jeunes des maires du Bénin et la liste est longue. Tous des cadres disposant des compétences avérées, ils portent fièrement le flambeau de la jeunesse aguerrie pour avoir été à l’école des aînés pendant plusieurs décennies. Les clés du succès, les défis et attentes Plusieurs facteurs ont concouru à cette percée fulgurante. Il s’agit notamment de l’engagement associatif, du numérique et du cadre légal favorable. Au cours de ces deux décennies, beaucoup de ces jeunes élus ont forgé leur expérience dans des Ong ou des projets communautaires. Leur maîtrise des réseaux sociaux a permis des campagnes innovantes, ciblant les préoccupations locales (emploi, éducation, assainissement). La réforme institutionnelle sur les quotas jeunes/femmes a accéléré leur inclusion. Une fois désignés pour conduire la destinée des Communes, ces jeunes bénéficiant de la confiance de leur formation politique sont appelés à faire face aux nombreux défis et attentes de leurs mandants. C’est à ce niveau qu’ils doivent jouer toutes les cartes dont ils disposent pour réussir leur mission et prouver que la jeunesse en est capable. Sur le terrain, ce n’est donc pas de beaux discours, mais des actes concrets pour réduire la souffrance des populations et contribuer à leur plein épanouissement dans la paix et la cohésion sociale. Si l’enthousiasme est palpable, les défis restent alors de taille. Ils sont surtout liés au scepticisme des aînés et aux ressources limitées. Si certains dénoncent un « manque d’expérience » au niveau des jeunes promus, tel n’est pas le cas de César Agbossaga qui a foi en la jeunesse. Mais il leur demande une gestion concertée et transparentes histoire d’éviter les querelles inutiles souvent préjudiciables au développement. Les jeunes maires devront aussi concrétiser leurs promesses malgré des budgets serrés. Le nouveau maire d’Abomey l’a très bien compris. « Je vous ai suivi pendant la campagne. Nous avons promis des choses à la population. Je vais, dans les prochains jours, nous soumettre un document, en aspiration bien sûr avec les documents stratégiques de la Mairie, un programme de mandature septennal 2026-2033 que nous allons valider pour nous permettre d’avoir une boussole stratégique de planification, pour que clairement nous puissions savoir là où nous irons. Abomey nous attend. Abomey nous entend. », annonce Franck Kpassassi. Conscient de la lourde responsabilité qui l’incombe, le nouveau maire de Djidja a aussi pris une importante résolution. « Je m’engage à assumer cette noble mission avec rigueur, transparence pour le développement de Djidja. Mais pour y arriver, nous avons besoin de vous tous. C’est ensemble que nous allons construire la Commune de Djidja. » a promis Marin Comlan Katakènon. Cette option d’associer désormais les jeunes à la gestion de la cité a permis à notre pays de rejoindre ainsi des pays comme le Sénégal ou le Rwanda, où la jeunesse joue un rôle croissant dans la politique locale. Pour les analystes, cette dynamique pourrait renforcer la stabilité et l’innovation territoriale. Les premiers 100 jours de ces nouvelles équipes, test décisif pour cette génération montante à scruter. Pascal Toffodji
Renforcement de la sécurité frontalière au Bénin : Une synergie institutionnelle pour faire face aux défis contemporains.
