Ce mardi 16 juin 2026, les enfants du Réseau de protection des enfants en situation difficile (coordination Atlantique) ont transformé leur vécu en revendication. Sous le thème « J’ai droit à l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement pour ma vie, ma survie et mon développement », ils ont interpellé les autorités sur une réalité alarmante.
Dans le cadre de la célébration de la Journée de l’enfant africain 2026, des enfants en situation difficile au Bénin ont pris la parole pour dénoncer les inégalités d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Leur message : sans eau et hygiène, l’avenir des enfants reste compromis. « Le manque d’eau potable et l’insalubrité favorisent des maladies mortelles comme la diarrhée, le choléra ou la dysenterie », alerte Rudy, jeune membre du réseau. Ces maladies figurent parmi les principales causes de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans. L’absence de latrines dans certaines écoles accentue encore les risques, freinant la croissance et l’éducation des plus jeunes.
Des efforts salués, mais insuffisants
Les enfants reconnaissent les initiatives déjà engagées par l’État : « Des postes d’eau autonomes ont été installés dans certaines écoles, des latrines modernes construites et des campagnes de sensibilisation menées », souligne Frida. Mais ces actions restent limitées face aux disparités entre zones urbaines et rurales. Eléna, porte-parole du plaidoyer, appelle à une mobilisation plus ambitieuse : « Nous voulons de l’eau potable pour tous les enfants du Bénin et la réduction des disparités rurales. Le gouvernement doit multiplier les adductions d’eau multi-villages et renforcer l’assainissement en milieu scolaire et communautaire. » La Journée de l’enfant africain, instituée par l’Organisation de l’unité africaine (Oua) devenue Union africaine (UA), commémore le massacre des élèves de Soweto en 1976, qui réclamaient des conditions d’études adaptées à leur culture. Cinquante ans plus tard, les enfants béninois reprennent ce flambeau, mais pour un combat vital : l’accès universel à l’eau et à l’hygiène, condition de survie et de dignité.
C.Z











