À Koussigou Montagne, dans la commune de Natitingou au Bénin, les autorités minières poursuivent le processus de libération du site d’extraction d’or, désormais attribué à une entreprise chinoise. Une mission de terrain a permis de faire le point avec les exploitants artisanaux, encore partagés sur cette décision. Le processus de libération du site aurifère de Koussigou Montagne, à Perma, se poursuit. Le directeur départemental de l’eau, de l’énergie et des mines de l’Atacora, Elyassoum Matom P. Séfandé, s’est rendu sur les lieux pour échanger avec les exploitants et faire un état des lieux de la situation. Cette descente visait à rappeler aux orpailleurs que le site est désormais confié à une entreprise chinoise dans le cadre d’une convention d’exploitation signée avec l’État béninois. Elle s’inscrit dans une série de rencontres déjà engagées entre l’administration et les acteurs locaux afin de faciliter la mise en œuvre de cette décision. Sur place, les discussions ont porté sur les raisons de la libération du site, les délais annoncés et les dispositions envisagées pour les exploitants concernés. Plusieurs orpailleurs ont exprimé leurs inquiétudes, estimant avoir exercé leurs activités sur cet espace depuis de nombreuses années. Certains ont évoqué un sentiment d’appartenance au site, malgré les risques sanitaires liés aux méthodes d’extraction utilisées. De son côté, le directeur départemental a rappelé que, conformément au code minier, les gisements appartiennent à l’État. Il a insisté sur la nécessité de respecter cette disposition légale tout en appelant les exploitants à la collaboration. Il a également évoqué les mesures prévues pour leur relogement et la poursuite de leurs activités dans un cadre réorganisé. « Tout ce que je vous demande, c’est de rester toujours dans l’esprit de bonne collaboration », a-t-il lancé aux exploitants. Après environ une heure et demie d’échanges, les deux parties ont convenu de poursuivre les discussions à une date ultérieure. L’objectif annoncé est de parvenir à un accord qui tienne compte des exigences de l’État et des préoccupations des exploitants. Il convient de notifier que l’administration minière travaille actuellement à l’identification d’un nouveau périmètre d’installation pour les orpailleurs. Il est également question de moderniser les méthodes d’exploitation, avec une mécanisation progressive et l’ouverture éventuelle d’un comptoir d’achat et de vente, afin d’encadrer davantage l’activité. C.Z
Première session extraordinaire du Conseil économique et social : Sous le signe de l’engagement et d’hommage au peuple béninois.
Le mardi 13 janvier 2026 a marqué une nouvelle étape dans la dynamique institutionnelle du Bénin. Le président du Conseil économique et social (Ces), Conrad Gbaguidi, a procédé à l’ouverture de la première session extraordinaire de l’année, en présence de conseillers déterminés à poursuivre l’œuvre entamée depuis février 2025 : asseoir le Ces comme une institution utile, crédible et pleinement ancrée dans la vie citoyenne. Dans son allocution, le président n’a pas manqué de saluer la mobilisation et l’énergie intacte des membres du Conseil. Une équipe animée par une vision commune, celle de contribuer activement aux réflexions nationales et donner aux citoyens une voix plus audible dans les politiques publiques. L’orateur a également souligné que cette session s’inscrit dans un contexte d’enjeux majeurs pour le pays, où la concertation et l’expertise du Ces seront plus que jamais nécessaires. L’ouverture officielle fut aussi l’occasion de rendre hommage au peuple béninois pour sa maturité démocratique, manifestée lors des élections générales du 11 janvier. De même, le succès éclatant des Vodoun Days, qui ont célébré et valorisé le patrimoine culturel béninois, a été vivement salué. Dans un message empreint d’optimisme, le Président a adressé ses vœux de santé, de sérénité et de réussite à tous les Conseillers, appelés à servir avec responsabilité la Nation qui leur a confié cette mission. C.Z
La requalification de l’esplanade du Palais des Congrès : Les travaux dans leur phase opérationnelle.
Les travaux de requalification de l’esplanade du Palais des Congrès de Cotonou ont démarré, moins d’un mois seulement après la décision prise en Conseil des ministres. Sur le site, les engins sont à pied d’œuvre et les premières transformations sont visibles, témoignant de la volonté des autorités d’accélérer le rythme des projets d’aménagement urbain. L’objectif de ces travaux est de valoriser l’un des sites les plus emblématiques de la capitale économique et renforcer son attractivité. Cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures urbaines engagée par le gouvernement du Président Patrice Talon. Elle illustre l’ambition de repenser les espaces publics afin de mieux répondre aux exigences contemporaines en matière d’urbanisme, de mobilité et de qualité de vie. Si les désagréments liés aux travaux sont inévitables, beaucoup saluent la célérité d’exécution et nourrissent l’espoir de voir émerger, à terme, une esplanade à la hauteur du prestige du Palais des Congrès et de l’image renouvelée que Cotonou entend désormais projeter. C.Z
Qualification historique du Maroc en finale : Des scènes de chaos enregistrées en France.
