Les députés de la 10ème mandature ont été officiellement installés dans leurs fonctions le dimanche 8 février dernier. A l’issue des tractations, Joseph Fifamè Djogbénou a été porté en triomphe à la tête du parlement béninois. Ce plébiscite est une chance pour la législature entrante au regard du parcours exceptionnel de l’homme selon les analyses des citoyens.
Devenu donc septième président de l’Assemblée nationale de l’ère du renouveau démocratique au Bénin et le tout premier président de l’institution pour inaugurer les septennat, Joseph Fifamè Djogbénou reste à 57 ans un homme politique au parcours exemplaire. Des couloirs de la faculté de droit et de sciences politiques de l’ex-université du Bénin aujourd’hui l’université d’Abomey-Calavi au palais des gouverneurs à Porto Novo, Joseph Fifamè Djogbénou a connu un parcours séduisant. Né le 20 mars 1969 à Abomey dans le département du Zou, il s’inscrit en faculté de droit après avoir décroché brillamment un baccalauréat littérature et philosophie au collège du révérend père Aupiaire à Cotonou en 1992. 16 ans plus tard, l’étudiant Joseph Diogbenou achève une agrégation de droits privés et de sciences criminelles au Cames flanqué du titre de major de la promotion 2009 des agrégés en droit. Parallèlement au cours qu’il administrait à l’Uac, Joseph Diogbénou exerçait la profession d’avocat. Il s’est d’ailleurs rendu célèbre dans bien d’affaires dont celle relative à la tentative d’empoisonnement et de coup d’état contre le président Boni Yayi dans laquelle l’actuel occupant du palais de la Marina était poursuivi. Dans cette affaire la coupe d’appel de Paris avait rejeté en décembre 2013 la demande d’extradition vers le Bénin du présumé coupable. Devenu président de la république à l’issue des élections de mars 2016, Patrice Talon nomme l’ancienne personnalité du premier plan de la société civile béninoise et fondateur de l’ancien parti politique Alternative citoyenne, ministre de la justice et garde des sceaux. Mais en juillet 2018, Joseph Diogbenou prête serment en tant que président de la Cour constitutionnelle. Un poste dont il démissionne le 12 juillet 2020 au profit de la présidence du parti politique Up, Union progressiste, succédant à Bruno Amoussou. Le parti est rejoint à la veille des législatives en 2023 par le Prd du président Adrien Houngbédji et devient l’Union progressiste le renouveau. Depuis ce dimanche Joseph Fifamè Diogbénou est devenu la deuxième personnalité de l’Etat.
C.Z











