À Agondokpoué, le directeur et la communauté s’organisent pour sécuriser les stocks restants afin d’assurer la continuité du programme alimentaire dès septembre prochain
À l’approche des grandes vacances, la question de la sécurisation des vivres des cantines scolaires revient au premier plan. Dans plusieurs écoles du département du Zou, les stocks disponibles ne seront pas entièrement consommés avant la fin de l’année scolaire 2025-2026. Ces réserves représentent une ressource précieuse pour garantir le démarrage des cantines dès la rentrée prochaine, en attendant l’acheminement de nouveaux vivres par le Programme alimentaire mondial (Pam). Le directeur de l’École primaire publique d’Agondokpoué, Émile Houékpon, insiste sur l’importance de cette vigilance collective. « Les vivres appartiennent aux écoliers. Ils ne doivent pas être laissés à l’abandon pendant les vacances, sinon ils risquent de s’avarier. Les autorités locales, les comités villageois et les parents d’élèves contribuent aussi à leur sécurisation. » La protection des vivres ne relève pas seulement du directeur ou du gardien de l’école. Le bureau de l’Association des parents d’élèves (Ape), les comités de gestion, la police républicaine et les autorités locales (chefs d’arrondissement et conseillers villageois) sont tous impliqués. Leur rôle est de surveiller, de protéger et de garantir que ces vivres soient disponibles pour les enfants dès la rentrée prochaine. Au vue des difficultés liées à la sécurisation des stocks de la cantine scolaire, le Pam envisage de doter certaines écoles de magasin. Une nouvelle qui a fait sauter le cœur du directeur de l’Epp Agondokpoué « Nous avons l’information que l’année prochaine, le Pam va nous construire des magasins de qualité pour le stockage des vivres. » se réjouit Émile Houékpon. Une avancée qui devrait renforcer la durabilité et la sécurité du programme. Le directeur rappelle enfin l’importance de ces repas pour l’éducation : « Un ventre affamé n’a point d’oreille. Quand les enfants mangent, ils sont à l’aise, ils nous écoutent et la pédagogie marche. »
Zéphirin Toasségnitché










