Les députés de la 9e législature en séance plénière depuis le mercredi, font leur adieu ce jour, vendredi 30 janvier 2026. L’ordre du jour porte sur 13 points dont la clôture de la deuxième session ordinaire de l’année 2025. Les dossiers concernent l’examen du projet de loi portant prévention, prise en charge et élimination des infections au Vih et au Sida en République du Bénin ; l’examen du projet de loi relatif à l’industrie du cinéma et de l’image animée en République du Bénin ; l’examen du projet de loi portant modification de la loi n°2022-09 du 27 juin 2022 modifiée et complétée portant loi organique sur la Cour constitutionnelle ; l’examen du projet de loi portant modification de la loi n°2024-26 du 17 juillet 2024 portant loi organique sur le Conseil économique et social (Ces) et l’examen du rapport annuel 2024 de la Caisse des dépôts et consignations du Bénin (Cdc Bénin). Il est prévu également l’examen de sept décrets portant sur des ratifications d’accords de financements déjà autorisés par le président de la République, conformément à la Constitution du Bénin. Le dernier dossier porte sur la clôture de la deuxième session ordinaire de l’année 2025 de l’Assemblée nationale ouverte le 31 octobre 2025. Après trois mois de travaux, les députés de la 9e législature vont mettre un terme à cette session encore appelée session budgétaire. La plénière de clôture du vendredi 30 prochain est l’ultime au titre de la 9e législature installée en février 2023. Les députés feront ainsi leurs adieux pour laisser place aux 109 élus de la 10e législature qui seront installés dimanche 8 février prochain. C.Z
Finale controversée de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 : Le verdict de la Confédération africaine de football tombe.
La Confédération africaine de football (Caf) a rendu son verdict disciplinaire à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Le Sénégal et le Maroc lourdement sanctionnés. Le Conseil de discipline de l’instance continentale a infligé des sanctions sévères à la Fédération sénégalaise de football (Fsf), à la Fédération Royale Marocaine de Football (Frmf), ainsi qu’à plusieurs joueurs et officiels, pour violation du Code disciplinaire de la Caf. La Fédération Sénégalaise de Football paie un lourd tribut après cette finale marquée par de nombreux débordements. Le Conseil de discipline de la Caf a particulièrement sévi contre le sélectionneur national, Pape Bouna Thiaw. « Suspendre M. Pape Bouna Thiaw pour cinq (5) matchs officiels de la CAF pour conduite antisportive (…) et pour avoir discrédité le jeu », indique la CAF dans son communiqué officiel rendu public ce mercredi soir. En plus de cette suspension, le technicien sénégalais écope d’une amende de 100 000 dollars américains. Deux joueurs des Lions de la Teranga, Iliman Cheikh Baroy Ndiaye et Ismaila Sarr, sont également suspendus pour deux matchs chacun, pour comportement antisportif envers l’arbitre. Sur le plan collectif, la Fsf est sanctionnée financièrement à plusieurs niveaux : « La Fédération Sénégalaise de Football a été condamnée à une amende de 300 000 Usd pour la conduite inappropriée de ses supporters », souligne le communiqué. La Caf ajoute une autre amende de 300 000 Usd pour le comportement antisportif des joueurs et du staff technique, ainsi qu’une sanction supplémentaire de 15 000 Usd pour mauvaise conduite de l’équipe nationale, cinq joueurs ayant été avertis. Le Maroc également éclaboussé par les sanctions de la Caf La Fédération Royale Marocaine de Football n’a pas été épargnée par les décisions disciplinaires. Plusieurs joueurs marocains sont directement concernés. « Suspendre le joueur Achraf Hakimi pour deux (2) matchs officiels de la Caf, dont un avec sursis pendant un (1) an », annonce la Caf. Ismaël Saibari est quant à lui suspendu pour trois matchs officiels, assortis d’une amende de 100 000 dollars, pour comportement antisportif. La Frmf est également sanctionnée pour des manquements organisationnels et comportementaux. La Caf inflige notamment : 200 000 Usd pour le comportement inapproprié des ramasseurs de balles ; 100 000 Usd pour l’envahissement de la zone Var par des joueurs et membres du staff ; 15 000 Usd pour l’utilisation de lasers par les supporters marocains. « Ces actes ont entravé le travail de l’arbitre et enfreint les principes de fair-play et d’intégrité », précise la Caf en référence aux articles 82 et 83 de son Code disciplinaire. C.Z
Présentation de vœux à la Cour constitutionnelle : Dorothé Sossa célèbre la loyauté des FDS.