La liesse populaire a brutalement basculé dans l’affrontement urbain au cours de la nuit de mercredi à jeudi 15 janvier 2026, après le succès des Lions de l’Atlas face au Nigeria. De Paris à Marseille, en passant par Lyon, les forces de l’ordre ont été la cible de multiples attaques aux mortiers d’artifice et de jets de projectiles divers. Ces incidents, localisés mais d’une rare intensité, viennent ternir une célébration sportive d’envergure internationale qui a mobilisé des milliers de supporters dans l’Hexagone. Le défi sécuritaire autour de la finale prévue ce dimanche devient désormais la priorité absolue des autorités françaises, craignant une intensification des violences lors de l’ultime confrontation du tournoi. L’effervescence qui a suivi le coup de sifflet final s’est rapidement muée en un terrain de confrontation directe entre des groupes d’individus et les unités de sécurisation déployées sur le terrain. À peine la victoire marocaine confirmée, des détonations de mortiers d’artifice ont résonné dans plusieurs quartiers sensibles et sur les grands axes de circulation. Les policiers et gendarmes, en position de surveillance pour encadrer les rassemblements, ont essuyé des tirs nourris de feux de joie détournés en armes offensives. Ces agressions, bien que prévisibles au vu de la montée en puissance de la compétition, ont nécessité des interventions musclées et l’usage fréquent de gaz lacrymogènes pour disperser les fauteurs de troubles et protéger les biens publics. L’ampleur de ces débordements ne se limite pas à la capitale française, où les interdictions de rassemblement sur les Champs-Élysées n’ont pas suffi à étouffer toutes les velléités de regroupements sauvages. Dans la métropole lyonnaise et à Marseille, le scénario s’est répété avec une précision inquiétante : des barricades de fortune ont parfois été érigées avant d’être incendiées, servant de boucliers pour lancer des projectiles sur les véhicules de patrouille. Ces épisodes de guérilla urbaine intermittente soulèvent des interrogations sur la capacité de maintien de l’ordre à contenir une explosion de joie qui, pour une minorité de protagonistes, devient un prétexte à l’anarchie. La gestion de ces flux humains massifs, mêlant familles en fête et groupes déterminés à l’affrontement, place les préfectures dans une posture de vigilance maximale pour les jours à venir. Le verrouillage sécuritaire opéré par les institutions étatiques visait pourtant à minimiser ces risques de dérapages. Malgré l’installation de périmètres de protection et la mobilisation de brigades mobiles, l’imprévisibilité des actions sporadiques a créé des zones de tension difficiles à maîtriser simultanément. Les dégâts matériels, bien que toujours en cours d’évaluation par les municipalités, témoignent d’une volonté manifeste de s’en prendre aux symboles de l’autorité. Cette situation impose une réflexion sur les dispositifs à mettre en œuvre pour la clôture de la Coupe d’Afrique des Nations, afin que le sport reprenne ses droits sur la violence. L’historique sécuritaire de la Can 2025 et les enjeux tactiques face au Sénégal La qualification marocaine s’est jouée sur un fil, au terme d’un duel tactique de 120 minutes où le Nigeria a été totalement muselé par le bloc défensif des Lions de l’Atlas. Avec seulement deux tentatives de tirs pour les Super Eagles — un chiffre historiquement bas pour une demi-finale de ce niveau — le Maroc a dominé la possession sans toutefois trouver la faille avant la loterie des tirs au but. C’est l’héroïsme de Yassine Bounou, stoppant les tentatives de Chukwueze et Onyemaechi, qui a propulsé son pays vers une finale attendue contre le Sénégal. Ce parcours exceptionnel s’insère toutefois dans un climat de tension croissante en France depuis le début du tournoi. Fin décembre 2025, le commissariat de Bellefontaine à Toulouse avait déjà été visé par des attaques similaires lors des huitièmes de finale, tandis que l’élimination de l’Algérie en quarts avait provoqué des heurts sérieux à Lille et Roubaix, laissant plusieurs policiers blessés. Cette récurrence des incidents de rue, corrélée aux résultats sportifs, dessine une cartographie de la tension que les services de renseignement surveillent de près. Le passage de ce cap sportif vers la finale de dimanche contre les Lions de la Teranga soulève des préoccupations majeures quant à la