La Cellule des femmes de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Cfu) a initié au profit des étudiants de Ok Fashion, une campagne de sensibilisation sur les risques liés aux violences numériques. Animée par la Directrice départementale des affaires sociales et de la microfinance (Ddasm) du Zou, la séance s’est déroulée dans le cadre des 16 jours d’activisme de lutte contre les Violences basées sur le genre (Vbg),
La Cellule des femmes de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Cfu) n’a pas voulu rester en marge des 16 jours d’activisme de lutte contre les Violences basées sur le genre (Vbg) décrétés par le Ministère des affaires sociales et de la microfinance (Masm) pour sensibiliser les femmes et les adolescentes sur les violences qu’elles subissent au quotidien. Cette année, un point d’orgue est mis sur les affres des violences numériques qui ne sont pas perçues du commun des Béninois. «Le numérique fait de nombreuses victimes sans que personne ne s’en rendre compte » a signalé la Directrice départementale des affaires sociales et de la microfinance (Ddasm) du Zou. Cette séance d’information vise donc à attirer l’attention des utilisateurs des outils numériques, notamment les étudiantes en année de formation professionnelle, sur les risques qu’elles courent en utilisant par exemple le téléphone Android. Ceci pour limiter les dégâts et vite circonscrire le phénomène qui se développement au nez et à la barbe de tout le monde. Dans un échange à bâton rompu, Ariane Adjolohoun, la Directrice départementale des affaires sociales et de la microfinance (Ddasm) du Zou leur a d’abord défini le concept du Vbg. Une fois le terrain balisé, elle a poursuivi son exposé avec les typologies de violences, leurs manifestations et leurs répercussions sur les victimes. Elle s’est longuement appesantie sur les violences liées à l’utilisation incontrôlée du numérique. Selon elle, la mauvaise utilisation des outils numériques conduisent le plus souvent dans le décor et porte préjudice à l’avenir de celui ou celle qui le manipule. Ainsi, elle a exhorté les apprenants de l’institut Ok Fashion à la prudence afin d’éviter les pièges qu’offre l’usage du téléphone Android. En cas de victime, Ariane Adjolohoun les a édifiés par rapport à la conduite à tenir en face d’une violence numérique. A en crois ses explications, il faut dans un premier temps rassembler les preuves avant de porter plainte en appelant le 138, un numéro vert pour recevoir l’assistance des structures compétentes. Aussi, faut-il avoir la culture de la dénonciation, le respect de soi-même, préserver sa dignité et surtout adopter des mesures préventives. Elle a également recommandé aux apprenants d’éviter de publier à tout bout de champ leurs photos sur les réseaux sociaux. Ils ont exprimé des préoccupations dont les réponses apportées leur ont permis de dissiper leurs inquiétudes. Pour Nathalie Allotchékpa, déléguée départementale de la Cfu/Zou, les objectifs sont atteints puisque cette causerie a permis de sauver des âmes innocentes par la sensibilisation en leur permettant d’être épanouies et de contribuer au développement de la Nation. Hymette Amoussou, vice-présidente du Club de la presse du Zou a, quant à elle, exprimé sa satisfaction par rapport à la qualité des échanges. Oslo Nansi Adjakidjè, le promoteur de l’institut Ok Fashion s’est réjoui du choix porté sur son école pour abriter une telle causerie dont la pertinence du thème n’est plus à démontrer. Les participantes, mieux outillées s’engagent à mettre en application les astuces apprises pour ne pas tomber dans les griffes des violences numériques.
C.Z











