Les Lions de la Teranga sont désormais de retour à Dakar. Au lendemain de leur victoire historique face au Maroc en finale de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) 2025, les champions d’Afrique ont regagné le Sénégal lundi soir, accueillis par le président Bassirou Diomaye Faye dans une ferveur populaire. Les Lions de la Teranga ont ramené au petit matin du mardi 20 janvier, la Coupe d’Afrique des Nations 2025 à Dakar. Après leur sacre dimanche à Rabat au terme d’une finale haletante remportée 1-0 après prolongation, les joueurs sénégalais ont quitté la capitale marocaine à bord d’un Airbus A320, rapporte Senenews. L’appareil a décollé à 20h40 et a effectué un vol de 3 heures et 15 minutes avant de se poser à Dakar peu avant minuit. À leur arrivée à l’aéroport international, les Lions de la Teranga ont reçu un accueil chaleureux des plus hautes autorités du pays. Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre Ousmane Sonko ainsi que plusieurs membres du gouvernement étaient présents pour féliciter les joueurs et le staff technique pour ce nouveau sacre continental. Malgré un léger retard par rapport à l’horaire initialement annoncé, des centaines de supporters ont patienté durant de longues heures aux abords de l’aéroport pour saluer leurs héros. Dans toute la capitale et sa périphérie, la nuit a été rythmée par des scènes de liesse populaire. Klaxons, chants, vuvuzelas, pétards et feux d’artifice ont envahi les rues, tandis que de nombreux Sénégalais, à pied ou en voiture, brandissaient fièrement le drapeau national. Les célébrations se poursuivront ce mardi avec une grande parade populaire prévue à partir de 11 heures locales dans les principales artères de Dakar. Les Lions de la Teranga défileront devant leurs supporters avant d’être reçus officiellement au palais présidentiel en fin d’après-midi ou dans la soirée. Je félicite nos Lions pour cette victoire historique en finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Face à l’adversité et sous une pression immense, vous avez livré un combat héroïque, fait de courage, de discipline et de solidarité. Une seconde étoile désormais accrochée au maillot du Sénégal Peu avant leur arrivée, le président sénégalais avait déjà exprimé toute la joie qui l’animait, lui et le premier ministre Ousmane Sonko qui ont suivi ensemble, la finale depuis le Palais de la République. « En leur remettant le drapeau national, nous leur avions confié une mission. Ils l’ont brillamment accomplie, au terme d’un match épique, en hissant les couleurs du Sénégal au sommet du football africain », a écrit sur le réseau social X (ex Twitter), Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, « cette nouvelle étoile est le fruit de l’effort collectif, de la résilience et de la foi en l’excellence ». Avec ce nouveau sacré, le Sénégal porté par le sélectionneur Pape Thiaw, enregistre ainsi sa deuxième Coupe d’Afrique des Nations après celle de 2022, remportée avec le sélectionneur Aliou Cissé. C.Z
Première édition de Fonnouvihoué : Un évènement majeur qui mobilise les énergies à Abomey.