Fidèles à la tradition républicaine, les Forces de défense et de sécurité (Fds) en poste à la Cour constitutionnelle ont présenté, le mercredi 28 janvier 2026, leurs vœux de nouvel an au président de l’institution, le Professeur Cossi Dorothé SOSSA, ainsi qu’aux conseillers. La cérémonie protocolaire s’est déroulée dans la salle des audiences, en présence du Général Dieu Donné Tévoédjrè, chef de la Garde républicaine, garant de la sécurité rapprochée des hautes institutions de l’État. Au nom de ses collègues, le capitaine Marcos Sènou, chef du service de sécurité de la Cour, a pris la parole pour exprimer des vœux de santé, de paix et de longévité au président, aux conseillers et à leurs familles. Il a également réaffirmé l’engagement des Fds à remplir leur mission avec professionnalisme, disponibilité et sens élevé du devoir, afin de garantir la sécurité des personnes, des installations et la sérénité des travaux de la Cour. Le capitaine a tenu à adresser des mots particuliers au Général Tévoédjrè et à ses collaborateurs, saluant leur leadership et leur appui constant, qui constituent une source de motivation pour le personnel de sécurité. Prenant la parole, le Professeur Cossi Dorothé Sossa, président de la Cour constitutionnelle, s’est dit « particulièrement sensible » aux vœux formulés par les Fds. Il a, en retour, présenté ses vœux de santé, de paix et de bonheur à l’ensemble du personnel militaire et civil en service auprès de la Cour. Le président de la Cour constitutionnelle a rappelé que l’année 2025 avait été « particulièrement éprouvante » pour les forces de défense et de sécurité, confrontées à la menace terroriste au nord du pays et aux événements récents qui ont failli ébranler l’État béninois. « Si les choses avaient mal tourné, aucune des institutions de la République, en ce compris la nôtre, n’eût survécu à la bourrasque », a-t-il souligné. À travers cette reconnaissance, il a exprimé sa gratitude sans fin et son profond respect pour le Général Tévoédjrè et ses hommes, mettant en avant leur rôle essentiel dans la protection des institutions, les invitant à redoubler d’ardeur et de professionnalisme dans l’accomplissement de leurs missions. Le président de la haute juridiction a également félicité les Fds pour leur rôle actif dans la supervision réussie des élections législatives récentes. Il a rappelé que la Cour constitutionnelle est chargée d’assurer la régularité de l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026. Confiant dans le professionnalisme des forces, il a assuré que leur sens de responsabilité ne ferait pas défaut lors de ce rendez-vous majeur pour la démocratie béninoise. Pascal Toffodji
Décès d’une femme des suites d’un accouchement au Chud/Ouémé : Le gouvernement ordonne une enquête.
