
L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en collaboration avec le Gouvernement du Bénin, a effectué ce jeudi 30 Avril 2026, une mission de visite conjointe au Poste de contrôle juxtaposé (PCJ) de Hillacondji/Sanvee Condji, avec la participation des acteurs clés, afin d’évaluer l’opérationnalisation du système MIDAS (Système d’informations et d’analyse de flux migratoires).

Cette visite vise à apprécier le niveau d’opérationnalisation du systèmeMIDAS installé au PCJ de Hillacondji/ Sanvee Condji, pour une meilleure gestion des flux migratoires; de recueillir les retours des utilisateurs et d’échanger avec les autorités sur les résultats obtenus et les perspectives futures contribuant ainsi au renforcement des capacités opérationnelles des acteurs sur le terrain.

Cette initiative mise en œuvre par l’OIM, s’inscrit dans le cadre du projet conjoint financé par le Gouvernement Américain visant à renforcer, la gestion des frontières par une coordination et un partage d’informations efficaces entre les deux pays et à soutenir une gestion plus coordonnée, sûre et efficace des espaces frontaliers. Pour Yawovi Batchassi, Représentant résident de l’UEMOA au Bénin, une réalité demeure dans l’ensemble des États en matière de libre circulation des personnes et des biens, telle que promue au sein de l’espace UEMOA. Il s’agit du « défi sécuritaire » précise-t-il. « Nos frontières des pays sont affectés par les problèmes de sécurité et les problèmes d’extrémisme violent. Il faudrait mettre en place des dispositifs qui permettent de coupler à la fois cette liberté de circulation des biens des personnes avec les questions sécuritaires » a-t-il laissé entendre. Il se dit heureux que ce projet mis en œuvre par l’OIM sur le financement des États-Unis d’Amérique permette de renforcer cette question sécuritaire à la frontière entre le Bénin et le Togo.

La mission a réuni une vingtaine de participants issus notamment la Direction générale de la Police républicaine (DGPR), de la Direction de l’Emigration et de l’Immigration (DEI), de l’UEMOA, de l’Ambassade des États-Unis, ainsi que de l’Immigration togolaise. Elle a permis aux différents acteurs, de dresser un état des lieux du fonctionnement du système, d’identifier les forces et les axes d’amélioration du dispositif, et formuler des recommandations en vue de consolider les acquis du projet, dont la clôture est prévue le 7 mai 2026. A cet effet, le Représentant résident de l’UEMOA au Bénin, a relevé l’importance du système MIDAS qui permet non seulement de prélever les empreintes digitales de ceux qui traversent les frontières mais cela permet également de constituer une base de données pour vérifier l’éventuelle présence de personnes mal intentionnées, notamment celles recherchées par les forces de sécurité.

Le projet appuie les efforts des gouvernements béninois et togolais pour faire face aux défis sécuritaires croissants dans les zones frontalières, dans un contexte marqué par l’intensification des menaces transfrontalières et de la criminalité organisée. À travers cette initiative, l’OIM réaffirme son engagement à soutenir les États dans la mise en place de mécanismes modernes et coordonnés de gestion des frontières, contribuant à la sécurité, à la mobilité sûre, ordonnée et à la coopération régionale.
Laure LEKOSSA











