L’ancien Secrétaire exécutif de la Mairie de Kpomassè, Dieudonné Aloukoutou a comparu, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) pour la suite de son procès. Le ministère public a requis sa condamnation à vingt-quatre (24) mois de prison assortis de sursis. L’ancien Secrétaire exécutif de la Mairie de Kpomassè, Dieudonné Aloukoutou est mis en cause dans une affaire de malversations présumées. A l’audience, le substitut du procureur spécial a requis vingt-quatre (24) mois de prison assortis de sursis contre l’ancien Secrétaire exécutif. Il est notamment poursuivi pour « abus de fonctions ». Le magistrat a demandé à la Cour de condamner Dieudonné Aloukoutou a également payé une amende de deux millions de FCFA. L’ex-SE de la Mairie de Kpomassè est accusé de n’avoir pas respecté l’orthodoxie de passation des marchés. Selon les réquisitions du ministère public, le prévenu serait intervenu dans le processus d’attribution. Laure Lèkossa
Assemblée nationale de Côte d’Ivoire : Patrick Achi élu président de l’Assemblée nationale.
Réunis en séance plénière ce samedi 17 janvier 2026 à l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire, les députés ivoiriens ont porté Patrick Achi à la tête de l’institution parlementaire. Soutenu par le Rhdp, il succède à ses prédécesseurs à l’issue d’un vote largement en sa faveur. La délibération a eu lieu autour de 12h 40 (heure locale), dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Deux candidats étaient en lice pour la présidence de l’institution. Il s’agit de Patrick Achi, candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), et Yao Yao Lazare, représentant du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rda (Pdci-Rda). Sur les 253 députés votants présents, 251 suffrages ont été exprimés, tandis que 2 bulletins ont été déclarés nuls. Le verdict des urnes est sans appel. Patrick Achi recueille 215 voix, soit 84,98 % des suffrages ; Yao Yao Lazare obtient 36 voix, représentant 14,23 %. Cette élection intervient dans le cadre de la législature 2026-2030, la 3e de la 3e République et marque une nouvelle étape dans la vie institutionnelle du pays. Dans son premier discours en qualité de président de l’Assemblée nationale, Patrick Achi s’est montré à la fois ouvert et profond, mêlant humour, mots de remerciements et félicitations à l’endroit de ses pairs. Une intervention d’un peu moins de 10 minutes suivie de l’exécution de « l’Abidjanaise », l’hymne nationale de la Côte d’Ivoire au sein de l’hémicycle. À l’issue de cette cérémonie solennelle, Patrick Achi devient ainsi le 9ᵉ président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, avec la lourde responsabilité de conduire les travaux parlementaires. C.Z
Agression du 16 janvier 1977 au Bénin : Une date aux souvenirs toujours vifs.
Il y a 49 ans, Cotonou se réveillait sous le choc d’une attaque armée venue de l’extérieur. Le 16 janvier 1977, un commando de mercenaires tentait, en vain, de renverser le pouvoir en place. Presque un demi-siècle plus tard, le Bénin a de nouveau fait face à une tentative de déstabilisation, déjouée le 7 décembre 2025. Deux dates, deux contextes, mais qui soulignent la résilience des institutions béninoises. Dans la nuit du 15 au 16 janvier 1977, le Bénin, alors République populaire du Bénin, bascule dans l’alerte maximale. Un groupe de mercenaires lourdement armés, dirigé par le Français Bob Denard, débarque à Cotonou avec pour objectif de renverser le régime du président Mathieu Kérékou. L’opération, baptisée « Crevette », se voulait rapide et décisive. Elle sera finalement un échec retentissant. Mal préparé, mal renseigné et confronté à une résistance plus forte que prévu, le commando ne parvient ni à prendre le contrôle stratégique de la ville ni à rallier les forces locales. L’armée béninoise, appuyée par une mobilisation populaire spontanée, repousse l’attaque. Les mercenaires se replient dans la précipitation, laissant derrière eux des armes, des morts et un pays profondément marqué. À l’occasion du 49e anniversaire, une cérémonie sobre de dépôt de gerbe au pied du Monument aux dévoués à eu