gestion de l’espace public français. Le Sénégal, champion redoutable, et le Maroc, porté par un élan national sans précédent, disposent tous deux d’importantes communautés de supporters sur le territoire national. La convergence de ces deux publics, couplée à l’historique récent des violences urbaines observées durant les précédentes phases de la compétition, oblige les autorités à envisager des renforts massifs de Crs et de gendarmes mobiles. L’objectif est d’éviter que la finale ne devienne le théâtre de dérapages encore plus graves que ceux constatés lors de la demi-finale. L’analyse des faits récents démontre que chaque étape de la compétition a agi comme un catalyseur pour des tensions préexistantes. Les municipalités, déjà sollicitées par les coûts de nettoyage et de réparation des mobiliers urbains dégradés, appellent à une responsabilité collective des supporters. La finale de dimanche représente donc bien plus qu’un simple enjeu sportif pour le continent africain ; elle constitue un test de résilience pour l’ordre public en France, où la passion pour le football se heurte violemment aux débordements de groupes radicaux. Le dénouement de cette Can 2025 restera sans doute dans les mémoires, tant pour le brio technique de ses athlètes que pour les défis sociétaux qu’elle impose aux nations européennes d’accueil. Peut-on espérer un retour au calme pour le sacre final, ou le déploiement policier sera-t-il le seul rempart contre une nouvelle nuit de heurts ? La réponse se jouera autant sur la pelouse que dans les rues des grandes métropoles ce week-end. C.Z
Extrémisme violent dans le Nord-Bénin : Le commissariat de Gnémasson pris pour cible.
Le commissariat de Gnémasson, dans la Commune de Péhunco, a été la cible d’une attaque armée ayant occasionné d’importants dégâts matériels, dans la matinée du mercredi 14 janvier 2026. D’après les informations relayées par un médial local, l’assaut s’est produit aux environs de 7 heures. Des individus armés, estimés à une trentaine et non formellement identifiés, ont fait irruption dans cette unité de sécurité, plongeant la localité dans un climat de vive inquiétude. Selon des témoignages recueillis sur place, les assaillants auraient exigé la libération des personnes gardées à vue avant d’ordonner aux agents en poste d’évacuer les lieux. Après avoir pris le contrôle du site, ils ont incendié plusieurs installations du commissariat, y compris des motocyclettes stationnées à l’extérieur, appartenant aussi bien au service qu’aux policiers. Après leur opération, les assaillants auraient quitté les lieux en direction d’un village voisin afin de se soustraire aux forces de sécurité. Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée parmi les agents en service, selon une source policière. L’attaque a suscité une vive émotion au sein des autorités locales et des populations de Gnémasson. Des enquêtes ont été ouvertes afin d’identifier et de retrouver les auteurs de cet acte criminel, qui s’inscrit dans un contexte sécuritaire préoccupant dans le département de l’Atacora. Les autorités appellent par ailleurs les populations à renforcer leur vigilance et à s’impliquer activement dans la co-production de la sécurité, en vue de lutter efficacement contre les menaces liées à l’extrémisme. Pascal Toffodji
Insécurité à Parakou : Le corps sans vie d’un jeune homme retrouvé à Albarika.
Un corps sans vie a été découvert, hier jeudi 15 janvier 2026 en face du parc A du quartier Albarika, dans la ville de Parakou. Selon les premières informations, il s’agirait d’un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années. La victime a été retrouvée en face d’une boutique, vêtue d’un maillot de l’équipe nationale du Bénin. Son identité ainsi que celle de ses parents ne sont pas encore connues. D’après les témoignages recueillis sur place, c’est le propriétaire de la boutique qui, après avoir constaté la présence du corps, s’est rendu chez le Chef quartier (Cq) pour signaler les faits. Les forces de l’ordre ont ensuite été alertées et sont attendues sur les lieux afin de sécuriser la zone et procéder aux premiers constats. À ce stade, les causes exactes du décès restent inconnues. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de ce drame. C.Z
Autonomisation des femmes et des filles au Bénin : Angélique Kidjo célèbre les progrès du gouvernement et l’engagement de l’Unicef.
