Plusieurs fédérations ont déposé des recours auprès de la Confédération africaine de football (Caf) pour marquer leur indignation contre le comité des arbitres de l’organe faitière du football en Afrique. En cause, des dysfonctionnements dans la programmation de certains matchs. Le comité des arbitres de la Confédération africaine de football (Caf) fait l’objet de plusieurs critiques. Ce jour six fédérations sur les huit encore en compétition ont déposé un recours auprès de la Caf. Les fédérations marocaine, égyptienne, malienne, sénégalaise, algérienne et nigériane accusent le comité des arbitres de la Caf de désignation tardive des officiels des matchs. Une situation qui met à nue les dysfonctionnements de l’administration du secrétaire général Veron Mosengo Omba. Hier déjà plusieurs voix se sont élevées pour critiquer la désignation de certains arbitres. Notamment la désignation de l’Égyptien Amin Omar, qui devait diriger le match Cameroun-Maroc, comptant pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) Maroc 2025, et qui a finalement été remplacé par le Mauritanien Dahane Beida ; celle du Congolais René Daniel Louzaya nommé évaluateur VAR pour la 5e fois d’affilée sur les matchs du Maroc ; ou encore celle de la sénégalaise Fatou Gaye évaluatrice des arbitres sur le match Mali- Sénégal. C.Z
Elections communales et législatives au Bénin : Les étapes clés du processus du vote de l’électeur.
Voter demeure l’un des actes civiques les plus déterminants dans une démocratie. À l’occasion des élections législatives et communales couplées au Bénin, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a défini un processus rigoureux afin de garantir un scrutin libre, crédible et apaisé. Du contrôle des listes à l’introduction des bulletins dans les urnes, chaque étape obéit à des règles précises que l’électeur est appelé à respecter. Dès son arrivée au centre de vote, le citoyen est invité à vérifier son inscription. Les listes électorales, affichées à l’extérieur des bureaux, permettent de s’assurer que l’électeur est bien rattaché au poste de vote concerné. Cette première étape conditionne l’accès au bureau et évite toute confusion ou déplacement inutile. Une fois à l’intérieur, l’électeur présente sa pièce d’identité. Celle-ci est d’abord soumise au regard des représentants des partis politiques présents, avant d’être transmise par le président du bureau de vote à un assesseur. Ce dernier procède à la vérification du nom sur la liste électorale officielle, confirmant ainsi l’éligibilité de l’électeur à participer au scrutin. Le vote s’effectue ensuite de manière successive, scrutin après scrutin. L’électeur indique librement s’il souhaite commencer par l’élection législative ou communale. Il reçoit alors le bulletin correspondant à son choix initial, accompagné du cachet de vote. Dans l’isoloir, il marque son choix en toute confidentialité, plie le bulletin et ressort pour l’introduire dans l’urne dédiée à l’élection concernée. À l’issue de cette première opération, l’électeur appose son pouce gauche sur l’encreur et émarge la liste électorale correspondante. Le même procédé est ensuite appliqué pour le second scrutin. Les membres du bureau vérifient à nouveau son nom sur la deuxième liste, le président l’invite à prendre le bulletin restant, et l’électeur retourne dans l’isoloir pour accomplir son choix avant de déposer le bulletin dans la seconde urne. Pour clore son parcours, une marque d’encre indélébile est appliquée sur le pouce droit de l’électeur. Ce geste final atteste qu’il a effectivement pris part aux deux scrutins et empêche toute tentative de double vote. Par ce dispositif méthodique, la Céna entend assurer la transparence du processus électoral et renforcer la confiance des citoyens dans les résultats issus des urnes. En respectant ces étapes, chaque électeur contribue, dans le calme et la discipline, au renforcement de la démocratie béninoise. Pascal Toffodji
Retard dans le démarrage du scrutin à Cotonou : Les clarifications du président de la CENA.