Les 29, 30 et 31 de ce mois, Abomey, la capitale historique du Bénin, se prépare à vivre un évènement inédit. Fonnouvihoué, première édition. En prélude à ces retrouvailles des ressortissants et sympathisants de l’aire culturelle fon, les membres du comité d’organisation ont animé, le samedi 17 janvier 2026, au palais Kpingla, une conférence de presse pour expliquer à tout le peuple de Danxomè les tenants et les aboutissants de cette fête. La célébration de la première édition des retrouvailles des ressortissants, sympathisants de l’aire culturelle fon prend progressivement forme à Abomey. Les membres du comité d’organisation s’activent autour des préparatifs en vue de faire de cet évènement un moment unique de réflexion et de valorisation des ressources endogènes du terroir. A moins de deux semaines des festivités, Prince Douna, le président de la coordination et son équipe font le point aux professionnels des médias. Il a ouvert le bal des interventions en situant l’évènement dans son contexte historique et culturel. A en croire ses propos, l’initiative a germé suite au constat selon lequel, les ressortissants de l’aire culturelle fon évolue en rang dispersé, ce qui ne favorise pas le développement de la cité. Ainsi, Fonnouvihoué se veut un creuset fédérateur de toutes les filles et de tous les fils natifs, sympathisants ou par alliance de l’aire culturelle fon en vue de parler d’une même voix pour construire la Nation. Elle émane de toutes les associations d’Abomey et sonne le glas de l’unité et la solidarité autour des valeurs historiques, culturelles et artistiques des fon de toutes les Communes du Bénin, même ceux de la diaspora. Gabin Bernard Djimassè, l’un des intellectuels communautaires d’Abomey et membre du comité d’organisation, établit clairement le lien entre le communiqué signé du roi qui parle d’une fête pendant les vacances et Fonnouvihoué. « Ce communiqué émanant du roi n’entame en rien la célébration de la fête des ‘’Fonnou’’ et de tous ceux qui se réclament de l’aire culturelle fon qui aura lieu à la fin de ce mois. Il ne faut pas faire une confusion. Pas d’amalgame. Les associations se sont réunis et ont estimé qu’il est temps de redonner vie à la culture fon qui semble être en veilleuse» a-t-il précisé. Fonnouvihoué est donc une fête identitaire qui a reçu l’onction du roi, Dada Dèwènondé, mais qui se démarque de celle annoncée pour les vacances par son caractère ethnique. Il s’agit alors de célébrer ses racines et son identité culturelle. Pour cette première édition, le menu est riche et varié. A en croire les confidences de Yves Roland Bokossa, il y aura, la marche du cœur, des jeux dotés de prix, la valorisation de l’art culinaire qui met l’accent sur les mets menacés de disparition. Les rythmes traditionnels seront également au rendez-vous avec un volet scientifique. A ce sujet, le Professeur Sylvain Zohoun annonce qu’il aura une conférence inaugurale portant sur l’historique, le déplacement migratoire et les activités des ressortissants de l’aire culturelle fon. Au regard de l’importance et de l’impact social et culturel de cette célébration, Dah Ahouissou et Dah Tokin Glèlè invitent tout le monde à s’associer pour qu’ensemble la Nation soit construite dans l’union et la solidarité. C.Z