Angélique Kidjo, Ambassadrice de bonne volonté de l’Unicef et fondatrice de la Fondation Batonga, a animé, hier jeudi 15 janvier 2025, à Cotonou, une conférence. Avec les professionnels des médias, elle a partagé les résultats inspirants de sa récente tournée dans plusieurs régions du Bénin. Ayant à ses côtés Ousmane Niang, représentant de l’Unicef au Bénin, Codou Diaw, Directrice exécutive de Batonga et Zeynab Habib également Ambassadrice Unicef, la célèbre artiste a exprimé sa fierté face aux avancées concrètes en faveur des femmes et des filles vulnérables. « L’éducation des filles, la protection de l’environnement, le respect des droits de l’enfant et l’autonomisation économique sont au cœur de notre action », a souligné Angélique Kidjo, évoquant notamment : l’inauguration d’une unité de transformation agroalimentaire à Savalou au profit de 30 cercles économiques ou groupements féminins de 25 femmes chacun ; les clubs de leadership pour adolescentes, où « les progrès sont visibles depuis ma dernière visite » ; l’impact révolutionnaire de l’unité de Bohicon : « Ce qui prenait des jours s’effectue désormais en heures, avec un accès à des marchés régionaux ». Codou Diaw a rappelé que la Fondation Batonga, « désormais âgée de 20 ans, est passée de l’adolescence à la maturité avec des résultats probants ». Un engagement gouvernemental salué et un plaidoyer pour l’avenir La fondatrice de la Fondation Batonga, Angélique Kidjo a rendu un hommage inattendu aux autorités béninoises : «Si on m’avait dit que l’État investirait massivement dans la nutrition infantile en si peu de temps, je ne l’aurais pas cru. Le gouvernement actuel a saisi l’enjeu crucial de protéger notre jeunesse.» L’artiste a néanmoins appelé à intensifier les efforts sur : le respect systématique des droits de l’enfant ; le financement des programmes au profit des femmes vulnérables et l’élargissement des initiatives économiques locales. Un appel soutenu par Zeynab Habib et l’Unicef, confirmant la mobilisation continue de tous les acteurs pour un Bénin plus équitable. Laure Lèkossa
Retrait des Etats-Unis des organisations onusiennes : Les inquiétudes de l’Union africaine.
L’Union africaine a exprimé sa préoccupation face au retrait des États-Unis de plusieurs organisations internationales, une décision jugée susceptible d’affecter les efforts de développement, de paix et de résilience sur le continent. Dans une déclaration publiée le lundi dernier, le président de la Commission de l’Union africaine (l’UA), Mahmoud Ali Youssouf, a réagi au mémorandum présidentiel américain du 7 janvier 2026 annonçant le retrait de Washington de 66 organisations, conventions et traités internationaux considérés comme contraires aux intérêts nationaux américains. Selon le responsable africain, toute réduction des capacités opérationnelles de ces institutions risque de compromettre des acquis importants en matière de développement, de consolidation de la paix et de protection des populations vulnérables, en particulier dans les zones fragiles ou affectées par les conflits. Parmi les 31 entités onusiennes concernées figurent plusieurs structures majeures pour l’Afrique, notamment la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, le Bureau du conseiller spécial pour l’Afrique, le Forum permanent sur les personnes d’ascendance africaine, Onu Femmes, le Fonds des Nations unies pour la population et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement. Le retrait américain concerne également 35 organisations non onusiennes, dont le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, l’Agence internationale pour les énergies renouvelables et l’Union internationale pour la conservation de la nature. Tout en reconnaissant le droit souverain des États-Unis d’ajuster leurs engagements internationaux, la Commission de l’UA a rappelé que Washington demeure un partenaire historique de l’Afrique et un acteur central du système multilatéral. Elle a souligné le rôle déterminant de ces institutions dans le renforcement des capacités nationales, la promotion d’une croissance inclusive, l’égalité des genres, le relèvement post-conflit et la protection sociale. L’Union africaine a insisté sur le fait que le partenariat Afrique–États-Unis repose sur des intérêts partagés, notamment la paix, la sécurité, les opportunités économiques, la gouvernance démocratique et la stabilité mondiale, et que les cadres multilatéraux ont longtemps servi de leviers efficaces pour atteindre ces objectifs. Cette décision américaine s’inscrit dans la continuité d’un rapport du département d’État, élaboré en application du décret présidentiel 14199 du 4 février 2025, qui prévoyait une révision globale de la participation des États-Unis aux organisations intergouvernementales. D’autres recommandations restent à l’étude, laissant entrevoir de possibles retraits supplémentaires. Face à cette situation, l’UA appelle à un dialogue entre les États-Unis, les Nations unies et les partenaires internationaux afin de préserver les fonctions multilatérales essentielles et d’éviter que les populations les plus vulnérables ne soient affectées de manière disproportionnée. Elle a réaffirmé son attachement au multilatéralisme, considéré comme un pilier fondamental pour relever les défis mondiaux et promouvoir une paix et une prospérité partagées. Pascal Toffodji
Présidentielle en Ouganda : Yoweri Museveni vers un 7e mandat.