lieu dans les jardins de Mathieu Kérékou à Cotonou. Au terme de cet hommage national, le Chef d’État-Major Général de l’armée béninoise, Fructueux Gbaguidi, a laissé un message très engagé. « S’engager, c’est un sacerdoce, s’engager c’est fricoter avec la mort au quotidien, parfois la donner, parfois la recevoir. Nous avons des Frères d’armes qui tombent aujourd’hui sur le front Mirador. L’année 2025 a été une année difficile pour les Forces armées béninoises avec les deux attaques au point triple qui nous ont coûté énormément du personnel. Nous avons une pensée pour tous ces martyrs qui sont tombés au nom de la République, pour leur famille. Nous allons tout faire pour que cela ne se répète plus ». Près de cinquante ans plus tard… Le Bénin n’est plus le même. Le contexte politique a changé, les institutions se sont consolidées et l’armée s’est professionnalisée. Pourtant, le 7 décembre 2025, « l’histoire à faillir se répéter », a déclaré le Chef d’État-Major Général de l’armée béninoise. Cette fois, il ne s’agissait pas de mercenaires débarquant par la mer, mais d’un projet de coup d’État « fomenté dans l’ombre », et menée par un « groupuscule de soldats » selon les autorités, et rapidement neutralisé par les forces de défense et sécurité. Si les méthodes diffèrent, la finalité reste a remise en cause l’ordre constitutionnel. Et comme en 1977, la tentative a échoué. L’intervention rapide des forces de défense et de sécurité a permis d’éviter le pire. Le parallèle entre ces deux événements invite à une réflexion plus large. L’histoire du Bénin montre que la stabilité n’est jamais acquise, mais qu’elle se construit et se défend dans la durée. De Cotonou en 1977 à Cotonou en 2025, le pays a changé de visage, mais il a conservé sa détermination à préserver la paix et l’ordre républicain. En ravivant le souvenir du raid raté du 16 janvier 1977, le Bénin se rappelle aussi que chaque crise surmontée contribue à forger sa maturité. Pascal Toffodji
Croissance à 7 % en 2026 : Le Bénin en tête de l’UEMOA .
Le Bénin devrait maintenir une croissance élevée en 2026. Selon le dernier rapport de Global Economic Prospects de la Banque mondiale, publié le mardi 13 janvier 2026, le taux de croissance du pays est attendu à 7 %. Cette performance, bien qu’inférieure à celle projetée pour 2025 (7,3 %), permet au Bénin de se positionner comme la première économie de l’Uemoa en termes de croissance. Cette perspective repose sur le maintien d’une activité soutenue. Ces dernières années, l’économie béninoise a affiché des résultats solides. En 2024, la croissance a atteint 7,5 %, son niveau le plus élevé depuis 1990, portée par les secteurs des services et de l’industrie, selon la Banque mondiale. Le Fonds monétaire international souligne que cette dynamique est soutenue par une politique macroéconomique jugée saine et par des réformes ayant engagé une transformation progressive de l’économie. L’ouverture annoncée du pôle agroalimentaire du Grand Nokoué à Abomey-Calavi et la reprise de la production pétrolière à Sème-Podji devraient également contribuer à soutenir la croissance à moyen terme. Malgré les incertitudes liées au commerce mondial et aux relations avec certains pays voisins, la croissance du Bénin est attendue à 7,1 % en moyenne sur la période 2025-2027. Dans l’ensemble de l’UEMOA, la croissance est projetée à 5,8 % en 2026, contre 6,1 % en 2025. Le Niger arrive en deuxième position avec 6,7 %, suivi de la Côte d’Ivoire (6,4 %), du Togo (5,4 %), de la Guinée-Bissau (5,2 %), du Mali (5 %), du Burkina Faso (4,9 %) et du Sénégal (4,1 %). Selon la note de conjoncture économique de décembre 2025 de la Bceao, l’activité régionale reste dynamique. La croissance du quatrième trimestre 2025 est estimée à 6,9 %, contre 6,6 % le trimestre précédent, portée par les secteurs du commerce, des services et par une bonne campagne agricole. L’inflation devrait reculer à -0,2 % en décembre 2025, sous l’effet de la baisse des prix des denrées alimentaires et d’un meilleur approvisionnement des marchés. C.Z
Putsch manqué au Bénin : Hommage national au soldat Jean-Baptiste Dotou.
