A travers une décision prise par le Secrétariat exécutif national, le Bloc Républicain a annoncé la suspension conservatoire de Dr Bertin Koovi. Cette mesure intervient après une publication jugée comme une violation flagrante du devoir de réserve et des règles de discipline internes, un manquement qui a secoué les fondements du parti. Cette publication véhiculait des prises de position personnelles et des orientations politiques, sans mandat officiel, ce qui constitue un affront aux principes fondamentaux du Bloc républicain (Br). Les responsables du parti ont jugé cette attitude incompatible avec la rigueur et l’unité attendues des membres du cheval blanc cabré. Dans l’immédiat, le Secrétariat exécutif a recommandé au Bureau exécutif national la suspension conservatoire de Bertin Koovi, en attendant l’ouverture d’une procédure disciplinaire. Ce dernier ne pourra désormais ni s’exprimer ni agir au nom du Bloc républicain tant que cette décision ne sera pas réévaluée. Cette mesure vise à rappeler la volonté du Bloc républicain de maintenir une discipline stricte, indispensable à l’unité et à la stabilité du parti. Par cette sanction, le parti entend se protéger contre toute tentative de déstabilisation interne, réaffirmant ainsi son engagement à respecter les principes de responsabilité et de respect mutuel qui le régissent. Dans un contexte déjà tendu, le Bloc républicain a réaffirmé sa solidarité autour de la candidature à la présidence de la République du duo Wadagni-Talata, appelant ses militants à rester mobilisés et unis derrière cet objectif commun. « Plus unis, plus forts pour construire le Bénin ! » a déclaré le Bloc républicain, soulignant qu’une telle cohésion est essentielle pour faire face aux défis à venir. Pascal Toffodji
Cérémonie d’investiture des députés : Un moment solennel pour sceller l’engagement envers la Nation.
L’Assemblée nationale s’affaire à investir dans quelques jours, les députés de la dixième législature. Elus à l’issue des élections du 11 janvier dernier, ils feront leur entrée officielle au Parlement béninois à la faveur d’une cérémonie solennelle d’installation consacrée par les textes de la République. Au-delà de la phase protocolaire que revêt ce rituel républicain, il est essentiel parce qu’il marque le début du mandat législatif des nouveaux élus du peuple et leur donne plein pouvoir d’agir au nom de leurs mandants. « L’élection ne suffit pas pour être de plein droit député de la Nation » analyse Julio Tometin, juriste en établissant la nuance entre le statut de député élu et celui de député en fonction. A en croire ses explications, l’installation est un acte solennel et juridique qui ouvre et valide le mandat du représentant du peuple. « Il y a une différence fondamentale entre député élu et député en fonction. C’est l’installation qui est un acte solennel symbolique qui fait le transfert du statut de député élu à député en fonction. De sorte qu’aujourd’hui, les députés qui ont été élus ne sont pas encore députés en fonction puisque leur installation n’est pas encore effective. », détaille Julio Tometin. Ces nouveaux parlementaires, entament donc leur mandat de députés en exercice après que l’installation ait été faite. A l’Assemblée nationale, rien ne se fait au hasard. Cette cérémonie d’installation est dirigée par un bureau d’âge, composé d’un doyen d’âge et de deux plus jeunes députés de la législature. Selon le juriste cette pratique parlementaire tire sa source des traditions démocratiques et culturelles du Bénin. « Les plus jeunes apprennent aux côtés des plus âgés. Toutes ces choses sont symboliques de nos traditions africaines, notamment béninoises, que dans nos communautés, on a toujours recours aux plus âgés pour bien faire les choses, comptant sur leur sagesse. », apprécie Julio Tometin. Une fois la nouvelle législature installée et le nouveau bureau élu, les parlementaires sont invités à démarrer officiellement les travaux législatifs. Ce, pour le temps de leur mandat qui est désormais de 7 ans renouvelable au Bénin. C.Z
Cérémonie d’hommage à l’Assemblée nationale : Me Adrien Houngbédji célébré à travers ses œuvres.
