Les chrétiens catholiques s’apprêtent à vivre ce jour le Vendredi Saint qui marque la passion du Christ. Il occupe une place unique dans le calendrier liturgique catholique. Selon les explications du Père Jonathan Capo-Chichi, c’est le seul jour de l’année où l’Église ne célèbre pas la messe.
Ce choix liturgique traduit la communion directe de l’Église avec Jésus souffrant. « Ce n’est pas le temps de la messe, mais un jour de deuil, de souffrance, de recueillement et de pénitence », explique le Père Capo-Chichi. Les fidèles sont invités à vivre intensément la passion du Christ, en méditant sur son sacrifice pour le salut de l’humanité. Même si la messe n’est pas célébrée, la communion n’est pas supprimée. Le corps du Christ, conservé depuis la célébration précédente, est distribué aux fidèles au cours de la liturgie de la Passion. Cette démarche vise à leur donner la force spirituelle nécessaire pour traverser ce moment de recueillement. La célébration de la Passion s’accompagne d’une procession solennelle, ponctuée de chants et parfois de danses. Elle annonce à tous que, malgré la souffrance et la crucifixion, Jésus-Christ est vivant. Le Vendredi Saint est ainsi un jour de silence, de prière et de méditation. Il rappelle aux fidèles que la croix, symbole de souffrance, est aussi le chemin vers la gloire et la résurrection.
C.Z