Alors que les électeurs se rendent aux urnes pour un double scrutin inédit (législatives et communales) le dimanche11 janvier 2026, le président de la Commission nationale électorale autonome, Sacca Lafia dresse un premier état des lieux, entre retards localisés et déroulement jugé globalement satisfaisant. Au Bénin, les électeurs sont aux urnes pour les législatives et les communales. A Cotonou, le constat général est le retard de l’ouverture des bureaux de vote. Aperçu dans le centre de vote du président de la République à Cotonou, Zongo, le président de la Commission nationale électorale autonome (Céna), Sacca Lafia, a livré une première lecture du déroulement du scrutin, marquée par des débuts contrastés selon les zones. « C’est une longue journée qui a démarré différemment », a-t-il indiqué, évoquant un retard notable dans le département du Littoral. « Ça devait démarrer à 7h, ça a démarré à 9h, 9h30. C’est un retard qu’on va rattraper au moment de la fermeture des urnes », a-t-il précisé. Selon le constat dans certains postes de vote à Abomey-Calavi et Cotonou, le retard s’est étendu jusqu’à 10 h et 11h. Le président de la Céna justifie ce retard par l’option faite dans le déploiement du matériel électoral. « Les zones éloignées, on les a priorisées pour amener le matériel… », explique-t-il avant de poursuivre : «On s’est dit qu’on est à Cotonou, ça va se passer rapidement, et on a été surpris. Mais tout le reste, ça tient bien ». Le président de la Céna a relevé que « dans le reste du pays, ça a très bien démarré». Sacca Lafia a lui-même accompli son devoir civique à Calavi. «Dans le bureau de vote où j’ai voté, c’est à 7h05 que ça a commencé », a-t-il relaté. Face aux retards enregistrés, la Céna a donné des consignes claires aux équipes sur le terrain. « Le scrutin doit durer dix heures. Ceux qui ont ouvert à 9h vont finir à 19h. Ceux qui ont ouvert à 10h vont finir à 20h, ainsi de suite », a expliqué le président, en attendant la clôture pour une évaluation globale. Sur le plan sécuritaire et organisationnel, les informations recueillies par la commission font état d’un climat jugé apaisé. « Il n’y a pas eu de difficultés nulle part à l’intérieur du pays. Il n’y a pas de violences, tout le monde vote librement », a affirmé Sacca Lafia. Pascal Toffodji
Guinée: le colonel Claude Pivi, condamné pour le massacre du 28 septembre 2009, est décédé.
Le parquet général a annoncé mardi 6 janvier 2026, dans la soirée, le décès du colonel Claude Pivi, ancien bras droit du capitaine Moussa Dadis Camara, ex-chef de la junte qui a dirigé la Guinée entre décembre 2008 et décembre 2009. Condamné à la perpétuité après le massacre du 28 septembre 2009 dans stade de Conakry, où des opposants s’étaient réunis pour dénoncer une éventuelle candidature du capitaine à l’élection présidentielle en 2010, le colonel Pivi avait écopé d’une peine de sûreté de 25 ans de réclusion criminelle pour crime contre l’humanité lors du procès du massacre du 28 septembre 2009 à Conakry. Le colonel Pivi s’était évadé de prison juste après sa condamnation, lors d’une opération spectaculaire armée le 4 novembre 2023. Après plusieurs mois de cavale , il fut arrêté au Libéria , puis extradé en Guinée le 17 septembre 2024 . Laure LEKOSSA
Brevet d’étude du premier cycle 2026 au Bénin : Les registres d’inscriptions des candidats ouverts.
Les candidats au Brevet d’étude du premier cycle (Bepc) session de juin 2026 peuvent désormais commencer à s’inscrire. Les registres d’inscription à cet examen sont ouverts depuis le lundi 5 janvier 2026 et ce, jusqu’au lundi 02 février 2026. Les inscriptions concernent les élèves des lycées et collèges de l’enseignement général ainsi que les candidats libres remplissant les conditions requises sont déjà lancées. Elles se déroulent dans les Directions départementales des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle (Ddestfp). L’information a été annoncée, par la Ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Véronique Tognifodé, à travers un communiqué. Selon le message du ministre, les candidats au Bepc 2026 peuvent se rapprocher de leurs établissements ou des directions départementales pour obtenir toutes les informations nécessaires à la constitution de leur dossier. Laure Lèkossa
Elimination des Guépards du Bénin par l’Egypte : Retour sur les moments forts de cette rencontre historique.