L’Assemblée nationale a rendu un vibrant hommage à un pionnier de la démocratie béninoise le mercredi 04 février 2026 au palais des gouverneurs à Porto-Novo. Il s’agit de Me Adrien Houngbédji, le tout premier président de l’institution parlementaire de l’ère du renouveau démocratique. A cette occasion, un ouvrage retraçant sa trajectoire au pêchoire a été présenté. Son titre, émergence du renouveau parlementaire au Bénin, étude en l’honneur du président Adrien Houngbédji. Les députés et les invités de marques ont pris part cérémonie de reconnaissance. Maître Adrien Houngbédji, ancien président de l’Assemblée nationale, première, troisième et septième législature, honoré par son successeur Louis Gbèwounou Vlavonou. Un hommage solennel qui prend également une dimension scientifique. Le parcours de l’homme dont le nom reste indissociable de l’histoire de la démocratie béninoise est retracé dans un ouvrage sous la direction du professeur Ibrahim Salami. Selon Louis Gbèwounou Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji est une icône, une référence en matière de pratiques parlementaires qui mérite d’être honoré. « Vous avez exercé cette haute responsabilité avec une rigueur devenue référence par votre attachement aux procédures, à l’esprit de la loi et au respect du droit. Vous avez ainsi contribué à structurer durablement la pratique parlementaire béninoise. » a-t-il reconnu. A sa suite Me Adrien Houngbédji, l’heureux récipiendaire du jour a évoqué ses expériences d’ancien président de l’Assemblée nationale, les hauts et les bas qui ont jalonné cette fonction qu’il a occupée sous plusieurs régimes. « Pour avoir occupé la charge de président de l’Assemblée nationale par trois fois, je peux dire que j’en ai goûté les délices et les amertumes. Circonstance aggravante dans mon cas, je n’ai jamais été élu par une majorité durablement structurée. Jamais. J’ai toujours été élu par une majorité éphémère, une majorité de circonstance qui s’évapore aussitôt la séance d’élection levée. Mon troisième mandat caricatural de ce que je dis, j’ai été élu par 42 voix contre 41 » confesse le dédicataire. Cet hommage de l’Assemblée nationale à Me Adrien Houngbédji est le premier acte de la cérémonie de reconnaissance et d’hommage du Parlement à tous ses anciens présidents. Pascal Toffodji
Coupe d’Afrique des Nations 2026 : Le handball béninois renaît trois décennies d’absence.
Trente ans après, le Bénin est de retour à la Coupe d’Afrique des Nation masculine d’handball, une qualification obtenue grâce aux récentes belles performances continentales des clubs comme Followers et Adjidja. Les Guépards finissent bien la compétition avec de bons résultats face au Congo et cette belle victoire devant le Kenya. Au-delà des résultats, que peut gagner le handball béninois avec ce retour au premier plan, question majeure au cœur de la discussion avec notre invité sport. Ancien joueur et capitaine de la sélection, aujourd’hui entraîneur et formateur Abbas Kora répond aux questions de nos confrères de la radio nationale. Bonjour Abbas Kora Comment vous appréciez ce retour du Bénin au premier plan avec cette présence à la Coupe d’Afrique des Nations de handball ? Ce retour du Bénin à la Coupe d’Afrique des Nations de handball 30 ans après est très positif. Il est positif dans la mesure où il nous permet de revenir sur la scène continentale, donner de la visibilité au handball béninois, surtout au niveau senior. 30 ans après, c’est une première expérience nous allons dire, et de ce point de vue, nous allons tirer des enseignements pour mieux préparer nos sélections nationales et donc pouvoir revenir avec plus d’arguments pour essayer de titiller ceux à qui nous faisons face aujourd’hui. C’est vrai que le Bénin est de retour sur la scène continentale mais d’un point de vue sportif, les résultats sont globalement mitigés. Est-ce que cela change quelque chose dans cette présence au premier plan ? Cela ne change pas grand-chose de mon point de vue puisque le retour n’est pas toujours chose aisée. On vient croiser des équipes qui sont habituées à la compétition donc on ne vient pas bouleverser tout de suite la hiérarchie. Il faut venir déjà effectuer un très bon retour par sa présence puisqu’il n’y a que 16 Nations présentes. C’est pour cela que depuis