Au lendemain des pluies diluviennes qui ont paralysé plusieurs quartiers de Cotonou, la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (Sirat) a réagi. Lors d’une conférence de presse ce jeudi 7 mai 2026, son Directeur général, Ranti I. Akindès, a reconnu l’ampleur des perturbations tout en soulignant que les ouvrages d’assainissement ont globalement rempli leur rôle face à un épisode pluvieux qualifié d’« exceptionnel ».
Selon les données météorologiques, près de 172 millimètres de pluie sont tombés en seulement trois heures dans la nuit du 5 au 6 mai, soit l’équivalent d’un mois de précipitations en une nuit. « Recevoir un mois de pluie en une nuit, c’est compliqué à gérer », a expliqué le Directeur général, évoquant des inondations temporaires dans des quartiers comme Sainte-Rita, Agontinkon, Vèdoko, Akogbato, Agla et Akpakpa. Malgré les difficultés, la Sirat estime que les systèmes d’assainissement ont permis une évacuation relativement rapide des eaux. « La plupart des axes structurants étaient dégagés en l’espace d’une heure », a affirmé Ranti I. Akindès, saluant le travail de la Sgds dont les opérations de curage ont facilité l’écoulement vers les exutoires. Le Directeur du pôle aménagement urbain, François Agomadjè, a précisé que les collecteurs sont dimensionnés pour résister à des pluies de retour de 10 à 50 ans. « Ce qui s’est passé hier était prévu dans les études. Le fait que l’eau se soit retirée après quelques heures montre que les ouvrages fonctionnent correctement », a-t-il assuré. La Sirat reconnaît toutefois que certains travaux en cours ont pu ralentir l’écoulement des eaux. Parmi eux : le projet Accès traversée de Cotonou (Atc), la phase B du programme Asphaltage, ainsi que plusieurs collecteurs majeurs sur les boulevards Jean-Paul II, Saint-Michel et au carrefour Camp Guézo. Des systèmes de pompage provisoires ont été installés, mais leur capacité reste limitée. Le Dg a annoncé que la situation devrait s’améliorer avec la livraison progressive des grands ouvrages : le collecteur principal de Gbégamey attendu en 2027 et les derniers travaux du Programme d’assainissement pluvial de Cotonou (Papc) prévus pour 2028. « Une fois ces travaux terminés, la situation définitive pourra être véritablement évaluée », a conclu Ranti I. Akindès.
Pascal Toffodji