Face à la montée des défis sécuritaires dans les zones frontalières, exacerbée par l’instabilité au Sahel, le Bénin a franchi une étape clé dans la modernisation de sa gouvernance frontalière. Les 11 et 12 février 2026, un atelier stratégique a réuni à Cotonou les acteurs majeurs de la sécurité frontalière tels que la Police républicaine, Douane, Eaux et Forêts, autorités judiciaires et préfectorales autour d’un objectif commun : l’appropriation des Procédures Opérationnelles Standardisées (SOPs) et du modèle de rapport d’incident unifié. Porté par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) avec l’appui financier des États-Unis, le projet « Renforcement des capacités des autorités de gestion des frontières pour la sécurité au Bénin » vise à instaurer une réponse coordonnée contre les menaces transfrontalières. Les SOPs, validées en décembre 2025, ont été au cœur des échanges, avec une clarification des rôles ; des outils harmonisés et des études de cas pratiques. Chaque institution (Police, Douane, etc.) dispose désormais d’un cadre d’action précis pour éviter les chevauchements. Le rapport standardisé d’incident et les mécanismes d’alerte permettent une remontée d’informations rapide et structurée. Basées sur des situations réelles, elles ont renforcé les capacités opérationnelles des participants. En termes d’enjeux, on peut noter : la coordination, la confiance et la prévention régionale. Les intervenants à la cérémonie sont unanimes. Ils ont souligné l’urgence d’une approche collective. Pour le Colonel des Douanes Roland Nestor Dégila la mutualisation des pratiques est indispensable pour l’efficacité. Fatou Diallo Ndiaye, cheffe de mission de l’OIM au Bénin, Togo et Ghana en est convaincue. « Aucune institution ne peut agir seule face aux menaces complexes. La collaboration est stratégique. » Dans ce contexte, il est nécessaire de se doter de feuilles de route départementales qui permettront une mise en œuvre cohérente des SOPs, cruciale pour contrer « la propagation des menaces vers le Golfe de Guinée » dira Joseph Denis, Coordonnateur régional INL pour le Bénin, le Togo et la Côte d’Ivoire Impact territorial et social Pour Amandine Déléké Assogba, Directrice départementale des Eaux, Forêts et Chasse du Zou, a insisté sur le bénéfice pour les populations : une sécurité renforcée et une meilleure connaissance des interlocuteurs locaux. La synergie entre forces de sécurité et communautés devient un pilier de la résilience. A la cérémonie de clôture, Abasse Olossoumaré, Directeur de cabinet du Ministère de l’intérieur et de la sécurité publique, a réaffirmé la volonté politique du Bénin de professionnaliser sa sécurité frontalière, tout en saluant le soutien américain. Les SOPs, désormais opérationnelles, marquent un tournant vers des frontières plus sûres, mieux gérées, et intégrées dans une dynamique sous-régionale. Laure Lèkossa
Journées FIFA : Le Bénin affrontera la Palestine et Guinée au Maroc.
Le Bénin participera à un tournoi au Maroc dans le cadre des journées FIFA de mars 2026. Les Guépards affronteront la Palestine et la Guinée. Trois mois après la fin de la Coupe d’Afrique des Nations, Can 2025 le Bénin va retourner au Maroc. Les Guépards participeront à la sixième édition de Maroc Capitale du Football Africain qui se déroulera du 23 au 31 mars 2026. Pour ce tournoi organisé durant la semaine FIFA du mois de mars, le Bénin va affronter la Palestine et la Guinée. En effet, pour leur premier match, les poulains de Gernot Rohr vont défier la Palestine le 27 mars. Quatre jours plus tard, ils vont affronter la Guinée de Serhou Guirassy. Deux matchs test pour Steve Mounié et ses coéquipiers qui préparent les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations, CAN 2027. Après une élimination en huitième de finale de la CAN 2025 au Maroc, le Bénin va tenter de relancer sa bonne dynamique avant les prochaines rencontres officielles. C.Z
L’excellence scolaire : Moteur de réussite au Ceg1 Bohicon.