Le gouvernement du Bénin a réagi, le mercredi 28 janvier 2026, aux dénonciations relayées sur Facebook au sujet du décès d’une jeune femme au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé (CHUD/Ouémé). L’affaire, largement relayée et commentée en ligne, a suscité une vive émotion au sein de l’opinion publique. Les dénonciations relayées sur les réseaux sociaux ont trouvé écho jusque dans les hautes sphères de l’État. Lors de son échange habituel avec la presse à l’issue du compte rendu du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement a été invité, ce mercredi 28 janvier 2026, à se prononcer sur les graves accusations relatives au décès de la jeune dame. Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a assuré que « l’alerte est parvenue jusqu’en haut lieu. Très vite, le chef de l’État a été informé ». Il a confié que le président de la République n’a pas fait la sourde oreille lorsque l’information lui est parvenue. Le chef de l’État, apprend-il, « a instruit formellement afin que les enquêtes qui sont en cours, que ce soit l’enquête administrative diligentée par le ministère de la Santé ou que ce soit l’enquête judiciaire à la diligence du procureur de la République, que les enquêtes se fassent de façon rigoureuse ». Ces instructions ont été données, ajoute-t-il, « pour que les responsabilités soient totalement situées et que, s’il y a des gens qui doivent répondre de négligence ou de fautes professionnelles, que cela soit le cas demain parce qu’on a perdu une vie ». Des accusations graves portées par l’époux L’affaire a pris de l’ampleur après une publication Facebook du veuf, en date du dimanche 25 janvier 2026. Dans son récit, il décrit une aggravation rapide de l’état de son épouse après une césarienne, évoquant une hémorragie en début de soirée et une prise en charge qu’il juge tardive. Selon ses déclarations, la patiente aurait été réopérée plusieurs heures plus tard, avec des médicaments et du sang fournis par la famille, avant d’être transférée en réanimation. Il affirme également que les proches seraient restés de longues heures sans informations claires sur l’état de santé de la jeune femme. Le décès aurait été annoncé dans l’après-midi du 18 décembre, alors que l’acte de décès indiquerait une heure antérieure. Le mari met en cause la gestion de l’hémorragie post-partum, déplore ne pas avoir été associé à certaines décisions médicales et évoque un autre décès similaire dans le même hôpital, sans toutefois apporter de preuves à ce sujet. Face à ces accusations, l’Ordre national des médecins du Bénin (Onmb) a aussi réagi à travers un communiqué en date du mardi 27 janvier 2026. L’instance faitière a rappelé que les «dossiers de cette nature doivent être conduits devant les juridictions compétentes, seules habilitées à établir les responsabilités et à rendre justice dans le respect des lois et des procédures en vigueur ». L’institution se dit néanmoins prête à assumer pleinement son rôle disciplinaire si des fautes venaient à être établies. « L’Ordre National des Médecins du Bénin réaffirme son engagement à accompagner les enquêtes, à veiller au respect de l’éthique médicale et à sanctionner, le cas échéant, tout manquement avéré. » Selon nos sources, la direction du Chud/Ouémé a annoncé l’ouverture d’une enquête interne pour faire la lumière sur les circonstances du décès. Jeune femme décédée des suites d’un accouchement au Chud /Ouémé : l’Ordre des médecins réagit et appelle à la retenu. La Rédaction
Ordre des avocats du Bénin : Me Zachari Baba Body, nouveau Bâtonnier.
Le Barreau béninois a un nouveau bâtonnier. Il s’agit de Zachari Baba Body. II succède à son confrère Me Angelo Hounkpatin. Porté à la tête de l’Ordre des Avocats du Bénin, il y a environ un an, Me Zachari Baba Body est investi dans sa mission le lundi 26 janvier 2026 pour un mandat de trois ans (03) ans. Plusieurs personnalités (hauts magistrats de la Cour suprême, de représentants des Chambres des Notaires et des Huissiers) ont marqué de leur présence cette cérémonie de passation de charges couplée avec la présentation des membres du bureau de l’Ordre des Avocats du Bénin. Il est plébiscité par l’ensemble des avocats régulièrement inscrits au tableau de l’Ordre des Avocats du Bénin le 27 décembre 2025 à la Maison de l’Avocat de Cotonou lors de l’Assemblée générale élective du Barreau du Bénin. Il est celui qui a été choisi par ses confrères pour mener à bien les réformes initiées par son prédécesseur. Pour le Bâtonnier sorti, c’est « une grande joie d’avoir été au service de tous ». Il a profité pour dresser le bilan des 36 mois passés à la tête de barreau national. Me Angelo Hounkpatin a entre autres, parlé de l’instauration de la transparence dans les finances, de la couverture assurance maladie pour tous ses confrères. «Avec détermination et dans une ambiance de fraternité et de confraternité, nous nous sommes véritablement donné à la tâche. Je peux vous assurer que je n’ai jamais senti un coup de fatigue en traitant les dossiers de notre maison commune », a-t-il laissé entendre. Prenant le commandement, Me Zachari Baba Body a rassuré que les dossiers laissés par son prédécesseur sont considérés comme déjà faits. Face aux défis, il entend être un bâtonnier au service de tous, un bâtonnier de rassemblement «un Bâtonnier exigeant, très regardant sur la discipline sans égard pour la date d’inscription du tableau des confrères, car notre profession ne saurait être livré à des hommes et des femmes sans scrupule et sans moralité », a-t-il fait savoir. Me Zachari Baba Body opte pour la préservation de l’indépendance et de la dignité de l’avocat, le renforcement de la confraternité et de la solidarité, l’élévation continue du niveau professionnel et éthique et un dialogue institutionnel respectueux. Maître Zachari Baba Body qui n’a jamais cessé de jouer un rôle de défenseur des causes nobles, va diriger le barreau béninois pendant les trois prochaines années. La remise de présents aux bâtonniers sorti et investi a mis un terme à la cérémonie. Pascal Toffodji
Installation officielle de la 10e législature : Les grandes étapes de la cérémonie.