Le Bénin n’oublie pas ses héros ! Plus d’un mois après les événements douloureux du 7 décembre 2025, une cérémonie d’hommage s’est tenue ce samedi 17 janvier 2026 à la place d’armes de la Garde républicaine au sein de la Présidence à Cotonou. À l’occasion, la Nation béninoise a rendu un hommage solennel au Quartier-maître de première classe Jean-Baptiste Dotou, tombé l’arme à la main en défendant le domicile du chef de l’Etat face aux mutins. Le président Patrice Talon, des membres du gouvernement, des autorités civiles et militaires, compagnons d’armes et des proches se sont recueillis devant la dépouille du soldat drapée des couleurs nationales. Dans un bref discours, le commandant de la Garde républicaine, le général de brigade Dieudonné Tévoédjrè, a salué un soldat courageux, qui a servi la patrie avec dévouement, rigueur et abnégation. Engagé au sein des Forces armées béninoises depuis 2013, Jean-Baptiste Dotou a servi son pays pendant plus d’une décennie. En cette matinée du dimanche 7 décembre 2025, il achevait 12 ans 9 mois 7 jours de service à la Nation. Décédé à l’âge de 35 ans, il laisse derrière lui une veuve et deux enfants. Cette cérémonie d’hommage intervient le lendemain de l’inhumation de Berthe Bada, épouse du Général Bertin Bada. Elle avait été touchée lors du passage des mutins au domicile de son époux, chef du cabinet militaire du président de la République. C.Z
Lutte contre la cybercriminalité au Bénin : Plus de 6 500 plaintes enregistrées en 2025.
Le Centre national d’investigations numériques (Cnin) a présenté le bilan de ses activités pour l’année 2025. Les chiffres communiqués font état d’une augmentation du nombre de plaintes et d’interpellations liées aux infractions numériques. Le Centre national d’investigations numériques (Cnin), a rendu public le bilan de ses activités au titre de l’année 2025. À l’occasion de cette présentation faite il y a quelques jours, son directeur général, Ouanilo Medegan Fagla, a évoqué un renforcement des actions de lutte contre la cybercriminalité sur l’ensemble du territoire béninois. Selon les données communiquées, plus de 6 500 plaintes liées aux infractions numériques ont été enregistrées en 2025, contre environ 4 000 l’année précédente. Cela représente une hausse de plus de 60 pour cent. Pour les responsables du centre, cette progression ne traduit pas nécessairement une augmentation des actes cybercriminels. Elle serait plutôt liée à une plus grande disposition des victimes à signaler les faits. En effet, au cours de la même période, environ 1 500 personnes soupçonnées d’activités frauduleuses en ligne ont été interpellées. Le Cnin explique que les réseaux de cybercriminalité fonctionnent souvent de manière collective. Une seule plainte peut ainsi conduire à l’identification de plusieurs acteurs impliqués. Les enquêtes reposent notamment sur une méthode dite en cascade, qui consiste à exploiter les traces numériques pour remonter progressivement jusqu’aux différents maillons des réseaux. Les infractions les plus couramment traitées concernent l’extorsion, les escroqueries sentimentales et les fraudes bancaires. Selon les données rendues publique, les personnes interpellées sont majoritairement de jeunes hommes, attirés par la perspective de gains rapides. Ce phénomène est souvent associé à la banalisation des arnaques en ligne, désignées sous le terme de « gaymen ». Faut-il le souligner, le Centre national d’investigations numériques annonce par ailleurs la publication prochaine d’un rapport détaillé. Ce document devrait porter sur les modes opératoires des cybercriminels ainsi que sur le profil des victimes. Il vise à appuyer les actions de sensibilisation et de prévention auprès des populations. C.Z
Proclamation des résultats provisoires des législatives : La CENA délivre enfin le peuple.