Législative 2026 au Bénin : La Cour constitutionnelle confirme les tendances de la Céna.
La Cour constitutionnelle a proclamé, le lundi 19 janvier, à son siège à Cotonou, les résultats définitifs des élections législatives dernières. Trois formations politiques déclarées inéligibles à la répartition des sièges de députés par les tendances de la Commission électorale nationale autonome (Céna) sont définitivement exclues. La 10e législature au Bénin sera exclusivement animée par l’Union Progressiste le Renouveau et le Bloc Républicain. C’est l’une des informations particulières à retenir des chiffres proclamés par la Cour constitutionnelle qui a rendu ce lundi, les résultats définitifs des élections législatives du 11 janvier 2026, tel qu’annoncé par Africaho. En effet, 72 heures après les premières tendances de la CENA, la haute juridiction a confirmé l’éligibilité des deux grandes formations politiques au Bénin, à la répartition des 109 sièges que compte la 10e législature, et ceci, conformément à l’article 146 du Code électoral. Selon les chiffres proclamés par Dorothé Sossa, le nombre de suffrages valablement exprimés au plan national est de 2288892 voix pour un taux de 36,74%. La FCBE s’en sort ainsi avec 4,78%, Les Démocrates avec 16,20%, le BR avec 36,62%, Moele-Bénin 1,19% et enfin l’UP-R 41,21%. Ce qui revient à déduire selon l’article cité ci-dessus, que seuls l’Union progressiste le renouveau et le Bloc républicain ont atteint de le seuil de 20%. Car, l’article 146 du Code électoral pour le citer à nouveau stipule que au moins 20 % des suffrages valablement exprimés dans chacune des 24 circonscriptions législatives pour être directement éligible au partage des sièges. À défaut, un parti peut rester en course s’il totalise au moins 10 % des suffrages au plan national, à condition d’avoir conclu un accord de coalition parlementaire avec d’autres formations remplissant ce seuil. 60 sièges pour l’UP-R, 49 sièges pour le BR Sans différence avec les tendances de la Céna, l’Union Progressiste le Renouveau et le Bloc Républicain valident leurs sièges au sein de la 10e législature au Bénin. Le premier dirigé par Joseph Djogbénou obtient 60 sièges de députés tandis que le Bloc Républicain avec à sa tête Abdoulaye Bio Tchané s’en sort avec 49 sièges. Ce sont donc ces deux formations politiques qui vont composer la 10e législature qui sera installée en février 2026 pour un mandat de sept ans, conformément à la révision de novembre 2025 de la constitution béninoise. N’ayant pas pu obtenir le pourcentage requis selon l’article 146 du Code électoral, les partis Force Cauris pour un Bénin Émergent, Les Démocrates et Moele-Bénin voient leur rêve de siéger au sein de la prochaine mandature à l’Assemblée nationale du Bénin définitivement impossible. Les députés ainsi élus seront investis le 8 février prochain, qui est le deuxième dimanche du mois de février tel que stipulé par le Code électoral. La Rédaction
Sacre du Sénégal à la Coupe d’Afrique des Nations 2025 : Une fierté pour l’Afrique de l’Ouest.
Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a adressé ses félicitations au Sénégal à la suite de la victoire des Lions de la Teranga en finale de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) 2025, disputée face au Maroc. Les Lions de la Teranga continuent de recevoir des mots de félicitations. Après leur victoire difficile dimanche lors de la finale de la 35ème Coupe d’Afrique des Nations, Sadio Mané et ses coéquipiers ont été salués pour leur « performance exceptionnelle ». Dans un communiqué officiel rendu public en date du 19 janvier, l’institution sous-régionale a salué le peuple sénégalais, les plus hautes autorités du pays ainsi que l’équipe nationale de football. Pour la Cedeao, ce sacre continental vient couronner le travail acharné, la discipline et le talent des joueurs, de l’encadrement technique et de l’ensemble des acteurs du football sénégalais. « Cette consécration continentale, constitue une source de fierté non seulement pour le peuple sénégalais, mais également pour toute la région ouest-africaine ». Avec cette nouvelle Coupe d’Afrique des Nations qui vient ainsi s’ajouter à la première remportée en 2022, le Sénégal s’érige confortablement en référence de football sur le continent. Cette réaction de la Cedeao vient ainsi s’ajouter aux nombreuses réactions enregistrées à travers le continent, confirmant l’ampleur de l’exploit sénégalais et la place de choix qu’occupe désormais le Sénégal dans le paysage du football africain. Les poulains du sélectionneur Pape Thiaw sont arrivés au petit matin de ce mardi à Dakar, accueillis en liesse populaire par le président Bassirou Diomaye Faye, le premier ministre Ousmane Sonko et de nombreuses hautes personnalités du pays. Ils font dans les rues de Dakar, un jubilé auquel, toutes les populations sont invitées à participer. C.Z
Élections législatives de janvier 2026 : Une dixième législature sous le signe de la continuité politique.
Invité de l’émission ‘’Décryptage’’ de Prime News Monde TV d’hier mardi 20 janvier 2026, le journaliste Moïse Nonvignon a passé à la loupe les résultats provisoires des législatives du 11 janvier 2026, publiés par la Commission électorale nationale autonome (Céna). Son analyse met en lumière une configuration politique attendue, mais révélatrice des dynamiques institutionnelles et sociétales du Bénin contemporain. Les résultats définitifs des législatives dernières révèlent un ancrage démocratique consolidé. D’emblée, Moïse Nonvignon salue la stabilité institutionnelle du Bénin, rappelant que depuis 1990, le pays respecte scrupuleusement son calendrier électoral. « Malgré les réformes controversées et les tensions politiques, les élections se tiennent à date fixe. C’est le signe d’une démocratie mature, où les institutions résistent aux aléas », souligne-t-il. Cette régularité, selon lui, conforte la crédibilité du processus électoral et légitime les résultats. Selon lui, la domination de l’Union progressiste le renouveau (Upr) et du Bloc républicain (Br) à l’Assemblée nationale s’explique par trois facteurs clés à savoir : un maillage territorial efficace. Ces partis bénéficient d’une implantation nationale, avec des relais locaux capables de mobiliser bien au-delà des bastions traditionnels. Une maîtrise technique du Code électoral qui dénote de leur capacité à atteindre le seuil des 20 % dans chaque circonscription témoigne d’une stratégie rodée, héritée des scrutins précédents puis l’adhésion aux réformes gouvernementales. Les résultats reflètent, selon le journaliste, un soutien populaire aux politiques menées depuis 2019, perçues comme stables malgré les critiques. L’opposition en quête de renaissance L’absence des partis d’opposition au parlement comme Les Démocrates ou la Fcbe n’est pas une surprise pour Moïse Nonvignon. Il y voit avant tout des erreurs stratégiques internes. A en croire son opinion, Les Démocrates ont échoué à fédérer au-delà de leur base, malgré une campagne visible. La Fcbe, bien que légalement qualifiée, a peiné à convaincre sur le terrain, faute d’un discours renouvelé. « L’opposition n’a pas disparu, mais elle doit se réinventer : clarifier son projet, sortir des logiques personnalistes, et toucher les jeunes électeurs », estime-t-il. Le journaliste relativise les critiques sur les délais de publication des résultats par la Céna. « Oui, l’attente a nourri des spéculations, mais l’institution a respecté les délais légaux. Les accusations de partialité relèvent surtout de la guerre communicationnelle entre acteurs politiques », analyse-t-il. Pour lui, cette période n’a pas entaché la sincérité du scrutin. Avec une Assemblée dominée par deux blocs proches du pouvoir, Moïse Nonvignon anticipe une accélération des réformes législatives. « Cette configuration réduit les blocages partisans et pourrait favoriser des avancées sur des dossiers clés, comme la décentralisation ou l’emploi des jeunes. Mais elle exige aussi une vigilance accrue sur l’équilibre des pouvoirs », conclut-il. Prisca Sènami Ahouassou
Élections législatives 2026 : Gilles Badet décrypte les recours, les délais et les risques.