L’Assemblée nationale sera sous les feux de la rampe le dimanche 8 février prochain avec l’installation officielle des 109 députés de la 10e législature. Cette première séance parlementaire est encadrée par des règles strictes. Le dimanche 8 février prochain consacre la première séance de la 10e législature. Les 109 députés élus au terme des élections législatives du 11 janvier dernier seront officiellement installés. Ils le seront pour un mandat de sept ans tel que le prévoient les nouvelles réformes politiques au Bénin. Cette première séance de la 10e législature est bien encadrée. Elle est présidée par le doyen d’âge de l’Assemblée nationale, assisté des deux plus jeunes députés pour remplir le rôle de secrétaire. Le bureau d’âge assure ses fonctions jusqu’à l’élection des sept membres du bureau de la nouvelle Assemblée nationale. Le croisement des âges des 109 députés en instance d’installation révèle l’honorable N’da Antoine N’da comme le plus âgé de toute la 10e législature. C’est à lui que revient le titre du doyen d’âge donc de président devant conduire les travaux d’installation de ses collègues et d’élection du bureau de l’Assemblée nationale. Il est âgé de 79 ans et est élu sur la liste du Bloc républicain dans la 4e circonscription électorale. N’da Antoine N’da sera aidé dans sa mission par les deux députés plus jeunes de la législature dans le rôle de secrétaire. Il s’agit de Yousouf Issa (31 ans), benjamin de la législature, élu de l’Union progressiste le Renouveau (Up-R) dans la 1re circonscription électorale et Faridatou Zacharie Traoré Yacoubou (36 ans), élue du Br dans la 8e circonscription électorale. Les trois constitueront le bureau d’âge s’il n’y a pas d’autres bouleversements liés notamment aux démissions éventuelles des ministres du gouvernement élus députés pouvant nécessiter l’installation de leurs suppléants. Comme de tradition, le doyen d’âge aura à convoquer d’ici à là ses collègues députés pour la cérémonie d’installation. C’est lui qui signe le communiqué de convocation. N’da Antoine N’da mettra en œuvre tous les moyens de communication permettant de toucher effectivement chaque député dans les délais utiles. Le doyen d’âge pourra s’appuyer à cet effet sur l’administration parlementaire, la Commission électorale nationale autonome (Cena) et le secrétariat général de la Cour constitutionnelle. Le bureau d’âge cesse ses fonctions après l’élection et l’installation des membres du bureau de l’Assemblée nationale à savoir le nouveau président de l’Assemblée nationale et les six autres membres du bureau c’est-à-dire les deux vice-présidents, les deux questeurs et les deux secrétaires parlementaires. Le Parlement est convoqué par la suite par le président élu. Les tractations pour le perchoir vont bon train déjà dans les coulisses. L’élection pourrait avoir lieu à cette première séance de la législature comme elle peut être décalée sans dépasser le délai de 15 jours prévus. Le bureau élu dans un délai de 15 jours au plus « Le bureau d’âge dirige les séances plénières de l’Assemblée nationale jusqu’à l’élection du bureau qui doit intervenir, au plus tard, dans les quinze jours qui suivent la première séance plénière. Il a pour rôle de soumettre à l’appréciation de la plénière toutes les questions relatives à l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale, aux vacances, à l’admission et l’invalidation des sièges des députés. A l’exception des questions urgentes d’intérêt immédiat et de celles relatives à l’élection du bureau, aux vacances, à l’admission et à l’invalidation des députés, aucun débat ne peut avoir lieu sous la présidence du doyen