Après plusieurs jours d’attente, la Céna a procédé ce samedi 17 janvier, la publication des résultats provisoires des élections législatives du 11 janvier. Au plan national, seulement 2 590 347 ont voté sur les 7 834 608 inscrits sur les listes électorales. Selon Sacca Lafia, le taux de participation est de 36,73%. Pour l’attribution des sièges, seuls le Bloc Républicain et l’Union Progressiste Le Renouveau ont pu franchir la barre la barre des 20% au plan national. En tenant compte des accords de coalition parlementaire, les Fcbe et Moele Bénin n’ont pas pu franchir uniquement le seuil de 10% au plan national. Conséquence, les accords de coalitions parlementaires sont tombés à l’eau. Au finish, le Br et l’Upr sont éligibles à l’attribution des sièges pour la 10e législature au Bénin. Pour récapituler, l’Upr lève 60 sièges (44 et 16 pour les femmes) à l’Assemblée nationale et le BR est crédité de 49 sièges (41 et 8 pour les femmes). Les grandes tendances ➡️ BR: 36,64% ➡️FCBE 4,86% ➡️LD 16,16% ➡️Moele-Bénin 1,21% ➡️UP-R 41,15% La Rédaction
Suite aux Législatives et Communales 2026 : Cap sur le scrutin présidentiel d’avril prochain.
Alors qu’on attend encore les résultats du double scrutin législatif et communal, le calendrier électoral de la présidentielle est désormais connu, avec des étapes clés allant de la campagne à l’investiture du futur chef de l’État, dans un contexte marqué par l’absence du président sortant, arrivé au terme de son second et dernier mandat. Alors que le pays attend encore les résultats définitifs du double scrutin législatif et communal organisé, dimanche dernier, l’actualité politique se projette déjà vers un autre rendez-vous majeur qu’est l’élection présidentielle d’avril prochain. Cette échéance, importante pour l’avenir institutionnel et démocratique de la nation, est marquée par un calendrier électoral bien établi et une configuration politique particulière, notamment l’absence du président sortant, arrivé au terme de son second et dernier mandat constitutionnel. A peine les urnes refermées pour les élections législatives et communales que l’opinion publique, les acteurs politiques et les observateurs nationaux comme internationaux ont déjà les yeux rivés sur la présidentielle. Cette transition rapide d’un scrutin à un autre illustre l’intensité du cycle électoral actuel et l’importance stratégique de l’élection à venir, qui déterminera la direction du pays pour les prochaines années. Sur le plan organisationnel, la Commission électorale nationale autonome (Cena) avait déjà rendu public un chronogramme détaillé, censé garantir la transparence, l’équité et le bon déroulement du processus. L’une des premières étapes clés sera la remise du spécimen du bulletin unique aux candidats, prévue pour le 24 mars. Cette phase technique, souvent peu médiatisée, est pourtant essentielle, car elle permet aux candidats de vérifier la conformité des supports de vote avant l’entrée en campagne. La campagne électorale pour le premier tour La campagne électorale pour le premier tour s’ouvrira officiellement le 27 mars et s’achèvera le 10 avril. Durant cette période de deux semaines, les candidats et leurs équipes auront l’opportunité de présenter leurs projets de société, de rencontrer les électeurs et de défendre leurs visions respectives pour l’avenir du pays. Meetings, débats, sorties médiatiques et mobilisations de terrain rythmeront cette phase cruciale, dans un climat que beaucoup espèrent apaisé et respectueux des règles démocratiques. Le premier tour de l’élection est fixé au dimanche 12 avril. Ce jour-là, des millions d’électeurs seront appelés à se rendre aux urnes pour désigner celui ou celle qui conduira la destinée nationale. Conformément au calendrier, les résultats provisoires de ce premier tour seront proclamés le 14 avril, ouvrant la voie, le cas échéant, à un second tour. Si aucun duo ne parvient à obtenir la majorité requise dès le premier tour, une nouvelle phase de campagne sera engagée. La campagne électorale éventuelle pour le second tour est prévue du 24 avril au 8 mai. Cette période sera déterminante, car elle permettra aux candidats qualifiés de renforcer leurs alliances, d’affiner leurs messages et de convaincre un électorat parfois indécis. Le second tour du scrutin présidentiel se tiendra le dimanche 10 mai. Comme pour le premier tour, les résultats seront proclamés dans un délai relativement court, soit le 12 mai. Cette rapidité dans la publication des résultats est généralement perçue comme un facteur de stabilité et de confiance dans le processus électoral. Après la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle, ultime instance habilitée à valider l’élection, l’investiture du nouveau président de la République est programmée pour le samedi 23 mai. Cette cérémonie solennelle marquera officiellement la fin du cycle électoral et l’entrée en fonction du nouveau chef de l’État. Pour cette échéance électorale majeure, deux duos de candidats ont été retenus. Il s’agit, d’une part, de Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata, et d’autre part, de Paul Hounkpè et Rock Judicaël Hounwanou. Ces tickets présidentiels incarnent des visions et des trajectoires politiques différentes, appelées à être soumises à l’arbitrage souverain du peuple. Fait marquant de cette présidentielle, l’actuel président Patrice Talon ne sera pas candidat. Il est en train de boucler son second et dernier mandat constitutionnel, conformément aux dispositions en vigueur. Son retrait de la course ouvre une nouvelle page de la vie politique nationale et confère à ce scrutin un caractère historique. La Rédaction
Élections législatives et communales de janvier 2026 : Entre sérénité et contestations.