Après la proclamation, le lundi 19 janvier 2026, des résultats définitifs des élections législatives du 11 janvier par la Cour constitutionnelle, le processus électoral est loin d’être achevé. Le contentieux électoral, une étape décisive s’ouvre désormais sous l’arbitrage du juge constitutionnel qui n’est rien d’autre que la Cour constitutionnelle. Dans un extrait d’interview publié par Bénin TV, le juriste et expert en gouvernance démocratique Gilles Badet, a apporté un éclairage précis sur les mécanismes, les délais et les enjeux liés à cette phase cruciale du processus électoral. « Le contentieux électoral, c’est l’ensemble des règles qui conditionne la démarche à suivre, le juge à saisir, les méthodes de travail de ce juge et les résultats finaux que ce juge donne sur la base de la contestation qui lui a été soumise », explique-t-il. Selon l’ancien secrétaire général de la Cour constitutionnelle, toutes les étapes du scrutin peuvent faire l’objet de contestations, à condition de respecter scrupuleusement les dispositions prévues par le Code électoral. Une fois les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle, un délai de 10 jours calendaires est accordé pour introduire des recours. « Tous les candidats, les électeurs de la circonscription électorale ont un délai de 10 jours pour saisir la Cour constitutionnelle. C’est un délai calendaire, il n’y a pas de week-end », précise l’expert. Cette précision est loin d’être anodine dans le contexte des législatives de 2026, où chaque jour compte et où tout retard peut entraîner l’irrecevabilité d’un recours. Des décisions aux issues multiples Une fois saisie, la Cour constitutionnelle examine les griefs soulevés et peut rendre plusieurs types de décisions, en fonction de la gravité des irrégularités constatées. « Le juge peut dire non, c’est une fausse alerte. Le juge peut dire oui, il y a irrégularité mais elle n’est pas grave pour qu’on annule le scrutin », explique Gilles Badet. Dans les cas les plus sérieux, la haute juridiction peut aller plus loin : « Le juge peut dire oui, vous avez bien fait de nous saisir parce que nous avons constaté un nombre important d’irrégularités qui justifient l’annulation ». Toutefois, l’annulation n’est pas systématique. La Cour dispose également de pouvoirs de redressement et de réajustement. « Si elle considère que ses travaux de redressement et de réajustement sont suffisants pour valider l’élection, elle valide l’élection et elle proclame les résultats », souligne l’ancien haut fonctionnaire de la Cour constitutionnelle. Une seule proclamation, mais « il y a la déchéance qui plane sur la tête des députés… » En matière d’élections législatives, Gilles Badet insiste sur un point fondamental. Il n’y a qu’une seule proclamation officielle des résultats. « On donne la liste des députés élus. Mais la Cour constitutionnelle peut invalider tel ou tel élu et remplacer par tel ou tel autre. On ne fait pas une deuxième proclamation », précise-t-il. Cette réalité juridique implique une conséquence majeure souvent méconnue du grand public. Le mandat parlementaire n’est jamais totalement à l’abri. « Cela veut dire qu’en réalité, au niveau de l’Assemblée nationale, les députés peuvent être invalidés à tout moment », avertit-il. Même après l’installation des députés et le démarrage effectif des travaux parlementaires, une épée de Damoclès demeure. « Si par hasard on découvre une irrégularité liée à leur éligibilité que personne n’avait vue au moment où les contestations se faisaient, les députés concernés peuvent être déchus », explique Gilles Badet. Cette possibilité de déchéance est prévue par les textes et s’applique pendant toute la durée du mandat parlementaire. « Il y a la déchéance qui plane sur la tête des députés pendant toute la durée de leur mandat », conclut le juriste. Dans le contexte politique sensible des législatives de 2026 au Bénin, cet éclairage rappelle que la proclamation des résultats provisoires par la Céna n’est qu’une étape. La consolidation définitive du scrutin passe inévitablement par le filtre du droit, des recours et de l’arbitrage de la Cour constitutionnelle. La Rédaction
Extradition de Paul-Henri Damiba vers le Burkina Faso : Le Togo confirme l’information.
Hier mardi 20 janvier 2026, le gouvernement togolais a confirmé, avoir extradé vers le Burkina Faso, l’ancien président de transition de ce pays, l’ex-lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, renversé en 2022 et accusé depuis peu d’être le cerveau de plusieurs tentatives de putsch. Selon les informations publiées par Rfi, Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui se trouvait en exil au Togo, a été arrêté le 16 janvier et « remis aux autorités du Burkina Faso » le lendemain, après une audience à la cour d’appel de Lomé, indique le ministre de la Justice, dans un communiqué lu à la télévision publique. Le site précise que le Burkina Faso avait formulé une demande d’extradition dudit accusé le 12 janvier pour notamment « incitation à la commission de délits et de crimes ». Le communiqué rendu publique par le ministère indique que cette procédure a été effectuée « dans le cadre de la coopération judiciaire entre États et du respect de l’État de droit ». Paul-Henri Sandaogo Damiba avait pris le pouvoir en janvier 2022 lors un putsch contre le président élu de l’époque, Roch Kaboré, avant d’être à son tour renversé neuf mois plus tard par le capitaine Ibrahim Traoré. Selon le même site, Le lieutenant-colonel Damiba avait trouvé refuge depuis octobre 2022 à Lomé. En exil au Togo, le colonel Damiba était régulièrement accusé de vouloir déstabiliser la junte qui lui a succédé. Laure Lèkossa
Proclamation des résultats définitifs des législatives : Les partis disposent de dix jours pour introduire des recours.