quelques jours nous disons qu’il ne faut pas trop mettre l’accent sur le scoring. Pour d’abord revenir dans la compétition nous allons acquérir de l’expérience et comme il y a plusieurs paramètres qui concourent à la performance, nous allons au contact de ces paramètres-là pouvoir les noter pour que les prochaines fois nous puissions mieux nous organiser, mieux nous préparer pour être vraiment compétitif. Ce qui est déjà intéressant pour moi, c’est qu’on est un entraîneur expatrié. Un entraîneur expatrié, cela amène une autre façon de voir les choses, une autre façon de faire les choses. Il disait que prochainement il y aura des stages de préparation en France et ailleurs. Donc cela va permettre d’aller nous confronter à d’autres réalités et d’ouvrir le handball béninois au monde parce que nous n’avons pas beaucoup de joueurs qui ont été exportés jusque-là. Nous allons exporter le savoir-faire vivant du handball béninois et grâce à des compétitions comme celle-ci et à des stages que nous allons effectuer dans d’autres pays. Cette Can a été aussi la révélation de plusieurs talents qui pour beaucoup ont vu leur talent être reconnu à l’international. Exactement, il faut dire un grand bravo à la Fédération béninoise de handball parce que des joueurs qui n’étaient rien chez eux il y a quelques saisons sont venus au Bénin. La visibilité du championnat béninois permet de connaître ces joueurs, de voir leur performance, de les amener à des Coupes d’Afrique de club et aujourd’hui lorsque nous voyons la sélection nigérienne, je pense qu’elle est composée à 70% de joueurs évoluant ou ayant évolué dans le championnat béninois. Nous voyons les Angolais qui aujourd’hui ont de la côte chez eux, ont dû prendre par le Bénin pour engranger des titres et se faire voir au niveau international. Donc je pense que la dynamique est positive de ce point de vue et maintenant il faut qu’on trouve une formule pour pouvoir mieux exploiter nos talents locaux parce que dans certaines conditions il y a les locaux qui n’ont pas beaucoup de temps de jeu et il faut pouvoir voir avec les staffs techniques comment faire pour que cela n’impacte pas négativement sur les résultats de la sélection nationale pour les saisons à venir. Qu’est-ce que ce handball peut gagner concrètement de ce retour au premier plan ? De ce retour nous pourrons avoir un gain significatif à plusieurs niveaux. Premièrement d’un point de vue sportif, d’un point de vue image d’abord, communication. Revenir sur la scène continentale permet d’avoir de la visibilité d’un point de vue sportif. Après cela, noter les paramètres de la performance. Il n’y a pas que les paramètres physiques, technicotactiques mais les paramètres extra sportifs, c’est-à-dire la lecture des vidéos par rapport aux performances des autres, la motivation et surtout un aspect que nous occultons beaucoup dans certains cas, c’est la préparation mentale et psychologique. Donc nous allons noter ces paramètres qui vont venir nous aider à préparer, pas que la sélection nationale senior homme, mais tous ces paramètres nous permettront de mieux préparer nos sélections nationales, que ce soit dames et en catégorie d’âge. Après, j’imagine que si les performances notables on veut les avoir, il faut aussi qu’on ait une forme de régularité dans la présence et dans la participation à ce genre de rendez-vous. Vous appuyez là un bouton essentiel, c’est la régularité à ces compétitions au niveau africain. Nous ne jugeons pas de compétition mineure ou majeure, non. Tant qu’il y a une compétition au niveau africain ou international, un tournoi international en Europe, en Asie, en Amérique latine, nous pouvons toujours participer, ne serait-ce que pour permettre à cette équipe d’avoir plus de cohésion, une harmonie dans le jeu et surtout plus de complicité entre les joueurs et les staffs techniques. Ce que nous allons capitaliser comme expérience et ce que nous allons noter comme paramètres de performance vont nous servir à mieux préparer les autres. Un, il faut pouvoir mettre plus de stages de préparation à disposition des staffs techniques et de deux, il faut pouvoir aussi, grâce à l’arrivée de ces binationaux, je pense
Opération de déguerpissement dans la ville d’Abomey : Hangars détruits et marchands sommés de rejoindre le nouveau marché.