Le Bénin est éliminé de la Coupe d’Afrique des Nations, Can Maroc 2025. Les Guépards ont été battus 3-1 par les Pharaons d’Egypte. Fin de l’aventure pour le Bénin en Coupe d’Afrique des Nations, Can 2025. Les Guépards qui ont fait leur meilleur match de cette Can face à l’Egypte, pays le plus titré de la compétition, ont fini par craquer. Après un nul en première période, Marwan Attia a ouvert le score à la 69e de jeu. Solidaire et déterminée, l’équipe du Bénin recolle au score grâce à une égalisation de Jodel Dossou à la 83e. Les formations finissent le temps réglementaire sur un score 1-1. Il faudra attendre les prolongations pour voir l’Egypte prendre le dessus dans ce match. Yasser Ibrahim à la 97e et Mohamed Salah (120+4) ont remis les Pharaons sur les rails. Avec un score de 3-1, l’Egypte élimine un Bénin conquérant et se qualifie pour les quarts de finale de la CAN 2025. Les poulains de Hossam Hassan croiseront le fer avec le vainqueur du choc Nigeria – Mozambique. C.Z
Election de Mamady Doumbouya à la présidence de la Guinée : Les félicitations de Patrice Talon.
A l’issue du scrutin du dimanche dernier, Mamady Doumbouya a été crédité des 86,72 % des suffrages. Un score validé par la Cour suprême du pays donnant ainsi la légitimité à l’élection du président de la transition. Patrice Talon a adressé ses vives félicitations à Mamady Doumbouya, président-élu de la Guinée, à l’issue de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Le chef de l’Etat béninois lui a souhaité ses vœux de plein succès dans l’accomplissement de ces hautes fonctions. Vainqueur de la présidentielle dernière, Mamady Doumbouya devient le président de la Guinée, quatre ans après avoir perpétré un coup d’Etat contre Alpha Condé. Cette victoire du général vient mettre un terme à la transition politique en cours dans ce pays ouest-africain depuis plusieurs années. Dans un communiqué, le président béninois Patrice Talon, à travers le ministère des affaires étrangères, a adressé ses « chaleureuses et sincères félicitations au Président Mamady Doumbouya, ainsi que ses vœux de plein succès dans l’accomplissement de sa haute mission au service du peuple frère de Guinée, dans un esprit de paix, de stabilité et de prospérité partagée ». Par ailleurs, Cotonou se félicite de cette étape significative du processus de restauration de l’ordre constitutionnel en République de Guinée et réaffirme sa pleine disponibilité à œuvrer, dans un esprit de confiance et de fraternité, au renforcement des liens historiques d’amitié, de coopération et de solidarité qui unissent le Bénin et la Guinée. Mamady Doumbouya, qui avait promis de rendre le pouvoir aux civils à la fin de la transition, s’est finalement porté candidat. Il a remporté le scrutin présidentiel, décrié par une frange de l’opposition qui a appelé au boycott. Pascal Toffodji
Elimination des Guépards du Bénin par l’Egypte : Retour sur les moments forts de cette rencontre historique.
Fin de l’aventure pour le Bénin en Coupe d’Afrique des Nations, Can 2025. Les Guépards qui ont fait leur meilleur match de cette Can face à l’Egypte, pays le plus titré de la compétition, ont fini par craquer. Après un nul en première période, Marwan Attia a ouvert le score à la 69e de jeu. Solidaire et déterminée, l’équipe du Bénin recolle au score grâce à une égalisation de Jodel Dossou à la 83e. Les formations finissent le temps réglementaire sur un score 1-1. Il faudra attendre les prolongations pour voir l’Egypte prendre le dessus dans ce match. Yasser Ibrahim à la 97e et Mohamed Salah (120+4) ont remis les Pharaons sur les rails. Avec un score de 3-1, l’Egypte élimine un Bénin conquérant et se qualifie pour les quarts de finale de la CAN 2025. Les poulains de Hossam Hassan croiseront le fer avec le vainqueur du choc Nigeria – Mozambique. C.Z
Huitième de finale de la Can 2025 : Les dessous de la sortie de Tosin Aiyegun face à l’Égypte.