Le président de la Cour constitutionnelle, Dorothé Sossa, entouré des sages de la haute juridiction, a proclamé le lundi 19 janvier 2026, les résultats définitifs des élections législatives du dimanche 11 janvier 2026. Selon les chiffres rendus publics par la Cour constitutionnelle, seuls les partis politiques Union progressiste le Renouveau (Up le Re-nouveau) et Bloc républicain (Br) sont éligibles à siéger à l’Assemblée nationale pour la 10ème législature. Les partis qui ont des réclamations à faire ont dix jours pour se prononcer. Quelques jours après la proclamation par la Céna des grandes tendances, la Cour constitutionnelle, a donné les résultats définitifs de l’élection des membres de l’Assemblée nationale. A en croire le président Dorothé Sossa, la haute juridiction a procédé à l’examen de tous les processus verbaux de déroulement du scrutin, des feuilles de dépouillement, des bulletins présumés nuls, des rapports des agents électoraux de la Céna, des délégués assermentés de la Cour et des observations des mandataires des partis politiques en compétition. Cet examen a révélé des manquements dans certains postes de vote, a-t-il confié. Il a cité comme manquement le défaut de procès-verbal de déroulement du scrutin et ou des feuilles de dépouillement, le mauvais remplissage du procès-verbal de déroulement du scrutin et des feuilles de dépouillement, l’absence de mention du nombre d’émargements et de votes par dérogation sur le procès-verbal de déroulement du scrutin et ou sur la feuille de dépouillement Il a confié que certains de ces manquements ont conduit à des annulations et ou des redressements de vote qui ne sont pas de nature à compromettre la sincérité et la transparence du scrutin. 36,74% de taux de participation au plan national Dans sa lecture de la décision de proclamation des résultats définitifs, le président de la Cour constitutionnelle a déclaré que le scrutin du 11 janvier 2026 a permis d’établir les données ci-après nombre d’inscrits: 7 878 726, nombre de votants: 2878 726, nombre de bulletins nuls 89 734, nombre de suffrages valablement exprimés: 2 788 992, taux de participation: 36,74%. Après avoir lu les différentes voix obtenues par les partis politiques en lice, Dorothé Cossi Sossa a rendu publics les scores obtenus par chaque formation politique au plan national. Au total, au plan national, Fcbe a obtenu 133 263 voix, soit 4,78%, Ld 451 820 voix, soit 16,20%, Br 1 21459 voix, soit 36,62%. Moele-Bénin 33 199 voix, soit 1,19%, Upr 1 149 251 voix, soit 41,21%, pour un total de 2 298 992 voix au plan national, a-t-il fait savoir. Ces chiffres sont presque identiques à ceux communiqués par la Céna le samedi 17 janvier 2026. Sur l’éligibilité et l’attribution des sièges, il a déclaré que seuls sont éligibles à l’attribution des sièges, les listes ayant recueilli au moins 20% des suffrages valablement exprimés dans chacune des circonscriptions électorales législatives. S’agissant des 20% de sièges valablement exprimés dans chacune des circonscriptions électorales législatives, les données ci-dessus présentées révèlent que les partis politiques Upr et Br ont satisfait aux exigences des dispositions de l’article 346 nouveau du Code électoral Les démocrates n’ayant pas rempli ce critère d’éligibilité dans la 1ère, la 3ème, 5ème… qu’il s’en suit que seuls les partis politiques Upr et Br sont éligibles à l’attribution des sièges, a souligné le président de la Cour constitutionnelle. Sur cette base, on retient que l’Union progressiste le renouveau (Up le Renouveau) arrive en tête et est crédité de 60 députés, tandis que le Bloc républicain (Br) obtient 49 sièges. Cette configuration parlementaire reflète les rapports de force issus du scrutin et dessine les contours de la prochaine majorité législative. S’exprimant à l’issue de la proclamation, le président de la Cour constitutionnelle, Dorothé Sossa, a précisé que les candidats disposent d’un délai de dix (10) jours pour introduire des recours éventuels. Ce délai légal court à compter du lundi 19 janvier 2026, conformément aux dispositions électorales en vigueur. P.T
Présidentielle d’avril 2026 au Bénin : La CENA lance le recrutement des agents électoraux.