Le préfet du département du Zou et le maire d’Abomey ont mené, le mercredi 04 février 2026, dans la ville, une opération de déguerpissement de l’ancien site du marché Houndjro et de libération des trottoirs transformés en étalages. Elle vise à assainir le cadre de vie et à obliger les vendeuses à prendre place dans le nouveau marché. Sale temps jour pour les occupants illégaux des espaces publics de l’ancien site du marché Houndjro. Sur l’ensemble du périmètre de ce site. Le mot d’ordre des autorités politico-administratives est clair, libérer immédiatement et définitivement les lieux illégalement occupés. Les éléments de la police républicaine ont été mis à contribution pour démolir les abris d’infortune qui abritent encore des vendeuses qui se résignent à rejoindre le nouveau marché. Il s’agit là d’une opération de déguerpissement qui vise à : restaurer l’ordre urbain, amener tous les marchants à intégrer le nouveau marché moderne de Houndjro, construit à grands frais en vue de se mettre en phase avec la vision du gouvernement du président Patrice Talon. Le maire de la ville d’Abomey évoque les raisons qui sous-tendent cette opération menée sous la supervision de l’autorité préfectorale. « Nous avons déguerpi tous les marchands qui occupent encore le site provisoire pour les obliger à rejoindre le nouveau marché que nous avons construit » Selon lui, l’opération est motivée par l’entêtement de certains marchands qui refusent d’obtempérer. « Encore sur l’ancien site et aux alentours, ils continuent de vendre là, si bien que ce comportement ne permet pas à ceux qui ont accepté d’occuper le nouveau marché de vendre. J’ai passé plusieurs communiqués et presque tous les jours, vous le savez, mais les gens n’obéissent pas et aujourd’hui, sous le leadership du préfet, du Ddpr et des commissaires, nous les avons dégagés » a confié Antoine Louis Kossi Djédou. Pour le premier magistrat du département du Zou, le seul marché officiellement reconnu qui doit s’animer est le marché moderne Houndjro. « Il ne saurait avoir plusieurs marchés en même temps » a martelé Daniel Valère Setonnougbou en reprécisant l’esprit dans lequel le gouvernement a construit ces infrastructures marchandes. « Si le gouvernement a consacré des ressources énormes pour construire un marché moderne, c’est pour qu’il soit occupé pour le bonheur de la population » Mais malheureusement, certains citoyens préfèrent mener leurs activités hors du marché. « Des gens n’ont pas voulu intégrer le nouveau marché et continuent d’occuper de façon anarchique l’ancien site malgré les relances et les sensibilisations de la Mairie. », a regretté l’autorité du département. Il les invite à se conformer strictement à la décision préfectorale car les occupants illégaux qui s’entêteront seront punis avec la dernière rigueur conformément aux textes en vigueur. « Des consignes fermes ont été données au commissaire central pour que ceux qui vont s’entêter à revenir. Dès qu’on les retrouve sur le site, on les prend avec toutes leurs marchandises et on leur applique la loi. », a insisté Daniel Valère Setonnougbou, préfet du Zou. Les paillottes et les hangars illégaux ont été tous rasés jusqu’à la devanture de la collectivité Anangoko et au bord du pavé longeant le temple Zèwa. C.Z
Recensement des conducteurs de taxi-moto et tricycles du Littoral : La Mairie de Cotonou modernise le transport urbain.
