Les Forces armées béninoises (Fab) ont franchi une étape historique ce lundi 9 février 2026. Pour la première fois depuis leur création en juillet 1960, la hiérarchie militaire nationale compte un Général cinq étoiles, le grade le plus élevé de l’institution. Cette distinction exceptionnelle a été attribuée au Général Bertin Bada, actuel Directeur du Cabinet militaire du Président de la République. La cérémonie officielle s’est déroulée en présence d’un parterre d’officiers supérieurs, de sous-officiers, d’hommes du rang, ainsi que de nombreuses autorités civiles et militaires. Dans une atmosphère empreinte de solennité, l’événement a été perçu comme un moment fondateur pour l’armée béninoise, appelée à consolider son rôle et son image dans un contexte sécuritaire exigeant. Les insignes de Général d’Armée aérienne ont été remis au récipiendaire par le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la défense nationale, Alain Fortunet Nouatin. Arborant désormais le képi orné de cinq étoiles et l’uniforme bleu ciel de l’armée de l’air, le Général Bada a incarné la rigueur et la responsabilité attachées à ce rang. Une promotion méritée, un parcours exemplaire Dans son allocution, le ministre Nouatin a rappelé que cette élévation s’inscrit dans un parcours progressif et mérité. Du grade de Général de Brigade aérienne à celui de Général d’Armée aérienne, Bertin Bada a gravi les échelons grâce à sa constance, sa compétence et son sens du devoir. « En vous conférant le grade de Général d’Armée aérienne, la République ne célèbre pas seulement votre passé ; elle vous confie son présent et son avenir. À ce niveau, l’honneur devient charge et le grade, mission », a-t-il déclaré. Pilote militaire de formation, Bertin Bada a intégré l’armée béninoise en 1983, à l’issue d’un test psychotechnique de l’armée de l’air. Son parcours l’a conduit à occuper plusieurs postes stratégiques : commandant de base, chef de division, chef d’État-major de l’armée de l’air, instructeur pilote et commandant de bord. Il a également bénéficié de formations de haut niveau dans des écoles militaires de référence et a reçu diverses distinctions nationales et internationales. La cérémonie s’est tenue sous l’autorité du Haut Commandement militaire, conduit par le Général de Corps d’Armée Fructueux Gbaguidi, en présence des membres du gouvernement, de nombreuses personnalités et des proches du promu. Cet événement marque une étape majeure dans l’évolution des Forces armées béninoises et consacre un parcours placé au service de la Nation. C.Z
Joseph Djogbénou au perchoir du parlement béninois : Un homme d’exception au parcours atypique.
Les députés de la 10ème mandature ont été officiellement installés dans leurs fonctions le dimanche 8 février dernier. A l’issue des tractations, Joseph Fifamè Djogbénou a été porté en triomphe à la tête du parlement béninois. Ce plébiscite est une chance pour la législature entrante au regard du parcours exceptionnel de l’homme selon les analyses des citoyens. Devenu donc septième président de l’Assemblée nationale de l’ère du renouveau démocratique au Bénin et le tout premier président de l’institution pour inaugurer les septennat, Joseph Fifamè Djogbénou reste à 57 ans un homme politique au parcours exemplaire. Des couloirs de la faculté de droit et de sciences politiques de l’ex-université du Bénin aujourd’hui l’université d’Abomey-Calavi au palais des gouverneurs à Porto Novo, Joseph Fifamè Djogbénou a connu un parcours séduisant. Né le 20 mars 1969 à Abomey dans le département du Zou, il s’inscrit en faculté de droit après avoir décroché brillamment un baccalauréat littérature et philosophie au collège du révérend père Aupiaire à Cotonou en 1992. 16 ans plus tard, l’étudiant Joseph Diogbenou achève une agrégation de droits privés et de sciences criminelles au Cames flanqué du titre de major de la promotion 2009 des agrégés en droit. Parallèlement au cours qu’il administrait à l’Uac, Joseph Diogbénou exerçait la profession d’avocat. Il s’est d’ailleurs rendu célèbre dans bien d’affaires dont celle relative à la tentative d’empoisonnement et de coup d’état contre le président Boni Yayi dans laquelle l’actuel occupant du palais de la Marina était poursuivi. Dans cette affaire la coupe d’appel de Paris avait rejeté en décembre 2013 la demande d’extradition vers le Bénin du présumé coupable. Devenu président de la république à l’issue des élections de mars 2016, Patrice Talon nomme l’ancienne personnalité du premier plan de la société civile béninoise et fondateur de l’ancien parti politique Alternative citoyenne, ministre de la justice et garde des sceaux. Mais en juillet 2018, Joseph Diogbenou prête serment en tant que président de la Cour constitutionnelle. Un poste dont il démissionne le 12 juillet 2020 au profit de la présidence du parti politique Up, Union progressiste, succédant à Bruno Amoussou. Le parti est rejoint à la veille des législatives en 2023 par le Prd du président Adrien Houngbédji et devient l’Union progressiste le renouveau. Depuis ce dimanche Joseph Fifamè Diogbénou est devenu la deuxième personnalité de l’Etat. C.Z
Lancement officiel à Aplahoué : Le réseau Jinukun impulse la transition agroécologique dans le Couffo.
