Les fidèles chrétiens catholiques entrent en carême le jeudi prochain. En prélude aux quarante jours de pénitence, de privation de toutes sortes, ils célèbrent ce 18 février 2026, le mercredi des cendres qui annonce le carême chrétien.
Comme à l’accoutumé, dès les premières heures de la matinée, les fidèles de l’église catholique prennent d’assaut les paroisses pour participer à la messe et recevoir l’imposition des cendres, signe de pénitence et d’engagement à la suite du Christ et symbolise l’état fragile de l’être humain. « Tu es poussière et tu retourneras à la poussière » a dit l’Eternel dans Genèse 3, 19. Il rappelle la mortalité humaine comme conséquence du péché, en opposition à la vie éternelle qui était offerte avant la désobéissance. La ‘’poussière’’ symbolise à la foi l’origine de l’homme et sa fin physique. Père Edgar Vigan, rappelle l’importance de ce temps liturgique. « Le mercredi des cendres, c’est le jour que l’Église a choisi pour commencer le temps de carême. L’imposition des cendres sur le front des fidèles est un signe de pénitence et de conversion, afin que chacun puisse s’engager à suivre le Christ. » Selon lui, l’Église propose aux chrétiens durant cette période les trois grandes réalités que sont la prière, un appel à intensifier la vie spirituelle, à faire silence pour écouter Dieu dans sa parole et dans les événements du quotidien. La pénitence, un exercice de privation et de renoncement, non seulement alimentaire mais aussi dans les plaisirs et habitudes, pour purifier le corps et l’esprit. Puis la charité, le partage et l’ouverture aux autres, afin que les fruits du carême ne soient pas éphémères mais portés dans la vie de tous les jours.
Un temps de conversion
Pour le Père Vigan, le carême n’est pas seulement une période de quarante jours de privation mais une école de vie chrétienne : « Ce que nous gagnons au cours du carême, il faut le préserver pour la vie. C’est un chemin de conversion qui nous invite à prier davantage, à nous priver pour mieux nous offrir, et à partager avec nos frères. » À Bohicon comme ailleurs, les fidèles sont ainsi invités à entrer dans ce temps de pénitence avec ferveur et espérance, en vue de la célébration pascale.
Zéphirin Toasségnitché