La Mairie de Cotonou engage, depuis le mardi 3 février 2026, une vaste opération de recensement des conducteurs de taxi-motos et de tricycles sur toute l’étendue de la Commune. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de donner une nouvelle dimension au transport interurbain à Cotonou. Les conducteurs de taxi-motos et de tricycles exerçant à Cotonou appelés à se faire recenser dans les registres de la Mairie de Cotonou. L’opération lancée depuis quatre jours par la Mairie de Cotonou se poursuit jusqu’à la fin de l’année. C’est du moins ce qu’on retient du communiqué du lundi 2 février 2026, signé par le Secrétaire exécutif de la Mairie, Anges Paterne Amoussouga. Selon le communiqué rendu public, cette activité s’inscrit dans « le cadre de la mise en œuvre du projet de réorganisation des usagers opérant dans le secteur du transport urbain dans la commune de Cotonou ». Elle concernera l’ensemble du territoire communal et vise à mieux encadrer les acteurs du secteur. Pour prendre part à ce recensement, les conducteurs sont invités à se conformer aux dispositions de l’arrêté municipal n°086/MCOT/SG/SGA/DSEF/DASEF/RPRNF du 19 juin 2019. À cet effet, ils devront se munir d’une photocopie légalisée de la carte grise ou du papier d’achat de la moto ou du tricycle, d’une attestation de résidence du propriétaire et du conducteur, ainsi que d’une photocopie légalisée de la carte d’identité du propriétaire et du conducteur. Faut-il le notifier, à travers cette opération, la mairie entend poser les bases d’un système de transport urbain plus organisé. Le communiqué précise que l’initiative vise « la modernisation et la sécurisation du système de transport urbain dans la commune de Cotonou ». Le Secrétaire exécutif invite les acteurs concernés à prendre toutes les dispositions nécessaires afin de faciliter le bon déroulement de l’opération. Il rassure par ailleurs que « les responsables techniques de la mairie sont instruits pour faciliter le déroulement normal desdites opérations ». L’autorité municipale en appelle aussi au civisme des conducteurs, comptant « sur le sens civique et l’esprit patriotique de toutes et de tous » pour la réussite de cette initiative. C.Z
Hygiène menstruelle des jeunes filles au Bénin : La CEDEAO et ses partenaires capitalisent et se projettent.
Après une année de mise en œuvre réussie, les acteurs clés du projet « Appui aux initiatives du Bénin pour la sensibilisation des jeunes filles aux bonnes pratiques d’hygiène personnelle et menstruelle et à la promotion de la Cédéao » se sont réunis, hier jeudi 5 février 2026, à Cotonou pour un atelier de capitalisation. Cet événement, organisé par la représentation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéo) au Bénin, a permis de dresser un bilan des réalisations, d’identifier les défis rencontrés et d’envisager des perspectives pour une extension future. Lancé en octobre 2024 pour prendre fin en septembre 2025 dans les Communes de Zè et Djidja, ce projet a combiné deux objectifs majeurs : la sensibilisation à l’hygiène menstruelle à travers la formation de plus de 5 000 jeunes élèves (filles et garçons) sur les bonnes pratiques d’hygiène, réduisant ainsi l’absentéisme scolaire et les risques d’infections et la distribution de kits de serviettes hygiéniques réutilisables, offrant une solution durable aux jeunes filles puis la promotion de la Cédéao. Ce second objectif s’est appuyé sur le renforcement de la connaissance des élèves sur le rôle de la Cédéao dans leur vie quotidienne, l’implication des acteurs locaux (agents des affaires sociales, microfinance, etc.) formés en santé reproductive et hygiène menstruelle et le retour d’expérience et plaidoyer pour une extension. Après la phase pilote, le projet « Appui aux initiatives du Bénin pour la sensibilisation des jeunes filles aux bonnes pratiques d’hygiène personnelle et menstruelle et à la promotion de la Cédéao a laissé des impacts tangibles sur le terrain. A la croisée des chemins, les différents acteurs impliqués apprécient et font le point. Lors de l’ouverture de l’atelier, Amadou Diongue, représentant résident de la Cédéao au Bénin, a salué l’engagement des parties prenantes et souligné l’importance de capitaliser les leçons apprises pour des interventions futures. Les différentes interventions à cette rencontre n’ont pas tari de témoignages. « Tous les jeunes, filles comme garçons, doivent être sensibilisés à l’hygiène menstruelle pour briser les tabous. » propose Maimounatou Coulibaly, présidente d’Ecowoman. Ariane Adjolohoun, Directrice départementale des affaires sociales du Zou a plutôt souligné le pragmatisme du projet. « Ce projet a non seulement éduqué les filles, mais aussi fourni des solutions concrètes comme les serviettes réutilisables. » Linda Daraté, responsable du volet hygiène menstruelle a, pour sa part, salué la dextérité des membres de l’unité de gestion tout en insistant sur le suivi des bénéficiaires. « L’information a bien circulé, mais les élèves nécessitent un suivi continu.», a-t-elle suggéré. Les participants ont unanimement plaidé pour une extension du projet à d’autres Communes, soulignant son impact social et éducatif. Financé par l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas) et mis en œuvre par la Cédéao-Bénin avec des partenaires institutionnels, ce projet illustre l’efficacité des collaborations multisectorielles. En termes de perspectives il est recommandé la pérennisation des actions via des politiques publiques intégrant l’hygiène menstruelle dans les programmes scolaires et l’extension géographique pour toucher davantage de jeunes, notamment dans les zones rurales. À l’issue de l’atelier, les agents formés ont reçu leurs attestations, symbolisant l’engagement durable des acteurs locaux. Ce projet marque une étape clé dans la lutte contre la précarité menstruelle et la promotion de la santé des jeunes au Bénin, tout en renforçant l’ancrage de la Cédéao dans les communautés. Laure Lèkossa
Dernière session du conseil communal de Djidja : Le message d’adieu du maire aux élus communaux.
