Les travaux de réhabilitation du stade Charles de Gaulle ont démarré tambour battant. Engins lourds, décapage de la pelouse et mobilisation des autorités : la capitale béninoise s’apprête à accueillir un joyau sportif aux normes internationales. Dans ce contexte, il ne pourra pas accueillir la cérémonie d’investiture du nouveau président de la République comme c’est de tradition.
Depuis quelques jours, le stade mythique de Porto-Novo est en chantier. Les bulldozers et autres engins s’activent, transformant progressivement l’enceinte sportive. La pelouse et les pistes ont déjà été décapées, signe que le projet avance à grands pas. À terme, l’ouvrage viendra enrichir la liste des infrastructures modernes réalisées dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (Pag), qui redessine le visage de la capitale. Adopté en Conseil des ministres le 15 octobre 2025, le dossier de réhabilitation vise à mettre le stade aux normes internationales. Objectif : offrir aux jeunes sportifs un cadre adapté pour s’entraîner et se préparer aux compétitions de haut niveau. Le gouvernement a confié la maîtrise d’œuvre à des cabinets spécialisés, déjà aguerris sur plusieurs chantiers du Pag. Le ministre des Sports et celui du Cadre de vie ont reçu mandat de veiller au bon déroulement des travaux. Pour les autorités, ce projet est une priorité nationale : il incarne la volonté de faire du sport un levier de rayonnement et de cohésion sociale. Alors que les travaux battent leur plein, une rumeur circule : la cérémonie d’investiture du président élu, Romuald Wadagni, prévue le 24 mai prochain, pourrait se tenir à Cotonou plutôt qu’au stade Charles de Gaulle, habituellement choisi pour l’événement. Une hypothèse qui s’explique par l’état actuel du chantier.
C.Z











