Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Felix Tshisekedi, a remanié son gouvernement, qui comprend désormais des membres de l’opposition, dans le but de rassembler des soutiens dans les régions restantes où le gouvernement conserve encore le contrôle face à l’avancée des rebelles.
Lors d’une allocution télévisée prononcée jeudi soir par la porte-parole du gouvernement, Tina Salama, le gouvernement a annoncé la composition du nouveau cabinet, qui compte 53 membres. Parmi eux, Adolphe Muzito, ancien Premier ministre de l’ancien président Joseph Kabila, est nommé vice-Premier ministre chargé du budget. Plus de 90 % des anciens membres du cabinet ont été maintenus.
Les pourparlers directs prévus vendredi à Doha entre le gouvernement congolais et le groupe rebelle M23 n’auront pas lieu, aucune des deux parties ne s’étant rendue sur place. Jeudi, le groupe rebelle a affirmé ne pas avoir reçu d’invitation officielle à ces pourparlers.
Plus de 100 groupes différents combattent dans cette région orientale riche en minerais. Parmi eux, le M23, qui contrôle désormais des villes clés de la région, est le plus important. Le groupe M23 avait déclaré qu’il ne participerait pas à de nouveaux pourparlers si Kinshasa ne libérait pas environ 700 membres et sympathisants qu’il aurait emprisonnés. Le gouvernement s’était engagé à libérer ces prisonniers, mais aucune libération n’a été enregistrée.
Jeudi, le gouvernement a dénoncé la violation par le groupe rebelle de l’accord de paix signé en juin. En février, le président a annoncé des changements politiques de grande ampleur et un projet de « gouvernement d’unité nationale » pour empêcher que le conflit dans la partie orientale ne dégénère en combats plus larges.
Initialement annoncé comme un gouvernement plus petit, le nouveau cabinet reste gonflé, un seul de moins que le dernier cabinet annoncé en mai 2024 dans le but de conserver un large soutien à travers le pays.