Une semaine après le scrutin du 11 janvier 2026, l’attention reste focalisée sur la Commission électorale nationale autonome (Céna) et la Cour constitutionnelle, seules institutions habilitées à publier les tendances et résultats définitifs. Invité de l’émission ‘’Décryptage’’ de Prime News Tv d’hier jeudi 15 janvier 2026, l’homme politique, Gilda Ahouangassi a salué le déroulement globalement apaisé des élections. Malgré les craintes exprimées en amont, les citoyens ont, selon lui, fait preuve d’une maturité démocratique remarquable en accomplissant leur devoir civique dans un climat de paix. Le mutisme de certaines formations politiques après le vote reflète, selon Ahouangassi, des postures divergentes. Les partis confiants dans leur ancrage territorial attendraient patiemment les résultats, tandis que ceux anticipant une contre-performance tenteraient d’en préparer l’opinion. Concernant les critiques des Démocrates liées aux retards d’ouverture des bureaux, aux problèmes matériels ou défaillances de l’encre indélébile, Gildas Ahouangassi reconnaît des irrégularités ponctuelles, mais les juge insuffisantes pour altérer la crédibilité du scrutin. Il rappelle que ces incidents, récurrents lors des élections, ont été compensés par une prolongation des horaires de vote, garantissant ainsi l’expression de tous les électeurs. Pour lui, ces dénonciations relèvent moins de fraudes avérées que d’une tentative de justifier une possible défaite. Un bilan sévère pour l’opposition Le politicien pointe du doigt les lacunes des Démocrates : manque de cohésion interne, départ de cadres clés et absence d’alliances stratégiques. Selon lui, ce scrutin souligne la nécessité pour l’opposition de revoir son approche, notamment en privilégiant des accords de gouvernance, désormais incontournables dans le paysage électoral béninois. Alors que la Céna et la Cour constitutionnelle finalisent leurs travaux, les prochaines heures seront cruciales pour redessiner l’échiquier politique. Gildas Ahouangassi appelle à la patience et invite tous les acteurs à tirer les enseignements de ce scrutin pour renforcer la démocratie béninoise. Prisca Ahouassou
Demi-finales de la Can Maroc 2025 : Le Maroc brise le rêve du Nigéria.
