Au premier trimestre 2026, les exportations béninoises ont grimpé de 78,3 %, atteignant 223,96 milliards FCFA. Porté par le coton, le soja et les graines oléagineuses, ce résultat illustre la montée en puissance de la transformation locale et la solidité d’une stratégie économique tournée vers l’autonomie industrielle.

Le Bénin vient de franchir un cap majeur dans son parcours économique. Selon les dernières données de l’INStaD, les exportations du pays ont bondi de 78,3 % par rapport au trimestre précédent, pour atteindre 223,96 milliards FCFA. Une performance spectaculaire qui repose sur le dynamisme des filières phares – coton, soja et graines oléagineuses – et confirme la pertinence de la stratégie de diversification agricole et agro-industrielle engagée depuis une décennie. Mais l’autre signal fort vient du front des importations. Celles-ci affichent une baisse de 41,1 % sur un an, traduisant la montée en puissance de la transformation locale. La Zone Industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz) joue un rôle central dans cette mutation : en transformant ses matières premières sur son propre sol, le pays réduit sa dépendance extérieure et assainit sa balance commerciale. Ce double mouvement – accélération des exportations et substitution aux importations – conforte les prévisions optimistes du Fmi et de la Bad, qui anticipent une croissance robuste comprise entre 6,8 % et 7 % pour 2026. Au-delà des chiffres, c’est une trajectoire vers une autonomie industrielle durable qui se dessine, plaçant le Bénin comme un acteur de premier plan dans la sous-région.
Laure Lèkossa