d’âge », précise l’article 7 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale modifié par la résolution n°2020-01 du 14 juillet 2020. N’da Antoine N’da succède ainsi à Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni dans cette mission de doyen d’âge. C’est ce dernier, alors âgé de 75 ans en 2023, qui avait assuré les mêmes fonctions à l’installation de la 9e législature dont le mandat vient de s’achever. Bien que réélu, le député Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni a perdu le titre de doyen d’âge avec l’élection de N’da Antoine N’da plus âgé que lui. Par le passé, l’honorable Wallis Zoumarou avait assuré le même rôle de doyen d’âge sous la 8e législature. Avant lui, la mission avait été accomplie par Feue Rosine Vieyra Soglo qui a été la doyenne d’âge des 4e, 5e, 6e et 7e législatures. Elle a joué ce rôle cinq législatures d’affilée, soit 16 ans durant. La Rédaction
Cyclisme féminin au Bénin : Une coureuse intègre le cercle fermé du Centre mondial du cyclisme.
Georgette Vignonfodo, 18 ans, vient d’intégrer le Centre mondial du cyclisme (Cmc) en Suisse. La jeune cycliste béninoise devient la première athlète du Bénin à rejoindre une équipe continentale dans cette discipline. C’est une première dans l’histoire du cyclisme béninois. À 18 ans, Georgette Vignonfodo quitte les routes du Bénin pour rejoindre un centre d’excellence en Suisse, sous l’égide de l’Union cycliste internationale (Uci). Elle incarne un espoir majeur pour le développement du cyclisme féminin dans le pays. Le 2 février prochain direction la suisse, précisément le Centre mondial du cyclisme. Cette formation continentale regroupe exclusivement des cyclistes africaines venues 5 pays du continent. Il s’agit de l’Algérie, l’Éthiopie, du Rwanda, de l’Île Maurice et du Bénin. C’est une opportunité exceptionnelle qui offre Georgette Vignonfodo un environnement de travail de haut niveau pour progresser. Avant d’en arriver là, elle a fait plusieurs stages et participé à diverses compétitions sur le continent africain et à l’international. Des occasions qui ont permis à cette qui devient la première coureuse professionnelle de l’histoire du Bénin d’être repérée. Selon ministère béninois des sports dans une publication Facebook sur cette nouvelle, elle visera désormais des points Uci, essentiels pour la qualification aux Jeux Olympiques Los Angeles 2028. Pour la Fédération béninoise de cyclisme, cette signature constitue un pas décisif pour la professionnalisation du cyclisme féminin au Bénin et un exemple inspirant pour les jeunes sportives. Le Bénin déterminé à rayonner lors des grandes compétitions internationales de cyclisme. Il est à noter que le Bénin était à Kigali, au Rwanda, du 21 au 28 septembre avec 6 cyclistes qui ont participé aux Championnats du monde route Uci 2025. Le Tour du Bénin, dont la 20ᵉ édition a eu lieu en 2025, est désormais un événement clé de l’Uci Africa Tour. Georgette Vignonfodo a déjà participé à plusieurs compétitions africaines et mondiales, et sa progression constante lui a permis de franchir le cap professionnel. Elle représente un symbole d’inspiration pour la jeunesse béninoise et le cyclisme féminin sur le continent. D’après le président de la Fédération, Romuald Hazoumè, cité par l’Agence de Presse Africaine, « le Bénin dispose d’un potentiel de classe mondiale et vise à renforcer sa présence sur les circuits internationaux ». Les objectifs incluent l’amélioration des performances, la visibilité médiatique et la professionnalisation du cyclisme féminin africain. C.Z
Drame fratricide à Djidja : Un conflit familial tourne au tragique dans le Zou.