Le réseau Jinukun, soutenu par l’Agroecology Fund, a officiellement lancé son projet ambitieux « Faire avancer la transition agroécologique» dans le département du Couffo. Une rencontre préparatoire s’est tenue, le jeudi 5 février 2026, dans la salle de conference de la Mairie d’Aplahoué, en présence des autorités locales et sectorielles, marquant le début d’une initiative prometteuse pour les communautés agricoles. Face à la dégradation des sols et à l’usage excessif d’intrants chimiques, l’agroécologie se positionne comme une solution pérenne pour le département du Couffo. Ce projet venue à point nommé vise à : former les producteurs aux techniques respectueuses de l’environnement, valoriser les savoirs locaux et favoriser l’échange d’expériences, puis renforcer la résilience des exploitations face aux changements climatiques. Patrice Sagbo, trésorier général du réseau Jinukun, a souligné l’urgence d’agir : « Le Couffo fait face à une crise agricole alarmante, marquée par la dépendance aux semences non locales et aux pesticides. « Notre projet accompagnera les acteurs vers des pratiques plus saines et autonomes. » Les autorités présentes ont salué l’initiative et réaffirmé leur soutien. Marie-Josée Tossou, représentante du Directeur départemental de la santé, a mis en lumière les bénéfices sanitaires d’une alimentation issue de l’agroécologie : « Une production saine signifie une population en meilleure santé. » A l’en croire, ce projet est donc un levier pour améliorer la sécurité alimentaire et la santé des populations. Pierre Bediye, président du réseau Jinukun a, pour sa part, exprimé sa vision à long terme : « Après le Mono, nous étendons notre action au Couffo, avec l’ambition de couvrir d’autres Communes béninoises. L’appui du gouvernement serait un levier essentiel pour pérenniser ces efforts. » D’une durée d’un an, le projet prévoit : des campagnes de sensibilisation sur les enjeux environnementaux et nutritionnels, des formations pratiques pour les agriculteurs, des démonstrations de techniques agroécologiques adaptées aux réalités locales. Ce lancement marque le début d’une dynamique prometteuse pour le Couffo. Si les engagements se concrétisent, cette initiative pourrait servir de modèle pour une agriculture béninoise plus productive, respectueuse de l’environnement et économiquement viable. Larysson Kokokodo (Stag)
Noces de perle du Rcc à l’Immaculée Conception de Bohicon : L’exhortation du curé Joachim Aholoukpè aux chrétiens.