L’attaquant béninois Tosin Aiyegun a été contraint de quitter le terrain lors du match contre l’Égypte (3-1) en huitième de finale de la Coupe d’Afrique des Nations (Can 2025). L’attaquant béninois Tosin Aiyegun est sorti sur blessure lors de la dernière rencontre disputée avec les Guépards du Bénin. Le joueur a ressenti une douleur après son retour sur la pelouse et a sollicité son remplacement, mettant fin prématurément à sa participation au match. Après avoir repris le jeu, Tosin Aiyegun a signalé une gêne physique qui l’a contraint à quitter le terrain. Cette sortie intervient dans un contexte de prévention médicale suivie par le joueur, en club comme en sélection nationale. Afin de déterminer précisément la nature de la blessure, une imagerie par résonance magnétique (Irm) est prévue. Initialement programmée à Agadir, l’examen n’a pu être réalisé en raison de la coïncidence avec l’horaire de départ de la délégation. L’Irm sera finalement effectuée à Rabat. Cet examen permettra d’identifier la nature exacte de la blessure et, si possible, d’évaluer la durée d’indisponibilité de l’attaquant béninois. Pascal Toffodji
Une semaine de campagne électorale dans le Zou : Les partis misent sur la proximité.
À l’approche des élections communales et législatives de 2026, la campagne bat son plein au Bénin. Dans les Communes de Bohicon, Abomey, Djidja, Agbangnizoun et bien d’autres, l’effervescence habituelle des grands meetings n’est pas au rendez-vous. Les partis et candidats privilégient désormais une stratégie de proximité, allant directement à la rencontre des électeurs. Dans le département du Zou, les sièges des partis résonnent de musique et d’animations, tandis que les carrefours stratégiques affichent les posters des partis politiques et des candidats. Des véhicules aux couleurs des formations sillonnent les rues, mais les grandes foules se font rares. C’est donc une campagne sans grands rassemblements. « La politique de masse ne donne pas toujours de résultats. Les électeurs qui viennent aux grands rassemblements ne sont pas forcément de la localité et, le jour du vote, ils choisissent leurs candidats chez eux», explique un candidat de l’Union progressiste le renouveau (Upr) qui a requis l’anonymat. À Djidja, la même approche est adoptée. Le Bloc républicain (Br) et l’Upr dominent la scène, tandis que la Fcbe, Moele-Bénin et Les Démocrates se contentent de logos apposés sur des supports improvisés. « Les municipales sont des élections de proximité. Elles déterminent les chefs de villages et de quartiers. C’est pourquoi nous allons vers les hameaux, là où les candidats sont chez eux », souligne Joël Bossikponnon, candidat sur la liste du Br. Des électeurs déjà mobilisés Fort de six années à la tête de la Mairie, le Bloc républicain se dit confiant. « Sur les 12 arrondissements de la Commune, nous contrôlons 11. Les électeurs sont acquis à notre cause. Il reste à transformer cette volonté en votes », affirme-t-il. À Bohicon, l’Upr ne bénéficie pas de la même implantation, mais Georges Gnimadi reste serein. Chef de quartier, il s’appuie sur son expérience de terrain : « J’ai toujours été en contact avec les habitants, les sages et les notables. Cette proximité est notre force. Nous espérons arracher la Mairie de Bohicon. » Les candidats multiplient les séances de sensibilisation, notamment auprès des primo-votants. «Beaucoup de jeunes de 18 ans ignorent qu’ils doivent voter. Nous les encourageons à participer pour relever le taux de participation », insiste Gnimadi. À Djidja, l’enthousiasme des militants laisse présager une forte mobilisation. Les attentes des électeurs Les citoyens, eux, expriment clairement leurs besoins. « Nous voulons des routes praticables, des écoles et des terrains de sport pour nos enfants », confie Vincent Nassi, électeur de l’arrondissement 1. Au-delà des infrastructures, la paix reste une préoccupation majeure. « Le Bénin est une terre bénie. Il faut que les élections se déroulent dans la sérénité, sans violence », plaide Paulin Avohou, citoyen à Passagon. Il appelle les électeurs à voter massivement, mais aussi à cultiver la tolérance et l’amour du prochain pour préserver la cohésion sociale. C.Z