Le conseil communal de Djidja a tenu sa dernière session ordinaire au titre de l’année écoulée. Convoquée après la proclamation des résultats des élections communales de 2026 elle a connu l’absence de plusieurs conseillers. Mais le quorum exigé par la loi étant atteint, le maire a lancé les travaux en invitant les élus communaux à dépasser les considérations politiques et à se focaliser sur le développement. Plusieurs conseillers communaux ont brillé par leur absence parce que la présente session est intervenue après la proclamation des élections communales et municipales. Une absence remarquée que le chef de l’exécutif communal n’a pas appréciée. Selon lui, les résultats des communales ne doivent pas constituer une source de démotivation pour ceux qui ont perdu la bataille ou qui n’ont pas eu la chance de se voir représenter dans la nouvelle équipe communale. Les élections, une fois terminées, le développement est ce qui doit préoccuper toute la population élue comme citoyen. Il faut donc s’unir autour des questions qui doivent faire avancer les choses. « C’est une bataille qui est perdue. Nous n’avons pas perdu la guerre. Nous avons perdu la guerre donc le combat politique continue pour le développement de notre chère Commune Djidja. Nos élus communaux doivent savoir que nous sommes toujours ensemble. C’est vrai que les résultats sont donnés, et nombreux sont ceux qui reviennent pour le mandat qui va démarrer bientôt, juste après l’installation. Mais ceux qui ont perdu peut-être la bataille n’ont pas perdu la guerre. » a martelé Mathias Agnoun qui appelle à une mobilisation autour des questions de développement. « Nous allons toujours travailler la main dans la main parce que le développement, c’est pour tout le monde. Ce n’est pas seulement pour nos élus en exercice. Il concerne toute la population. C’est vrai que nous sommes leurs répondants et nous allons toujours continuer. Les élus doivent savoir que même ceux qui ont perdu tout comme ceux qui doivent revenir sont toujours ensemble. On peut discuter de tous les projets qui peuvent quand même impacter positivement le développement de notre Commune. Nous sommes toujours ensemble et nous sommes toujours à l’écoute le bien-être de nos populations. » a recommandé le maire de Djidja. Cette session qui marque la fin du mandat de l’équipe en place s’est articulée autour de quatre points majeurs selon Mathias Agnoun, maire de Djidja. Il a été question pour les conseillers de faire la lecture et d’amender le compte rendu de la session budgétaire 2025, de revenir sur la mise en œuvre des recommandations de la session budgétaire d’octobre 2025, d’adopter le rapport d’activité du conseil de supervision au titre du quatrième trimestre de 2025. Plusieurs points de divers ont été abordés histoire de finir en beauté la dernière section de ce mandat. C.Z
Diplomatie bénino-américaine : Le départ de l’ambassadeur des USA se profile.