Un drame familial a plongé la Commune de Djidja, dans le département du Zou, dans l’effroi. Ce qui aurait dû rester une simple dispute entre frères a viré au cauchemar, coûtant la vie à l’aîné d’une fratrie déchirée. Les faits se sont déroulés dans l’après-midi du mardi 27 janvier, au cœur d’un champ isolé, loin des regards. Selon des sources proches de la famille, le conflit aurait éclaté entre les deux hommes, dont le cadet, décrit comme un repris de justice, est accusé d’avoir porté les coups fatals à son frère. Les circonstances exactes de l’altercation restent troubles, mais une querelle liée à l’héritage familial est évoquée, sans plus de précisions. Le silence qui entoure les motivations profondes du drame ne fait qu’amplifier la douleur des proches et la stupéfaction de la communauté. L’annonce du drame a provoqué une vive émotion parmi les habitants. À peine l’acte commis, le présumé agresseur a été pris à partie par une foule en colère, avant que les forces de l’ordre n’interviennent pour le soustraire à la vindicte populaire. Évacué vers un centre de santé dans un état critique, il se trouve actuellement dans le coma et devra répondre de ses actes dès que son état le permettra. Pendant ce temps, le corps de la victime repose à la morgue, tandis qu’un autre frère, également impliqué dans la rixe, a été admis aux urgences. La localité, habituellement paisible, est désormais sous le choc, confrontée à l’inimaginable : une dispute familiale qui a basculé dans la violence extrême, laissant derrière elle un mort, des blessés et une communauté hantée par l’incompréhension. Une affaire qui interroge Au-delà du drame humain, cet événement soulève des questions sur les tensions familiales latentes et les mécanismes de résolution des conflits dans la région. Les autorités locales appellent au calme, tandis que l’enquête se poursuit pour éclaircir les circonstances exactes de cette tragédie. À Djidja, l’heure est au recueillement, mais aussi à la réflexion : comment une simple dispute a-t-elle pu conduire à un tel drame ? La réponse, pour l’instant, reste enfouie dans le silence d’une famille brisée. Cette version met davantage en relief les émotions, les enjeux sociaux et les interrogations soulevées par l’événement, tout en gardant un ton journalistique et respectueux des faits. La Rédaction
Assemblée nationale : La loi sur le Vih et le Sida révisée.
Les députés adoptant la nouvelle loi qui renforce la prévention, le dépistage et la prise en charge des Pvvih. Les députés adoptant la nouvelle loi qui renforce la prévention, le dépistage et la prise en charge des Pvvih. Les députés ont relu et adopté la loi portant prévention, prise en charge et élimination des infections au Vih et au Sida en République du Bénin. Le texte porte notamment sur la prévention, le dépistage, le soutien et la prise en charge des personnes vivant avec le Vih et des populations clés et vulnérables. La loi n° 2005-31 du 10 avril 2006 portant prévention, prise en charge et contrôle du Vih/Sida en République du Bénin a été relue et actualisée tenant compte de l’évolution du contexte de l’épidémie, de l’évolution des directives internationales relatives à cette maladie et des droits de l’homme. Le nouveau texte a été adopté par les députés ce mercredi à l’Assemblée nationale. Il vise à actualiser le cadre juridique de la lutte contre le Vih et le Sida dans le domaine de la prise en charge globale des personnes infectées ou affectées et dans celui de la prévention, pour éliminer les nouvelles infections liées au Vih et au Sida ; identifier les personnes concernées pour la protection de leurs droits, notamment les personnes vivant avec le Vih et le Sida, les populations clés et vulnérables; éradiquer toutes les formes de stigmatisation, d’exclusion ou de discrimination et les violences basées sur le genre à l’égard des personnes infectées ou affectées par le Vih, les populations clés et vulnérables et à promouvoir les attitudes positives à l’endroit de ces personnes et encourager les personnes infectées par le Vih ou affectées par le Sida à s’acquitter de leurs devoirs vis-à-vis des personnes non infectées. La loi ambitionne également de protéger les femmes, les enfants, les autres groupes vulnérables et le personnel médical contre l’infection ; proposer des solutions pour une meilleure mise en œuvre des approches