La paroisse Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Bohicon a célébré, le dimanche 8 février 2026, les noces de perle du Renouveau charismatique catholique (Rcc). Lors de la messe d’action de grâce marquant les trente ans d’existence de ce groupe de prière, le Révérend père Joachim Aholoukpè, curé de la paroisse, a délivré un message poignant aux responsables, aux fidèles et aux nouveaux effusés, les exhortant à affermir leur foi et à enraciner le Renouveau charismatique. Tout a commencé lorsque le groupe de prière du Renouveau charismatique catholique (Rcc) a pris racine à Zakpo, dans la paroisse Notre-Dame de l’Immaculée Conception (Ndic) de Bohicon. Les premières graines de ce mouvement spirituel, semées en 1994 à la paroisse Saint-François d’Assise de la même ville, ont donné naissance à de jeunes pousses transplantées à l’Immaculée Conception lors d’une Eucharistie présidée par le révérend père Toussaint Zountangni, sous le regard attentif du révérend père Didier Lègonou, alors curé de Saint-François d’Assise. Cette transplantation eut lieu le 16 février 1995. Trente ans après son autonomie, le Rcc de Notre-Dame de l’Immaculée Conception de Bohicon a fait une pause pour évaluer son cheminement vers la conversion et définir des perspectives pour l’avenir. Les festivités ont été enrichies par des activités récréatives et ludiques, assorties de prix attractifs, ainsi que par des panels de discussion et un concours biblique visant à approfondir la foi chrétienne et à mieux faire connaître le Renouveau. La messe de clôture, qui a marqué la fin des festivités étalées sur plusieurs jours, a été ponctuée par trois moments majeurs : le rappel historique du Rcc/Ndic ; l’envoi en mission d’une quarantaine de nouveaux effusés et l’hommage rendu aux pionniers du mouvement. Dans son sermon, le père Joachim Aholoukpè a rendu grâce au Saint-Esprit pour l’expansion du Renouveau dans le monde, en Afrique et au Bénin. « L’Esprit-Saint nous rassemble et nous éclaire en ce jour de grande célébration par une parole puissante qui nous dit : « Vous êtes le sel de la terre. Vous êtes la lumière du monde. Voilà votre nature. » » Il a souligné que cette grâce divine n’est pas un compliment, mais un appel, une mission et même une urgence spirituelle. « Dieu ne veut pas un culte qui fait du bruit sans changer les cœurs. Il ne veut pas non plus une spiritualité enfermée dans la prière mais dépourvue de compassion. Le vrai jeûne, dit le Seigneur, c’est de délier les chaînes, de relever les accablés, de partager son pain et d’ouvrir son cœur aux blessés. Voilà notre mission. Tout est déjà dit. » Le curé a exhorté les responsables du Renouveau à l’humilité et à la simplicité pour mieux révéler les œuvres de l’Esprit Saint. « Avancez au large. Vous avez le cahier en main. Il ne vous reste qu’à travailler. » S’appuyant sur l’impact du Renouveau à Ouinhi, autrefois plongé dans les ténèbres, et sur les grâces répandues dans les familles et les communautés, le père Aholoukpè a insisté : « Repartons toujours de la Parole de Dieu. Venez à nos assemblées avec la Bible en main, que vous sachiez lire ou non. Quand le berger cite une référence, prenons un moment pour la lire ensemble, afin que cette Parole descende dans nos cœurs. » De nouveaux ouvriers dans la vigne du Seigneur Quarante nouveaux artisans ont rejoint la vigne du Christ. Après des mois de préparation, ils ont reçu l’effusion de l’Esprit Saint, appelés à une mission de service. Pour les soutenir dans cette tâche délicate, ils ont reçu une Bible, une croix de confirmation, une bougie allumée et du sel, symboles dont la signification a été expliquée. Dans le cadre des célébrations, un concours biblique a été organisé pour toutes les paroisses du doyenné. Adagamè a remporté le premier prix, tandis que Notre-Dame de l’Immaculée Conception s’est adjugée les deux autres. Les cinq finalistes de la deuxième phase ont reçu des lots de consolation. Enfin, les anciens bergers qui ont guidé la communauté ont été honorés par des tableaux d’honneur. Raymond Kodo et Arcadius Idohou, parmi eux, ont compris que cette distinction est une exhortation à garder la flamme allumée. Pascal Toffodji
Parlement béninois : Les nouveaux élus de la 10e législature investis dans leurs missions.
