Malgré les milliards investis par le gouvernement pour offrir aux commerçants un cadre moderne et sécurisé, la vente à la sauvette persiste autour du marché moderne d’Abomey. Le chef d’arrondissement de Hounli, Emmanuel Azélokonon, déplore cette situation et invite les marchands à regagner les installations, assurant que des mesures sont en cours pour alléger leurs difficultés.
Depuis l’ouverture du marché moderne d’Abomey, la vente à la sauvette s’est imposée comme une réalité quotidienne. De nombreux commerçants ont préféré rester mobiles dans leurs activités, évoquant notamment le coût jugé trop élevé des boutiques et des places. Une situation que le chef d’arrondissement de Hounli, Emmanuel Azélokonon, considère comme déplorable. « Le gouvernement a investi des milliards pour construire ce marché. On ne peut pas l’abandonner », martèle-t-il. Selon lui, l’abandon des infrastructures au profit de la vente informelle risque de décourager ceux qui ont contribué à la réalisation de ce projet. Membre du comité de gestion du marché, Azélokonon dit comprendre les difficultés rencontrées par les commerçants, mais les exhorte à s’installer dans les locaux. Il assure que les autorités supérieures sont à l’écoute et travaillent à des solutions pour améliorer la situation. « Les prix pratiqués ne visent pas à créer de la souffrance, mais à entretenir la sécurité, la propreté et le fonctionnement du marché », explique-t-il. Le responsable rappelle que l’investissement consenti par le gouvernement chinois pour la construction du marché moderne vise à offrir aux fils et filles d’Abomey un cadre digne et confortable. « Ce marché n’a pas été réalisé pour aggraver les souffrances, mais pour les amoindrir », insiste-t-il, invitant les commerçants à regagner les installations afin de préserver l’esprit et l’objectif de ce projet.
Zéphirin Toasségnitché