différenciées dans la gestion du Vih et du Sida et la protection des droits humains et d’assouplir certaines dispositions pénales. Le texte comporte 59 articles organisés en 9 chapitres. Lesquels sont relatifs aux dispositions générales ; aux droits garantis dans le cadre du Vih ; à l’éthique médicale et à la protection du prestataire de services socio-sanitaires ; aux questions de Vih et Sida en milieu du travail et en milieu carcéral ; à l’assurance-maladie et la protection sociale ; à la recherche sur le Vih et le Sida ainsi qu’aux dispositions pénales et finales. Priorité de l’Onusida Le rapport sur le projet de loi a été présenté par la Commission en charge des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. L’on retient que la relecture du texte fait suite à une recommandation de l’Onusida conviant, après plusieurs décennies de lutte contre l’épidémie au niveau mondial, les États à réexaminer et réformer la législation et le régime pénitentiaire pour qu’ils soient compatibles avec les contextes locaux de l’épidémie et les obligations internationales en matière de respect des droits de l’homme. Au Bénin, selon l’Enquête démographique et de santé (Eds) de 2012 et selon Epp Spectrum 2023, la prévalence du Vih qui était de 1,2 % dans la population générale est passée à 0,8 %. De même, les nouvelles infections qui étaient de 4386 en 2013 sont passées à 1122 en 2023 et le nombre de décès est passé de 2805 à 1597, révèle le rapport de la commission parlementaire. Malgré ces importants progrès réalisés dans la réponse au Vih et au Sida au Bénin, les personnes vivant avec le Vih sont encore victimes de stigmatisation et de discrimination. La nouvelle loi vient pallier ces difficultés sur le terrain, se réjouissent les députés qui ont adopté le texte à l’unanimité. Les parlementaires n’ont pas manqué de soulever quelques inquiétudes notamment si le retrait des Etats-Unis de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) n’aura pas de conséquences sur l’application de la nouvelle loi sur le Vih et le Sida au Bénin. Les députés ont été rassurés par le ministre de la santé Benjamin Hounkpatin, représentant le gouvernement. La séance plénière a été présidée par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Pascal Toffodji
Mutinerie au Bénin : Les raisons motivantes de l’arrestation d’Alassane Tigri.
Arrêté dans la soirée du lundi dernier, Alassane Tigri, l’ancien ministre des sports sous Nicéphore Soglo, avait un mandat d’arrêt à ses trousses. Son interpellation par la police fait suite à l’exécution de ce mandat décerné contre lui par la justice dans le cadre de l’enquête au sujet de la mutinerie de la fois dernière. Comme l’indiquaient déjà certaines sources, l’arrestation de l’ancien ministre des sports sous Nicéphore Soglo est liée à la tentative de coup d’État survenue le 7 décembre 2025. Selon les informations rapportées par les médias locaux, son arrestation s’inscrit dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’arrêt délivré par le juge d’instruction en charge de l’enquête sur la tentative de coup d’État. Il a été interpellé à son domicile au quartier Mènontin, à Cotonou. Aux premières heures de l’affaire, il se serait absenté du pays et n’aurait pas répondu à la convocation de la police dès son retour. En dehors des rumeurs le liant au lieutenant-colonel Pascal Tigri, le nom d’Alassane Tigri n’avait jamais été officiellement évoqué dans le dossier. À date, il n’est pas le seul homme politique visé par les enquêteurs. Le fils de l’ancien président Boni Yayi, Chabi Yayi, membre du bureau politique du parti Les Démocrates, est aussi visé. Arrêté à son domicile, il sera par la suite relâché et placé sous convocation. Ils sont tous soupçonnés de complicité avec les mutins qui ont tenté de renverser le pouvoir en place. Dans la foulée, l’ancien ministre Candide Azanai a été arrêté et détenu jusqu’à ce jour. Aucune information officielle n’a encore évoqué les réelles raisons de son arrestation. Sabi Sira Korogone et Kemi Seba sont activement recherchés dans le même dossier. Ils sont visés par un mandat d’arrêt international pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion ». Exilé au Niger et conseiller spécial du général Tiani, le leader de l’Ong Urgences panafricanistes a montré son soutien aux militaires auteurs de la tentative de coup d’Etat. C.Z