Les députés de la 10e législature du parlement béninois sont officiellement entrés fonction. C’était, hier dimanche 8 février 2026, à la faveur d’une cérémonie solennelle qui marque le début du septennat des 109 parlementaires élus des 24 circonscriptions électorales Les nouveaux députés entament le mandat constitutionnel de sept ans à l’Assemblée nationale. Les 109 députés de la 10e législature viennent d’être installés officiellement dans leur fonction. La session inaugurale a été présidée par Antoine N’dah N’dah, doyen d’âge, assisté de Faridatou Zachari Traoré et Youssouf Issa, les deux plus jeunes députés de la 10e législature. En effet, le doyen d’âge Antoine N’dah N’dah a procédé à la lecture de la décision de la Cour Constitutionnelle proclamant les résultats définitifs du scrutin du 11 janvier 2026 et à la lecture des noms des députés élus. Par la suite, il a ordonné l’affichage public de la liste des élus. Après l’appel nominal des députés, le discours d’installation a été officiellement prononcé. Après l’installation, la session a été suspendue pour laisser libre cours aux tractations. À la reprise, les députés ont procédé à l’élection du président de l’Assemblée nationale et des membres du bureau. Pour le contrôle du perchoir, Joseph Djogbénou a été élu pour présider l’institution de contre-pouvoir. Le président de l’Union progressiste le renouveau élu par ses pairs va donc succéder à Louis Vlavonou, président des 8e et 9e législatures. Avec cette installation, c’est une nouvelle ère politique qui s’ouvre au Bénin. Pour la première fois, le mandat législatif est passé à 7 ans. Un défi immense pour les députés qui devront se déployer pour le contrôle de l’action gouvernementale et le vote de lois. Pour rappel, la chambre basse du Parlement béninois est composée de 109 députés dont 28 femmes à raison de 60 élus pour l’Union progressiste le renouveau et 49 pour le Bloc Républicain. Les impressions de quelques élus parlementaires après la suspension de la séance Cécile Ahoumènou de l’Union progressiste le renouveau, « Pour moi, le défi fondamental c’est de travailler pour que réellement cette 10e législature, jpuisse laisser une empreinte utile au-delà du mandat. C’est fondamental pour moi et les impressions elles sont bonnes, tout le monde est présent et puis la fête commence très bien. Par rapport à ce discours, le mot central c’est le travail. Shadia Alimatou Assouman, élue du Bloc républicain « Très belle cérémonie, empreinte de solennité, de responsabilité, de fierté ». Boniface Yèhouétomey de l’Upr « Elles sont bonnes, c’est un nouveau départ. C’est après l’élection générale, c’est la première mandature qui fait suite à l’élection générale. La séance suspendue pour une heure de temps permet de se consulter avant la reprise.». C.Z
Installation de la 10è législature du Parlement béninois : Le bureau d’âge préside la cérémonie officielle.
Les députés de la 10ᵉ législature sont entrés en fonction, hier dimanche 8 février 2026, conformément aux dispositions législatives. Leur installation s’est ouverte par la mise en place du bureau d’âge, instance qui a présidé la première séance de l’Assemblée nationale. À la lumière des dates de naissance des députés élus, trois parlementaires se sont dégagés pour constituer le bureau d’âge. Le bureau d’âge est composé du doyen d’âge de l’Assemblée nationale et des deux plus jeunes députés. « La première séance de chaque législature est présidée par le doyen d’âge de l’Assemblée nationale, assisté des deux plus jeunes députés pour remplir le rôle de secrétaire jusqu’à l’élection du bureau », prévoit l’article 6 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Au regard des dates de naissance des 109 députés déclarés élus par la Cour constitutionnelle le 19 janvier 2026, le bureau d’âge de la 10ᵉ législature est composé de deux députés du Bloc républicain et d’un député de l’Union progressiste le renouveau si aucun des élus concernés ne renonce à siéger. Parmi ces élus du peuple, Antoine N’dah N’dah est le plus âgé. Professeur d’enseignement secondaire, il est né en 1947 à Natitingou. À 79 ans d’âge révolu, Antoine N’dah N’dah est élu sur la liste du Bloc républicain (Br) dans la 4ᵉ circonscription électorale que composent les