La promotion de l’excellence en milieu scolaire est au cœur des politiques éducatives actuelles au Bénin. Cruciale pour maximiser le potentiel de chaque élève, stimuler l’innovation et motiver l’ensemble de la chaîne éducative, elle constitue un véritable moteur de performance qu’entretien Jeannette Vodémè, épouse Ahangnitin, directrice du Collège d’enseignement général 1 de Bohicon. L’excellence, facteur de motivation collective, est le levier sur lequel la directrice du Collège d’enseignement général1 (Ceg1) de Bohicon actionne pour produire de bons résultats à la fin de l’année scolaire. A en croire ses propos, elle est indispensable afin de maintenir la motivation des élèves, des enseignants et même des parents. Dans un contexte marqué par des effectifs pléthoriques, où les classes dépassent souvent les normes, les réussites scolaires deviennent des victoires collectives. « Lorsque les enfants arrivent à donner le meilleur d’eux-mêmes, c’est heureux de les féliciter, de les encourager, afin de propulser les autres les plus faibles », souligne Jeannette Vodémè, épouse Ahangnitin. Sous son leadership, le Ceg1 Bohicon a enregistré des performances notables. La première promotion encadrée par ses soins a obtenu un taux de réussite de 91,20 % au baccalauréat 2025, avec de nombreux lauréats décrochant des bourses universitaires grâce à des notes remarquables 16, 17, 19, voire 20 dans certaines matières. Ces résultats leur ont ouvert les portes des bourses universitaires et des concours nationaux, confirmant l’efficacité des « classes d’excellence » mises en place. La démarche locale s’inscrit dans une politique nationale où l’État central met l’accent sur la performance. Les chefs d’établissements publics sont désormais évalués sur leurs résultats : un taux inférieur à 50 % au BEPC ou à 30 % au BAC entraîne des sanctions, pouvant aller jusqu’à la perte de leur poste. Cette rigueur vise à responsabiliser les gestionnaires et à instaurer une culture du mérite dans le système éducatif. Au Ceg1 Bohicon, l’excellence ne se limite pas aux élèves. Les enseignants sont également mis à l’honneur. Une cérémonie de reconnaissance a récemment été organisée pour ceux qui ont accompagné la promotion de la sixième à la terminale. Lettres de félicitations et décorations ont été remises, créant un esprit de saine rivalité entre enseignants, chacun cherchant à améliorer ses résultats. « Il faut fêter l’excellence, il faut célébrer l’excellence dans le souci de mieux faire », insiste Jeannette Vodémè, épouse Ahangnitin. Le Ceg1 Bohicon illustre parfaitement la volonté nationale de célébrer l’excellence pour encourager le mérite, d’améliorer la qualité de l’éducation et de préparer une génération compétitive. La directrice en est convaincue : « l’excellence est un levier essentiel pour transformer le système éducatif et donner aux jeunes les moyens de réussir ». C.Z
Mercredi des cendres : Un seuil spirituel du carême.
Les fidèles chrétiens catholiques entrent en carême le jeudi prochain. En prélude aux quarante jours de pénitence, de privation de toutes sortes, ils célèbrent ce 18 février 2026, le mercredi des cendres qui annonce le carême chrétien. Comme à l’accoutumé, dès les premières heures de la matinée, les fidèles de l’église catholique prennent d’assaut les paroisses pour participer à la messe et recevoir l’imposition des cendres, signe de pénitence et d’engagement à la suite du Christ et symbolise l’état fragile de l’être humain. « Tu es poussière et tu retourneras à la poussière » a dit l’Eternel dans Genèse 3, 19. Il rappelle la mortalité humaine comme conséquence du péché, en opposition à la vie éternelle qui était offerte avant la désobéissance. La ‘’poussière’’ symbolise à la foi l’origine de l’homme et sa fin physique. Père Edgar Vigan, rappelle l’importance de ce temps liturgique. « Le mercredi des cendres, c’est le jour que l’Église a choisi pour commencer le temps de carême. L’imposition des cendres sur le front des fidèles est un signe de pénitence et de conversion, afin que chacun puisse s’engager à suivre le Christ. » Selon lui, l’Église propose aux chrétiens durant cette période les trois grandes réalités que sont la prière, un appel à intensifier la vie spirituelle, à faire silence pour écouter Dieu dans sa parole et dans les événements du quotidien. La pénitence, un exercice de privation et de renoncement, non seulement alimentaire mais aussi dans les plaisirs et habitudes, pour purifier le corps et l’esprit. Puis la charité, le partage et l’ouverture aux autres, afin que les fruits du carême ne soient pas éphémères mais portés dans la vie de tous les jours. Un temps de conversion Pour le Père Vigan, le carême n’est pas seulement une période de quarante jours de privation mais une école de vie chrétienne : « Ce que nous gagnons au cours du carême, il faut le préserver pour la vie. C’est un chemin de conversion qui nous invite à prier davantage, à nous priver pour mieux nous offrir, et à partager avec nos frères. » À Bohicon comme ailleurs, les fidèles sont ainsi invités à entrer dans ce temps de pénitence avec ferveur et espérance, en vue de la célébration pascale. Zéphirin Toasségnitché