En poste à Cotonou depuis mai 2022, l’ambassadeur des États-Unis, Brian W. Shukan, devrait quitter le Bénin le samedi 21 février 2026. Une transition s’annonce donc au sein de la chancellerie américaine. La mission de Brian W. Shukanau Bénin touche à sa fin. L’ambassadeur des États-Unis en poste à Cotonou devrait quitter ses fonctions en février 2026. Nommé le 5 mai 2022, le diplomate américain aura passé près de quatre années au service des relations entre Washington et Cotonou. À ce stade, aucun nom n’a encore été communiqué pour lui succéder. En attendant une décision officielle des autorités américaines, l’intérim devrait être assuré par l’ambassadrice adjointe, Brinille Eliane Ellis. Elle devrait ainsi conduire les activités de la représentation diplomatique américaine durant cette période de transition. Faut-il le dire, diplomate de carrière, Brian W. Shukan appartient au cercle des hauts responsables du Service extérieur des États-Unis, avec le rang de ministre conseiller. Avant son arrivée au Bénin, il occupait les fonctions de chef de mission à Khartoum, au Soudan, dans un contexte diplomatique particulièrement sensible. Son parcours est marqué par plusieurs postes stratégiques. Il a notamment dirigé le bureau de l’Envoyé spécial pour le Soudan et le Soudan du Sud au Département d’État. Il a aussi été chargé d’affaires et chef de mission adjoint à Port-au-Prince, en Haïti, entre 2014 et 2017, après avoir servi comme consul général à Casablanca, au Maroc. Au fil des années, Brian Shukan a exercé dans plusieurs ambassades américaines, notamment au Ghana, en Irak, en Arabie Saoudite et au Luxembourg. Il a également travaillé à Washington sur les dossiers du Proche-Orient et suivi une formation au U.S. Naval War College. Sur le plan universitaire, il est diplômé en histoire et philosophie de l’Université du Wisconsin-Madison, docteur en droit de l’Université Washington à Saint-Louis et titulaire d’une maîtrise en sécurité nationale et études stratégiques. Il a par ailleurs étudié la langue arabe à Tunis, dans le cadre de sa formation diplomatique. C.Z
Examen du Certificat de qualification au métier : Démarrage timide des opérations d’inscription à Ouaké.
La première session de l’examen du Certificat de qualification au métier est prévue pour se dérouler du 20 au 27 avril 2026. En prélude à cet examen professionnel, les opérations d’inscription des candidats se poursuivent. A Ouaké, dans le département de la Donga, on note une très faible affluence au niveau des centres d’inscription. Dans la Commune de Ouaké, les candidats à l’examen du certificat de qualification au métier Cqm, session d’avril 2026, tardent encore à déposer leur dossier de candidature. Deux semaines environs après le lancement des opérations rien ne bouge. « Depuis le 21 que nous avons lancé jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons pas eu même un seul dossier » déplore Hassirou Kondé, président du collectif des artisans de Ouaké. Selon lui, la balle est dans le camp des parents et des patrons d’atelier qui doivent faire diligence afin que les apprenants en fin de formation puissent se présenter. Il alerte sur le retard parce que le processus est bien long. D’après ses explications les patrons d’atelier déposent les dossiers auprès des associations qui les transmettent au collectif qui se charge de vérifier les dossiers avant de les convoyer vers le comité communal de gestion de ces dossiers. « Jusqu’à là, nous comptons déjà deux semaines et nous n’avons pas reçu même un seul dossier » se plaint le président du collectif. L’inscription prend fin le 20 février. Ainsi, Hassirou Kondé invite tous les acteurs concernés à redoubler d’efforts et à faire diligence pour ne pas compromettre la bonne organisation de l’examen. « Les parents doivent s’approcher des patrons pour la conduite à tenir. Ceux qui n’ont pas fini de payer leurs frais de contrat doivent solder pour permettre aux patrons de pouvoir signer la fiche du contrat une pièce indispensable sans laquelle le dossier ne serait pas validé. » a-t-il expliqué. Quant aux partons, il leur demande d’éviter de garder par devers eux les dossiers des enfants sous prétexte qu’ils n’ont pas fini de payer les frais de formation. « Ils retiennent exprès les dossiers et les l’amènent à la dernière minute quand c’est clôturé. » a dénoncé le président du collectif qui appelle les apprenants à la vigilance. « Vous êtes déjà majeur. Faites ce que vous devez faire en direction de vos parents et de vos patrons pour que vos dossiers soient vite transmis. » Le dépôt des dossiers se fait tous les jours au bureau des artisans à Oualadais. C.Z