Communes de Kérou, Kouandé, Natitingou, Ouassa-Péhunco et Toukoutouna. En tant que doyen d’âge, c’est à Antoine N’dah N’dah a convoqué les députés de la 10e législature pour leur installation hier. Il a été assisté dans cette fonction ponctuelle par les deux plus jeunes députés de la 10ᵉ législature qui sont Issa Youssouf (32 ans) et Traoré Yacoubou Faridatou Zacharie (36 ans). Né le 29 décembre 1994, Issa Youssouf est un chef d’entreprise élu sur la liste de l’Up-r dans la 1ʳᵉ circonscription électorale, qui regroupe les Communes de Kandi, Malanville et Karimama. Quant à Traoré Yacoubou Faridatou Zacharie, elle est née le 27 octobre 1990 à Parakou, selon la liste des candidats Br présentée à la Céna. Commerçante de profession, elle est élue députée Br dans la 8ᵉ circonscription électorale (Parakou, Tchaourou, N’Dali et Pèrèrè) à la faveur des sièges réservés aux femmes. Les missions du bureau d’âge Le bureau d’âge a pour principale attribution de diriger l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale au cours de la première séance de la législature. Une élection qui permettra de connaître le nouveau président de l’Assemblée nationale et les six autres membres du bureau, à savoir les deux vice-présidents, les deux questeurs et les deux secrétaires parlementaires. Le trio de circonstance est aussi habilité à soumettre à l’appréciation de la plénière toutes questions urgentes d’intérêt immédiat ainsi que celles relatives aux vacances, à la démission et à l’invalidation des députés. « À l’exception des questions urgentes d’intérêt immédiat et de celles relatives à l’élection du bureau, aux vacances, à l’admission et à l’invalidation des députés, aucun débat ne peut avoir lieu sous la présidence du doyen d’âge », précise l’article 7 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Antoine N’dah N’dah a succédé dans cette mission de doyen d’âge à l’Honorable Cossi Barthélémy Mellon Vidjannagni. Ce dernier a été le doyen d’âge de la 9e législature. Aujourd’hui âgé de 78 ans, Cossi Barthélémy Mellon Vidjannagni fait partie des 109 députés élus pour le compte de la 10è législature. Il a pu tirer son épingle du jeu dans la 5è circonscription électorale et sous la bannière de l’Upr. Avant Cossi Barthélémy Mellon Vidjannagni, la fonction de doyen d’âge a été assurée par Wallis Zoumarou lors de la 8ᵉ législature. Plus tôt encore, elle avait été assumée par feue Rosine Vieyra Soglo, doyenne d’âge au cours des 3e, 4e, 5e, 6e et 7e législatures. Elle a ainsi marqué l’institution en exerçant cette fonction pendant cinq mandats consécutifs. Uniquement composée des deux principaux partis de la mouvance, à savoir l’Upr et le Br, la 10ᵉ législature siégera pour un mandat de 7 ans, conformément aux nouvelles dispositions de la Constitution béninoise. C.Z
Election des membres du bureau de l’Assemblée nationale : Joseph Djogbénou plébiscité à la tête du Parlement béninois.
C’est dans une atmosphère solennelle que la 10ᵉ législature de l’Assemblée nationale du Bénin a officiellement pris ses fonctions, le dimanche 8 février 2026 à Porto-Novo. Au cœur de la cérémonie d’installation, un moment fort: l’élection de Joseph Djogbénou au perchoir de l’institution parlementaire. Une élection sans suspense, pourrait-on dire. Seul candidat en lice, le président de l’Union progressiste le renouveau (Upr) a été plébiscité par ses pairs. Le verdict est sans appel : 109 voix pour, aucun contre, aucune abstention. Un vote unanime qui consacre l’avocat et professeur de droit comme nouveau président de l’Assemblée nationale, succédant ainsi à Louis Gbèwounou Vlavonou, figure marquante des 8ᵉ et 9ᵉ législatures. Un parcours institutionnel exceptionnel, député de la 23ᵉ circonscription électorale, Joseph Djogbénou n’en est pas à son premier mandat. Son ascension politique s’inscrit dans une trajectoire singulière : après avoir dirigé la Cour constitutionnelle, il prend aujourd’hui la tête d’une seconde institution régalienne. Peu de personnalités béninoises peuvent se targuer d’un tel parcours. Élu pour sept ans, le nouveau président de la Chambre basse aura la lourde responsabilité de conduire les débats parlementaires et de veiller au contrôle de l’action gouvernementale. Sa mission est de garantir