Le mercredi 14 janvier 2026, les Lions de l’Atlas ont arraché leur qualification pour la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) face au Nigeria au terme d’une séance de tirs au but haletante. Après 120 minutes de jeu sans le moindre but inscrit au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, les coéquipiers d’Achraf Hakimi ont fait chavirer les 63 000 spectateurs présents dans l’enceinte. Cette victoire propulse la sélection marocaine vers une première finale continentale depuis plus de deux décennies, ravivant les espoirs d’un sacre à domicile. Le football marocain vit une soirée historique. Devant un public en fusion, la sélection nationale a su résister à la pression d’un adversaire nigérian redoutable pour décrocher son billet vers la grande finale du 18 janvier prochain. Une rencontre d’une intensité rare qui restera gravée dans les mémoires des supporters marocains, témoins d’un match où la tension n’a cessé de monter jusqu’à l’ultime tir au but. Une domination marocaine stérile face à la muraille nigériane Dès les premières minutes de la rencontre, les hommes de Walid Regragui ont imposé leur empreinte sur le match. La possession de balle s’est révélée équilibrée avec un léger avantage pour les Lions de l’Atlas, qui ont surtout brillé par leur volonté offensive. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : quatorze tentatives marocaines contre seulement deux pour les Super Eagles, une différence considérable qui illustre parfaitement la physionomie de cette demi-finale. Brahim Diaz, meilleur buteur de la compétition avec cinq réalisations, a multiplié les dribbles et les initiatives sans toutefois parvenir à tromper la vigilance de Stanley Nwabali, le portier nigérian auteur de quatre arrêts décisifs durant la rencontre. Face à cette domination territoriale marocaine, le Nigeria d’Éric Chelle a fait le choix d’un bloc compact et de transitions rapides vers son trio offensif composé de Victor Osimhen, Ademola Lookman et Akor Adams. Cette stratégie défensive a longtemps frustré les attaquants marocains, incapables de trouver les espaces nécessaires pour concrétiser leur supériorité. Les Lions de l’Atlas ont notamment buté à plusieurs reprises sur Calvin Bassey et Semi Ajayi, impériaux dans les duels aériens et les interventions défensives. La première période s’est ainsi achevée sur un score vierge, malgré une nette domination des locaux qui comptabilisaient déjà cinq corners contre un seul pour leurs adversaires. Le Maroc n’avait plus atteint ce stade de la compétition depuis l’édition 2004 en Tunisie, où les Lions de l’Atlas s’étaient inclinés en demi-finale. Leur unique sacre continental remonte à 1976, soit près d’un demi-siècle d’attente pour tout un peuple. De son côté, le Nigeria possède un palmarès bien plus fourni avec trois titres continentaux, le dernier datant de 2013. Les Super Eagles avaient atteint la finale lors de l’édition précédente en Côte d’Ivoire, s’inclinant face aux Éléphants sur le score de deux buts à un. Cette confrontation entre les deux nations constituait seulement leur deuxième demi-finale dans l’histoire de la compétition, après celle de 1980 remportée par le Nigeria. Tirs au but : Hakimi et Bounou héros de la qualification marocaine Après une seconde période tout aussi verrouillée et des prolongations sans véritable occasion franche, l’issue du match s’est jouée dans l’exercice redouté des tirs au but. La séance a débuté de manière surprenante avec deux échecs consécutifs : Hamza Igamane a vu sa tentative repoussée par Nwabali, avant que Samuel Chukwueze ne subisse le même sort face à Yassine Bounou. Les deux gardiens affichaient ainsi leur détermination à offrir la victoire à leur équipe respective. Eliesse Ben Seghir a ensuite ouvert le compteur pour le Maroc d’une frappe imparable, tandis que Paul Onuachu répondait immédiatement pour égaliser. Le tournant de cette séance est intervenu lorsque le capitaine Achraf Hakimi s’est présenté face à Nwabali, plaçant son tir avec une précision chirurgicale que le portier nigérian n’a pu détourner malgré son bon placement. Cette qualification revêt une importance capitale pour le football marocain, qui rêve d’offrir un deuxième titre continental à ses supporters, cinquante ans après le premier. Les Lions de l’Atlas affronteront le Sénégal de Sadio Mané, vainqueur de l’Égypte un peu plus tôt dans la soirée sur le score d’un but à zéro. Cette finale programmée le dimanche 18 janvier au même stade Prince Moulay Abdellah promet un affrontement de haut niveau entre deux des meilleures sélections africaines du moment. Pour le Nigeria, cette élimination constitue une nouvelle désillusion après la défaite en finale de l’édition précédente, mettant fin au parcours parfait des Super Eagles qui avaient remporté leurs cinq premiers matchs de la compétition avec quatorze buts inscrits. Le rêve marocain, lui, continue de s’écrire sous les yeux d’une nation entière suspendue aux exploits de ses héros. C.Z