Yoweri Museveni, âgé de 81 ans, est le président ougandais au pouvoir depuis près de 40 ans. Il brigue un septième mandat lors de l’élection présidentielle du 15 janvier 2026, où il demeure le favori, soutenu par son parti, le Mouvement de résistance nationale (Nrm). Yoweri Museveni dirige l’Ouganda depuis 1986. Passé du statut de chef rebelle à celui d’autocrate solidement ancré dans la société, il a modifié la Constitution en 2017 afin de supprimer les limites d’âge et de mandat. Son parti, le Mouvement de résistance nationale (Nrm), l’a investi à l’unanimité comme candidat en août 2025, recueillant plus de deux millions de signatures pour sa candidature. La commission électorale a validé sa candidature en septembre 2025. Museveni met en avant des réalisations telles que la stabilisation économique, la réduction de l’épidémie de Vih/Sida et le retour d’une paix relative après des années de conflit. Le soutien rural reste important grâce aux réseaux de base du Nrm, à son système clientéliste et à ses campagnes de mobilisation. Les analystes prévoient sa victoire grâce à son contrôle des institutions et à une opposition fragmentée. Le chef de l’opposition, Bobi Wine, une star de la pop de 43 ans, représente la principale menace. Il mobilise une jeunesse exaspérée par le chômage, la corruption et la répression. Ses détracteurs pointent du doigt ses tactiques autoritaires. Par exemple, la campagne pour cette présidentielle est marquée par une répression brutale, dénoncée par Amnesty International. Arrestations massives, intimidations de l’opposition et montée en puissance du fils du président, Muhoozi Kainerugaba, interrogent sur la nature réelle de cette élection. Des rumeurs de succession dynastique circulent autour de membres de sa famille, comme son fils. Le scrutin est prévu pour le 15 janvier 2026, dans un contexte de fortes tensions à quelques jours du jour J. 7 candidats sont en lice, mais la position dominante de Museveni au sein des institutions favorise la prolongation de son règne, qui dure depuis quatre décennies. C.Z
Élections législatives et communales au Bénin : Le Consortium panafricain pour la paix publie son bilan préliminaire.
Quelques jours après les élections législatives et communales organisées le dimanche dernier, la mission d’observation du Consortium panafricain pour la paix (Cpp) a rendu public son rapport préliminaire lors d’un point de presse tenu le mardi 13 janvier à Cotonou. Le Consortium panafricain pour la paix, qui regroupe plusieurs structures œuvrant pour la démocratie, la bonne gouvernance, le panafricanisme et la lutte contre les effets du changement climatique, est aujourd’hui implanté dans 17 pays africains. Son siège se trouve au Bénin, tandis que sa création a été actée à Bangui, en République centrafricaine. Selon son porte-parole, Cosme Adandozan, le Cpp a mobilisé 19 observateurs électoraux, dont 15 venus de l’étranger et 4 nationaux. Ces derniers ont suivi l’ensemble du processus: de l’ouverture des bureaux de vote au dépouillement, en passant par l’agrégation des résultats. Constats sur le déroulement du scrutin Dans une déclaration lue par Soumahoro Manssa, représentant du consortium, la mission a relevé : quelques retards à l’ouverture de certains bureaux de vote, rapidement corrigés grâce à l’intervention de la Commission électorale nationale autonome (Céna), une disponibilité jugée suffisante du matériel électoral dans la majorité des centres visités, la présence dissuasive et rassurante des forces de sécurité, qui a contribué à prévenir toute perturbation majeure, un fort engouement des populations dès les premières heures, marqué par la discipline et la maturité civique, illustrées par des files d’attente ordonnées. Participation et transparence La mission a salué une participation appréciable au niveau national, avec une mobilisation notable des femmes et des jeunes. Le secret du vote et le respect du calendrier électoral ont été globalement assurés, témoignant de l’efficacité des campagnes de sensibilisation menées en amont. Elle a également mis en avant la présence d’observateurs nationaux et internationaux, ainsi que la transparence du dépouillement, effectué en présence des membres des bureaux de vote et des représentants des candidats. En définitive, le Consortium panafricain pour la paix estime que les dysfonctionnements relevés sont mineurs et ne remettent pas en cause la crédibilité du scrutin. Il précise toutefois qu’une analyse plus approfondie sera livrée dans son rapport final, après le suivi post-électoral et la proclamation officielle des résultats. Prisca Ahouassou