la production de lois capables de soutenir la dynamique de développement enclenchée ces dernières années. Une figure incontournable de l’architecture politique Ancien ministre de la Justice, Joseph Djogbénou est régulièrement cité parmi les potentiels successeurs du président Patrice Talon. S’il ne dirigera pas le pays dans l’immédiat, son rôle à la tête de l’Assemblée nationale le place au cœur de l’équilibre institutionnel du Bénin. Sa stature politique, renforcée par cette nouvelle fonction, confirme son influence dans les grandes orientations nationales. L’élection de Joseph Djogbénou apparaît donc comme la consécration d’une carrière politique jalonnée de responsabilités majeures. Le Bénin ouvre ainsi une nouvelle page parlementaire, avec à sa tête une personnalité dont l’expérience et la légitimité ne font plus débat. Sa stature politique désormais renforcée par son accession au perchoir de l’Assemblée nationale, s’impose comme un élément central dans les grandes orientations institutionnelles du Bénin. Son élection, fruit d’un consensus rare, confirme l’influence d’un homme dont le parcours est marqué par la rigueur académique et l’expérience des hautes fonctions de l’État. Le Bureau de l’Assemblée nationale Président Joseph Fifamè Djogbénou (UPR) 1er vice-président : Barthélémy Kassa (BR) 2ème vice-président Mahougnon Kakpo (UPR) 1er questeur Amadou Djibril (UPR) 2ème questeur Chantale Ahyi (UPR) 1er Secrétaire parlementaire David Hounsa (UPR) 2ème Secrétaire parlementaire Zimé Inoussa (BR) Présidents des cinq commissions permanentes : Commission des lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme: Oden Alladatin Commission des Finances et des Echanges: Gérard Gbénonchi Commission du Plan, de l’Equipement et de Production: Joseph Anani Commission de l’Education, de la Culture, de l’Emploi et des Affaires Sociales: Yayi Eléonore Ladékan Commission des Relations Extérieures, de la Coopération au Développement, de la Défense et de la Sécurité: Augustin S. Ahouanvoébla Présidents Groupes Parlementaires Groupe Parlementaire /UPR: Aké Natondé Groupe Parlementaire/BR : Seybou Assan C.Z
Installation officielle des députés de la 10è législature : Les attentes des citoyens béninois.
Les députés de la dixième législature issue des élections législatives dernières ont été officiellement investis dans leurs missions parlementaires pour les sept prochaines années, hier dimanche 8 février 2026, au parlement lors cérémonie solennelle présidée par le doyen d’âge assisté des deux plus jeunes députés. Les 109 députés dont 28 femmes élus au terme des élections législatives du 11 janvier 2026 ont officiellement pris fonction à l’Assemblée nationale à Porto-Novo. Il s’agit de 60 députés de l’Union progressiste le renouveau (Upr) et de 49 du Bloc républicain (Br). Parmi eux, 59 nouveaux élus dont 32 députés ont fait leur baptême de feu à l’hémicycle. Les populations, pour avoir joué un rôle clé dans la désignation de ces députés à l’Assemblée nationale, nourrissent, pour la plupart, l’espoir d’une législature tournée vers le développement et la paix. Entre défis à relever et doléances, les citoyens se sont exprimés. Gildas Agonka, membre du Bureau exécutif national de l’Union progressive le renouveau : «Je remercie la population du Bénin qui est restée calme « Au-delà du chiffre des 60 députés, l’Union progressive le renouveau s’est affirmée encore comme le parti d’avant-garde pour les actions de développement du pays. Moi, je remercie l’ensemble de nos militants, je remercie la population du Bénin qui est restée calme ». Je suis Anselme Tchegbéli, un citoyen de l’arrondissement de Passagon : « J’invite très respectueusement les nouveaux élus de la dixième législature de voter des lois qui vont aider le président à bien faire son travail » « Commune de Bohicon. Je suis d’abord très fier des résultats définitifs donnés par la Cour constitutionnelle. J’ai aussi constaté que les élections sont très bien organisées par la Céna. J’invite très respectueusement les nouveaux élus de la dixième législature de voter des lois qui vont aider le président à bien faire son travail ». Je suis Donald Kpèdé, citoyen béninois : « Le défi est grand pour ces députés » « Le défi est grand pour ces