Dans le cadre des préparatifs de l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026 en République du Bénin, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a publié un avis d’appel à candidatures pour le recrutement des agents électoraux devant intervenir à différents niveaux du processus électoral. Cet appel concerne trois catégories de postes stratégiques : les Coordonnateurs d’arrondissement ou de zone (Ca ou Cz), les Assistants de coordonnateur d’arrondissement ou de zone (Aca ou Acz), ainsi que les Membres de postes de vote (Mpv). Des profils ciblés pour les fonctions de coordination Pour les postes de Coordonnateurs d’arrondissement (Ca) ou de zone, la Céna s’adresse à des citoyens béninois disposant d’une solide expérience administrative ou judiciaire. Sont éligibles notamment les magistrats, greffiers, officiers de justice, administrateurs civils et électoraux, ainsi que les cadres de la catégorie A ou équivalent, qu’ils soient en activité ou non. Les candidats à ces fonctions doivent remplir un formulaire d’inscription en ligne, fournir une pièce d’identification nationale comportant le Numéro personnel d’identification (Npi) et joindre une attestation de diplôme ou tout document officiel attestant de leur appartenance à l’une des catégories socioprofessionnelles requises. Assistants de coordination : un niveau Bac+2 exigé Les postes d’Assistants de coordonnateur d’arrondissement (Aca) ou de zone sont ouverts aux citoyens béninois titulaires au minimum d’un diplôme de niveau Bac+2 ou équivalent. Le dossier de candidature comprend également une inscription en ligne, une pièce d’identité nationale avec Npi et une attestation du diplôme requis. Concernant les Membres de postes de vote (Mpv), la Céna distingue les fonctions de président et d’assesseur. Le président du poste de vote doit être un cadre de catégorie A ou B de la fonction publique ou équivalent, en activité ou à la retraite, et résider dans le département où il exercera. Les assesseurs doivent être titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent. Les candidats à ces postes doivent fournir, via la plateforme en ligne, les pièces exigées, notamment le formulaire d’inscription, une pièce d’identification nationale avec Npi et une attestation du niveau de formation requis. Dépôt des candidatures exclusivement en ligne Les candidatures sont recevables du 20 janvier au 2 février 2026, exclusivement via la plateforme officielle de la Céna accessible à l’adresse https://erecrutement.cena.bj. Chaque dépôt en ligne donnera lieu à un récépissé d’enregistrement. La Céna précise par ailleurs que les personnes ayant déjà candidaté lors des élections législatives et communales du 11 janvier 2026 doivent obligatoirement procéder à un nouvel enregistrement afin de mettre à jour leur dossier et garantir la prise en compte de leur candidature pour la présidentielle. Les citoyens n’ayant pas participé aux précédents recrutements peuvent également s’inscrire. C.Z
Un parlement partiellement rajeuni : Les chiffres clés des législatives au Bénin.
La Cour constitutionnelle a proclamé, le lundi 19 janvier 2026, les résultats définitifs des élections législatives dernières. De cette proclamation, il ressort que seulement 57 députés de la précédente législature ont réussi à reconquérir la confiance de leurs mandants. Lentement mais sûrement, le Bénin est en train de tourner la page des élections législatives du 11 janvier dernier. A l’arrivée, seuls l’Union progressiste le renouveau et le Bloc républicain sont parvenus à lever des sièges: 60 et 49 respectivement pour ces deux formations politiques de la majorité présidentielle. Un scénario identique à celui de 2019 où les deux partis ont été les seuls à représenter le peuple au parlement. La différence avec le cas actuel est que ces partis étaient seuls à participer aux législatives de 2019, lesquelles ont accouché d’un parlement jugé monocolore au regard du caractère homogène de ses membres. S’il l’on se réfère aux résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale autonome (Céna), confirmés par la Cour constitutionnelle, on dénombre que 57 députés de la 9ème législature ont réussi à se faire réélire. Du coup 52 nouveaux députés feront leur entrée au sein de l’hémicycle. Il convient de préciser que dans ce lot, il y a certains députés qui ont opéré leur retour au Parlement. C’est le cas des députés N’da Antoine N’da de la 4ème circonscription électorale, Jean-Eudes Okoundé de la 9ème circonscription électorale, de Joseph Anani Amavi de la 17ème circonscription électorale et Cyriaque Domingo de la 18ème circonscription électorale. Sept députés recalés Contrairement à leurs pairs de la neuvième législature qui ont réalisé leur come-back pour égrener un prestigieux mandant de 7 ans, les députés Brice Fagbemi, Santos Borgia N’Bouké, Honoré Guigui, Réginal Koumagbèafidé et Nicaise Fagnon positionnés sur la liste du parti Union progressiste le renouveau devront faire leur adieu au parlement. Idem pour Rosine Dagniho et Titilayo Adjai qui n’ont pas réussi à reconquérir la confiance de leurs électeurs. 32 femmes pour la 10ème législature La prochaine législature verra le nombre de femmes s’accroitre. Des 29 ayant siégé pour le compte de la 9ème législature, le nombre de femmes passe à 32, soit un taux d’augmentation de 10,34%. Un mérite qui revient au Bloc républicain qui a positionné des femmes têtes de listes dans certaines circonscriptions électorales telles que la 15ème, la 16ème, la 19ème et la 21ème Pascal Toffodji