députés et ils doivent essayer de le relever. Nous sommes en train de tourner une page de l’histoire et donc la législature qui s’est installée le dimanche dernier a comme responsabilité d’accompagner ce président pour que véritablement la démocratie béninoise puisse toujours perdurer et toujours gagner. » Boniface Chrysostome, chargé de mission du préfet du département du Zou et membre du Bloc républicain : « Ils ne sont pas à l’exécutif. Néanmoins, les lois qu’ils votent impactent le quotidien des citoyens et organisent la société » « Je crois que, à l’entame, je voudrais féliciter les nouveaux députés élus, parce que c’est un choix de la Nation et ils doivent quand même savoir qu’ils représentent toute la Nation. D’accord. Et de leur rôle, de leur devoir, c’est de voter les lois. Je crois que leur rôle et leur devoir est de voter des lois et de contrôler l’action du gouvernement. A ce titre, ils doivent voter des lois qui prennent en compte le volet social. Parce qu’aujourd’hui, tout le monde estime que le social est laissé pour compte. Donc, je les exhorte tous à initier des lois qui puissent. Je voudrais également leur demandé, même étant des partis de la mouvance présidentielle de renforcer la veille parlementaire à travers des actes concrets liés au contrôle de l’action gouvernementale et d’en faire régulièrement une reddition de compte aux mandants. Ils ne sont pas à l’exécutif. Néanmoins, les lois qu’ils votent impactent le quotidien des citoyens et organisent la société. J’en veux pour preuve la loi qui interdit les grèves dans les écoles et dans les hôpitaux. C’est une bonne chose. Donc, je leur souhaite beaucoup de chance. » Dah Zèwanon Guézo, artisan, chef de la délégation départementale du Zou de la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin : « Le peuple béninois n’a pas de mémoire, mais il est mature et sait faire son choix au moment opportun » « D’abord, pour commencer, je veux remercier tous les Béninois, parce que notre pays est différent parmi tant d’autres. Quand on parle des élections dans les autres pays, nous savons tous, ce qui se passe. Mais au Bénin, le Bénin a toujours marqué la différence. Cette différence, il faut quand même remercier les gouvernants et les citoyens aussi. Que les élus parlementaires sachent qu’ils sont des représentants du peuple. Je leur demande de défendre les causes des populations, de voter des lois qui insufflent de nouvelle dynamique à l’artisanat et à d’autres secteurs. Tous ceux qui s’étaient présentés aux élections ne sont pas tous élus. Que ceux qui ont la chance d’être élus travaillent pour le développement. Je les exhorte à un jeu commun et solidaire. Nous avons confiance en eux. Ils n’ont qu’à faire le job. Ils ont 7 ans. S’ils font bien ou pas, nous sommes là pour apprécier à la fin de leur mandat. On les attend alors sur le positif. Le peuple béninois n’a pas de mémoire, mais il est mature et sait faire son choix au moment opportun. » Akiorè Oyédékpo Edon Dr Spécialiste des études afro-américaine et président de Ong Oyédayo pour le réveil de l’Afrique (Ora) : « Une seule hirondelle ne fait pas le printemps. Nous estimons qu’une mandature de députés sans l’opposition, cela ne vaut pas trop la peine » « Oui, en tant que citoyen et président d’une Organisation non gouvernementale qui œuvre pour la paix et l’enracinement de la démocratie, cette législature est une déception totale. Elle n’est pas assise sur une bonne fondation simplement parce qu’il y a eu l’exclusion de l’opposition. C’est vrai que nous, nous sommes apolitiques, nous sommes, pour le moment, neutres sur le plan politique. Mais nous aurions tellement aimé que l’opposition fasse partie des députés de la 10è législature. Nous estimons qu’une mandature de députés sans l’opposition, cela ne vaut pas trop la peine. Les députés composant cette législature qui vient d’être installée sont tous de la mouvance présidentielle. Donc notre inquiétude, c’est qu’elle soit complètement acquise à la cause du président de la République. Là, il n’y aura même pas du tout la séparation du pouvoir. Et lorsqu’il n’y a pas la séparation du pouvoir, vous-même vous imaginez la suite. Une seule hirondelle
Parlement du Bénin : Bilan de la 9ème législature à la loupe.
Sous la présidence de Louis Gbèwounou Vlavonou, la 9ème législature de l’Assemblée nationale a laissé à la dixième un héritage important qu’elle doit entretenir et sauvegarder. Au cours de cette législature, les députés ont tenu six sessions ordinaires et huit sessions extraordinaires. Ils ont examiné et adopté 61 projets de lois et deux propositions de lois, ce qui fait au total 63 lois adoptées. Au nombre de ces lois votées, il y a une loi constitutionnelle, la révision de la constitution intervenue en novembre dernier. On note aussi deux lois organiques, celles relatives à la Cour constitutionnelle et au Conseil économique et social. Cette législature de trois ans a adopté par ailleurs trois lois de finances initiales et 37 lois ordinaires. Il faut également signaler qu’au cours de cette législature, les cinq commissions permanentes de l’Assemblée nationale ont eu 570 réunions. Les membres du bureau de l’Assemblée nationale se sont réunis 28 fois. Quant à la conférence des présidents, un des organes de l’Assemblée nationale, elle a eu 23 rencontres. Le rôle des députés à part le vote des lois, c’est aussi le contrôle de l’action du gouvernement à travers plusieurs mécanismes prévus par les textes règlementaires, notamment les questions orales, les questions écrites, les pétitions ou les questions d’actualité. À ce chapitre, la neuvième législature a enregistré une seule question écrite adressée à un ministre du gouvernement. Une question qui est d’ailleurs restée sans réponse. Plusieurs questions orales, disons une vingtaine, ont été posées à l’exécutif. 66 questions orales avec débats adressés au gouvernement pendant cette législature. 13 parmi la soixantaine ont été examinées en plénière. En outre aussi, 3 questions d’actualité ont fait l’objet d’examens. C.Z
Accident de circulation sur la RNIE2 : Un mort six blessés graves et des dégâts importants.
Un mort sur le coup, six passagers grièvement blessés et deux véhicules réduits en cendres. C’est le bilan provisoire d’un accident de circulation qui s’est produit hier jeudi 5 février 2026 sur la Route inter-Etats n°2 à hauteur de Madécali, Commune de Malanville, dans le département de l’Alibori. Ce drame impliquant un bus de la compagnie Baobab et un camion chargé d’essence en stationnement est survenu précisément à Madécali, en face d’une rizerie dans la Commune de Malanville. Le bus de la compagnie Baobab, qui a quitté Malanville pour Parakou, est entré en collision avec un camion transportant des bidons d’essence stationnés au niveau du poste de la douane pour les contrôles d’usage. Un mort sur le champ, des blessés et bien de dégâts matériels, a confié le maire de Malanville, Gado Guidami. « Une situation regrettable parce qu’il y a eu beaucoup de dégâts matériels et même une perte en vie humaine. Il y a un des passagers de cette compagnie Baobab qui a été calciné dans le véhicule. Au niveau des deux véhicules, il faut constater que c’est le bus qui, en prévenance de Malanville, est venu percuter un autre véhicule qui transportait des fûts de carburant.Dans cette violence, le bus et le camion ont pris feu sur la chaussée et tout est calciné. Il y a vraiment des pertes matérielles, également des pertes en vie humaine et des blessés évacués en urgence vers le Centre hospitalier départemental du Borgou pour une prise en charge médicale appropriée » déplore l’autorité communale. Le bus transportait onze passagers et se dirigeait vers Parakou au moment de l’accident. Parmi les victimes figurent également une mère et son enfant, qui ont été conduits à l’hôpital de zone de Malanville pour recevoir des soins. Nos sources indiquent toutefois que l’état de la plupart des passagers reste stable. Alertées, les autorités locales se sont rendues sur les lieux du drame. Le maire de la commune de Malanville et le préfet du département de l’Alibori ont effectué le déplacement afin de constater les faits, d’évaluer l’ampleur des pertes et d’apporter leur soutien aux victimes et à leurs familles. Le maire sans donner de précisions sur les causes exactes du drame a dénoncé l’exiguïté de la chaussée au niveau de ce poste de contrôle de la douane mobile qui contribuerait à cet accident. « La chaussée n’est pas suffisamment élargie pour qu’il y ait des stationnements, des camions pour les formalités douanières » a souligné le maire de Malanville qui appel les usagers de la route à plus de vigilance afin d’éviter à l’avenir de telle scène horrible. C.Z